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15 novembre 2017

Préparation d'une terre sigillée

Je fais remonter des anciens messages car ce n'est pas facile à trouver tellement il y a eu de fiches pédagogiques et de messages et j'ai ajouté une nouvelle catégorie "Terres sigillées"
Je vais essayer de classer au mieux.. Sorry si ce n'est pas lisible facilement, abonnez vous à la news et aux messages et enregistrez les si vous voulez retrouver les recettes facilement. Je ne posterai aux abonnés que ce message pour ne pas inonder les boîtes aux lettres mais je vais faire remonter plusieurs messages. Si vous avez besoin de les consulter, allez sur les autres messages
Une terre sigillée est une argile mise en eau dont on ne garde que les particules les plus fines     
qui vont vitrifier à la cuisson dont on se sert pour recouvrir les poteries sèches    
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La couleur orange est donnée par la révélation de l’oxyde de fer      
dans une terre rouge après la vitrification.      
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Les grecs employaient des terres sigillées (qui n’avaient pas encore
ce nom) avec des degrés de finesse différents et qui étaient plus ou
moins sensibles aux fumées.       
Le noir était une terre sensible à la fumée qui noircissait lors de l’enfumage et le      
rouge était une terre qui vitrifiait et donc imperméable à l’enfumage. C’est une      
vision un peu raccourcie mais qui peut permettre de comprendre le processus      
de la cuisson de la terre sigillée.      
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Toutes les poteries présentées sont bien sûr des poteries récentes, pas antiques que j’ai fabriquées.      
Pour obtenir ces deux couleurs, les pièces sont enfumées en sortie      
de four en fusion dans des copeaux, herbe, sciure…     
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On peut aussi enfumer dans une grande tranchée, comme les potiers
grecs ou dans un demi fût pour quelques poteries      
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Quelquefois aussi, elles sont cuites dans le four papier…      
Ce qui est important à voir, c’est la multiplicité des résultats selon les      
argiles, les types de cuisson      
Le nom de '”Terre sigillée” provient du mot “sigillum”, sceau en latin.      
Les sculpteurs gallo romains fabriquaient des poinçons (sceaux) qui servaient      
aux potiers à fabriquer des moules d’agile avec les motifs en creux.    
Lorsqu’ils estampaient la terre dans les moules (plaquer une terre sur les parois     
d’un moule), les décors sortaient en relief.      
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Ces sceaux et les moules ont été sculptés avec la terre du site gallo      
romain de la Grauffesenque à Millau (12)      
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Cette amphore a été réalisée avec ce moule, deux demi assiettes      
collées, le pied et le goulot sont tournés et les anses tirées, collées      
et poinçonnées en bas. La pièce a été recouverte d’une sigillée et      
cuite au feu de bois dans une atmosphère réductrice.      
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Après tamisage des terres      
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Elles sont mélangées, liquides ou en poudre avec de l’eau et du silicate      
de soude  ou défloculent.      
La recette : 1kg d’argile en poudre
1 litre et  demi d’eau voire plus, cela dépend des argiles et 10 grammes de silicate de soude.

