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15 novembre 2017

Cueillette d'argiles dans la nature et leur préparation

Un jour de printemps, nous sommes allés avec un stagiaire dans un endroit      
magnifique, paradis des potiers, patauger allègrement et ramasser des seaux      
de précieux nectar que plus tard nous avons préparé pour nous en servir de      
terre de tournage et de terre sigillée.      
   
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Divers endroits d’un lieu riche en argiles   
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Etat des bottes et de la voiture après la cueillette….    
Pour reconnaître l’argile au détour des chemins, déjà, lorsque l’eau reste      
longtemps après la pluie, c’est louche. Si en plus la terre colle aux bottes,      
ça devient de plus en plus intéressant. On peut essayer de faire un petit      
boudin d’argile, la longueur de ce petit colombin déterminera la richesse      
en argile de cette terre.      
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La terre est mise à décanter puis tamisée. Ici, tamis 60.      
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Elle est mise sur des rondeaux de plâtre qui vont absorber l’humidité et      
permettre d’obtenir une pâte prête à mettre en ponts. Ces “ponts”      
d’argile sont laissés le temps qu’il faut à la terre pour se raffermir suffisemment      
pour être travaillée au modelage ou au tour.      
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Quelquefois, on trouve les terres dures, on peut les concasser avant de      
les mettre en eau      
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Elles sont mélangées au bâton pour les petites quantités, au mélangeur  à      
peinture pour les plus grosses quantités, tamisées et mises sur rondeaux 
      
Les terre récoltées s’utilisent au tour, pour modeler, selon leurs propriétés.      
Il faut faire des tests et surtout les cuire pour déterminer si on peut les      
utiliser. Si une terre continent trop de chaux, les pyrites vont reprendre      
de 8 à 12 fois leur volume en s’hydratant après cuisson et cela peut même      
casser des pièces.
Faites des essais, les argiles cueillies n’ont rien à voir avec      
terres que l’on peut acheter.
La joie de les travailler, d’apprendre à les      
reconnaître est immense.      
      
Si vous avez besoin d’un renseignement, d’un conseil, n’hésitez pas à me      
questionner, je vous répondrai avec plaisir

Pour voir le site de l’atelier      
      
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07 novembre 2017

Fabrication de la terre sigillée au temps des gallo romains

Site Gallo Romain de la Grauffesenque à Millau
Grauffesenque ancien four IMG_0313 Alendier d'un ancien four gallo romain IMG_0318 IMG_0331 IMG_0353 IMG_0324

Fabrication des poteries Sigillées

Dans la poterie sigillée, il y a d’une part le support, décoré ou non et le vernis d’engobe, que l'on appelle la terre sigillée,  terre finement et longuement décantée pour ne garder que les particules les plus fines qui vont se vitrifier à la cuisson.
Les poteries sigillées sont des poteries en argile de basse température (faïence). les températures de cuisson varient entre 1000 et 1100° selon les argiles de base et le vernis en se basant sur le résultat escompté.

Les poteries sont façonnées au tournage, à la main ou faites à l’aide de moules. Elles peuvent être avoir des reliefs ou non, avoir des teintes qui varient de l’orange vif en passant par la rouge, le gris, un aspect métallescent, jusqu’au noir profond. Ces variations infinies vont dépendre du support, de la température de cuisson, du type de cuisson, de ce que l’on peut introduire dans le four au cours de la cuisson, comme du sel, par exemple, le type de combustible, tout est variable à l’infini.

On peut dire qu’une cuisson oxydante (avec oxygène) va apporter des teintes vives et uniformes, alors qu’une cuisson au bois va animer la surface au rythme des flammes et qu’une cuisson réductrice (diminution d’oxygène) ou un enfumage vont donner des teintes beaucoup plus sombres. Les gallo romains, pour obtenir les poteries rouges, cuisaient en oxydation, cuisson avec de l'oxygène alors que les grecs cuisaient en réduction avec de bons enfumages dans des fosses pour imiter la vaisselle métallique.

Pour obtenir des pièces à décor en relief,

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Sceaux et moules de la Grauffesenque

Les potiers gallo romains faisaient préalablement des poinçons, appelés sceaux, d'où le nom donné à cette poterie, qui leur permettaient de créer des moules, généralement en argile dans lequel des poinçons étaient imprimés pour faire le décor en creux. Ces poinçons, « sigillum » qui veut dire sceau étaient faits par des sculpteurs en argile, en os et représentaient des animaux, des dieux, des scènes mythologiques ou de la vie quotidienne, des motifs floraux et végétaux….

Ces moules étaient cuits vers 700, 800° pour que la terre reste poreuse. Trop cuits, ils n'absorberaient plus l’humidité de l’argile et moins cuits ils ne seraient pas assez solides pour supporter la pression de l'estampage et le fait d'être humidifiés plusieurs fois.
Les potiers plaçaient  le moule sur le tour et  plaquait de la terre suffisamment molle pour qu’elle pénètre dans les reliefs en creux sur le fond et les parois.
Le moule s’imbibe de l’humidité de la terre qui, en séchant, prend du retrait et on être démoulée facilement. C'est un peu le principe de la terre qui est moulée dnas le plâtre, le plâtre absorbe l'humidité, ce qui fait se rétracter l'argile et la pièce peut se démouler.
A la sortie du moule, Les finitions peuvent être effectuées, le tournassage du pied, le nettoyage, le lissage du bord…,
Les poteries, une fois sèches sont trempées dans le vernis d’engobe très liquide avant d’être mises à cuire.

Je vous mets en lien le site d'un ami potier qui fait un travail remarquable vers Lausanne et qui pratique à la façon des potiers de l'antiquité. Il a un tour à pied où il reste debout et fait des pièces vraiment remarquables.

Il donne très bien toutes les explications de façonnage, de cuissons, c'est un vrai régal. Et si vous avez la chance de pouvoir passer le voir vous passerez un moment extraordinaire.

Archéocéramique

Photos du musée de Millau

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Je ne pratique pas comme les potiers gallo romains, je ne moule pas ou alors pour m'amuser ou animer des ateliers. J'ai fabriqué des sceaux, la fabrication de chacun d'eaux nécessite huit à dix heures. Cela dépend de la complexité et de la perfection recherchée bien sûr mais le moins complexe m'a demandé cinq heure, une fleur à huit pétales.

c'est tout petit !!!

Pour fabriquer une sigillée vous pouvez consulter la page du blog

A La Terre en Feu... Comment est ce que je fais?

