Formations de tournage et gestes essentiels
Les gestes essentiels du tournage en vidéos et en images
Le tournage sur rondeau
https://www.youtube.com/watch?v=9jxvNCJsp9Y
https://www.youtube.com/watch?v=aSipYjyVDVI
Le tournage à la quille
Prochaines dates de stage Du 18 au 21 mars 2021 (Complet)
Du 27 au 30 juillet 2021 (Complet)
Du 19 au 22 ooctobre 2021
Tous les renseignements pratiques des stages sur le site
La Terre en Feu est l'atelier de poterie qui propose, en Dordogne, des stages et des formations professionnelles techniques. Exposition vente. Ouvert sur rv
http://laterreenfeu.fr
Les gestes qui suivent sont des gestes acquis avec une expérience pour un résultat précis, aucun de ces gestes n’invalide d’autres façons de faire d’autres potiers même si ils sont différents. Ce qu’il faut regarder chez un potier c’est si son travail nous convient, on peut choisir ses gestes parce qu’ils correspondent à son travail. Un tourneur de série ou un potier traditionnel indien ou marocain ou espagnol…n’aura pas les mêmes gestes qu’un tourneur à la manufacture de Sèvres ou un faïencier. Le résultat choisi amène les gestes nécessaires à développer.
Je vais donc écrire le texte en bas de la page de ce que l’on ne peut pas lire
Pour pratiquer le tour de façon excellente, la centration, l’attention, la vigilance, la patience, la douceur sont des qualités essentielles. Elles se cultivent et dès le battage le potier commence à se centrer.
Même un débutant, si il arrive à être bien attentif à terminer chaque phase pour passer à la suivante obtient très rapidement de très bons résultats.
Boules de terre….
Partage de notes sur le tableau pendant une formation de tournage pour mémoriser les gestes du tournage et leur utilité.
Explication des schémas. Le battage de la terre : Coller la terre sur la table (4 kg minimum). Une moitié dépasse de la table. Le poignet de la main gauche est posé contre la boule. Le fil est dans la main au dessous. La main droite prend le fil en haut, fait le tour avec le fil dans le sens des aiguilles d’une montre et rejoint la main gauche, ce qui coupe la boule. Le poignet gauche maintient la boule coupée, la main droite pose le fil et les deux mains rabattent le morceau coupé sur le morceau resté sur la table. Les deux mains prennent le morceau de terre dans les paumes, pouces devant surtout sans rentrer les doigts dans la terre pour ne pas créer de bulles d’air.
Le corps est bien ancré, bien en face de la table, on lève la terre coupée et on la claque fermement vers l’avant sur la terre posée. (pas vers soi). C’est pour chasser l’air. On plie un peu les genoux, une jambe un peu avancée, le corps est souple et mobile.La terre éclabousse vers l’avant. Puis on retourne la terre face contre la table en lui faisant faire un quart de tour dans le sens des aiguilles d’une montre en la faisant dépasser de la moitié et on recommence la première opération. Si c’est une terre sortie du pain, une vingtaine de tours suffisent, pour du recyclage, 30, 35 fois permettent d’avoir une terre idéale pour un tournage plus facile qui n’aura pas de vrille interne. La préparation des boules est très importante aussi mais trop longue à décrire. Ce qu’il faut retenir c’est qu’il faut beaucoup d’attention pour préparer ses boules si on est débutant pour se faciliter la tâche. Après, cela va dépendre du tournage que l’on fait.
En ce qui me concerne, je tourne très fin et pour bien tendre les formes je fais une ou deux vagues au maximum et termine à l’estèque. De plus étant une femme je n’ai pas beaucoup de force et j’ai besoin de me ménager le dos.
Le centrage. Le tour en occident tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Pour centrer la terre, il doit tourner plus vite car la vitesse nous aide. Le corps doit être bien calé en toutes circonstances et les pains travaillent ensemble. Le corps est sur la gauche (fesse droite un peu en l’air car en appui sur la gauche), on appuie le bras gauche sur la cuisse. Il est essentiel de se sentir à l’aise et de ne pas se crisper ni forcer. Les mains doivent effleurer la girelle mais ne pas traîner dessus pour ne pas se blesser. On tourne à la barbotine, qui permet de mieux “graisser” la terre sans la laver. Cela toujours dans un souci de travailler avec peu de gestes et très fin.
La main droite pousse grâce au poids du corps. Elle est devant. Selon la taille de la boule, la position varie. Pour une petite boule de 400 gr, par exemple, elle est grande et on utilisera le pouce, l’annulaire et l’auriculaire, l’index et le majeur resteront au dessus de la boule. Pour une boule plus grosse (800gr), c’est le pouce et l’index de la main droite qui seront approchés (comme sur le petit schéma).
Le bras est bien calé, le pouce est en bas. La paume est contre le bas de la boule, la main est sur le côté gauche de la boule. Il est essentiel de bien rester à gauche et de ne pas essayer à attraper la boule pour la maintenir sinon on se fait entraîner. Le corps ne s’appuie pas sur la boule, il reste bien calé, sinon il sera entraîné.
La main gauche est posée derrière contre la boule, contre la main droite pour travailler en un point et ne frotte pas sur la girelle pour ne pas se blesser. Mais le petit doigt ramasse bien le bas de la boule. Son rôle est d’aider la main droite et de ramasser la terre en bas de la boule.
L’action des deux mains est de presser la terre en poussant avec la main droite, tirant avec la main gauche vers le centre pur mettre la terre au creux des mains.
Comme le corps a de bons appuis, les bras ne bougent pas, la pression juste permet de caler la terre et de la mettre au centre.
Pour centrer, c’est une décision, on doit donner l’impulsion d’énergie nécessaire. Sans notre action la boule restera sur le tour tranquillement. On s’implique dans le tournage, et parfois ce n’est pas facile parce que chaque geste pas encore acquis se voit tout de suite. L’essentiel est de se connecter à ce qui se passe, à faire attention à faire chaque phase l’une après l’autre en prenant ses appuis, en étant détendu…. facile à dire ;=) C’est un voyage intérieur et lorsque l’on rentre vraiment en relation avec la terre, la vitesse, soi même, c’est une danse agile qui procure une joie immense. La patience, la vigilance, l’attention, la douceur sont autant de qualités que le tournage nous demande de développer.
Le creusage Le corps est au milieu, le appuis sont sur les deux cuisses. Les bras sont de chaque côté de la boule, les mains sont de part et d’autre de la boule. Sur le schéma on voit le pouce de la main gauche posé sur la boule. Il va servir d’appui à l’index droit qui plonge au cœur de la boule accompagné du pouce. Les doigts extérieurs de la main droite tiennent la boule. La main gauche est bien posée sur la girelle et permet de garder la stabilité pour ne pas décentrer la boule ou cruser de travers. Une légère inclinaison est nécessaire pour ouvrir la boule. La position dépend bien sûr de la taille de la boule, de la forme que l’on souhaite obtenir. On ne va pas creuser de la même façon pour un bol et pour une assiette. On laisse un peu moins d’un centimètre de fonds. 
Le fond plat se fait après le creusage pour préparer le mur. A partir du moment où la terre est creusée, c’est toujours la main gauche qui sera dans le pot pour ne pas aller à contre sens de la terre dont la paroi va s’affiner de plus en plus.
Le majeur, l’annulaire, l’auriculaire de la main gauche sont donc dans le pot, majeur et annulaire au même niveau, c’est eux qui vont aplatir la terre en s’appuyant sur le fonds et en allant vers la droite. Les deux doigts appuient sur le fonds tandis que la face externe du majeur crée la paroi. Ce n’est pas seulement le bout des doigts qui travaillent mais tout le doigt. L’index est en l’air, en dehors du pot, il aide à l’équilibre. La main droite se pose contre le pouce de la main gauche pour pousser et exercer une pression avec la main gauche qui va empêcher la boule de s’élargir trop et bien sûr maintenir l’équilibre pour ne pas décentrer. Le défaut le plus courant est de monter trop vite le mur sans avoir fait un fonds suffisamment large. Il est alors difficile de monter la vague et cela fait des pots très lourds. Pour cela, bien rester en bas de la boule jusqu’à ce que l’épaisseur tout en bas ne dépasse pas 1,5 cm . C’est un défaut que je rencontre souvent chez les débutant, de ne pas terminer un geste et de passer au suivant, d’aller plus vite pour monter que la vitesse du tour, ce qui fait une vis, de rester trop longtemps, ce qui assèche la terre, de mettre trop de barbotine, ce qui fatigue la terre.. Si cela vous arrive, vous pourrez comme ça tenter de les corriger…
Le mur. Le mur est la continuité du fonds plat. Il sert à prépare la vague. Au début, on peut décomposer; Après plus d’expérience les deux gestes se font l’un à la suite de l’autre dans un même élan. Suivant la forme que l’on veut obtenir on ne lui donnera bien sûr pas la même forme. C’est une pression exercée qui va faire monter la terre. On forme comme une pince entre le pouce de la main gauche (à l’extérieur du pot) et le majeur (à l’intérieur) et la main droite appuyée sert de support pour éviter l’évasement et le décentrage. L’index de la main gauche est en dehors du pot ou dedans selon la taille de la boule, tandis que les autres doigts sont dedans. Le majeur est à plat contre la paroi, c’est ce qui va former un mur. De par la vitesse et la force centrifuge la terre va monter. Les mouvements doivent être réguliers, la pression régulière, la vitesse de montée proportionnelle à la vitesse du tour, les doigts bien barbotinés et c’est parti !!!!!!!!!
Les deux mains sont toujours jointes dans toutes les phases, tournage, tournassage, coupe, tant que la boule a la taille de la main. Après, avec des boules plus grosses on va trouver des appuis avec le corps.
On travaille toujours en un point et on ne descend jamais
La vague Elle sert à monter la terre et à donner la forme. L’intervalle entre les deux doigts va déterminer l’épaisseur de la paroi.
C’est une pincée très fine en un point très précis. Le contact avec la terre doit être très précis pour ne pas assécher la barbotine et bien monter la terre.
Elle part bien d’en bas et se prépare avec le majeur de la main droite qui prépare un petit creux dans lequel le pouce à l’envers va pouvoir se caler. C’est très difficile à décrire comme position, excusez moi. J’essaierai de trouver des photos qui montrent cette position. La main droite est retournée vers l’extérieur, paume en l’air. Le pouce et l’index sont joints. On se couche sur l’avant bras droit pour être bien calé, on pose le pouce à l’envers dans le creux préparé, l’index contre la paroi et on va caler le majeur de la main gauche à l’intérieur du pot au dessus du pouce de la main droite et on pince. On part bien du bas. Dès que la vague est formée par la pincée on peut monter la terre. Comme toujours, la vitesse de montée doit être proportionnelle à la vitesse du tour, les mains et la paroi sont bien barbotinées, et surtout on garde la même position jusqu’en haut sans tourner les mains. On peut selon la consistance de la terre desserrer un peu la pression entre les deux doigts en arrivant en haut mais en aucun cas lâcher la position des mains. On peut respirer quand la vague est terminée. Travail en apnée recommandé ;-)
Pour couper : On tient le bord de la paroi avec les doigts pleins de barbotine pour que la terre n’accroche pas et on approche doucement la pointe du couteau jusqu’à toucher l’index qui se trouve en face de la pointe. Lorsque la pointe a traversé la paroi, elle est coupée et on peut retirer l’anneau de terre qui se détache tout seul. Les défauts les plus courants sont d’enfoncer la pointe de façon trop forte, ce qui déforme la paroi, de tirer l’anneau qui se détache avant que la terre soit coupée complètement, ce qui arrache le haut ou fait vriller la paroi, de ne pas avoir le doigt en face de la pointe ou du couteau. Si vous n’arrivez pas bien à couper, vérifiez si vous faîtes bien ces gestes.
Ne pas tirer, ne pas appuyer trop fort, ne pas approcher trop vite la pointe. Tout dans le tournage est une question d’équilibre et de douceur et de centration… Pas de précipitation au risque de voir s’écrouler le travail.
|
|
Stage de terres sigillées, diverses cuissons et enfumages
Du 20 au 23 avril 2021
Au Grès du Feu, les Faux, 24290 Valojoulx 0685230152
Ces stages peuvent rentrer dans le cadre d'un CIF, DIF, chambre des métiers, artistes, artisans,... L'atelier est datadocké, il fait partie de la qualité formation.
Vous trouverez toutes les informations pratiques sur le site ainsi que les programmes détaillés
La Terre en Feu est l'atelier de poterie qui propose, en Dordogne, des stages et des formations professionnelles techniques. Exposition vente. Ouvert sur rv
http://laterreenfeu.fr
Préparation d’une sigillée. Tamisage, ajout de 1% de silicate de soude, on remue, on récupère la sigillée deux jours plus tard.
Pour 1kg d’argile sèche, entre 2 à 4 litres (selon le type d’argile) d’eau de pluie et 10 ml de silicate de soude