Certaines argiles ont plus soif que d'autres selon leur plasticité. Les proportions d'eau par rapport à la terre sont une indication. La densité est un meilleur indice; Une bonne pâte à crêpes liquide est un bon repère. 
Il faut bien agiter cinq minutes au mélangeur à peinture monté sur une perceuse      
et laisser décanter 24 heures. Au bout de ce temps, verser délicatement la      
partie supérieure dans un seau et le fond est à jeter. ce qui reste, ce  sont      
les particules lourdes. La terre sigillée est en surface. On peut préparer de la
sigillée avec de la terre diluée, il faudra alors évaluer la proportion d'eau et de
terre pour mettre le silicate.     
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Tremper un tesson de terre sèche et crue dans la sigillée deux fois et laisser sécher      
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On peut luster avec un chiffon très doux, un plastique très fin… Ca brille tout      
de suite      
            C’est une façon simple et rapide de préparer une terre sigillée. Attention
à la soude, elle peut faire décoller la sigillée si la proportion est trop forte. Cela      
donne un aspect également qui peut ressembler à de l’émail.
            On peut obtenir de la sigillée avec d’autres méthodes, la lévigation
(particules d’argile entraînées par de l’eau sur une pente douce), la décantation
lente   (Les particules lourdes vont tomber au fond et on va délicatement
reccueillir le liquide de surface) Pour cela, mélanger une argile à de l’eau de pluie de      
préférence, agiter et laisser reposer une heure. Garder le liquide de surface      
et recommencer jusqu’à 50 fois pour certaines argiles. Ce processus est plus      
lent mais permet d’obtenir de belles terres grasses qui n’ont pas un aspect      
trop brillant.      
            Poser la terre sigillée sur un biscuit est délicat et on va rencontrer
de forts risques de décollement. La couche doit être très fine.
             Certains potiers l'appliquent sur terre sèche, d'autres sur terre
à consistance du cuir 
             Il est possible de colorer les terres sigillées avec des pigments et des
oxydes, des sulfures...Certains oxydes résuisent le brillant de la terre sigillée.
             Il est préférable de bien broyer les couleurs pour obtenir de très fines
particules. Les carbonates et pigments céramiques sont moins lourds que les
oxydes purs. En ce qui me concerne je n'ajoute pas de colorant aux sigillées,
les couleurs sont données par les différentes terres, les différentes atmosphères
de cuisson, les enfumages; les différents fours... Il y a déjà de quoi bien s'amuser ....
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Il reste à les passer sur les poteries crues, polies, au pinceau, avec un
aérographe, par trempage, … 
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… à les confier au feu et à les sortir en fusion pour les enfumer   
C'est un enfumage par défournement à chaud. Dans d'autres fiches vous trouverez les cuissons au bois, en four papier, dans le four à bois, dans une tranchée d'enfumage, dans un bidon....

C'est infini, chaque cuisson est une découverte et une grande joie souvent partagée pour les cuissons au bois
Cette recette n'est que le fruit de mon expérience. Chaque potier a la sienne, sa température de cuisson et même si elles ont l'air de se contredire elles sont toutes bonnes. Il faut regarder les résultats du potier pour voir les différents résultats et le principal est de faire des tessons et des tessons d'essais. Vous les trouez, notez les terres, la t° de cuisson; le four, ça fait des bracelets témoins qui vous permettront d'avancer vite dans les recherches.
Une fois que vous avez fait les essais sur tessons, faites des essais avec des bols. Cela donnera encore des résultats différents.
Il ne vous reste plus qu’à essayer, vous savez tout sur la théorie...
Si vous avez encore des questions   
ou des commentaires, n’hésitez pas, je vous répondrai avec plaisir.
Bons essais à tous !!!
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La Terre en Feu, Les Faux , 24290  Valojoulx  0685230152
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27 octobre 2017

Cursus de tournage en trois modules. 2018

Atelier La Terre en Feu. 24290 Valojoulx

Du 13 au 16 février 2018. Débutants et de perfectionnement
Du 10 au 13 juillet 2018. Perfectionnement. Les boules, les théières d'après projet
Du 28 au 31 août . Perfectionnement. Grandes pièces en plusieurs parties

Les cours débutent à 9h et se terminent à 17h30. Pause repas vers 13h.

30 heures de travail dans la semaine.
Un tour par personne, nombre de stagiaires 8 maximum

Le tournage demande un apprentissage et amène à la connaissance de soi. Il est considéré comme un art martial au Japon. Il faut d'abord apprendre à centrer sa terre, trouver ses points d'appuis, intégrer les bons gestes pour monter les parois du bol ou du cylindre. Mais c'est aussi une approche très personnelle, un moment intime avec soi même. Pour tourner il faut faire le vide dans son esprit, apprendre à ressentir et avoir la conscience de chacun de nos gestes, travailler avec le souffle...

Plus qu’une technique, il est la relation intime entre la terre et la personne qui la travaille. Il nécessite une attention, une précision qui apportent la centration. La position, le souffle, la présence sont autant de qualités qui se développent en le pratiquant. L'enseignement est basé sur une approche sensible de la terre, ce qui permet de trouver son propre centre et d'être conscient de ses propres gestes pour les retrouver. Cette conscience est un acquis basé sur les sensations vécues, elle apporte l'autonomie et facilite l'apprentissage.