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En dessous, ce sont les pièces des élèves de la formation 2014

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Les pièces sont tournées, longuement tournassées, polies à l’aide d’une agathe ou avec le manche d'une cuiller, pas avec la bosse sinon ça fait des marques, plusieurs fois au cours du séchage puis elles sont recouvertes d’un vernis d’engobe.

Pour obtenir ce vernis d'engobe ou terre sigillée, la terre est  pesée à sec  puis mise à décanter dans l’eau, puis tamisées  lorsqu'elle est bien dissoute à l’aide d’un tamis 60 (60 mailles au cm²).
Bien sûr, si on broie bien l'argile, elle va se diluer très rapidement. Mais pour les argiles ramassées souvent dans des talus, des jardins, des chantiers, il y a des cailloux, des racines etc et ce n'est aps facile à délayer rapidement. Alors on peut les faire tremper le temps qu'il faut et enlever le poids des déchets pour calculer le poids du silicate de soude (1%) par rapport au poids de terre, donc le total moins les déchets.

Une argile de basse température, calcaire donne généralement de bons résultats. sur la page du blog vous trouverez la recette et le processus expliqué

C'est après le tamisage que l'on pèse les 1% (ça peut varier selon les potiers, les façons de faire, ce qui est important c'est d'essayer. Je donne toujours une moyenne et il m'arrive d'ajouter un peu de silicate (0,5 %) si la terre ne décante pas assez et il arrive qu'une terre ne soit pas bonne du tout, elle pourrit ou  se décolle, tout va dépendre de la quantité de matières organiques qu'il y aura dedans.

Certaines terres ne vernissent pas, ou décollent mais vous ne prenez aucun risque, il n'y a pas d'investissement d'argent à faire pour essayer.. Amusez vous !!!!

Une fois le silicate bien mélangé, faites bien un tourbillon dans votre seau pendant deux ou trois minutes, vous laissez reposer 24 heures. 25 ce n'est pas grave, ni 23h30 mais c'est un bon temps pour la décantation. Certaines terres continuent à décanter encore même après que les particules lourdes aient été enlevées

Les particules lourdes vont se déposer au fond du seau pendant ces 24 heures.

On verse alors dans un autre seau la haut de la préparation que l’on garde. Le reste n’est pas conservé, il servira pour les fours papiers. Même pas en engobe, ça décollerai, la terre est morte, on lui a enlevé ses particules fines qui lui donnaient sa plasticité.

Le liquide du dessus peut alors servir immédiatement ou il peut être laissé plusieurs mois à évaporer pour se densifier. On peut entre temps rajouter de l’eau, faire évaporer… Lorsque la terre est devenue très fine, elle vernit et a un aspect lisse, brillant, doux, incomparable…. Un bon vernis est très brillant lorsqu’on le pose sur les pièces crues. En prenant de l’âge, le vernis continue à s’affiner et gagne en onctuosité et en brillance.

Cette façon de travailler est celle que je pratique, elle ne s’appuie que sur des expérimentations, beaucoup de tâtonnements, de recherches. Et même des des potiers différents n'ont pas la même façon de faire, ce qui est important est de regarder leur travail, voir si ça nous convient et petit à petit avoir sa propre sensibilité, ses propres expériences.
Je fais des recherches depuis 40 ans maintenant, jusqu'à ce que j'enseigne la façon de faire la terre sigillée je ne mesurais pas, juste à la consistance, à l'épaisseur, quelquefois au goût... Comme une cuisinière. Je compare souvent pendant les cours la poterie à la cuisine. Il y a des recettes de base mais nous avons tous des expériences différentes... Le tout est de se détendre et de se faire plaisir et pour une fois, ça ne coûte pratiquement rien.
Je cuis les sigillées dnas mon poele. Bien sûr, une ou deux petites pièces à la fois mais une ou deux par jour, ça fait vite un peu de stock et quelle joie de pouvoir offrir son travail ou partager à la veiller le modelage d'un bol pour le cuire quand il est sec et recouvert de la sigillée du jardin ou du voisin ou du talus du chantier d'à côté....!!

On retrouve le sens de la veillée, du partage, de la joie simple, de la beauté de la nature..
Le secret des sigillées réside dans l'amour de la terre, la patience, le temps et le jeu des flammes sur l'épiderme de la terre....


Vous trouverez le détail des prochains stages sur le nouveau site
L'adresse de l'atelier
La Terre en Feu
Les Faux, 24290 Valojoulx

0685230152
Pour venir, il est nécessaire d'appeler. Et si vous avez des questions, n'hésitez pas
A bientôt

04 novembre 2017

Préparation d’une argile ramassée en nature

Vous êtes nombreux à me poser des questions sur la façon de préparer une argile récoltée en nature. Celle ci provient d’un ancien village potier près de l’atelier, Beauregard de Terrasson dans lequel j'ai construit et ai cuit dans un four papier en public le samedi 30 juillet. Le four a été construit, les poteries ont été faites avec l’argile du village.

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Argile sèche que je concasse avec un marteau. Bien sûr il y a plein de façons de faire différentes, l’idée est de concasser grossièrement la terre sèche pour pouvoir diluer et tamiser pour enlever les impuretés, racines, cailloux etc….

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Premiers essais en bétonnière.
D’abord mise en eau, délayage. Galère :)
Deuxième essai, super !!! mise en eau, quelques jours après mélangeur. Bien plus facile
Un ami qui aidait pour le four m’a prêtée main forte. Le tamis est un tamis pour maçons de maille 12 Si vous trouvez 16 c’est plus fin. Ca correspond au nombre de mailles au cm²
Après cuisson je déciderai si je tamise plus finement, 30 ou 60 dans le cas où il y aurait des grains de chaux.
J’ai trouvé intéressants les grains de la terre qui donnent un effet rustique aux surfaces.
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Après tamisage, l’argile a été stockée dans des grandes poubelles. On voit l’eau qui remonte à la surface, que je siphonne avec une poire pour aider au raffermissement.
J’ai mis la barbotine sur des rondeaux de plâtre qui me servent à tourner.
Les premiers tests ont été faits il y a quelques mois pour voir les qualités de cette argile.
Plasticité avec modelage et tournage. Le premier test sur le terrain a été de rouler un petit colombin d’argile humide. On peut aussi voir comment elle colle quand elle est mouillée, ou la taille des craquelures quand elle sèche.
Puis les tests de chaux que l’on ne peut voir qu’après la cuisson

