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14 septembre 2018

La Terre sigillée est un jeu d'enfant

J’exposerai mes sigillées du 6 au 9 décembre 2018 au Carroussel du Louvre

Stand A la Terre en Feu

Le nom de la terre sigillée vient des gallo romain, du mot sigillum, qui veut dire sceau

Ils étaient faits en terre et servaient  à créer des motifs en creux dans les moules. Lorsque les potiers plaquaient l’argile dans les moules, les décors apparaissaient en relief.
Mais le terme sigillée désigne le revêtement de terre liquide, vernis d’engobe qui vitrifie à la cuisson par le procédé d’affinage. Nous ne savons pas vraiment comment faisaient les anciens mais avec le silicate de soude on a des résultats satisfaisants en 24  ou 48h. La vaisselle de l’armée romaine était en sigillée et on a retrouvé en Inde des poteries faites sur le site gallo romain de la Grauffesenque, à Millau qui était le centre le plus important dans la première moitié du 1er siècle après JC. Puis Lezoux et d’autres centres ont pris le relai. Les Etrusques, les grecs utilisaient déjà cette technique avec d’autres méthodes de cuisson. Les gallo romains ne voulaient pas de trace de feu sur leurs pièces qui étaient très rouges alors que les étrusques faisaient beaucoup de poteries noires. Les grecs variaient les couleurs avec des argiles de plusieurs couleurs et décantations qui réagissaient différemment avec la fumée et les flammes.
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J’ai fait quelques moules en argile cuite à 600° pour qu’elle reste poreuse pour estamper une plaque fine de terre. La gourde a été faite avec deux assiettes réalisées avec ce moule gravé à la main; J’ai tourné le col et le pied et tiré les anses. Après séchage, j’ai recouvert de sigillée et je l’ai enfumée après refroidissement.
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Terre sigillée passée sur terre lisse et polie
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Première phase de préparation de la sigillée. 

Récupération d’argile en nature, talus du sud, en Aveyron et Roussillon.
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Mise en eau telle quelle avec les morceaux. 2k200, d'abord 4 litres d'eau pour voir sa consistance
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   Comme elle a l'air gourmande, après l'avoir remuée et avoir passé un petit coup de mixer, je décide d'ajouter 3l d'eau. Elle est déjà dense et il reste des gros morceaux non dilués. La mousse que vous voyez n'est rien d'autre que des traces de lessive car j'ai pris l'eau de pluie avec un bidon de récupération. Vous voyez, c'est très simple.  Une argile peut rester dans l’eau longtemps. Bien sur, le seau a une étiquette, la provenance de l'argile, poids de terre, poids d'eau.

Rien de théorique, que mes expériences et même si les recettes ne sont pas toujours les mêmes entre potiers, il faut regarder si le travail du potier nous inspire.  Quelquefois on est contradictoires entre nous mais les réactions sont tellement variées pendant la cuisson que tout est valide. Et surtout on doit se faire sa propre expérience  et faire énormément d'essais,  tout noter précisément a chaque fois, sur chaque tesson. Les sigillées évoluent au fur et a mesure, ne pas être surpris des changements. Ça réagit aussi a chaque fois différemment sur les argiles différentes...

Deuxième phase de préparation
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J'ai remué le mélange de ce matin et je l'ai tamisé au tamis 60. (60 mailles au cm2 )
Il restait de gros morceaux difficiles a diluer, je les ai mis de côté pour les remettre dans l'eau et je vais laisser faire le travail tout seul .
Je reviens au seau de barbotine très liquide après tamisage.
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D’après le poids de terre que j'avais, je mesure le silicate de soude avec une seringue. 10 ml font 12,5gr. Plus pratique que de peser et on n'en perd pas. Le silicate de soude est liquide, se trouve chez les revendeurs de produits céramiques mais aussi dans les drogueries.
Je dilue le silicate de soude, 1% du poids de terre sèche.  Il restait 200 gr de dur dans le tamis, je considère que j'ai 2 kg.
Donc, 20gr de silicate de soude dilués dans de l'eau bouillante, il se dilue mieux, que je verse dans le seau de barbotine liquide tamisée.
Vous suivez toujours?
Je remue bien en tourbillon pendant une minute pour diluer l'argile et le silicate.
Et je vais laisser reposer 24 à 48 heures selon le travail que j'aurai.
Le rôle du silicate est de permettre rapidement la séparation des particules fines et lourdes.
Les fines, les silicates, restent en surface alors que les lourdes tombent au fond. Ce ne sont pas que des sables. J'appelle le fond "le gluant", c'est mort.
Je le mets dans les poubelles de déchets d'argile à torchis ou fours papier. 