Ce stage est destiné aux personnes qui souhaitent acquérir des bases de tournage et suffisamment d’aisance pour continuer une pratique autonome. Il est également destiné à permettre aux personnes déjà initiées de se perfectionner, travailler sur des formes ou des difficultés rencontrées, réaliser une théière après en avoir fait le dessin, faire des petites séries.. tout dépendra du niveau des élèves et de leurs besoins.

L'enseignement est différent de celui d'un stage de loisir, le but recherché n'étant pas de "faire des pièces", même si plusieurs sont réalisées, mais d'acquérir une précision et la conscience des gestes. C'est un stage de terre, il n'y a pas de cuisson.
Les élèves peuvent emporter leurs pièces crues.
Il peut rentrer dans le cadre de la formation professionnelle et être partiellement ou totalement pris en charge par l’Etat, la Région, l’employeur, la chambre des métiers…

Premier module du 13 au 16 février 2018
Débutants acceptés

Les premiers gestes de base avec les explications pour ce premier module. Les débutants sont bienvenus, également stage de perfectionnement au cours duquel nous allons reprendre tous les gestes et les mettre méthodiquement en application jusqu’à obtenir une autonomie complète des différents gestes de base.


J’ai créé une chaîne YouTube de vidéos pédagogiques

Sophie Houdebert

Sign in now to see your channels and recommendations!

https://www.youtube.com

D’abord on apprend à lire la partition, après il faut jouer le morceau encore et encore pour stabiliser et prendre de l’assurance…

Les gestes qui suivent sont des gestes acquis avec une expérience pour un résultat précis, aucun de ces gestes n’invalide d’autres façons de faire d’autres potiers même si ils sont différents. Ce qu’il faut regarder chez un potier c’est si son travail nous convient, on peut choisir ses gestes parce qu’ils correspondent à son travail. Un tourneur de série ou un potier traditionnel indien ou marocain ou espagnol…n’aura pas les mêmes gestes qu’un tourneur à la manufacture de Sèvres ou un faïencier. Le résultat choisi amène les gestes nécessaires à développer.

J’ai écrit le texte en bas de la page de ce que l’on ne peut pas lire et l’explication des gestes

Pour pratiquer le tour de façon excellente, la centration, l’attention, la vigilance, la patience, la douceur sont des qualités essentielles. Elles se cultivent et dès le battage le potier commence à se centrer.
Même un débutant, si il arrive à être bien attentif à terminer chaque phase pour passer à la suivante obtient très rapidement de très bons résultats.
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Pour couper le bord
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Images du stage débutants de juillet 2017
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Le programme
l'installation de l'atelier, les plans de travail, séchoirs, matériel, les outils indispensables et des outils pratiques. Le programme pourra évoluer selon les besoins de chaque stagiaire.
Nous apprendrons ou reprendrons tous les gestes de base.
Le battage, le recyclage de l’argile, la préparation des boules en vue de l’apprentissage du bol.
Les gestes de base du tournage : le centrage, le creusage, le fond, le mur, la vague et avancerons vers la finition totale des pièces avec le tournassage et des décors de surface.

Pour les personnes qui maîtrisent on pourra aller vers les petites séries de bols avec des poids et formes différentes
En fin de stage je donne des exercices à faire en rentrant pour s’exercer et progresser. Ceux qui le souhaitent peuvent rester en contact et je peux à distance continuer à guider au fur et à mesure des progrès dans les exercices.

Tarifs pour un financement personnel

L’adhésion à l’association pour une année est de 40€

30 heures : 540€ (adh) pour une semaine, 565€ (non adh)
pour les personnes qui souhaitent suivre le cursus
Remise  pour un second module soit 490€ (adh)
Remise pour le troisième module effectué soit 440€ (adh)
Soit 1510€ pour le cursus complet dont 40 € d’adhésion à l’association, valable une année
Un acompte de 200€ par module valide votre inscription


Dans le cas d’une prise en charge par l’employeur ou l’Etat, me consulter pour faire un dossier. (demandeurs d’emploi, chambre des Métiers, professions libérales, maison des artistes , Afdas, Pôle Emploi, Uniformation etc….)