Une fois la terre sur les rondeaux raffermie, elle est mise en pains et battue, battue, battue…Et on remet de la barbotine sur les rondeaux….
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Tournage des premiers pots
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Les rondeaux saturent vite, il faut laisser l’air circuler, c’est un peu mieux. Dès que le plâtre sature, il faut laisser sécher. Toutes ces opérations prennent du temps. Il faut faire très attention de ne pas prendre des grains de plâtre, donc de chaux, qui reprend huit à douze fois son volume à la cuisson, elle se réhydrate. Ainsi, un grain de chaud que l’on ne voit pas avant la cuisson peut avoir la taille d’une tête d’épingle après réhydratation et casser une partie de la pièce

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On peut utiliser des carreaux de plâtre non hydrofuge, surtout mais comme le plâtre est assez léger, mettre un drap permet d’éviter les grains de chaux.
c’est encore un test à faire avec une argile, celui de la chaux. La plupart du temps, en tamisant au tamis 60 cela permet de les diffuser et ils ne se réhydratent plus en boule
On voit d’après les grandes fentes que cette terre contient beaucoup d’argile; Signe de reconnaissance dans la nature, il reste de l’eau pendant longtemps et lorsqu’il n’y en n’a plus il y a de grandes crevasses. plus les crevasses sont grandes, plus la teneur en argile est importante

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Tournage de plus grosses pièces. J’essaie toujours avec le maximum de finesse, c’est le test de plasticité et de résistance à l’évasement, au rétrécissement

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Une fois raffermies, les poteries sont tournassées et partiellement polies. P1120907P1120911 P1120909P1120915 P1120917 P1120918 P1120931 P1120932
Après elles sont mises à sécher
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Puis trempées dans la sigillée, trois fois et lustrées entre chaque couche de sigillée

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Après c’est l’épreuve du feu, en même temps que la petite fête d’inauguration de ce beau grand four, le 16 juillet. Avant la cuisson, je ne pouvais pas continuer le travail. Si il y avait eu de la chaux, j’aurais dû tout reprendre et tamiser au tamis 60. J’ai tamisé au tamis maçon n°14, ça suffit pour cette terre assez pure. Elle a peu de caillou ou de terre végétale. Belle qualité, ce n’est pas pour rien si les potiers étaient installés dans ce village

Enfournement, cuisson au bois, défournement. J’ai de la chance, tous les tests sont impeccables, je peux maintenant commencer à tourner les pièces qui rempliront le four papier
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A 1031° On arrête le feu. On laisse redescendre le four à 400°, cheminées et alandiers ouverts . Deux heures de petit feu, le bas des alandiers, une heure de moyen feu et quatre heures de grand feu. Pas de problème, faces froides en fin de cuisson, très bonne isolation. A voir lorsque nous ferons à l’automne la cuisson haute température…
. Je me prépare pour l’enfumage et on ferme toutes les ouvertures. Remontée en flèche de la température. Tellement performant qu’il a accumulé la chaleur à l’intérieur et il n’arrive pas à redescendre. Plutôt bon signe…
Ca redescend à 280°, je referme les ouvertures et quand je mets les copeaux ça s’enflamme direct !! Pour enfumer il faut enlever quelques briques de la porte
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Après la cuisson, le sol est encore mouillé, le four doit encore sécher
Il faudra attendre deux jours de refroidissement pour pouvoir défourner. Belle récompense, la terre de Beauregard est magnifique !!!
Elle sonne magnifiquement, elle est étanche, a un bel aspect très minéral. C’est aussi le fait qu’elle soit tamisée grossièrement
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Travail avec la boudinneuse pour le pétrissage
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Cadeau du ciel… C’est sportif quand même, les garçons qui sont au stage de tournage me donnent un coup de main; Merci :)
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Et voilà les boudins? Les boules pour tourner les mémères. Pour que ce soit beau dans le four papier, il faut quelques grosses pièces. Je m’inspire de formes traditionnelels du village et je collerai des anses à la manière des anciens potiers P1130273 P1130274 P1130278 P1130280 P1130281 P1130287  P1130305 P1130306 P1130307 P1130308 P1130309 P1130314 P1130316 P1130318
En fin d’après midi j’ai tournassé, demain je collerai les anses et ferai les décorations dans la semaine
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Pour récapituler les différents tests de recherche d’argile en nature, si une terre est très fendue quand elle est sèche ou si l’eau reste longtemps c’est qu’il y a de l’argile

On fait un colombin pour voir sa consistance. Plus le colombin est long, plus la terre est riche en argile

On en récupère un peu, pas besoin de trop tant qu’on ne la pas travaillée et cuite, on la lave, on la tamise, on la met à raffermir et on la travaille, chacun selon sa façon. Tests de plasticité, de solidité, de résistance à la pression des doigts

Test de chaux, c’est révélé après la cuisson; si des points blancs apparaissent c’est qu’il y a de la chaux. Ils peuvent avoir la taille d’une tête d’épingle et casser la pièce

Tests de porosité, le son, l’aspect

Après ces tests on connait un peu mieux son argile et on peut continuer ou pas selon les résultats

L’atelier se trouve à Valojoulx. Il est ouvert toute l’année sur rendez vous car je ne suis pas toujours présente. Appelez moi au 0685230152 pour le visiter

Le site http://laterreenfeu.fr

Pour voir tout le travail qui se fait à l’atelier, la page

bienvenue, à bientôt :)

01 novembre 2017

Enfumage des terres sigillées dans le four bidon acrobatique

 

Il était patriotique, il est devenu

                acrobatique !!!

Même pas peur !!

Nous avons fait fort, cette fois et avons superposé des anneaux de deux fours différents pour avoir un volume d'enfumage plus important vu le nombre de pièces à enfumer
La base est celle du four patriotique et les anneaux supérieurs sont ceux d'un four expérimental que nous avions construit avec Régis pour faire des essais avant de se décider pour un four bidon, plus facile et moins fragile à transporter
Nous avons bien rigolé avec Florent en posant le dernier anneau... :)

Les poteries à enfumer sont des pièces recouvertes de terres sigillées biscuitées.
Le but est de créer des effets sur les poteries.
La terre sigillée rouge, plus fusible a vitrifié à la cuisson et va garder une belle couleur orange, donnée par l’oxyde de fer qui a vitrifié.