Pose de la sigillée. Trempage, louchage, travail au pinceau, pulvérisation….
Après la pose, les cuissons. Nous allons travailler sur les céramiques noires, comme les bucchero nero des étrusques sur argiles rouges lisses très polies avec une cuisson réductrice en gazette



Travail sur les céramiques romaines, décors en creux et en relief. Travail sur argile rouge lisse
Tessons gallo romains du site de la Grauffesenque



Exemple de travail avec des sceaux et moules




Nous travaillerons en relief de barbotine avec argile rouge et sigillée rouge et en creux avec des poinçons et tampons


Travail de dilutions et sigillées différentes avec cuisson en gazette


Différentes techniques de décor avec enfumages en gazette sans choc thermique. Photos avant et après enfumages





Travail de gazette dans four à sciure


Travail en gazettes dans pit firing avec différents éléments








Réserves d’enfumage
Travail avec plusieurs sigillées de couleurs et dilutions différentes. Cuisson en gazette sans choc thermique

Avant enfumage


Programme complet
Fabrication de coupelles avec argile blanche et argile rouge
Fabrication de pendentifs avec sceaux
Apprentissage du polissage
Les terres sigillées.
- La préparation de deux terres sigillées, une blanche et une rouge. Mise en eau, délayage, tamisage décantation, récupération de surface.
- Différentes techniques d’application.
- La céramique romaine, en relief et en creux
- La céramique noire
- Travail de sigillées de dilutions différentes.
- Surcouchage de plusieurs sigillées et gravures.
- Travail de décors, réserves de pose, de gravures, d'enfumages
Les cuissons.
- Cuisson pour la céramique romaine
- Cuisson de pit firing
- Cuisson de gazettes aux copeaux
- Cuisson de céramiques noires
- Cuisson d'enfumages en gazettes
sofiterre@pm.me
Tel : 0685230152
Reconnaissance et préparation d'argiles sauvages en sigillée, gazettes, pit firing, céramiques noires, céramique romaine, différentes techniques de décoration, enfumages. (30h) Du 22 au 25 octobre 2019
http://laterreenfeu.fr
Pour moi, vivant au Québec, elle est une source de connaissance. C'est évident que Sophie est d'une ... grande générosité, elle partage ces connaissances, trucs et son savoir faire. Elle est inspirante, vous qui êtes plus près, je vous conseille de bien profiter de ces offres d'apprentissages. ;)
https://www.facebook.com
1,505 Followers, 1,011 Following, 494 Posts - See Instagram photos and videos from La Terre en Feu (@laterreenfeu)
https://www.instagram.com
Ces stages peuvent rentrer dans le cadre d'un CIF, DIF, chambre des métiers, artistes, artisans,... L'atelier est datadocké, il fait partie de la qualité formation. Me contacter 0685230152 Préparation d'une sigillée .
http://laterreenfeu.canalblog.com
Tout le travail qui se fait ici est dans le but de pratiquer la poterie le plus simplement possible, en l'intégrant au quotidien dans sa vie, dans le respect de l'environnement, de cuire le plus possible avec des matériaux à énergie renouvelable ou de recyclage.La terre est travaillée comme les potiers gallo romains et grecs pour les terres sigillées.
http://laterreenfeu.com
Adresse : Valojoulx lieu dit "Les Faux " 24290 Valojoulx (Route de Thonac à La chapelle Aubareil)>
Et si vous avez juste envie de passer voir ce qui se passe, n’hésitez pas sur rendez vous
Il est indispensable de téléphoner avant en raison des activités multiples extérieures 0685230152
Il y a aussi une exposition vente.
Formation 60 heures terres sigillées . Prochain module de 60 heures du 16 au 19 avril et du 30 avril au 3 mai 2019
|
Prochain module Du 18 mai au 11 juin 2021 Semaine terre du 18 au 21 mai et Vous trouverez tous les renseignements pratiques sur le site La Terre en Feu
La Terre en Feu est l'atelier de poterie qui propose, en Dordogne, des stages et des formations professionnelles techniques. Exposition vente. Ouvert sur rv http://laterreenfeu.fr
Site de mes créations Accueil - Sophie Houdebert Créations
Bienvenue sur votre site ! C'est votre page d'accueil que vos visiteurs verront lorsqu'ils arriveront sur votre site la première fois. https://laterreenfeu-creations.art
Les pièces terminées avant la cuisson... avant et après le biscuit Après les premiers polissages, c'est la préparation des terres sigillées... On peut obtenir les sigillées de plusieurs façons. Lévigation, décantation. Pour obtenir rapidement une terre sigillée, on ajoute un peu de silicate de soude et on agite bien. Il faut laisser tomber les particules lourdes d'argile au fond du seau pendant 24 heures puis siphonner pour garder le liquide du dessus. Pose des sigillées, pièces avant enfournement dans le four à gaz pour un défournement des pièces en fusion, lustrage avec un plastique fin ou un chiffon très doux entre chaque couche de terre sigillée
Sous le regard curieux des ânes Pendant ce temps, cuisson dans le four à bois; D’abord on enfourne…
Ca monte en température..Le feu en bas, le feu en haut.... Chacun prend son quart, on a une bonne centaine de photos de la fumée qui sort de la cheminée :) et nous finissons par atteindre rapidement la température escomptée On voit bien la différence entre la cuisson au bois et la cuisson oxydante au gaz !!! Réserves de porcelaine dans les papillotes, avant et après enfumage Ambiance enfumage... Le nettoyage pour découvrir les effets du feu sur les pièces engobées et les terres sigillées Engobes de porcelaine…
http://laterreenfeu.fr/les-terres-sigillees- http://laterreenfeu.free.fr/augresdufeu/fpts01.htm http://laterreenfeu.fr/calendrier-prochaines-formations/
Renseignements : 0685230152 Site http://laterreenfeu.com et http://laterreenfeu.fr Site de mes créations https://laterreenfeu-creations.art Accueil - Sophie Houdebert Créations
Bienvenue sur votre site ! C'est votre page d'accueil que vos visiteurs verront lorsqu'ils arriveront sur votre site la première fois. https://laterreenfeu-creations.art
Adresse : Valojoulx lieu dit "Les Faux " 24290 Valojoulx (Route de Thonac à La chapelle Aubareil)
|
fiche pédagogique sur les engobes
L’idée est « J’ai une poterie, qu’est ce que je peux en faire ? »
Autant il est facile de faire les pièces en argile, autant les terminer peut être difficile quand on n'a pas les notions de base. Les engobes sont une technique très facile, peu coûteuse, facile à travailler en animation avec des enfants, non toxique... Tous les avantages !!
Chaque stagiaire choisira un thème qui sera étudié tout au long du stage dans les différentes techniques de décor abordées. Des esquisses peuvent être préparées à l’avance, ce qui permet de gagner du temps. Les stagiaires peuvent aussi apporter une ou plusieurs pièces qui les inspirent dans le but d’essayer d’imiter un décor. Les décors seront réalisés avec des engobes et émaillés ensuite avec de la couverte transparente
Approche des matériaux destinés au décor
Terre crue pour engobages
Cuisson des décors pour mettre la couverte
Outillage de base : Pinceaux, tournette de décorateur, couleurs et émaux, oxydes colorants, terres diverses…

Préparation de poudres de terre pour faire des engobes


Incrustations d'engobes




Décors en relief à la poire, pochoir, poncif, décor au pinceau

Décor au pinceau, décor en relief



Préparation et tamisage de la glaçure transparente posée après la première cuisson