Tarif : 30€ / heure (barème Chambre des Métiers)
A noter que le Fafcea rembourse désormais les frais d’hébergement et de repas. Hébergement maxi 110€ par nuit et repas 18€ le repas. Pour les personnes qui viennent de loin (plus de 100 km) la nuit de la veille et du dernier jour de stage sont pris en compte. L’Afdas, et d’autres organismes financeurs remboursent aussi les frais d’hébergement et de repas. A demander

Pour qu’ une inscription soit enregistrée, un acompte de 150 € est demandé par module par chèque ou virement à l’ordre de « Au grès du feu », à envoyer avec vos coordonnées complètes, mail, adresse, téléphone et le stage que vous voulez faire

Au Grès du feu, les Faux, 24290 Valojoulx
pour tous renseignements. 0685230152

 

Le deuxième module du 10 au 13 juillet 2018
Pas de débutant

Ce stage n’est pas destiné aux débutants.
Les boules de plus d'un kg voire plus selon la maîtrise des élèves.
Conception, dessin et fabrication d’une théière et les ajustages du couvercle.
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Le tournage de formes de boules rondes avec les gestes appropriés
Le tournage à la motte pour les couvercles, les becs verseurs, de petites pièces
Le tirage des anses à la main, avec un outil, le tournage des anses.
Montage et assemblage des différentes parties pour arriver à une théière esthétique et pratique qui verse bien
Fabrication de mandrins pour le tournassage

Le tournage du corps de la théière, Le geste de la fameuse vague qui fait monter la terre…
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Tout d’abord apprentissage des premiers gestes pour le corps de la théière lorsque le projet a été dessiné. Bien sûr les gestes évoluent selon la forme et le poids de la terre même si le principe pour faire monter la terre est le même
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Tournage à la motte pour tourner le couvercle et le bec verseur.
Petits couvercles à l’endroit, plus grands couvercles à l’envers
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Tournage des becs verseurs. Pas faciles à enlever du tour…
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Une fois les différentes parties raffermies, on peut tournasser. Tout d’abord il faut tourner un mandrin pour pouvoir maintenir les pièces pendant le travail
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Puis le tirage des anses. Ca me fait toujours très plaisir de revoir les beaux sourires et les regards attentifs… Nous verrons aussi comment faire des anses avec un outil spécial et comment les tourner
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Une fois le couvercle ajusté au corps de la théière, ce qui demande beaucoup de soin, nous pouvons faire des essais avec différents becs verseurs et choisir celui qui nous plaît le plus. Une fois le choix fait, le corps de la théière aura des petits trous et le bec verseur sera collé. J’ai l’habitude de poser l’anse en dernier
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Les formes varient à l’infini…
 

Le troisième module du 28 au 31 août 2018
Pas de débutant

Le cylindre, des boules de plus d'un kg voire plus selon la maîtrise des élèves.
Le tournage sur rondeaux
Le tournage de grosses pièces par l’assemblage de plusieurs parties
Apprentissage des formes qui s’encastrent bien l’une dans l’autre pour ne pas faire de bourrelet à l’endroit du raccord
Les bonnes consistances de travail
Tournassage
Polissage sur le tour en fin de travail

Tournage de l’assiette pour coller les rondeaux
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Tournage des parties à assembler
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Mise en place des éléments les uns avec les autres
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Résultat après polissage
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Le site : http://laterreenfeu.fr

La page avec des centaines de photos sur la vie de l'atelier

Le blog

Vrai livre en ligne avec recettes, photos, explications techniques et de mise en application

Tel 0685230152. Sophie Houdebert

Tarifs pour un financement personnel

L’adhésion à l’association pour une année est de 40€

30 heures : 540€ (adh) pour une semaine, 565€ (non adh)
pour les personnes qui souhaitent suivre le cursus
Remise  pour un second module soit 490€ (adh)
Remise pour le troisième module effectué soit 440€ (adh)
Soit 1510€ pour le cursus complet dont 40 € d’adhésion à l’association, valable une année


Dans le cas d’une prise en charge par l’employeur ou l’Etat, me consulter pour faire un dossier. (demandeurs d’emploi, chambre des Métiers, professions libérales, maison des artistes , Afdas, Pôle Emploi, Uniformation etc….)