La sigillée blanche, plus réfractaire (a un point de fusion plus haut) va s’enfumer plus ou moins selon les endroits du four, les points de contact avec les autres pièces…

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Installation et remplissage du four acrobatique

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La montée en température au bois sous l’œil curieux et gourmand de Biscotte et Casquette qui n'e ratent pas une occasion de réclamer un peu d’herbe ou un quignon…

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Nous avons fait deux heures de feu dans l’alandier,
le four est monté à 450°.
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On a d’abord bourré l’alandier de foin mouillé et de litière des ânes pour créer de la fumée par dessus, cela a créé un enfumage d’atmosphère. (Le matériau d’enfumage ne touche pas les poteries)

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Puis j'ai jeté des copeaux de bois par la cheminée pour un enfumage de contact (les matériaux d’enfumage vont toucher les poteries)

Le four, les alandier ont été bien colmatés pour réduire au maximum les fuites de fumée

Dans une autre fiche je posterai le défournement des poteries

Si vous avez des questions à poser, n'hésitez pas.
Vous pouvez mettre un commentaire, je réponds directement sur la page et tout le monde en profite

Pour visiter le site de l'atelier

Contact: Sophie@laterreenfeu.com
0685230152.

09 novembre 2016

Préparation d'une terre sigillée

Je fais remonter des anciens messages car ce n'est pas facile à trouver tellement il y a eu de fiches pédagogiques et de messages et j'ai ajouté une nouvelle catégorie "Terres sigillées"
Je vais essayer de classer au mieux.. Sorry si ce n'est pas lisible facilement, abonnez vous à la news et aux messages et enregistrez les si vous voulez retrouver les recettes facilement. Je ne posterai aux abonnés que ce message pour ne pas inondre les boîtes aux lettres mais je vais faire remonter plusieurs messages. Si vous avez besoin de les consulter, allez sur les autres messages

Une terre sigillée est une argile mise en eau dont on ne garde que les particules les plus fines      
qui vont vitrifier à la cuisson dont on se sert pour recouvrir les poteries sèches    
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La couleur orange est donnée par la révélation de l’oxyde de fer      
dans une terre rouge après la vitrification.      
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Les grecs employaient des terres sigillées (qui n’avaient pas encore
ce nom) avec des degrés de finesse différents et qui étaient plus ou
moins sensibles aux fumées.       
Le noir était une terre sensible à la fumée qui noircissait lors de l’enfumage et le      
rouge était une terre qui vitrifiait et donc imperméable à l’enfumage. C’est une      
vision un peu raccourcie mais qui peut permettre de comprendre le processus      
de la cuisson de la terre sigillée.      
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Toutes les poteries présentées sont bien sûr des poteries récentes fabriquées
à l'atelier de poterie      
Pour obtenir ces deux couleurs, les pièces sont enfumées en sortie      
de four
en fusion dans des copeaux, herbe, sciure…      
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On peut aussi enfumer dans une grande tranchée, comme les potiers
grecs ou dans un demi fût pour quelques poteries      
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Quelquefois aussi, elles sont cuites dans le four papier…      
Ce qui est important à voir, c’est la multiplicité des résultats selon les      
argiles, les types de cuisson      
         
    
Le nom de '”Terre sigillée” provient du mot “sigillum”, sceau en latin.      
Les sculpteurs gallo romains fabriquaient des poinçons (sceaux) qui servaient      
aux potiers à fabriquer des moules d’agile avec les motifs en creux
.    
Lorsqu’ils estampaient la terre dans les moules (plaquer une terre sur les parois      
d’un moule), les décors sortaient en relief.      
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Ces sceaux et les moules ont été sculptés avec la terre du site gallo      
romain de la Grauffesenque à Millau (12)      
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Cette amphore a été réalisée avec ce moule, deux demi assiettes      
collées, le pied et le goulot sont tournés et les anses tirées, collées      
et poinçonnées en bas. La pièce a été recouverte d’une sigillée et      
cuite au feu de bois dans une atmosphère réductrice.      
Photo 027          DSC07566      
Après tamisage des terres      
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Elles sont mélangées, liquides ou en poudre avec de l’eau et du silicate      
de soude  ou défloculent.      
La recette : 1kg d’argile en poudre         
1 litre et  demi d’eau et 10 grammes de silicate de soude.
    
Certaines argiles ont plus soif que d'autres selon leur plasticité. Les proportions d'eau par rapport à la terre sont une indication. La densité est un meilleur indice; Une bonne pâte à crêpes liquide est un bon repère. 
Il faut bien agiter cinq minutes au mélangeur à peinture monté sur une perceuse      
et laisser décanter 24 heures. Au bout de ce temps, verser délicatement la      
partie supérieure dans un seau et le fond est à jeter. ce qui reste, ce  sont      
les particules lourdes. La terre sigillée est en surface. On peut préparer de la
sigillée avec de la terre diluée, il faudra alors évaluer la proportion d'eau et de
terre pour mettre le silicate.      
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Tremper un tesson de terre sèche et crue dans la sigillée deux fois et laisser sécher      
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On peut luster avec un chiffon très doux, un plastique très fin… Ca brille tout      
de suite      
            C’est une façon simple et rapide de préparer une terre sigillée. Attention
à la soude, elle peut faire décoller la sigillée si la proportion est trop forte. Cela      
donne un aspect également qui peut ressembler à de l’émail.

            On peut obtenir de la sigillée avec d’autres méthodes, la lévigation
(particules d’argile entraînées par de l’eau sur une pente douce), la décantation
lente   (Les particules lourdes vont tomber au fond et on va délicatement
reccueillir le liquide de surface) Pour cela, mélanger une argile à de l’eau de pluie de      
préférence, agiter et laisser reposer une heure. Garder le liquide de surface      
et recommencer jusqu’à 50 fois pour certaines argiles. Ce processus est plus      
lent mais permet d’obtenir de belles terres grasses qui n’ont pas un aspect      
trop brillant.      
 
            Poser la terre sigillée sur un biscuit est délicat et on va rencontrer
de forts risques de décollement.
La couche doit être très fine.

             Certains potiers l'appliquent sur terre sèche, d'autres sur terre
à consistance du cuir 
             Il est possible de colorer les terres sigillées avec des pigments et des
oxydes, des sulfures...Certains oxydes résuisent le brillant de la terre sigillée.
             Il est préférable de bien broyer les couleurs pour obtenir de très fines
particules. Les carbonates et pigments céramiques sont moins lourds que les
oxydes purs. En ce qui me concerne je n'ajoute pas de colorant aux sigillées,
les couleurs sont données par les différentes terres, les différentes atmosphères
de cuisson, les enfumages; les différents fours... Il y a déjà de quoi bien s'amuser ....
             