Troisième phase de mise en œuvre de la sigillée
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Récupération du nectar.. je verse délicatement le liquide du dessus dans un autre seau. On voit "le gluant", particules lourdes et plastiques de la terre pour n'avoir plus que les plus fines particules.
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Sur ces photos, on voit que les "cailloux d'argile" qui restaient de la première dilution qui ne se sont pas dissous. Je les mets dans l’eau pour qu’ils fondent et si il faut je les concasserai pour préparer un peu plus de sigillée
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Je trempe un tesson sec qui sera gravé immédiatement.  C'est pratique de faire un trou et des crochets qui permettent de tremper complètement, de faire sécher et d'assembler plusieurs essais ensemble, soit par cuisson, soit par argile testée.
J'ai fait briller en frottant très doucement avec un plastique très fin qui enlève les restes de particules lourdes de surface. La sigillée sur le tesson doit être sèche mais pas trop sinon ça ne brille pas et si trop humide la sigillée reste sur le plastique et la surface est abîmée.
C'est très simple mais ça ne se fait pas "entre deux" rapidement. Il faut du soin quand on fait de la sigillée.  Tant sur les pièces qu'a chaque phase et tout noter. 20° d’écart, l’atmosphère, le type de cuisson, électrique, bois, gaz.... les enfumages que l'on fait... si on veut faire des recherches systématiques et comprendre.
Les essais sont la base. On en fait beaucoup en stage et systématiques pour comprendre et avoir un appui stable pour progresser.
    
Les sigillées qui vieillissent peuvent briller spontanément et on n'y touche pas. Aujourd’hui, avec cette sigillée juste préparée, j'ai fait 4 couches par trempage. On peut passer au pinceau, tremper, passer à l'éponge, pulvériser.... E,n ce qui me concerne c'est trempage et passage au pinceau.
Comme la terre de support a son importance, elle est notėe dès que je fais les tessons.
Et je vais mettre a cuire. au gaz, ça pourrait être au bois ou en électrique. Les enfumages se font en second temps ou pendant le refroidissement du four.
Et je ne saurai si cette sigillée est correcte que après cuisson.
Est ce qu’elle est brillane?, Est ce que la couleur est jolie? Est ce qu’elle a bien fondu? Est ce qu’elle décolle?….. beaucoup d’observations à faire. D’une personne à l’autre avec les mêmes argiles on a souvent des différences quand on travaille en stage. donc vous devez vraiment faire vos propres essais

Voila, vous savez tout en ce qui concerne la théorie, c’est vous qui continuez l’histoire…
Bonne pratique, bons essais. Au debut, vous pouvez prendre de l’argile à faïence du commerce, les copeaux de tournassage sont le top.
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Les grès sont moins faciles, trop riches en silice la plupart du temps mais il y en a des bons aussi.. Si vous ne tournez pas, préparez de petites plaques très fines que vous mettrez à sécher
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Chez les cousins, Céraquitaine ici en Dordogne, nous avons des argiles rouges à faïence FR125, PTE, et blanches Normande,  Beck A233, Fuji, grès Prai ...

Bons essais a vous, vous savez tout pour commencer et faire votre choix.
Quelque soit votre fournisseur, ne vous prenez pas la tête et ne vous posez pas 40000 questions qui ne sont qu'une perte de temps.Pour faire la sigillée avec une argile du commerce, encore plus facile. Il n’y a pas d’impureté.