Tarif : 30€ / heure (barème Chambre des Métiers)
A noter que le Fafcea rembourse désormais les frais d’hébergement et de repas. Hébergement maxi 110€ par nuit et repas 18€ le repas. Pour les personnes qui viennent de loin (plus de 100 km) la nuit de la veille et du dernier jour de stage sont pris en compte. L’Afdas, et d’autres organismes financeurs remboursent aussi les frais d’hébergement et de repas. A demander

Pour qu’ une inscription soit enregistrée, un acompte de 150 € est demandé par module par chèque ou virement à l’ordre de « Au grès du feu », à envoyer avec vos coordonnées complètes, mail, adresse, téléphone et le stage que vous voulez faire

Au Grès du feu, les Faux, 24290 Valojoulx
pour tous renseignements. 0685230152

Les gestes qui suivent sont des gestes acquis avec une expérience pour un résultat précis, aucun de ces gestes n’invalide d’autres façons de faire d’autres potiers même si ils sont différents. Ce qu’il faut regarder chez un potier c’est si son travail nous convient, on peut choisir ses gestes parce qu’ils correspondent à son travail. Un tourneur de série ou un potier traditionnel indien ou marocain ou espagnol…n’aura pas les mêmes gestes qu’un tourneur à la manufacture de Sèvres ou un faïencier. Le résultat choisi amène les gestes nécessaires à développer.

Je vais donc écrire le texte en bas de la page de ce que l’on ne peut pas lire

Pour pratiquer le tour de façon excellente, la centration, l’attention, la vigilance, la patience, la douceur sont des qualités essentielles. Elles se cultivent et dès le battage le potier commence à se centrer.
Même un débutant, si il arrive à être bien attentif à terminer chaque phase pour passer à la suivante obtient très rapidement de très bons résultats.

Boules de terre….

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Partage de notes sur le tableau pendant une formation de tournage pour mémoriser les gestes du tournage et leur utilité.

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Battage de la terre

Explication des schémas. Le battage de la terre : Coller la terre sur la table (4 kg minimum). Une moitié dépasse de la table. Le poignet de la main gauche est posé contre la boule. Le fil est dans la main au dessous. La main droite prend le fil en haut, fait le tour avec le fil dans le sens des aiguilles d’une montre et rejoint la main gauche, ce qui coupe la boule. Le poignet gauche maintient la boule coupée, la main droite pose le fil et les deux mains rabattent le morceau coupé sur le morceau resté sur la table. Les deux mains prennent le morceau de terre dans les paumes, pouces devant surtout sans rentrer les doigts dans la terre pour ne pas créer de bulles d’air.
Le corps est bien ancré, bien en face de la table, on lève la terre coupée et on la claque fermement vers l’avant sur la terre posée. (pas vers soi). C’est pour chasser l’air. On plie un peu les genoux, une jambe un peu avancée, le corps est souple et mobile.La terre éclabousse vers l’avant. Puis on retourne la terre face contre la table en lui faisant faire un quart de tour dans le sens des aiguilles d’une montre en la faisant dépasser de la moitié et on recommence la première opération. Si c’est une terre sortie du pain, une vingtaine de tours suffisent, pour du recyclage, 30, 35 fois permettent d’avoir une terre idéale pour un tournage plus facile qui n’aura pas de vrille interne. La préparation des boules est très importante aussi mais trop longue à décrire. Ce qu’il faut retenir c’est qu’il faut beaucoup d’attention pour préparer ses boules si on est débutant pour se faciliter la tâche. Après, cela va dépendre du tournage que l’on fait.
En ce qui me concerne, je tourne très fin et pour bien tendre les formes je fais une ou deux vagues au maximum et termine à l’estèque. De plus étant une femme je n’ai pas beaucoup de force et j’ai besoin de me ménager le dos.