Les résultats


Fiche pédagogique sur les engobes
La terre crue
Etude de terres différentes pour des colorations diverses. Utilisation des oxydes et pigments pour les couleurs.
Travail sur terre crue pour engobages. au pinceau, à la poire, au trempage.
Travail de gravures dans les engobes.
Façonnage d’une pièce pour le polissage de la terre et des engobes.
Réalisation de tessons plats pour des essais de couleur. Coloration de terres, application sur les tessons.
Palette de couleur avec plusieurs engobes choisis
Recherche de décors de surface sur les pièces. Que faire d’une poterie une fois que l’on a fait la forme?
Utilisation de terres de différentes consistances pour le décor.
Cuisson du biscuit. Étude des cuissons, courbes.
Émaillage des décors à la couverte
Deuxième cuisson après avoir émaillé les décors cuits.
Les engobes sont très faciles à manipuler et sans danger.
De plus c'est un moyen qui ne coûte pas cher et on peut obtenir énormément de couleurs et les glaçures différentes, selon leur composition révèlent les couleurs d'une façon ou d'une autre.
Lorsque vous avez des engobes, n'hésitez pas à les recouvrir avec des glaçures transparentes différentes.
Les stagiaires décorent des pièces qu'ils apportent ou qu'ils ont réalisé à l'atelier pendant les modules précédents si ils participent au cursus complet
De nombreux essais d'engobes seront réalisés avec des oxydes et ocres, le but étant d'obtenir le maximum de couleurs avec le minimum de produits pour réduire les achats de matériaux.
Nous travaillerons avecplusieurs techniques de décoration, pochoirs, pulvérisation, gravures, travail à la poire, incrustations, poncifs, travail au pinceau.... sur un thème choisi par chaque stagiaire qu'il gardera tout au long du travail.
Au passage, hommage à mon cher professeur Jean Hury qui m'a transmis ces précieuses techniques il y a bien longtemps déjà au lycée Auguste Renoir à Paris :-)
Un engobe est une argile, colorée ou non que l’on pose sur la terre crue pour changer la couleur d’une argile ou pour créer des décors.
au

Les engobes sont préparés à partir de terres ramassées, de terres d’atelier réduites en poudre, on peut faire des essais de toutes les argiles .
Pour les préparer, suivant ce que l’on compte faire, on peut mettre la terre à tremper dans l’eau puis tamiser la barbotine obtenue au tamis 30 ou au tamis 60 (30 ou 60 mailles au cm²)
Si on souhaite la colorer, il faudra la réduire en poudre, puis la tamiser pour peser la poudre de terre et les oxydes ou colorants. Cela permet d’avoir des résultats que l’on peut reproduire.
Alerte : commentaire
Attention avec les terres en poudre du commerce, ce sont des terres de coulage qui contiennent souvent du silicate de soude pour la défloculer et ce n'est pas bon pour les engobes. Ca peut les faire décoller. Bien demander au fournisseur si elle est pure.
Broyage de la terre
Tamisage, pesée du colorant
Mélange de la terre, du colorant et de l’eau
Façonnage de palettes, pose des engobes sur les palettes d’essais
La plupart des engobes colorés se font avec des argiles blanches dans lesquelles on introduit la quantité de colorant souhaité.
Pour donner un ordre d’idée, lorsque j’essaie un nouveau colorant, je prépare 100gr d’argile en poudre tamisée et je rajoute 30 gr de colorant. Cette quantité permet de connaître la couleur. Après, selon l’intensité que l’on souhaite, on peut mettre plus ou moins de colorant.
Par rappport aux oxydes, j’utilise les oxydes de cuivre, cobalt, fer, manganèse et les carbonates de cuivre et de cobalt. Déjà, avec ces oxydes de base, on peut obtenir une grande variété de couleur à des prix raisonnables. Les oxydes sont moins coûteux que les couleurs à peindre.
On peut faire des essais avec, pour 100 gr de terre blanche, 1, 2, 3, 4, 5 gr de carbonates et oxydes de cobalt et de cuivre et de 2, 4, 7, 9, 12 gr d'oxydes de fer et de manganèse
Par contre, pour avoir du jaune, du rose, du rouge, il faudra prendre des couleurs à peindre céramiques.
On peut également utiliser des ocres ramassés, achetés chez les marchands de matériaux pour le bâtiment, utiliser la bouillie bordelaise ou le sulfate de cuivre qui sont des sources de cuivre pas très chères. Tout peut être essayé, il n’y a pas de risque, il faut simplement faire des essais sur des tessons avant de poser de nouveaux matériaux sur une poterie. 


Palettes, pesée avec un trébuchet, préparation des proportions des oxydes pour les petits carreaux
Une fois posés, les engobes et les terres vont sécher complètement avant de passer au four pour la première cuisson. puis, on peut passer un voile de couverte transparente (glaçure) qui va révéler les couleurs et permettre une utilisation plus faciles des objets. Il est également possible de polir les pièces et de les cirer après cuisson pour garder un aspect satiné.
Lorsque l’on fait des palettes, c’est bien d’en faire une pour laisser la terre cuite sans couverte et une avec un passage de couverte.

Préparation de la couverte. Mélange de la poudre avec l’eau, tamisage (consistance de la pâte à crêpes)

Passage de la couverte transparente au pistolet sur les carreaux cuits une première fois
Emaillage par trempage
Emaillage par trempage et par pulvérisation
Enfournement des pièces

A gauche, engobes cuits et à droite, après cuisson avec la couverte
Engobes après première cuisson et après cuisson de la couverte
On peut évidemment polir la terre, polir les engobes, mettre des terres sigillées, les enfumer…
Vraiment, il y a de quoi essayer !!!
On peut faire toutes sortes de décors à l’aide des engobes, très simples, peu coûteux et vraiment jolis.
N’hésitez pas à faire des essais avec toutes sortes de terres, vraiment, la poterie est simple, il suffit d’oser et d’avoir envie de jouer avec la terre.
Les décors aux engobes sont un moyen facile d’obtenir des résultats satisfaisants sans savoir dessiner ou peindre ou être potier professionnel. Vous pouvez fabriquer votre vaisselle joliment décorée pour peu que vous ayez envie de vous amuser avec la terre, de jouer avec les couleurs… Et si vous n’avez pas de four, vous pouvez aussi cuire dans votre cheminée, votre poêle, dans un four creusé dans un talus….
Tous les renseignements pratiques, tarifs sont sur la page du site http://laterreenfeu.fr/decoration-ceramique/
Si vous avez des questions à poser, n’hésitez pas. Vous pouvez aussi poser un commentaire, visiter
La Terre en Feu est l'atelier de poterie qui propose, en Dordogne, des stages et des formations professionnelles techniques. Exposition vente. Ouvert sur rv
http://laterreenfeu.fr
Pour moi, vivant au Québec, elle est une source de connaissance. C'est évident que Sophie est d'une ... grande générosité, elle partage ces connaissances, trucs et son savoir faire. Elle est inspirante, vous qui êtes plus près, je vous conseille de bien profiter de ces offres d'apprentissages. ;)
https://www.facebook.com
Mes créations https://www.instagram.com/laterreenfeu/
Contact: sofiterre@gmail.com
0685230152. Laissez moi vos coordonnées, je peux vous rappeler
Préparation, coloration, pose de terres sigillées. Raku sur terres sigillées
Module de formation technique : Terres sigillées, fabrication, coloration, pose. Cuissons, émaillage et enfumages Raku avec et sans frittes
Dates:
Durée: 30 heures
Nombre de participants maximum : 6
Ce stage permet à la fois de réaliser la première cuisson de la terre mais aussi d’apprendre à créer les décors, à finir les pièces proprement avec une technique originale qui donne des résultats très intéressants qui plaisent aux acheteurs. Ces techniques sont très peu coûteuses à mettre en œuvre, le four est simple on peut le construire soi même.
En travaillant en monocuisson avec la sigillée, on peut obtenir des effets très vieux comme des pièces antiques
Le programme :
Approche des différents matériaux
- Différentes terres à Raku, chamottées de diverses façons.
- Terres à Raku lisses.
- Autres terres.
- Outillage de base. Pinceaux, tournette de décorateur, couleurs et émaux, oxydes colorants, terres diverses, agates pour polir...
- Les terres sigillées.
- Les différents types de cuisson. Bois, gaz
- Les enfumages. Enfumages à chaud en sortie de four, à chaud dans le four à bois et à partir de pièces froides dans un bidon
Les terres sigillées
- La préparation des terres. Comment faire tremper une terre, reconnaître ses spécificités.
- Décantation de cette terre, préparation du vernis d'engobe.
- Essais de coloration de terres sigillées blanches
- Différentes techniques d’application.
- Pose d'un vernis déjà prêt sur les poteries sèches, enfournement
Le Raku
- Origine et tradition
- La technique.
- Les frittes. Utilisation d’une fritte transparente très facile à utiliser, résultats garantis
- Pose des frittes après la cuisson de biscuit au pinceau ou louchage et sur sigillées crues en pulvérisation
Les cuissons
Les poteries seront cuites au gaz et enfumées de façon subtile et douce dans des copeaux de bois, des végétaux, de plusieurs façons, plus ou moins fortement, avec et sans fritte.
Deux cuissons : Une de biscuit au cours de laquelle nous ouvrirons le four en fin de cuisson pour pratiquer des enfumages sur la terre sigillée. Cela permettra d’avoir la courbe de la cuisson de terre
- Une cuisson d’émail avec défournement Raku. Courbe de cuisson très rapide.
TARIF
Le coût de la formation s’élève à 650 € (adh),
680€ (non adh) pour la semaine,
le matériel et les cuissons.
L’adhésion pour une année est de 40€
Pour une prise en charge dans le cadre de la formation professionnelle, artisans, artistes, Fongécif, reconversion, salariés… Il faut établir un dossier de demande de prise en charge
Le tarif est alors calculé selon le barème de la Chambre des Métiers 30€ /h
Pour que l’inscription soit enregistrée, même si vous faîtes une demande de prise en charge,
un acompte de 200 € est demandé.
Le chèque est à mettre à l’ordre de Au Grès du Feu et à envoyer
à Au Grès du Feu, Les Faux, 24290 Valojoulx
Pour tous renseignements 0685230152
Il y a de nombreux hébergements pas chers pour les élèves de l’atelier. vous avez une liste sur la page informations pratiques et vous pouvez me contacter si vous souhaitez vous inscrire et que vous avez besoin d’aide pour trouver
sofiterre@gmail.com
Les participants apporteront des pièces crues.
Une liste des pièces à apporteret des outils sera donnée à chaque stagiaire inscrit
Pour voir le programme des stages et formations :
http://laterreenfeu.fr/calendrier-prochaines-formations/
Renseignements : 0685230152
LA PAGE
Site http://laterreenfeu.fr. et http://laterreenfeu.com
Instagram https://instagram.com/laterreenfeu
Blog http://laterreenfeu.canalblog.com
sofiterre@gmail.com
Adresse : Valojoulx lieu dit "Les Faux " 24290 Valojoulx (Route de Thonac à La chapelle Aubareil)>
Et si vous avez juste envie de passer voir ce qui se passe, n’hésitez pas sur rendez vous
Il est indispensable de téléphoner avant en raison des activités multiples extérieures
Il y a aussi une exposition vente.
Préparation d'une glaçure
Préparation d'une glaçure pour faïence.
Les pièces doivent être bien dépoussiérées et la terre pas trop cuite pour qu'elle reste poreuse à l'émaillage
Je suis partie d’un émail stannifère pour faïence . Cuisson 980 / 1000°
Je colore toujours moi même les glaçures. Les émaux blancs à l’oxyde d’étain sont de bien meilleure qualité que les émaux opacifiés à l’oxyde de zircon.
J'aime travailler avec le G130 de chez (anciennement Lhospied) , blanc stannifère vendu par Céradel ou le A222 de chez Ferro si je me souviens bien. Je ne sais plus qui le vend. Avant de racheter Lhospied Céradel le vendait. Mais le G130 est parfait.
En réduction on peut pbtenir de très beaux rouges de cuivre
Pour l'oxyde de cobalt, 2% donne un bleu clair, 3% un peu plus soutenu, 5% commence à être foncé
Pour le cuivre, les mêmes proportions
Pour le fer, on peut commencer à 5% et aller jusquà 15% voire plus.
Pour le chrome (vert olive différent du vert de cuivre)à partir de 5%
Pour le Manganèse, mêmes proportions que l'oxyde de fer
Je pèse un kg de poudre d’émail, j’incorpore à sec 0,1% de peptapon, agent suspensif très bien et très bon marché vendu par Céraquitaine. Je mélange à sec. Si je mets des oxydes je les mélange aussi à sec. ici, j’ai mis sur les photos 3% d’oxyde de cuivre dans un émail stannifère
Si ce n'est pas à sec ça fait une colle indescriptible pleine de grumeaux. MIAM !!!