  DSC07829                   DSC07820      
Il reste à les passer sur les poteries crues, polies, au pinceau, avec un
aérographe, par trempage, …      
PICT0191           PICT0200
Digital image
 
… à les confier au feu et à les sortir en fusion pour les enfumer    
C'est un enfumage par défournement à chaud. Dans d'autres fiches vous trouverez les cuissons au bois, en four papier, dans le four à bois, dans une tranchée d'enfumage, dans un bidon....

C'est infini, chaque cuisson est une découverte et une grande joie souvent partagée pour les cuissons au bois

Cette recette n'est que le fruit de mon expérience. Chaque potier a la sienne, sa température de cuisson et même si elles ont l'air de se contredire elles sont toutes bonnes. Il faut regarder les résultats du potier pour voir les différents résultats et le principal est de faire des tessons et des tessons d'essais. Vous les trouez, notez les terres, la t° de cuisson; le four, ça fait des bracelets témoins qui vous permettront d'avancer vite dans les recherches.

Une fois que vous avez fait les essais sur tessons, faites des essais avec des bols. Cela donnera encore des résultats différents.
      
Il ne vous reste plus qu’à essayer, vous savez tout sur la théorie...
Si vous avez encore des questions   
ou des commentaires, n’hésitez pas, je vous répondrai avec plaisir.

Bons essais à tous !!!
      
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01 juillet 2016

Les gestes essentiels du tournage prochain stage du 19 au 28 juillet 2016. Débutants et perfectionnement

Les gestes essentiels du tournage en vidéos et en images

Le tournage sur rondeau
https://www.youtube.com/watch?v=9jxvNCJsp9Y

https://www.youtube.com/watch?v=aSipYjyVDVI

Le tournage à la quille

Il reste une place pour le stage.

Tous les renseignements sur le site http://laterreenfeu.fr/calendrier-prochaines-formations/tournage/

Les gestes qui suivent sont des gestes acquis avec une expérience pour un résultat précis, aucun de ces gestes n’invalide d’autres façons de faire d’autres potiers même si ils sont différents. Ce qu’il faut regarder chez un potier c’est si son travail nous convient, on peut choisir ses gestes parce qu’ils correspondent à son travail. Un tourneur de série ou un potier traditionnel indien ou marocain ou espagnol…n’aura pas les mêmes gestes qu’un tourneur à la manufacture de Sèvres ou un faïencier. Le résultat choisi amène les gestes nécessaires à développer.

Je vais donc écrire le texte en bas de la page de ce que l’on ne peut pas lire

 Pour pratiquer le tour de façon excellente, la centration, l’attention, la vigilance, la patience, la douceur sont des qualités essentielles. Elles se cultivent et dès le battage le potier commence à se centrer.
Même un débutant, si il arrive à être bien attentif à terminer chaque phase pour passer à la suivante obtient très rapidement de très bons résultats.

Boules de terre….

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Partage de notes sur le tableau pendant une formation de tournage pour mémoriser les gestes du tournage et leur utilité.

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                                                   Battage de la terre                                        

Explication des schémas. Le battage de la terre : Coller la terre sur la table (4 kg minimum). Une moitié dépasse de la table. Le poignet de la main gauche est posé contre la boule. Le fil est dans la main au dessous. La main droite prend le fil en haut, fait le tour avec le fil dans le sens des aiguilles d’une montre et rejoint la main gauche, ce qui coupe la boule. Le poignet gauche maintient la boule coupée, la main droite pose le fil et les deux mains rabattent le morceau coupé sur le morceau resté sur la table. Les deux mains prennent le morceau de terre dans les paumes, pouces devant surtout sans rentrer les doigts dans la terre pour ne pas créer de bulles d’air.
Le corps est bien ancré, bien en face de la table, on lève la terre coupée et on la claque fermement vers l’avant sur la terre posée. (pas vers soi). C’est pour chasser l’air. On plie un peu les genoux, une jambe un peu avancée, le corps est souple et mobile.La terre éclabousse vers l’avant. Puis on retourne la terre face contre la table en lui faisant faire un quart de tour dans le sens des aiguilles d’une montre en la faisant dépasser de la moitié et on recommence la première opération. Si c’est une terre sortie du pain, une vingtaine de tours suffisent, pour du recyclage, 30, 35 fois permettent d’avoir une terre idéale pour un tournage plus facile qui n’aura pas de vrille interne. La préparation des boules est très importante aussi mais trop longue à décrire. Ce qu’il faut retenir c’est qu’il faut beaucoup d’attention pour préparer ses boules si on est débutant pour se faciliter la tâche. Après, cela va dépendre du tournage que l’on fait.
En ce qui me concerne, je tourne très fin et pour bien tendre les formes je fais une ou deux vagues au maximum et termine à l’estèque. De plus étant une femme je n’ai pas beaucoup de force et j’ai besoin de me ménager le dos.

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Le centrage. Le tour en occident tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Pour centrer la terre, il doit tourner plus vite car la vitesse nous aide. Le corps doit être bien calé en toutes circonstances et les pains travaillent ensemble. Le corps est sur la gauche (fesse droite un peu en l’air car en appui sur la gauche), on appuie le bras gauche sur la cuisse. Il est essentiel de se sentir à l’aise et de ne pas se crisper ni forcer. Les mains doivent effleurer la girelle mais ne pas traîner dessus pour ne pas se blesser. On tourne à la barbotine, qui permet de mieux “graisser” la terre sans la laver. Cela toujours dans un souci de travailler avec peu de gestes et très fin.
La main droite pousse grâce au poids du corps. Elle est devant. Selon la taille de la boule, la position varie. Pour une petite boule de 400 gr, par exemple, elle est grande et on utilisera le pouce, l’annulaire et l’auriculaire, l’index et le majeur resteront au dessus de la boule. Pour une boule plus grosse (800gr), c’est le pouce et l’index de la main droite qui seront approchés (comme sur le petit schéma).
Le bras est bien calé, le pouce est en bas. La paume est contre le bas de la boule, la main est sur le côté gauche de la boule. Il est essentiel de bien rester à gauche et de ne pas essayer à attraper la boule pour la maintenir sinon on se fait entraîner. Le corps ne s’appuie pas sur la boule, il reste bien calé, sinon il sera entraîné.
La main gauche est posée derrière contre la boule, contre la main droite pour travailler en un point et ne frotte pas sur la girelle pour ne pas se blesser. Mais le petit doigt ramasse bien le bas de la boule.  Son rôle est d’aider la main droite et de ramasser la terre en bas de la boule.
L’action des deux mains est de presser la terre en poussant avec la main droite, tirant avec la main gauche vers le centre pur mettre la terre au creux des mains.
Comme le corps a de bons appuis, les bras ne bougent pas, la pression juste permet de caler la terre et de la mettre au centre.
Pour centrer, c’est une décision, on doit donner l’impulsion d’énergie nécessaire. Sans notre action la boule restera sur le tour tranquillement. On s’implique dans le tournage, et parfois ce n’est pas facile parce que chaque geste pas encore acquis se voit tout de suite. L’essentiel est de se connecter à ce qui se passe, à faire attention à faire chaque phase l’une après l’autre en prenant ses appuis, en étant détendu…. facile à dire ;=) C’est un voyage intérieur et lorsque l’on rentre vraiment en relation avec la terre, la vitesse, soi même, c’est une danse agile qui procure une joie immense. La patience, la vigilance, l’attention, la douceur sont autant de qualités que le tournage nous demande de développer.