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Le centrage. Le tour en occident tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Pour centrer la terre, il doit tourner plus vite car la vitesse nous aide. Le corps doit être bien calé en toutes circonstances et les pains travaillent ensemble. Le corps est sur la gauche (fesse droite un peu en l’air car en appui sur la gauche), on appuie le bras gauche sur la cuisse. Il est essentiel de se sentir à l’aise et de ne pas se crisper ni forcer. Les mains doivent effleurer la girelle mais ne pas traîner dessus pour ne pas se blesser. On tourne à la barbotine, qui permet de mieux “graisser” la terre sans la laver. Cela toujours dans un souci de travailler avec peu de gestes et très fin.
La main droite pousse grâce au poids du corps. Elle est devant. Selon la taille de la boule, la position varie. Pour une petite boule de 400 gr, par exemple, elle est grande et on utilisera le pouce, l’annulaire et l’auriculaire, l’index et le majeur resteront au dessus de la boule. Pour une boule plus grosse (800gr), c’est le pouce et l’index de la main droite qui seront approchés (comme sur le petit schéma).
Le bras est bien calé, le pouce est en bas. La paume est contre le bas de la boule, la main est sur le côté gauche de la boule. Il est essentiel de bien rester à gauche et de ne pas essayer à attraper la boule pour la maintenir sinon on se fait entraîner. Le corps ne s’appuie pas sur la boule, il reste bien calé, sinon il sera entraîné.
La main gauche est posée derrière contre la boule, contre la main droite pour travailler en un point et ne frotte pas sur la girelle pour ne pas se blesser. Mais le petit doigt ramasse bien le bas de la boule.  Son rôle est d’aider la main droite et de ramasser la terre en bas de la boule.
L’action des deux mains est de presser la terre en poussant avec la main droite, tirant avec la main gauche vers le centre pur mettre la terre au creux des mains.
Comme le corps a de bons appuis, les bras ne bougent pas, la pression juste permet de caler la terre et de la mettre au centre.
Pour centrer, c’est une décision, on doit donner l’impulsion d’énergie nécessaire. Sans notre action la boule restera sur le tour tranquillement. On s’implique dans le tournage, et parfois ce n’est pas facile parce que chaque geste pas encore acquis se voit tout de suite. L’essentiel est de se connecter à ce qui se passe, à faire attention à faire chaque phase l’une après l’autre en prenant ses appuis, en étant détendu…. facile à dire ;=) C’est un voyage intérieur et lorsque l’on rentre vraiment en relation avec la terre, la vitesse, soi même, c’est une danse agile qui procure une joie immense. La patience, la vigilance, l’attention, la douceur sont autant de qualités que le tournage nous demande de développer.

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Le creusage  Le corps est au milieu, le appuis sont sur les deux cuisses. Les bras sont de chaque côté de la boule, les mains sont de part et d’autre de la boule. Sur le schéma on voit le pouce de la main gauche posé sur la boule. Il va servir d’appui à l’index droit qui plonge au cœur de la boule accompagné du pouce. Les doigts extérieurs de la main droite tiennent la boule. La main gauche est bien posée sur la girelle et permet de garder la stabilité pour ne pas décentrer la boule ou cruser de travers. Une légère inclinaison est nécessaire pour ouvrir la boule. La position dépend bien sûr de la taille de la boule, de la forme que l’on souhaite obtenir. On ne va pas creuser de la même façon pour un bol et pour une assiette. On laisse un peu moins d’un centimètre de fonds.
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Le fond plat se fait après le creusage pour préparer le mur. A partir du moment où la terre est creusée, c’est toujours la main gauche qui sera dans le pot pour ne pas aller à contre sens de la terre dont la paroi va s’affiner de plus en plus.
Le majeur, l’annulaire, l’auriculaire de la main gauche sont donc dans le pot, majeur et annulaire au même niveau, c’est eux qui vont aplatir la terre en s’appuyant sur le fonds et en allant vers la droite. Les deux doigts appuient sur le fonds tandis que la face externe du majeur crée la paroi. Ce n’est pas seulement le bout des doigts qui travaillent mais tout le doigt. L’index est en l’air, en dehors du pot, il aide à l’équilibre. La main droite se pose contre le pouce de la main gauche pour pousser et exercer une pression avec la main gauche qui va empêcher la boule de s’élargir trop et bien sûr maintenir l’équilibre pour ne pas décentrer. Le défaut le plus courant est de monter trop vite le mur sans avoir fait un fonds suffisamment large. Il est alors difficile de monter la vague et cela fait des pots très lourds. Pour cela, bien rester en bas de la boule jusqu’à ce que l’épaisseur tout en bas ne dépasse pas 1,5 cm . C’est un défaut que je rencontre souvent chez les débutant, de ne pas terminer un geste et de passer au suivant, d’aller plus vite pour monter que la vitesse du tour, ce qui fait une vis, de rester trop longtemps, ce qui assèche la terre, de mettre trop de barbotine, ce qui fatigue la terre.. Si cela vous arrive, vous pourrez comme ça tenter de les corriger…