Puis j’ajoute l’eau quand c’est bien mélangé, je tamise au tamis 60. Si c’est possible, préparer la glaçure la veille est mieux car cela permet que les micro bulles qui se forment lorsque la poudre gonfle disparaissent. L’émail prêt se garde indéfiniment
Ne pas hésiter à faire une quantité. J’ai pesé aujourd'hui 3 kg de poudre





Le fond des poteries est recouverte de cire, cela facilite le nettoyage. Tout va être trempé
Il y en a partout, c’est un peu démoralisant… Heureusement, j’ai de l’aide :)
Clochette et Méouww rodent pour voir ce qui se passe et voir si ils peuvent donner un coup de patte







Méouww m’aide à aller chercher le compresseur. Il essaie de plier les plastiques mais en fait il fait la sieste dessus. Il vient vérifier si tout est bien émaillé, je le retrouve les pattes dans les pots émaillés… Même pas une trace trop fort !!!.
Finalement, il finit par s’endormir sur le tour, épuisé par tant d’efforts..




Maintenant que tout est prêt il faut finir de nettoyer, enfourner, et cuire.. Et après, ce matin, c’était Noel. L’émail en refroidissant faisait des petits cliquetis ravissants.
















J’ai à nouveau rechargé le four et demain, je cuis à nouveau avec de nouveau effets avec le même émail. A suivre…
Pour me contacter. Sophie Houdebert
sofiterre@gmail.com
L’atelier se trouve à valojoulx 24290
Il est ouvert toute l’année et se visite sur rendez vous au 0685230152
Le site http://laterreenfeu.fr
La page https://www.facebook.com/sophiesofiterre/
Les argiles, c'est quoi? De bonnes références testées au tournage, sigillées, basse et haute température
Petite fiche pédagogique que je vous partage. Cette fois, pas très attrayante, pas beaucoup de photos mais des indications et caractéristiques assez simples qui peuvent être utiles aux débutants. Il y aurait beaucoup plus à dire, bien sûr, chaque terre est unique même si il y a des familles d'argile, seuls les essais et l'expérience de chaque potier permettra de les connaître...
La Terre en Feu est l'atelier de poterie qui propose, en Dordogne, des cours et stages pour enfants et adultes. Mais aussi des formations professionnelles.
http://laterreenfeu.fr
La faïence
C'est l'argile la plus courante. La faïence a servi à réaliser la grande majorité des terres cuites ou séchées sur notre planète.
Elle est plastique. Parfois trop, surtout la variété rouge. Il faut alors la marier à une autre terre.
Les minerais rouges sont extrêmement courants sur terre mais beaucoup sont inutilisables à cause de la présence en eux de métaux alcalins . Cependant, la réserve de terre utilisable est immense.
Il existe également des variétés blanches, grises, etc., mais aussi des argiles chamottées (en principe artificiellement) d'usage courant en arts plastiques notamment. En fait, la faïence rouge convient autant à la sculpture qu'à la poterie.
La température de cuisson (et non de fusion intégrale) des faïences disponibles un peu partout dans le commerce est souvent de 850 à 1100°C. Elles contiennent tout au plus 2/3 de silice, les autres composants jouant le rôle de fondants.C'est ce qui fait que si on dépasse le point de cuisson, si elle arrive en fusion, elle fond et coule sur les plaques de cuisson. Elles contiennent peu d'alumine, agent de viscosité et moins de silice que le grès. Elles cuisent donc à plus basse température
La faïence reste poreuse, même sous la glaçure et il faudra avoir un accord parfait de coefficient de dilatation pour pouvoir faire de la faïence utilitaire non poreuse à l'utilisation.
Beaucoup de faïences peuvent être employées pures.
Plus plus on monte en température, plus elle sera cuite mais elle risque de fondre et se transformer en lave si on dépasse la température maximum, surtout pour les argiles rouges qui contiennent du fer, ce qui rend la terre plus fusible. Le manganèse aussi rend les argiles plus fusibles.
Le kaolin, composant des pâtes à porcelaine
Au-delà de ce qui a déjà été spécifié dans le glossaire et ci-dessus, ajoutons que le véritable kaolin chinois est réputé plus aisé à travailler, plus plastique que les autres variétés, très adapté aux travaux de poterie et cuisant bien blanc - comme le kaolin anglais, dit-on. Les kaolins, dans l'ensemble, ont un grain relativement grossier par rapport à d'autres terres à modeler
Les kaolins primaires seraient nettement plus plastiques et plus blancs après cuisson que les kaolins secondaires.
Rappelons que la température de fusion du kaolin est particulièrement élevée. Pour abaisser cette température et, lorsque l'on est en présence de certaines variétés, pour disposer d'une meilleure plasticité, il est courant de lui associer des terres à grain plus fin, notamment les ball clays, mais aussi, lorsque la plasticité est indifférente, à ce que l'on nomme "les silices".
Il est courant que le kaolin représente à peine la moitié du mélange. Un exemple type de mixture utilisée en poterie met en œuvre 40% de kaolin, 10% de ball clays, 20% de silices et 30% de feldspath (chiffres Daniel Rhodes, proportions confirmées par ailleurs). Ces données ne sont fournies qu'à titre indicatif, la variété de kaolin et le type de l'objet à réaliser pouvant rendre nécessaire un ajustement important.
Le kaolin, grâce à son grain relativement grossier qui autorise un écoulement satisfaisant de l'eau, pose peu de problèmes de retrait.
Les pâtes à porcelaine sont composées pour satisfaire aux besoins des potiers, des industriels et leur variété est très grande. On trouve des porcelaines composées qui cuisent à "basse " température, 1230°, jusqu'aux porcelaines de grand feu 1450°. Chaque fournisseur a bien sûr ses recettes et ses températures de cuisson qui sont données lorsque l'on s'en procure.
Les terres glaises
Argiles sédimentaires très impures, elles sont aussi les plus colorées. Elles regorgent de molécules variées, principalement des marnes, des hydrocarbures et des oxydes de fer. Pour cette raison, elles sont très fusibles et très plastiques.
Les ball clays
Ce sont des terres très plastiques, chargées de carbone car leurs gisements sont souvent situés entre des strates de charbon. Leur grain est très fin. Elles contiennent aussi plus de silice qu'une argile moyenne.
Elles ne peuvent être employées pures à cause d'un retrait excessif. Par contre, associées à des kaolins ou d'autres terres en quantités faibles (1/10ème environ), elles apportent un gain de plasticité.
Leur couleur naturelle est grise (rarement blanche) et rosâtre, à cause de la présence d'oxyde de fer (sauf exceptions). Elles cuisent clair.
Le grès, les terres à grès.
Ce sont des argiles qui proviennent de la décomposition de roches sédimentaires. Selon la nature des roches dont elles proviennent, les oxydes qui la composent, leur propriétés et leurs aspects sont très variés. la caractéristique du grès est de vitrifier à la cuisson lorsqu’il rentre en fusion. Grâce à sa composition, riche en alumine et en silice, il ne fond pas lorsqu'il se vitrifie. Il arrive à se déformer bien sûr si on cuit trop haut, pour les pièces trop fines ou celles qui sont posées sur des enfournements un peu tordus...
Les grès chamottés sont très utilisés en Raku