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Le creusage  Le corps est au milieu, le appuis sont sur les deux cuisses. Les bras sont de chaque côté de la boule, les mains sont de part et d’autre de la boule. Sur le schéma on voit le pouce de la main gauche posé sur la boule. Il va servir d’appui à l’index droit qui plonge au cœur de la boule accompagné du pouce. Les doigts extérieurs de la main droite tiennent la boule. La main gauche est bien posée sur la girelle et permet de garder la stabilité pour ne pas décentrer la boule ou cruser de travers. Une légère inclinaison est nécessaire pour ouvrir la boule. La position dépend bien sûr de la taille de la boule, de la forme que l’on souhaite obtenir. On ne va pas creuser de la même façon pour un bol et pour une assiette. On laisse un peu moins d’un centimètre de fonds.
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Le fond plat se fait après le creusage pour préparer le mur. A partir du moment où la terre est creusée, c’est toujours la main gauche qui sera dans le pot pour ne pas aller à contre sens de la terre dont la paroi va s’affiner de plus en plus.
Le majeur, l’annulaire, l’auriculaire de la main gauche sont donc dans le pot, majeur et annulaire au même niveau, c’est eux qui vont aplatir la terre en s’appuyant sur le fonds et en allant vers la droite. Les deux doigts appuient sur le fonds tandis que la face externe du majeur crée la paroi. Ce n’est pas seulement le bout des doigts qui travaillent mais tout le doigt. L’index est en l’air, en dehors du pot, il aide à l’équilibre. La main droite se pose contre le pouce de la main gauche pour pousser et exercer une pression avec la main gauche qui va empêcher la boule de s’élargir trop et bien sûr maintenir l’équilibre pour ne pas décentrer. Le défaut le plus courant est de monter trop vite le mur sans avoir fait un fonds suffisamment large. Il est alors difficile de monter la vague et cela fait des pots très lourds. Pour cela, bien rester en bas de la boule jusqu’à ce que l’épaisseur tout en bas ne dépasse pas 1,5 cm . C’est un défaut que je rencontre souvent chez les débutant, de ne pas terminer un geste et de passer au suivant, d’aller plus vite pour monter que la vitesse du tour, ce qui fait une vis, de rester trop longtemps, ce qui assèche la terre, de mettre trop de barbotine, ce qui fatigue la terre.. Si cela vous arrive, vous pourrez comme ça tenter de les corriger…

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Le mur. Le mur est la continuité du fonds plat. Il sert à prépare la vague. Au début, on peut décomposer; Après plus d’expérience les deux gestes se font l’un à la suite de l’autre dans un même élan. Suivant la forme que l’on veut obtenir on ne lui donnera bien sûr pas la même forme. C’est une pression exercée qui va faire monter la terre. On forme comme une pince entre le pouce de la main gauche (à l’extérieur du pot) et le majeur (à l’intérieur) et la main droite appuyée sert de support pour éviter l’évasement et le décentrage. L’index de la main gauche est en dehors du pot ou dedans selon la taille de la boule, tandis que les autres doigts sont dedans. Le majeur est à plat contre la paroi, c’est ce qui va former un mur. De par la vitesse et la force centrifuge la terre va monter. Les mouvements doivent être réguliers, la pression régulière, la vitesse de montée proportionnelle à la vitesse du tour, les doigts bien barbotinés et c’est parti !!!!!!!!!
Les deux mains sont toujours jointes dans toutes les phases, tournage, tournassage, coupe, tant que la boule a la taille de la main. Après, avec des boules plus grosses on va trouver des appuis avec le corps.
On travaille toujours en un point et on ne descend jamais 
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La vague
  Elle sert à monter la terre et à donner la forme. L’intervalle entre les deux doigts va déterminer l’épaisseur de la paroi.
C’est une pincée très fine en un point très précis. Le contact avec la terre doit être très précis pour ne pas assécher la barbotine et bien monter la terre.
Elle part bien d’en bas et se prépare avec le majeur de la main droite qui prépare un petit creux dans lequel le pouce à l’envers va pouvoir se caler. C’est très difficile à décrire comme position, excusez moi. J’essaierai de trouver des photos qui montrent cette position. La main droite est retournée vers l’extérieur, paume en l’air. Le pouce et l’index sont joints. On se couche sur l’avant bras droit pour être bien calé, on pose le pouce à l’envers dans le creux préparé, l’index contre la paroi et on va caler le majeur de la main gauche à l’intérieur du pot au dessus du pouce de la main droite et on pince. On part bien du bas. Dès que la vague est formée par la pincée on peut monter la terre. Comme toujours, la vitesse de montée doit être proportionnelle à la vitesse du tour, les mains et la paroi sont bien barbotinées, et surtout on garde la même position jusqu’en haut sans tourner les mains. On peut selon la consistance de la terre desserrer un peu la pression entre les deux doigts en arrivant en haut mais en aucun cas lâcher la position des mains. On peut respirer quand la vague est terminée. Travail en apnée recommandé ;-)
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Pour couper : On tient le bord de la paroi avec les doigts pleins de barbotine pour que la terre n’accroche pas et on approche doucement la pointe du couteau jusqu’à toucher l’index qui se trouve en face de la pointe. Lorsque la pointe a traversé la paroi, elle est coupée et on peut retirer l’anneau de terre qui se détache tout seul. Les défauts les plus courants sont d’enfoncer la pointe de façon trop forte, ce qui déforme la paroi, de tirer l’anneau qui se détache avant que la terre soit coupée complètement, ce qui arrache le haut ou fait vriller la paroi, de ne pas avoir le doigt en face de la pointe ou du couteau. Si vous n’arrivez pas bien à couper, vérifiez si vous faîtes bien ces gestes.