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Le mur. Le mur est la continuité du fonds plat. Il sert à prépare la vague. Au début, on peut décomposer; Après plus d’expérience les deux gestes se font l’un à la suite de l’autre dans un même élan. Suivant la forme que l’on veut obtenir on ne lui donnera bien sûr pas la même forme. C’est une pression exercée qui va faire monter la terre. On forme comme une pince entre le pouce de la main gauche (à l’extérieur du pot) et le majeur (à l’intérieur) et la main droite appuyée sert de support pour éviter l’évasement et le décentrage. L’index de la main gauche est en dehors du pot ou dedans selon la taille de la boule, tandis que les autres doigts sont dedans. Le majeur est à plat contre la paroi, c’est ce qui va former un mur. De par la vitesse et la force centrifuge la terre va monter. Les mouvements doivent être réguliers, la pression régulière, la vitesse de montée proportionnelle à la vitesse du tour, les doigts bien barbotinés et c’est parti !!!!!!!!!
Les deux mains sont toujours jointes dans toutes les phases, tournage, tournassage, coupe, tant que la boule a la taille de la main. Après, avec des boules plus grosses on va trouver des appuis avec le corps.
On travaille toujours en un point et on ne descend jamais
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La vague  Elle sert à monter la terre et à donner la forme. L’intervalle entre les deux doigts va déterminer l’épaisseur de la paroi.
C’est une pincée très fine en un point très précis. Le contact avec la terre doit être très précis pour ne pas assécher la barbotine et bien monter la terre.
Elle part bien d’en bas et se prépare avec le majeur de la main droite qui prépare un petit creux dans lequel le pouce à l’envers va pouvoir se caler. C’est très difficile à décrire comme position, excusez moi. J’essaierai de trouver des photos qui montrent cette position. La main droite est retournée vers l’extérieur, paume en l’air. Le pouce et l’index sont joints. On se couche sur l’avant bras droit pour être bien calé, on pose le pouce à l’envers dans le creux préparé, l’index contre la paroi et on va caler le majeur de la main gauche à l’intérieur du pot au dessus du pouce de la main droite et on pince. On part bien du bas. Dès que la vague est formée par la pincée on peut monter la terre. Comme toujours, la vitesse de montée doit être proportionnelle à la vitesse du tour, les mains et la paroi sont bien barbotinées, et surtout on garde la même position jusqu’en haut sans tourner les mains. On peut selon la consistance de la terre desserrer un peu la pression entre les deux doigts en arrivant en haut mais en aucun cas lâcher la position des mains. On peut respirer quand la vague est terminée. Travail en apnée recommandé ;-)
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Pour couper : On tient le bord de la paroi avec les doigts pleins de barbotine pour que la terre n’accroche pas et on approche doucement la pointe du couteau jusqu’à toucher l’index qui se trouve en face de la pointe. Lorsque la pointe a traversé la paroi, elle est coupée et on peut retirer l’anneau de terre qui se détache tout seul. Les défauts les plus courants sont d’enfoncer la pointe de façon trop forte, ce qui déforme la paroi, de tirer l’anneau qui se détache avant que la terre soit coupée complètement, ce qui arrache le haut ou fait vriller la paroi, de ne pas avoir le doigt en face de la pointe ou du couteau. Si vous n’arrivez pas bien à couper, vérifiez si vous faîtes bien ces gestes.

Ne pas tirer, ne pas appuyer trop fort, ne pas approcher trop vite la pointe. Tout dans le tournage est une question d’équilibre et de douceur et de centration… Pas de précipitation au risque de voir s’écrouler le travail.

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