En principe, les grès vitrifient à une température assez élevée (vers 1200-1350°C), exigeant des fours puissants dits "fours à grès", mais une cuisson normale ne nécessite pas forcément de si hautes températures.
Ils ont en général une bonne plasticité. Ces argiles de type secondaire sont assez courantes et sont quelquefois employées pures, de manière artisanale. Un assez bon niveau de connaissance des matériaux est cependant souhaitable si l'on a envie de fabriquer ses propres glaçures.
On peut faire aussi des grès au sel. A haute température, on jette dans les ouvertures du four du sel qui dépose une glaçure sur les parois créant un décor apprécié
Les terres à feu ou argiles réfractaires
Ce ne sont pas des argiles précises. En principe, toute argile est dite "terre à feu" si sa température de fusion (matériau pur) est supérieure à 1500°, quelle que soit sa composition ou si elle est traitée pour servir à la fabrication de récipients culinaires.
On l'utiliser pour la fabrication de briques réfractaires. L'emploi de ces briques est très varié : de l'assemblage de fours à la protection externe d'engins spatiaux.
Ces argiles dénuées de fer mais rarement blanches, à grain souvent grossier, ont un autre intérêt particulier : leur usage additionnel autorise la réalisation de travaux de grande taille. Le grain grossier combiné à un grain plus fin est en effet un gage de solidité et de résistance aux chocs thermiques
La terra cota
L'étymologie très vague de ce mot (terre cuite) est à l'opposé de ce qu'il signifie de nos jours - bien que le sens premier semble persister chez certains auteurs - : la terra cota est une argile bien précise.
Elle est très chargée en fer, donc cuit à basse température.
Son grain est grossier, ce qui autorise un séchage d'excellente qualité (écoulement rapide et homogène de l'eau entre les grains).
Elle semble à conseiller pour les travaux de grande taille
L'adobe
Le terme adobe (de genre masculin) désigne un type particulier de briques, mais aussi, par extension, la terre servant à le fabriquer et le mode de fabrication, connu déjà dans l'ancienne Égypte, dans le royaume de Kerma et en Assyrie notamment.
L'adobe en tant qu'argile est une terre grossière et sableuse récoltée en surface.
Elle a peu de plasticité. Son emploi semble réservé aux régions arides où sa conservation n'est pas millénaire, comme en témoignent notamment les "tells" d'Irak, collines informes faites de vestiges de bâtiments construits avec ces briques, effritées et affaissées. L'adobe a cependant rendu de très grands services à l'humanité et peut encore en rendre dans différentes régions du monde.
C'est une argile très ancienne, les preuves qu'elle a données sont notables
* les références historiques qu'elle évoque peuvent être mises en scène dans un travail artistique
* sa facilité d'emploi, de fabrication et d'extraction est unique.
Une variante est la bauge (ou le torchis, ou le pisé), enrichie de foin et pas forcément préparée sous la forme de briques.
La bentonite
C'est une argile naturellement gavée de matières collantes. Son origine est volcanique.
Elle est utilisée en très petite quantité pour accroître la plasticité d'autres terres et pour aucun autre usage car :
* en présence d'eau, son volume augmente considérablement
* elle connaît un très fort retrait au séchage
* elle colle fortement, pour ne pas dire trop.
On l'utilise entre 3 et 5% pour aider à garder les glaçures en suspension. Attention, bien mélanger les poudres à sec sinon on ne s'en dépatouille plus !!!
Récupérer de l'argile dans la nature