Et on met a cuire. Et on regarde

Site http://laterreenfeu.fr
Mes créations https://Instagram.com/laterreenfeu
Vidéos pédagogiques de tournage    

Adresse de l’atelier La Terre en Feu
Les Faux, 24290 Valojoulx
Contact: Sophie Houdebert 0685230152


21 novembre 2017

Préparation d'une terre sigillée

Je fais remonter des anciens messages car ce n'est pas facile à trouver tellement il y a eu de fiches pédagogiques et de messages et j'ai ajouté une nouvelle catégorie "Terres sigillées"
Je vais essayer de classer au mieux.. Sorry si ce n'est pas lisible facilement, abonnez vous à la news et aux messages et enregistrez les si vous voulez retrouver les recettes facilement. Je ne posterai aux abonnés que ce message pour ne pas inonder les boîtes aux lettres mais je vais faire remonter plusieurs messages. Si vous avez besoin de les consulter, allez sur les autres messages
Une terre sigillée est une argile mise en eau dont on ne garde que les particules les plus fines     
qui vont vitrifier à la cuisson dont on se sert pour recouvrir les poteries sèches    
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La couleur orange est donnée par la révélation de l’oxyde de fer      
dans une terre rouge après la vitrification.      
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Les grecs employaient des terres sigillées (qui n’avaient pas encore
ce nom) avec des degrés de finesse différents et qui étaient plus ou
moins sensibles aux fumées.       
Le noir était une terre sensible à la fumée qui noircissait lors de l’enfumage et le      
rouge était une terre qui vitrifiait et donc imperméable à l’enfumage. C’est une      
vision un peu raccourcie mais qui peut permettre de comprendre le processus      
de la cuisson de la terre sigillée.      
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Toutes les poteries présentées sont bien sûr des poteries récentes, pas antiques que j’ai fabriquées.      
Pour obtenir ces deux couleurs, les pièces sont enfumées en sortie      
de four en fusion dans des copeaux, herbe, sciure…     
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On peut aussi enfumer dans une grande tranchée, comme les potiers
grecs ou dans un demi fût pour quelques poteries      
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Quelquefois aussi, elles sont cuites dans le four papier…      
Ce qui est important à voir, c’est la multiplicité des résultats selon les      
argiles, les types de cuisson      
Le nom de '”Terre sigillée” provient du mot “sigillum”, sceau en latin.      
Les sculpteurs gallo romains fabriquaient des poinçons (sceaux) qui servaient      
aux potiers à fabriquer des moules d’agile avec les motifs en creux.    
Lorsqu’ils estampaient la terre dans les moules (plaquer une terre sur les parois     
d’un moule), les décors sortaient en relief.      
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Ces sceaux et les moules ont été sculptés avec la terre du site gallo      
romain de la Grauffesenque à Millau (12)      
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Cette amphore a été réalisée avec ce moule, deux demi assiettes      
collées, le pied et le goulot sont tournés et les anses tirées, collées      
et poinçonnées en bas. La pièce a été recouverte d’une sigillée et      
cuite au feu de bois dans une atmosphère réductrice.      
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Après tamisage des terres      
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Elles sont mélangées, liquides ou en poudre avec de l’eau et du silicate      
de soude  ou défloculent.      
La recette : 1kg d’argile en poudre
1 litre et  demi d’eau voire plus, cela dépend des argiles et 10 grammes de silicate de soude.

Certaines argiles ont plus soif que d'autres selon leur plasticité. Les proportions d'eau par rapport à la terre sont une indication. La densité est un meilleur indice; Une bonne pâte à crêpes liquide est un bon repère. 
Il faut bien agiter cinq minutes au mélangeur à peinture monté sur une perceuse      
et laisser décanter 24 heures. Au bout de ce temps, verser délicatement la      
partie supérieure dans un seau et le fond est à jeter. ce qui reste, ce  sont      
les particules lourdes. La terre sigillée est en surface. On peut préparer de la
sigillée avec de la terre diluée, il faudra alors évaluer la proportion d'eau et de
terre pour mettre le silicate.     
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Tremper un tesson de terre sèche et crue dans la sigillée deux fois et laisser sécher      
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On peut luster avec un chiffon très doux, un plastique très fin… Ca brille tout      
de suite      
            C’est une façon simple et rapide de préparer une terre sigillée. Attention
à la soude, elle peut faire décoller la sigillée si la proportion est trop forte. Cela      
donne un aspect également qui peut ressembler à de l’émail.
            On peut obtenir de la sigillée avec d’autres méthodes, la lévigation
(particules d’argile entraînées par de l’eau sur une pente douce), la décantation
lente   (Les particules lourdes vont tomber au fond et on va délicatement
reccueillir le liquide de surface) Pour cela, mélanger une argile à de l’eau de pluie de      
préférence, agiter et laisser reposer une heure. Garder le liquide de surface      
et recommencer jusqu’à 50 fois pour certaines argiles. Ce processus est plus      
lent mais permet d’obtenir de belles terres grasses qui n’ont pas un aspect      
trop brillant.      
            Poser la terre sigillée sur un biscuit est délicat et on va rencontrer
de forts risques de décollement. La couche doit être très fine.
             Certains potiers l'appliquent sur terre sèche, d'autres sur terre
à consistance du cuir 
             Il est possible de colorer les terres sigillées avec des pigments et des
oxydes, des sulfures...Certains oxydes résuisent le brillant de la terre sigillée.
             Il est préférable de bien broyer les couleurs pour obtenir de très fines
particules. Les carbonates et pigments céramiques sont moins lourds que les
oxydes purs. En ce qui me concerne je n'ajoute pas de colorant aux sigillées,
les couleurs sont données par les différentes terres, les différentes atmosphères
de cuisson, les enfumages; les différents fours... Il y a déjà de quoi bien s'amuser ....
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Il reste à les passer sur les poteries crues, polies, au pinceau, avec un
aérographe, par trempage, … 
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Digital image