Ne pas tirer, ne pas appuyer trop fort, ne pas approcher trop vite la pointe. Tout dans le tournage est une question d’équilibre et de douceur et de centration… Pas de précipitation au risque de voir s’écrouler le travail.

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BarbotineCuls de bolsbols au feuCreusage d'une grosse bouleEn plein cours de tournageenfumage sigilléesEn plein feuEnfumageFeu d'artificeEtincellesenseigne, le potierLa main dans le potfumée noire four à boisLa potière regarde les pièces à la sortie du fourLa potière au tourLes mains dans la barbotineles mains ouvrent la terreoutils au pied du potOuverture du four RakuPot au feuPetit bolprête à enfumerDSC00223DSC00252DSC00136DSC00182DSC00184



Le tournage demande un apprentissage et amène à la connaissance de soi. Il est considéré comme un art martial au Japon. Il faut d'abord apprendre à centrer sa terre, trouver ses points d'appuis, intégrer les bons gestes pour monter les parois du bol ou du cylindre. Mais c'est aussi une approche très personnelle, un moment intime avec soi même. Pour tourner il faut faire le vide dans son esprit, apprendre à ressentir et avoir la conscience de chacun de nos gestes, travailler avec le souffle...

Stage intensif de tournage du 19 au 28 juillet



Quelques images des gestes de base...

Le tournage est considéré par les japonais comme un art martial. Plus qu’une technique, il est la relation intime entre la terre et la personne qui la travaille. Il nécessite une attention, une précision qui apportent la centration. La position, le souffle, la présence sont autant de qualités qui se développent en le pratiquant. L'enseignement est basé sur une approche sensible de la terre, ce qui permet de trouver son propre centre et d'être conscient de ses propres gestes pour les retrouver. Cette conscience est un acquis basé sur les sensations vécues, elle apporte l'autonomie et facilite l'apprentissage.

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Battre et recycler la terre, les premiers gestes

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Pour préparer de bonnes boules faciles à tourner

Ce stage est destiné aux personnes qui souhaitent acquérir des bases de tournage et suffisamment d’aisance pour continuer une pratique autonome. Il est également destiné à permettre aux personnes déjà initiées de se perfectionner, travailler sur des formes ou des difficultés rencontrées, réaliser une théière après en avoir fait le dessin, faire des petites séries.. tout dépendra du niveau des élèves et de leurs besoins.

L'enseignement est différent de celui d'un stage de loisir, le but recherché n'étant pas de "faire des pièces", même si plusieurs sont réalisées, mais d'acquérir une précision et la conscience des gestes. C'est un stage de terre, il n'y a pas de cuisson.
Il peut rentrer dans le cadre de la formation professionnelle et être partiellement ou totalement pris en charge par l’Etat, la Région, l’employeur, la chambre des métiers…

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Le centrage,
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Le mur,
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La vague, le cylindre, les bols, les saladiers,
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pichet, théière, formes rondes, évasées, plates, 
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Quelques explications théoriques

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Tournasser pour parfaire et alléger les formes?
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Poser les anses des pichets? Garnir une théière?
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Tourner une grande assiette?
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Faire un cendrier qui garde les odeurs de tabac?
Et bien d’autres formes encore selon vos besoins et votre niveau …

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Apprendre à tourner les couvercles? Tourner sur rondeaux?

 

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Tourner des formes hautes? Les becs verseurs?

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Des bonnes formes bien rondes?
   
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Le site : http://laterreenfeu.fr

Tel 0685230152. Sophie Houdebert

22 juin 2016

Construction d'un four papier à Beauregard de Terrasson samedi 30 et dimanche 31 juillet

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Désireux de renouer avec le passé potier du village, les associations locales avec l’appui de la municipalité de Beauregard-de-Terrasson organisent une manifestation à caractère patrimonial et festif dont le fil rouge est « la poterie de Beauregard ».
La manifestation, “festivi-Terre aura lieu les samedi et dimanche. Le samedi, vernissage de l’exposition de poteries anciennes de Beauregard, ouverte depuis le matin, et une conférence sur l’historique de la poterie de BEAUREGARD et ses alentours.

Au cours de ce marché je construirai un four papier dans lequel seront cuites des poteries faites avec l’argile de Beauregard.

La construction et la cuisson auront lieu le samedi 30 juillet
Pour voir le film de la construction d'un four papier à l'atelier par Gérard Gali, c'est ici

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Le défournement le dimanche, jour du marché de potiers.
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Le marché de potiers s’inscrit dans la charte du Collectif National des Céramistes (absence de revendeurs, gratuité pour le public, potier référent…) et figurera sur le calendrier du CNC 2016.

Marché de potiers préparé depuis plusieurs mois par une équipe de passionnés bien sympathique. Il sera sans prétention et très convivial. De nombreuses animations seront proposées.
Un atelier pour enfants, la cuisson en four papier de poteries tournées avec de l’argile locale, démonstration de montée d'une jarre à la corde (Maryvonne Jézéquel de Pracontal, potière à Cornille) , démonstrations de tournage, peintres de rues , orchestre musette et groupe musical de l’Atelier Sarladais de Culture Occitane animeront, autour du marché de potiers, les rues du bourg ancien décorées.
L’exposition de poteries anciennes de Beauregard, inaugurée la veille, sera ouverte tout au long de la journée. Un espace restauration / buvette sera implanté.
Les accès routiers seront balisés et des aires de stationnement aménagées.
Cette journée s’inscrit dans une manifestation de plus grande ampleur réunissant des animations riches et variées.


Les inscriptions au marché sont closes


Cette manifestation sera bien sponsorisée, il y aura certainement beaucoup de visiteurs.

Distance de Beauregard à :
- Terrasson-Lavilledieu 8km
- Hautefort 18km
- Montignac-Lascaux 13km
- Sarlat 35km
- Brive 27km

10 mars 2016

J'ai une pièce, qu'est ce que j'en fais? Décoration céramique aux engobes, stage et fiche pédagogique sur les engobes

C'est une formation qui fait partie du cursus du créateur animateur en poterie
Pour l'instant les dates du prochain stage ne sont pas fixées mais la fiche donne des recettes, je la publie à nouveau

L’idée est « J’ai une poterie, qu’est ce que je peux en faire ? »
Autant il est facile de faire les pièces en argile, autant les terminer peut être difficile quand on n'a pas les notions de base. Les engobes sont une technique très facile, peu coûteuse, facile à travailler en animation avec des enfants, non toxique... Tous les avantages !!