Attention à tester sa teneur en grains de chaux car ceux-ci gonflent après cuisson et provoquent des fêlures ou fendent la pièce.
Pour éviter ce problème, tamiser la terre très finement (30), faire une petite coupelle et la cuire pour voir le résultat, la couleur, la texture etc…
L’argile résiduelle, qui se trouve au pied des falaises et l’argile sédimentaire, celle qui a été entraînée par l’eau et se retrouve déposée. Elle est souvent plus fine, grâce à l’action de l’eau, du mouvement
Ces argiles souvent pures sont difficiles à modeler, peu souples. En Angleterre on laisse l’argile, nouvellement extraite, exposée à la pluie pendant une année.
Toute pierre doit être enlevée de la masse d’argile. La moindre parcelle de calcaire dans l’argile va faire un point de porosité, les points de chaux expliqués plus haut. Quelquefois plusieurs mois après la mise en service du vase, cette parcelle va gonfler, repousser le vernis et faire un trou dans le vase.
Une argile dont on ne peut enlever le calcaire est mise au rebut. Le potier prend alors une autre argile utilisable.
Les essais nécessaires pour connaître une argile ramassée
Parfois une approche empirique ne permet pas d'avoir de bons résultats, il est alors nécessaire de pratiquer des essais systématiques et quantifiés pour connaître son argile. Voilà comment on peut pratiquer : - à partir d'une argile brute, on fait 15 boulettes de 60 g., ce qui permettra de faire 15 petites poteries.
Cela permet d'avoir une gamme suffisamment large pour avoir une bonne idée de l'argile, tant sur sa malléabilité et comportement à la fabrication et ultérieurement comportement à la cuisson et résistance au choc thermique. La réalisation des petites poteries d'essai sera réalisée rapidement par enfoncement du pouce au centre de la boulette et affinement par pression entre le pouce et l'index, ce qui n'est pas si simple quand on manque d'expérience, mais c'est très formateur !
Après le lavage, la décantation et l’évaporation, on se retrouve avec la masse d’argile. La préparation n’est pas terminée.
Les additifs, sables, chamottes...
Utilité des additifs
Les additifs permettent d’ajuster la plasticité de l’argile, de contrôler sa fermeté, d’accroître sa
porosité, résister au choc thermiques, aux contraintes de cuisson et de résultat.... Avant de passer au four cette argile doit être suffisamment poreuse pour pouvoir sécher. .
Quels sont ces additifs?
On ajoute à l’argile de la silice pour faciliter la fusion des matériaux. On ajoute souvent de la chamotte, pulvérisation de terres déjà cuites. Elle accélère le séchage, empêche les déformations pendant la cuisson, permet les chocs thermiques quand on sort les pièces en fusion du four pour les enfumer (Raku). On peut ajouter du sable fin, de la silice qui sont des dégraissants, du talc, du mica qui permet de résister aux chocs thermiques et de faire un décor et ce que l'on souhaite essayer, le tout étant de faire des essais et de protéger les plaques d'enfournement avec le mélange silice/kaolin afin de pouvoir les nettoyer facilement
Autres additifs: des liants tels que la felsite, (roche volcanique qui peut contenir des cristaux) facilite la fusion des éléments entre eux, rend l’argile imperméable lors de la cuisson afin que le vase puisse remplir sa fonction. (je n'ai pas vérifié, j'ai lu l'info)
Recycler les déchets de terre
Les terres très boueuses sont mises sur des rondeaux de plâtres. Le plâtre absorbe l’eau, et la terre devient de plus en plus facile à travailler au fur et à mesure de son séchage.
Les terres humides raffermies que l'on peut malaxer sont mises en forme de U et posées les unes à côté des autres comme des petits ponts. Lorsque les ponts sont à bonne consistance on les bat et on les remet en boules.
TAMISER
Mélanger terre + eau jusqu'à consistance crème fraîche ou fromage blanc.
Tamiser sur un tamis 30 ou 60 (mailles au cm²)
Mettre à raffermir sur du plâtre que l'on peut recouvrir d'un tissu. Cela évite les grains de chaux qui créent des problèmes après cuisson
La Plasticité
Les artistes et artisans travaillant l'argile entendent par ce terme le fait qu'une terre est capable de conserver la forme qu'ils lui ont donnée. Cette définition est d'ailleurs reprise dans un sens étendu à d'autres domaines par différents ouvrages et dictionnaires.
Concernant la plasticité des terres en particulier,
Des argiles à grain relativement grossier comme le kaolin sont particulièrement plastiques. La granulation d'une terre et sa plasticité dépendent non seulement de la taille, mais aussi de la forme des grains et d'autres particularités qui ont une importance pratiquement équivalente.
La présence d'oxydes métalliques et de différents autres molécules et éléments, le fait que la taille des grains soit variée, le degré d'imbibition d'eau, sont des facteurs de premier ordre.
Les matières organiques - voire la simple présence de carbone, comme dans les ball clays - ont aussi tendance à accroître la plasticité d'une terre. Ainsi, par exemple, une terre vieillie, recelant davantage de bactéries, devient plus "plastique". Mais une argile trop plastique peut se révéler trop collante.
A l'inverse, la présence de sable diminue radicalement la plasticité des terres au point de les rendre inutilisables en sculpture et en poterie si c'est en trop forte quantité, alors qu'elle est appréciée par les fabricants de briques
Le retrait
A cause de la préparation de l'argile par adjonction d'eau, celle-ci connaît un retrait au séchage, puis à la cuisson. Il faut dire qu'une argile préparée pour la sculpture, la poterie, etc., est constituée d'un quart à un tiers d'eau "libre" en termes de poids (l'eau "libre" est l'eau qui n'est pas intimement associée à l'argile à l'échelle moléculaire). L'élimination de cette eau libre au séchage entraîne une première perte de masse de l'ordre de 3 à 8%, les argiles les plus fines et les plus "pures", se rapprochant de la kaolinite, perdant toujours plus d'eau. Les autres, nommées "argiles ouvertes", contiennent suffisamment de corps imperméables (sable, feldspath, quartz, etc.) ouvrant des "canaux" permettant une bonne évacuation de l'eau. Après cuisson, les terres "ouvertes" s'avèrent souvent plus résistantes aux chocs thermiques.
L'eau libre demeure donc présente en quantité importante dans l'argile (eau dite "hygrométrique"). Elle est éliminée au début de la cuisson.
Lorsque le retrait s'effectue mal au séchage, on constate des déformations, fendillements et autres accidents. Le séchage doit être lent, en atmosphère très modérément humide, et bien homogène . Il est également possible d'ajouter de petites quantités de sable (ou d'un autre matériau imperméable cité ci-dessus) afin d'améliorer l'écoulement d'eau. La plasticité de la terre en souffrira cependant. De trop grandes quantités risquent de compromettre l'adhérence aux éventuelles structures de support et même, finalement, de nuire à l'homogénéité du séchage.
Acheter de l'argile
J'ai testé beaucoup d'argiles de Céraquitaine à St Aulaye en Dordogne. David livre gratuitement dans toute la Nouvelle Aquitaine !!!!!
Et on trouve enfin un interlocuteur compétent, serviable qui installe les fours dans la région Aquitaine, vient aider, assure la maintenance du matériel....
Ils fabriquent le réfractaire sur place, une caverne d'Ali Baba pour les potiers... Nous avons visité les ateliers de l'usine avec les stagiaires
La FR 125, argile à Faïence rouge est superbe, elle fait une très belle sigillée orange qui craquelle en Raku. Et prix au ras du plancher. En plus si on n'a pas le coût de la livraison, le calcul est vite fait
La PTE, argile rouge à faïence fine, très belle sigillée orange , plus vive encore que la FR 125
La Faïence blanche FDML se tourne très bien, j'ai testé la sigillée, elle brille bien, la chamottée résiste bien aux chocs thermiques. Emaillage okk
La Normande. Faïence blanche lisse. Se tourne très bien, se polit très bien. La sigillée est vraiment très soyeuse. La chamottée résiste très bien au choc thermique. Bonne pour le Raku
Kyuchu (Fuji) fine ou chamottée, faïence blanche qui est facile à tourner, à polir, donne de très bons résultats. Emaillage okk; Elle donne de très beaux résultats en RAKU. Très belle sigillée
Baillet pastille orange. Grès blanc très réfractaire, chamotte très fine, se tourne et se polit très bien, excellente résistance aux chocs thermiques. Très belle en Raku. La sigillée est très belle
PRAI. Grès blanc avec chamotte impalpable. Argile exceptionnelle. Sigillée magnifique. Attention à la fragilité au choc thermiques, les formes trop fines, j'en ai fait l'expérience, cassent. Les formes ouvertes sont très fragiles aussi
Le grès OMAHA chamotté, excellent en Raku, au tournage, à haute température. Très bel aspect dans le four à bois à 1280°
La série de grès blancs et de couleur SI O2 est excellente, tous les chamottés résistent au Raku. Pour les couleurs, chacun fait ses tests selon l'aspect recherché, je parle ici de l'aspect technique
J'ai testé des porcelaines ...
LA MONT BLANC est pour les experts en tournage dont je ne suis pas si on veut tourner fin. Elle est telleemnt riche en silice qu'elle ne monte pas. Très peu de plasticité, "fromage blanc". Cassante, difficile à tournasser. Pas pour les débutants. Belle translucidité après fusion. Il faut au moins 1280°, plus c'est okk
AUDREY BLACKMANN. Très bonne dans tous les cas, bien translucide, facile à tourner, beaux résultats.
SAFL. Assez difficile à tourner, beaux résultats
Vous pouvez aller sur le site et télécharger le catalogue. Je n'ai aucun avantage ni bénéfice mais cela fait 40 ans que je ne trouve pas d'interlocuteur proche valable, notre fournisseur historique n'assure pas une cacahuète et on se fait vertement remballer selon les humeurs.... Donc, quel soulagement. http://www.ceraquitaine.fr/
Vous pouvez appeler David Clairaud au 0608581237
C'est un partage amical...
La Terre en Feu est l'atelier de poterie qui propose, en Dordogne, des cours et stages pour enfants et adultes. Mais aussi des formations professionnelles.
http://laterreenfeu.fr
Pour me contacter 0685230152. Sophie Houdebert
Fiche pédagogique sur le polissage des engobes de porcelaine
FICHE PEDAGOGIQUE
Les engobes de porcelaine polis
Avant le stage du 07 au 10 août 2018 de terres sigillées avec cuisson bois dans un four artisanal facile à construire, cuisson au gaz avec enfumages aux végétaux, plumes, cheveux à chaud, pour préparer les pièces en sigillée et obtenir de meilleurs résultats il faut devenir polissons et polissones ... :)
Le feu se développe merveilleusement bien sur les formes polies et sigillées.
Quelques conseils pour avoir une belle surface
Bien sûr, le procédé de consistances est le même sans engobe, c'est juste plus facile :)
LA PORCELAINE
La porcelaine est composée de kaolin, de feldspath et de silice (quartz) . Elle se cuisait originellement en Chine à très haute
température (1450°) mais les compositions des fabricants de pâtes permettent de baisser le point de fusion et on peut obtenir
une porcelaine translucide à partir de 1250°. C'est sa structure très cristalline qui permet cette transparence après fusion ;
Composée presque essentiellement de silice, composant du verre, elle est translucide.
L'ENGOBE
Pour fabriquer l'engobe, on peut acheter de la porcelaine sous forme de poudre ou broyer des copeaux (passés au
tamis 60, ce qui veut dire 60 mailles au cm²) .
Si on achète de la poudre de coulage, il est important de vérifier qu'elle ne contienne pas de défloculent, matériau
qui permet aux particules d'argile de rester en suspension et d'obtenir une pâte de coulage fluide avec peu d'eau)
Il est possible de colorer l'engobe à partir d'oxydes, d'ocres, colorants de masse, couleurs céramiques...
Les engobes peuvent être posés au pinceau, au pistolet, par trempage, à la poire... ils s'appliquent sur terre crue,
sèche ou à la consistance du cuir.
Il est préférable d'appliquer plusieurs couches fines qu'une seule épaisse et on polit entre chaque couche. On
laisse sécher la couche d'engobe avant de la polir et on polit doucement pour ne pas arracher l'engobe.
LE POLISSAGE
On fait pénétrer dans l'argile du support l'engobe avant de mettre une autre couche à l'aide d'une pierre très lisse
ou du manche d'une cuillère.
Il faut bien faire attention de ne pas mettre des couches trop épaisses pour éviter le décollement !!! Ceux qui l'ont
fait comprendront ce que je veux dire:)
Dès que la pièce est trop sèche l'engobe s'arrache, il faut donc bien veiller à maintenir ses pièces lègèrement
humides pendant toute la durée du polissage. C'est une technique délicate qui apprend à faire un polisssage
parfait sans trace et permet de connaître les consistances de séchage de la terre de suppport.
Après avoir poli les engobes de porcelaine, pour sûr, on est content de polir un engobe d'argile et on a un résultat
comme un miroir.
Sur une terre blanche on met 3 couches d'engobe, sur une terre rouge 4 couches pour obtenir un fond clair qui
permettra au décor de devenir plus lumineux.
Le polissage est une réel exercice, il permet d'incruster l'engobe dans la pièce.
Il ne doit pas être entrainé mais doit pénétrer dans l'argile de support à l'aide d'un manche de cuillère (plat dans
motif), en mettant la main à l'intérieur du pot pour éviter que la pièce ne se déforme (bien qu'on puisse la reformer).
La pièce doit être à bonne consistance, on peut la laisser sécher lentement en la conservant sous plastique si elle
se ramollit sous l'action du polissage (Les particules d'eau de composition de l'argile remontent à la surface et
ramollissent la pièce au cours du polissage)
Le mouvement de la main pour polir va de l'extérieur vers soi. Les pièces à petite ouvertures (refermée) sont
préférables pour ne pas avoir à polir l'intérieur. Il est préférable de ne pas poser de couverte pour conserver
l'aspect doux et satiné et de ne pas cuire à trop haute température. A partir de 900° le polissage commence à
ternir mais les pièces peuvent être nourries après cuisson avec de l'huile ou d ela cire d'abeille
Exemple de palette d'engobes de porcelaine
l'exemple est avec de la CM10 mais on peut utiliser d'autres porcelaines
Bleu clair (avec des couleurs à peindre) : 100gr porcelaine 30 gr de CSM78 (couleur à peindre pour céramique)
Bleu clair100gr CM10 2gr Co2O3 (oxyde de cobalt)
100gr de porcelaine 8 gr de Ca3Co (carbonate de cobalt)
150 gr porcelaine 30 gr Co2O3
Jaune: 100g porcelaine 50 gr CSC 1009
Brun: 150g porcelaine 70gr MnO2 (bi-oxyde de manganèse)
Gris: 100gr porcelaine: 10 g carbonate de cuivre Ca3Cu on peut mettre aussi 20gr oxyde de manganèse
Orange: 100gr de porcelaine 30 gr de orange G460 (couleur à peindre)
Violine: 200gr porcelaine 60 gr Fe2O3
Il est beaucoup plus économique de travailler avec des oxydes et carbonates que l'on peut partager en commande
groupée et de décliner les couleurs en faisant des palettes de pourcentages différents avec les mêmes oxydes.
On peut mélanger les oxydes entre eux pour obtenir des teintes intermédiaires; Par exemple le
cuivre et le cobalt pour un turquoise. Il faut faire des essais et des palettes, bien noter les recettes
sur les palettes et sur les pots d'engobes pour s'y retrouver facilement.
Un pot d'engobe préparé se garde à l'infini. si il sèche parce que pas herm&tique on ajoute un peu
d'eau et on mélange.
C'est identique de préparer des engobes de porcelaine et des engobes de
faïence. La consistance est différente au toucher. L'negobe de porcelaine poli est extrêmement
doux et soyeux.
comme on applique les couleurs par couches fines comme des glacis superposés, on obtient des
nuances très profondes
Comme toujours, ce sont les essais qui sont indispensables pour acquérir une habitude et
progresser
ENFUMAGE
Un enfumage peut être pratiqué mais il est préférable qu'il soit très léger.
Ces exemples de couleurs sont donnés pour une utilisation d'engobes de porcelaine polis. si on
émaille, bien sûr les résultats sont très différents et on perd le bénéfice du polissage.
Bons essais. voir aussi la fiche sur les engobes en général qui contient d'autres recettes...
Atelier La Terre en Feu
Les Faux 24290 Valojoulx 0685230152
Cursus de tournage. Prochain stage en juillet 2020
Atelier La Terre en Feu. 24290 Valojoulx
Du 210au 24 juillet 2020
Organisme DATADOCKE. Les fdormations peuvent être prises en charge. Demandeurs d'emploi, reconversion, artistes, artisans....
30 heures de travail dans la semaine.
Un tour par personne, nombre de stagiaires 6 à 8 maximum
Le tournage demande un apprentissage et amène à la connaissance de soi. Il est considéré comme un art martial au Japon. Il faut d'abord apprendre à centrer sa terre, trouver ses points d'appuis, intégrer les bons gestes pour monter les parois du bol ou du cylindre. Mais c'est aussi une approche très personnelle, un moment intime avec soi même. Pour tourner il faut faire le vide dans son esprit, apprendre à ressentir et avoir la conscience de chacun de nos gestes, travailler avec le souffle...
Plus qu’une technique, il est la relation intime entre la terre et la personne qui la travaille. Il nécessite une attention, une précision qui apportent la centration. La position, le souffle, la présence sont autant de qualités qui se développent en le pratiquant. L'enseignement est basé sur une approche sensible de la terre, ce qui permet de trouver son propre centre et d'être conscient de ses propres gestes pour les retrouver. Cette conscience est un acquis basé sur les sensations vécues, elle apporte l'autonomie et facilite l'apprentissage.
Ce stage est destiné aux personnes qui souhaitent acquérir des bases de tournage et suffisamment d’aisance pour continuer une pratique autonome. Il est également destiné à permettre aux personnes déjà initiées de se perfectionner, travailler sur des formes ou des difficultés rencontrées, réaliser une théière après en avoir fait le dessin, faire des petites séries.. tout dépendra du niveau des élèves et de leurs besoins.
L'enseignement est différent de celui d'un stage de loisir, le but recherché n'étant pas de "faire des pièces", même si plusieurs sont réalisées, mais d'acquérir une précision et la conscience des gestes. C'est un stage de terre, il n'y a pas de cuisson.
Les élèves peuvent emporter leurs pièces crues.
Il peut rentrer dans le cadre de la formation professionnelle et être partiellement ou totalement pris en charge par l’Etat, la Région, l’employeur, la chambre des métiers…
Les premiers gestes de base avec les explications pour ce premier module. Les débutants sont bienvenus, également stage de perfectionnement au cours duquel nous allons reprendre tous les gestes et les mettre méthodiquement en application jusqu’à obtenir une autonomie complète des différents gestes de base.
J’ai créé une chaîne YouTube de vidéos pédagogiques
Sign in now to see your channels and recommendations!
https://www.youtube.com/channel/UCm95eFGNBd5_aXUtwNSHc3w
D’abord on apprend à lire la partition, après il faut jouer le morceau encore et encore pour stabiliser et prendre de l’assurance…
Les gestes qui suivent sont des gestes acquis avec une expérience pour un résultat précis, aucun de ces gestes n’invalide d’autres façons de faire d’autres potiers même si ils sont différents. Ce qu’il faut regarder chez un potier c’est si son travail nous convient, on peut choisir ses gestes parce qu’ils correspondent à son travail. Un tourneur de série ou un potier traditionnel indien ou marocain ou espagnol…n’aura pas les mêmes gestes qu’un tourneur à la manufacture de Sèvres ou un faïencier. Le résultat choisi amène les gestes nécessaires à développer.
J’ai écrit le texte en bas de la page de ce que l’on ne peut pas lire et l’explication des gestes
Pour pratiquer le tour de façon excellente, la centration, l’attention, la vigilance, la patience, la douceur sont des qualités essentielles. Elles se cultivent et dès le battage le potier commence à se centrer.
Même un débutant, si il arrive à être bien attentif à terminer chaque phase pour passer à la suivante obtient très rapidement de très bons résultats.