… à les confier au feu et à les sortir en fusion pour les enfumer   
C'est un enfumage par défournement à chaud. Dans d'autres fiches vous trouverez les cuissons au bois, en four papier, dans le four à bois, dans une tranchée d'enfumage, dans un bidon....

C'est infini, chaque cuisson est une découverte et une grande joie souvent partagée pour les cuissons au bois
Cette recette n'est que le fruit de mon expérience. Chaque potier a la sienne, sa température de cuisson et même si elles ont l'air de se contredire elles sont toutes bonnes. Il faut regarder les résultats du potier pour voir les différents résultats et le principal est de faire des tessons et des tessons d'essais. Vous les trouez, notez les terres, la t° de cuisson; le four, ça fait des bracelets témoins qui vous permettront d'avancer vite dans les recherches.
Une fois que vous avez fait les essais sur tessons, faites des essais avec des bols. Cela donnera encore des résultats différents.
Il ne vous reste plus qu’à essayer, vous savez tout sur la théorie...
Si vous avez encore des questions   
ou des commentaires, n’hésitez pas, je vous répondrai avec plaisir.
Bons essais à tous !!!
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06 août 2017

L'argile de la grotte des Combarelles

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J’ai choisi de mettre les derniers messages en haut au fur et à mesure des expérimentations . Pour voir le début vous devrez descendre en bas du message


04/07/2017 
Suite du travail effectué avec la terre qui a été sortie de la grotte

Suite des expérimentations avec l’argile sortie de la grotte. Après le tournage, j’ai préparé les terres sigillées de chaque sac que j’ai eu la chance d’avoir. J’en ai eu quatre. Les qualités sont très différentes selon les sacs, certains sacs contiennent une argile très sableuse, d’autres un peu moins
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Voici les quatre sigillées posées sur les tessons d’essai qui attendent la cuisson.
Trois couches par trempage. Le résultat au pinceau est différent, si le support est blanc c’est encore différent. J’ai choisi pour ces premiers essais d’utiliser une argile à faïence rouge.
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Tournassage des pièces raffermies. J’ai fait des pièces avec l’argile brute, cailloux et sables inclus, des pièces avec l’argile tamisée au tamis 12 et des pièces avec l’argile tamisée au tamis 60. Certaines ont été polies pour voir la différence de résultats
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Les premiers résultats de cuisson;
Une cuisson au gaz, une cuisson au bois. Un enfumage en sortie de four en fusion pour voir sa résistance au choc thermique. Comme elle est très riche en silice j’ai pensé qu’elle pourrait résister.
La pièce de gauche est celle qui a été sortie en fusion après la cuisson dans le four à gaz, 980°. Toutes les pièces claires ont été cuites au gaz.
La pièce du milieu est cuite au gaz avec la sigillée du sac N°4, c’st celle que j’ai utilisée pour ces tests sur les pièces.
la pièce de droite est la terre brute sans sigillée
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Les pièces cuites au bois. Cuisson 1020°
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Essai de la sigillée sur sigillée blanche kaolinique récoltée vers Bergerac
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Je vais continuer les essais. Ce qui va être intéressant ce sera la réaction de l’argile dans l’atmosphère humide de l’atelier. La chaux après cuisson reprend huit à douze fois son volume, ce qui crée des fractures dans les pièces avec l’apparition de points de chaux plus ou moins gros.

Les premiers tests juin 2017

Tout d’abord, mélange de l’argile et de l’eau. Première observation, elle est très sableuse. Une fois la barbotine bien délayée, je vais utiliser deux tamis différents, un tamis de maçonnerie de 12 (mailles au cm²) et un tamis 60.

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Le tamisage se fait facilement avec le gros tamis
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C’est beaucoup plus difficile avec le tamis fin, l’argile a énormément de sable
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J’avais mis à tremper de l’argile dans de l’eau de pluie aussi pour préparer de la terre sigillée. 1kg d’argile sèche pour 1l800 d’eau. J’ai tamisé au tamis 60 pour retirer du sable et ai ajouté 1% de silicate de soude par rapport au poids de terre sèche . J’ai bien remué et 24 heures plus tard j’ai prélevé le liquide du dessus qui est la terre sigillée. On voit la matière gluante au fond, les particules lourdes de l’argile et le sable. Il y avait beaucoup de déchets au fond du tamis
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Le liquide à droite est la terre sigillée que je vais mettre à évaporer un peu tellement la barbotine était liquide à cause du sable
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Les deux barbotines sont mises à raffermir. J’ai prélevé une boule d’argile telle qu’elle dans le sac que l’on m’a donné.
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Les barbotines sont mises à raffermir sur des rondeaux de plâtre après évaporation partielle
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Quand la terre se raffermit, on voit qu’elle se décolle facilement du plâtre. Je vais utiliser un second rondeau pour terminer l’évaporation de l’eau et je pourrai faire des boules pour les tests de tournage.
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Les rondeaux saturés d’humidité sont mis à sécher. Il faut être vigilant lorsque l’on utilise du plâtre, il est possible d’avoir de la chaux si le plâtre s’effrite. Ne jamais utiliser d’outil métallique sur du plâtre et ne pas le gratter
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Les boules sont prêtes, il ne reste plus qu’à les tourner
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Test de plasticité satisfaisants, surtout avec l’argile tamisée au tamis 60. Elle a du mal à monter à cause du sable mais en tournant avec une crème de barbotine les doigts arrivent à bien glisser et à faire monter l’argile
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Au fur et à mesure je complèterai cette page car je vais faire beaucoup de tests différents, de cuissons, de sigillées, d’enfumages de plusieurs façons.

Je traite de cette façon toutes les argiles récoltées, voilà pourquoi je fais une fiche détaillée qui vous permettra de faire des tests si vous en ramassez.
Prochaine étape, tournassage, tentative de polissage
Les cuissons auront lieu entre le 27 et 29 juin
A bientôt, ENJOY :)

Pour la petite histoire la fameuse argile provient d'une grotte ornée d'environ 800 gravures réalisées par les hommes et les femmes de cro magnon entre -13680 et -11380. La cavité se trouve dans une rivière souterraine.  En 2005 des spéléologues qui voulaient poursuivre les recherches dans la grotte ont creusé cette argile (la fameuse) qui obstruait le passage. Ils ont découverts de nouvelles gravures (photos ci jointe). cette partie de la grotte nommée Combarelles III ne sera a priori jamais ouverte au public. L'argile est restée en sac pendant 12 ans dans la grotte et a été extraite au mois de février de cette année.

Monique Veyret, une amie, sculptrice amateur, travaillant à Combarelles a pensé que ces trois tonnes d'argile pourraient faire des heureux plutôt que d'être expédiée à la déchèterie. Elle l'a donc proposé avec l'accord de George Cleyer Merle le directeur du musée des Eyzies et des grottes de Combarelles, Font de Gaume et Cap Blanc, et à quelques personnes.

Ambre Ludwickzak a eu l'idée lumineuse de proposer de réaliser une exposition de pièces faite avec cette même terre.... et une vidéo de cette expérience : intégrant photo et mini reportages. L'occasion de réunir de nouveau cette argile en autant de réponses subjectives et contemporaines. La participation à l'exposition est libre.

Les dates ne sont pas encore fixées. L'été semblant chargé pour bon nombre d'entre nous cela ne sera peut être pas avant l'automne prochain. Libre à vous de donner vos délais. Pas de thème particulier à cette exposition... laissons libre cours à nos inspirations (poteries, peintures, sculptures, installation et autres...).

Il faudra aussi que nous obtenions l'accord final de Mr Cleyer Merle.