Pour couper le bord
Images du stage débutants de juillet 2017




Le programme
l'installation de l'atelier, les plans de travail, séchoirs, matériel, les outils indispensables et des outils pratiques. Le programme pourra évoluer selon les besoins de chaque stagiaire.
Nous apprendrons ou reprendrons tous les gestes de base.
Le battage, le recyclage de l’argile, la préparation des boules en vue de l’apprentissage du bol.
Les gestes de base du tournage : le centrage, le creusage, le fond, le mur, la vague et avancerons vers la finition totale des pièces avec le tournassage et des décors de surface.
Pour les personnes qui maîtrisent on pourra aller vers les petites séries de bols avec des poids et formes différentes
En fin de stage je donne des exercices à faire en rentrant pour s’exercer et progresser. Ceux qui le souhaitent peuvent rester en contact et je peux à distance continuer à guider au fur et à mesure des progrès dans les exercices.
Tarifs pour un financement personnel
L’adhésion à l’association pour une année est de 40€
30 heures : 540€ (adh) pour une semaine, 565€ (non adh)
pour les personnes qui souhaitent suivre le cursus
Remise pour un second module soit 490€ (adh)
Un acompte de 200€ par module valide votre inscription
Dans le cas d’une prise en charge par l’employeur ou l’Etat, me consulter pour faire un dossier. (demandeurs d’emploi, chambre des Métiers, professions libérales, maison des artistes , Afdas, Pôle Emploi, Uniformation etc….)
Tarif : 30€ / heure (barème Chambre des Métiers)
A noter que le Fafcea rembourse désormais les frais d’hébergement et de repas. Hébergement maxi 110€ par nuit et repas 18€ le repas. Pour les personnes qui viennent de loin (plus de 100 km) la nuit de la veille et du dernier jour de stage sont pris en compte. L’Afdas, et d’autres organismes financeurs remboursent aussi les frais d’hébergement et de repas. A demander
Pour qu’ une inscription soit enregistrée, un acompte de 200 € est demandé par module par chèque ou virement à l’ordre de « Au grès du feu », à envoyer avec vos coordonnées complètes, mail, adresse, téléphone et le stage que vous voulez faire
Au Grès du feu, les Faux, 24290 Valojoulx
pour tous renseignements. 0685230152
Les boules de plus d'un kg voire plus selon la maîtrise des élèves.
Conception, dessin et fabrication d’une théière et les ajustages du couvercle.

Le tournage de formes de boules rondes avec les gestes appropriés
Le tournage à la motte pour les couvercles, les becs verseurs, de petites pièces
Le tirage des anses à la main, avec un outil, le tournage des anses.
Montage et assemblage des différentes parties pour arriver à une théière esthétique et pratique qui verse bien
Fabrication de mandrins pour le tournassage
Le tournage du corps de la théière, Le geste de la fameuse vague qui fait monter la terre…

Tout d’abord apprentissage des premiers gestes pour le corps de la théière lorsque le projet a été dessiné. Bien sûr les gestes évoluent selon la forme et le poids de la terre même si le principe pour faire monter la terre est le même















Tournage à la motte pour tourner le couvercle et le bec verseur.
Petits couvercles à l’endroit, plus grands couvercles à l’envers






Tournage des becs verseurs. Pas faciles à enlever du tour…







Une fois les différentes parties raffermies, on peut tournasser. Tout d’abord il faut tourner un mandrin pour pouvoir maintenir les pièces pendant le travail






Puis le tirage des anses. Ca me fait toujours très plaisir de revoir les beaux sourires et les regards attentifs… Nous verrons aussi comment faire des anses avec un outil spécial et comment les tourner
Une fois le couvercle ajusté au corps de la théière, ce qui demande beaucoup de soin, nous pouvons faire des essais avec différents becs verseurs et choisir celui qui nous plaît le plus. Une fois le choix fait, le corps de la théière aura des petits trous et le bec verseur sera collé. J’ai l’habitude de poser l’anse en dernier


















Les formes varient à l’infini…
Le cylindre, des boules de plus d'un kg voire plus selon la maîtrise des élèves.
Le tournage sur rondeaux
Le tournage de grosses pièces par l’assemblage de plusieurs parties
Apprentissage des formes qui s’encastrent bien l’une dans l’autre pour ne pas faire de bourrelet à l’endroit du raccord
Les bonnes consistances de travail
Tournassage
Polissage sur le tour en fin de travail
Tournage de l’assiette pour coller les rondeaux
Tournage des parties à assembler



Mise en place des éléments les uns avec les autres



Résultat après polissage

Le site : http://laterreenfeu.fr
La page avec des centaines de photos sur la vie de l'atelier
Le blog
Vrai livre en ligne avec recettes, photos, explications techniques et de mise en application
Tel 0685230152. Sophie Houdebert
Tarifs pour un financement personnel
L’adhésion à l’association pour une année est de 40€
30 heures : 540€ (adh) pour une semaine, 565€ (non adh)
pour les personnes qui souhaitent suivre le cursus
Si vous le souhaitez vous pouvez adhérer à l’association, 40 € d’adhésion valable une année
Dans le cas d’une prise en charge par l’employeur ou l’Etat, me consulter pour faire un dossier. (demandeurs d’emploi, chambre des Métiers, professions libérales, maison des artistes , Afdas, Pôle Emploi, Uniformation etc….)
Tarif : 30€ / heure (barème Chambre des Métiers)
A noter que le Fafcea rembourse désormais les frais d’hébergement et de repas. Hébergement maxi 110€ par nuit et repas 18€ le repas. Pour les personnes qui viennent de loin (plus de 100 km) la nuit de la veille et du dernier jour de stage sont pris en compte. L’Afdas, et d’autres organismes financeurs remboursent aussi les frais d’hébergement et de repas. A demander
Pour qu’ une inscription soit enregistrée, un acompte de 200 € est demandé par module par chèque ou virement à l’ordre de « Au grès du feu », à envoyer avec vos coordonnées complètes, mail, adresse, téléphone et le stage que vous voulez faire
Au Grès du feu, les Faux, 24290 Valojoulx
pour tous renseignements. 0685230152
Les gestes qui suivent sont des gestes acquis avec une expérience pour un résultat précis, aucun de ces gestes n’invalide d’autres façons de faire d’autres potiers même si ils sont différents. Ce qu’il faut regarder chez un potier c’est si son travail nous convient, on peut choisir ses gestes parce qu’ils correspondent à son travail. Un tourneur de série ou un potier traditionnel indien ou marocain ou espagnol…n’aura pas les mêmes gestes qu’un tourneur à la manufacture de Sèvres ou un faïencier. Le résultat choisi amène les gestes nécessaires à développer.
Je vais donc écrire le texte en bas de la page de ce que l’on ne peut pas lire
Pour pratiquer le tour de façon excellente, la centration, l’attention, la vigilance, la patience, la douceur sont des qualités essentielles. Elles se cultivent et dès le battage le potier commence à se centrer.
Même un débutant, si il arrive à être bien attentif à terminer chaque phase pour passer à la suivante obtient très rapidement de très bons résultats.
Boules de terre….

Partage de notes sur le tableau pendant une formation de tournage pour mémoriser les gestes du tournage et leur utilité.
Explication des schémas. Le battage de la terre : Coller la terre sur la table (4 kg minimum). Une moitié dépasse de la table. Le poignet de la main gauche est posé contre la boule. Le fil est dans la main au dessous. La main droite prend le fil en haut, fait le tour avec le fil dans le sens des aiguilles d’une montre et rejoint la main gauche, ce qui coupe la boule. Le poignet gauche maintient la boule coupée, la main droite pose le fil et les deux mains rabattent le morceau coupé sur le morceau resté sur la table. Les deux mains prennent le morceau de terre dans les paumes, pouces devant surtout sans rentrer les doigts dans la terre pour ne pas créer de bulles d’air.
Le corps est bien ancré, bien en face de la table, on lève la terre coupée et on la claque fermement vers l’avant sur la terre posée. (pas vers soi). C’est pour chasser l’air. On plie un peu les genoux, une jambe un peu avancée, le corps est souple et mobile.La terre éclabousse vers l’avant. Puis on retourne la terre face contre la table en lui faisant faire un quart de tour dans le sens des aiguilles d’une montre en la faisant dépasser de la moitié et on recommence la première opération. Si c’est une terre sortie du pain, une vingtaine de tours suffisent, pour du recyclage, 30, 35 fois permettent d’avoir une terre idéale pour un tournage plus facile qui n’aura pas de vrille interne. La préparation des boules est très importante aussi mais trop longue à décrire. Ce qu’il faut retenir c’est qu’il faut beaucoup d’attention pour préparer ses boules si on est débutant pour se faciliter la tâche. Après, cela va dépendre du tournage que l’on fait.
En ce qui me concerne, je tourne très fin et pour bien tendre les formes je fais une ou deux vagues au maximum et termine à l’estèque. De plus étant une femme je n’ai pas beaucoup de force et j’ai besoin de me ménager le dos.
Le centrage. Le tour en occident tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Pour centrer la terre, il doit tourner plus vite car la vitesse nous aide. Le corps doit être bien calé en toutes circonstances et les pains travaillent ensemble. Le corps est sur la gauche (fesse droite un peu en l’air car en appui sur la gauche), on appuie le bras gauche sur la cuisse. Il est essentiel de se sentir à l’aise et de ne pas se crisper ni forcer. Les mains doivent effleurer la girelle mais ne pas traîner dessus pour ne pas se blesser. On tourne à la barbotine, qui permet de mieux “graisser” la terre sans la laver. Cela toujours dans un souci de travailler avec peu de gestes et très fin.
La main droite pousse grâce au poids du corps. Elle est devant. Selon la taille de la boule, la position varie. Pour une petite boule de 400 gr, par exemple, elle est grande et on utilisera le pouce, l’annulaire et l’auriculaire, l’index et le majeur resteront au dessus de la boule. Pour une boule plus grosse (800gr), c’est le pouce et l’index de la main droite qui seront approchés (comme sur le petit schéma).
Le bras est bien calé, le pouce est en bas. La paume est contre le bas de la boule, la main est sur le côté gauche de la boule. Il est essentiel de bien rester à gauche et de ne pas essayer à attraper la boule pour la maintenir sinon on se fait entraîner. Le corps ne s’appuie pas sur la boule, il reste bien calé, sinon il sera entraîné.
La main gauche est posée derrière contre la boule, contre la main droite pour travailler en un point et ne frotte pas sur la girelle pour ne pas se blesser. Mais le petit doigt ramasse bien le bas de la boule. Son rôle est d’aider la main droite et de ramasser la terre en bas de la boule.
L’action des deux mains est de presser la terre en poussant avec la main droite, tirant avec la main gauche vers le centre pur mettre la terre au creux des mains.
Comme le corps a de bons appuis, les bras ne bougent pas, la pression juste permet de caler la terre et de la mettre au centre.
Pour centrer, c’est une décision, on doit donner l’impulsion d’énergie nécessaire. Sans notre action la boule restera sur le tour tranquillement. On s’implique dans le tournage, et parfois ce n’est pas facile parce que chaque geste pas encore acquis se voit tout de suite. L’essentiel est de se connecter à ce qui se passe, à faire attention à faire chaque phase l’une après l’autre en prenant ses appuis, en étant détendu…. facile à dire ;=) C’est un voyage intérieur et lorsque l’on rentre vraiment en relation avec la terre, la vitesse, soi même, c’est une danse agile qui procure une joie immense. La patience, la vigilance, l’attention, la douceur sont autant de qualités que le tournage nous demande de développer.
Le creusage Le corps est au milieu, le appuis sont sur les deux cuisses. Les bras sont de chaque côté de la boule, les mains sont de part et d’autre de la boule. Sur le schéma on voit le pouce de la main gauche posé sur la boule. Il va servir d’appui à l’index droit qui plonge au cœur de la boule accompagné du pouce. Les doigts extérieurs de la main droite tiennent la boule. La main gauche est bien posée sur la girelle et permet de garder la stabilité pour ne pas décentrer la boule ou cruser de travers. Une légère inclinaison est nécessaire pour ouvrir la boule. La position dépend bien sûr de la taille de la boule, de la forme que l’on souhaite obtenir. On ne va pas creuser de la même façon pour un bol et pour une assiette. On laisse un peu moins d’un centimètre de fonds.

Le fond plat se fait après le creusage pour préparer le mur. A partir du moment où la terre est creusée, c’est toujours la main gauche qui sera dans le pot pour ne pas aller à contre sens de la terre dont la paroi va s’affiner de plus en plus.
Le majeur, l’annulaire, l’auriculaire de la main gauche sont donc dans le pot, majeur et annulaire au même niveau, c’est eux qui vont aplatir la terre en s’appuyant sur le fonds et en allant vers la droite. Les deux doigts appuient sur le fonds tandis que la face externe du majeur crée la paroi. Ce n’est pas seulement le bout des doigts qui travaillent mais tout le doigt. L’index est en l’air, en dehors du pot, il aide à l’équilibre. La main droite se pose contre le pouce de la main gauche pour pousser et exercer une pression avec la main gauche qui va empêcher la boule de s’élargir trop et bien sûr maintenir l’équilibre pour ne pas décentrer. Le défaut le plus courant est de monter trop vite le mur sans avoir fait un fonds suffisamment large. Il est alors difficile de monter la vague et cela fait des pots très lourds. Pour cela, bien rester en bas de la boule jusqu’à ce que l’épaisseur tout en bas ne dépasse pas 1,5 cm . C’est un défaut que je rencontre souvent chez les débutant, de ne pas terminer un geste et de passer au suivant, d’aller plus vite pour monter que la vitesse du tour, ce qui fait une vis, de rester trop longtemps, ce qui assèche la terre, de mettre trop de barbotine, ce qui fatigue la terre.. Si cela vous arrive, vous pourrez comme ça tenter de les corriger…
Le mur. Le mur est la continuité du fonds plat. Il sert à prépare la vague. Au début, on peut décomposer; Après plus d’expérience les deux gestes se font l’un à la suite de l’autre dans un même élan. Suivant la forme que l’on veut obtenir on ne lui donnera bien sûr pas la même forme. C’est une pression exercée qui va faire monter la terre. On forme comme une pince entre le pouce de la main gauche (à l’extérieur du pot) et le majeur (à l’intérieur) et la main droite appuyée sert de support pour éviter l’évasement et le décentrage. L’index de la main gauche est en dehors du pot ou dedans selon la taille de la boule, tandis que les autres doigts sont dedans. Le majeur est à plat contre la paroi, c’est ce qui va former un mur. De par la vitesse et la force centrifuge la terre va monter. Les mouvements doivent être réguliers, la pression régulière, la vitesse de montée proportionnelle à la vitesse du tour, les doigts bien barbotinés et c’est parti !!!!!!!!!
Les deux mains sont toujours jointes dans toutes les phases, tournage, tournassage, coupe, tant que la boule a la taille de la main. Après, avec des boules plus grosses on va trouver des appuis avec le corps.
On travaille toujours en un point et on ne descend jamais
La vague Elle sert à monter la terre et à donner la forme. L’intervalle entre les deux doigts va déterminer l’épaisseur de la paroi.
C’est une pincée très fine en un point très précis. Le contact avec la terre doit être très précis pour ne pas assécher la barbotine et bien monter la terre.
Elle part bien d’en bas et se prépare avec le majeur de la main droite qui prépare un petit creux dans lequel le pouce à l’envers va pouvoir se caler. C’est très difficile à décrire comme position, excusez moi. J’essaierai de trouver des photos qui montrent cette position. La main droite est retournée vers l’extérieur, paume en l’air. Le pouce et l’index sont joints. On se couche sur l’avant bras droit pour être bien calé, on pose le pouce à l’envers dans le creux préparé, l’index contre la paroi et on va caler le majeur de la main gauche à l’intérieur du pot au dessus du pouce de la main droite et on pince. On part bien du bas. Dès que la vague est formée par la pincée on peut monter la terre. Comme toujours, la vitesse de montée doit être proportionnelle à la vitesse du tour, les mains et la paroi sont bien barbotinées, et surtout on garde la même position jusqu’en haut sans tourner les mains. On peut selon la consistance de la terre desserrer un peu la pression entre les deux doigts en arrivant en haut mais en aucun cas lâcher la position des mains. On peut respirer quand la vague est terminée. Travail en apnée recommandé ;-)

Pour couper : On tient le bord de la paroi avec les doigts pleins de barbotine pour que la terre n’accroche pas et on approche doucement la pointe du couteau jusqu’à toucher l’index qui se trouve en face de la pointe. Lorsque la pointe a traversé la paroi, elle est coupée et on peut retirer l’anneau de terre qui se détache tout seul. Les défauts les plus courants sont d’enfoncer la pointe de façon trop forte, ce qui déforme la paroi, de tirer l’anneau qui se détache avant que la terre soit coupée complètement, ce qui arrache le haut ou fait vriller la paroi, de ne pas avoir le doigt en face de la pointe ou du couteau. Si vous n’arrivez pas bien à couper, vérifiez si vous faîtes bien ces gestes.
Ne pas tirer, ne pas appuyer trop fort, ne pas approcher trop vite la pointe. Tout dans le tournage est une question d’équilibre et de douceur et de centration… Pas de précipitation au risque de voir s’écrouler le travail.


















































































































/http%3A%2F%2Flaterreenfeu.com%2FImages%2FltfInd01v125.jpg)



















































































































































































































































