Chaque stagiaire choisira un thème qui sera étudié tout au long du stage dans les différentes techniques de décor abordées. Des esquisses peuvent être préparées à l’avance, ce qui permet de gagner du temps. Les stagiaires peuvent aussi apporter une ou plusieurs pièces qui les inspirent dans le but d’essayer d’imiter un décor. Les décors seront réalisés avec des engobes et émaillés ensuite avec de la couverte transparente
Approche des matériaux destinés au décor
Terre crue pour engobages
Cuisson des décors pour mettre la couverte
Outillage de base : Pinceaux, tournette de décorateur, couleurs et émaux, oxydes colorants, terres diverses…

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Préparation de poudres de terre pour faire des engobes
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Incrustations d'engobes
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Décors en relief à la poire, pochoir, poncif, décor au pinceau
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Décor au pinceau, décor en relief
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Préparation et tamisage de la glaçure transparente posée après la première cuisson
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Les résultats
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Fiche pédagogique sur les engobes

 La terre crue

Etude de terres différentes pour des colorations diverses. Utilisation des oxydes et pigments pour les couleurs.
Travail sur terre crue pour engobages. au pinceau, à la poire, au trempage.
Travail de gravures dans les engobes.
Façonnage d’une pièce pour le polissage de la terre et des engobes.
Réalisation de tessons plats pour des essais de couleur. Coloration de terres, application sur les tessons.
Palette de couleur avec plusieurs engobes choisis
Recherche de décors de surface sur les pièces. Que faire d’une poterie une fois que l’on a fait la forme?
Utilisation de terres de différentes consistances pour le décor.
Cuisson du biscuit. Étude des cuissons, courbes.
Émaillage des décors à la couverte
Deuxième cuisson après avoir émaillé les décors cuits.

Les engobes sont très faciles à manipuler et sans danger.
De plus c'est un moyen qui ne coûte pas cher et on peut obtenir énormément de couleurs et les glaçures différentes, selon leur composition révèlent les couleurs d'une façon ou d'une autre.
Lorsque vous avez des engobes, n'hésitez pas à les recouvrir avec des glaçures transparentes différentes.

Les stagiaires décorent des pièces qu'ils apportent ou qu'ils ont réalisé à l'atelier pendant les modules précédents si ils participent au cursus complet

De nombreux essais d'engobes seront réalisés avec des oxydes et ocres, le but étant d'obtenir le maximum de couleurs avec le minimum de produits pour réduire les achats de matériaux.
Nous travaillerons avecplusieurs techniques de décoration, pochoirs, pulvérisation, gravures, travail à la poire, incrustations, poncifs, travail au pinceau.... sur un thème choisi par chaque stagiaire qu'il gardera tout au long du travail.

Au passage, hommage à mon cher professeur Jean Hury qui m'a transmis ces précieuses techniques il y a bien longtemps déjà au lycée Auguste Renoir à Paris :-)

Un engobe est une argile, colorée ou non que l’on pose sur la terre crue pour changer la couleur d’une argile ou pour créer des décors.
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Les engobes sont préparés à partir de terres ramassées, de terres d’atelier réduites en poudre, on peut faire des essais de toutes  les argiles  .
Pour les préparer, suivant ce que l’on compte faire, on peut mettre la terre à tremper dans l’eau puis tamiser la barbotine obtenue au tamis 30 ou au tamis 60 (30 ou 60 mailles au cm²)
Si on souhaite la colorer, il faudra la réduire en poudre, puis la tamiser pour peser la poudre de terre et les oxydes ou colorants. Cela permet d’avoir des résultats que l’on peut reproduire.

Alerte : commentaire

Attention avec les terres en poudre du commerce, ce sont des terres de coulage qui contiennent souvent du silicate de soude pour la défloculer et ce n'est pas bon pour les engobes. Ca peut les faire décoller. Bien demander au fournisseur si elle est pure.

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Broyage de la terre 
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Tamisage, pesée du colorant
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Mélange de la terre, du colorant et de l’eau

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Façonnage de palettes, pose des engobes sur les palettes d’essais

La plupart des engobes colorés se font avec des argiles blanches dans lesquelles on introduit la quantité de colorant souhaité.

Pour donner un ordre d’idée, lorsque j’essaie un nouveau colorant, je prépare 100gr d’argile en poudre tamisée et je rajoute 30 gr de colorant. Cette quantité permet de connaître la couleur. Après, selon l’intensité que l’on souhaite, on peut mettre plus ou moins de colorant.

Par rappport aux oxydes, j’utilise les oxydes de cuivre, cobalt, fer, manganèse et les carbonates de cuivre et de cobalt. Déjà, avec ces oxydes de base, on peut obtenir une grande variété de couleur à des prix raisonnables. Les oxydes sont moins coûteux que les couleurs à peindre.
On peut faire des essais avec, pour 100 gr de terre blanche, 1, 2, 3, 4, 5 gr de carbonates et oxydes de cobalt et de cuivre et de 2, 4, 7, 9, 12 gr d'oxydes de fer et de manganèse

Par contre, pour avoir du jaune, du rose, du rouge, il faudra prendre des couleurs à peindre céramiques.

On peut également utiliser des ocres ramassés, achetés chez les marchands de matériaux pour le bâtiment, utiliser la bouillie bordelaise ou le sulfate de cuivre qui sont des sources de cuivre pas très chères. Tout peut être essayé, il n’y a pas de risque, il faut simplement faire des essais sur des tessons avant de poser de nouveaux matériaux sur une poterie.
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Palettes, pesée avec un trébuchet, préparation des proportions des oxydes pour les petits carreaux

Une fois posés, les engobes et les terres vont sécher complètement avant de passer au four pour la première cuisson. puis, on peut passer un voile de couverte transparente (glaçure) qui va révéler les couleurs et  permettre une utilisation plus faciles des objets. Il est également possible de polir les pièces et de les cirer après cuisson pour garder un aspect satiné.
Lorsque l’on fait des palettes, c’est bien d’en faire une pour laisser la terre cuite sans couverte et une avec un passage de couverte.

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Préparation de la couverte. Mélange de la poudre avec l’eau, tamisage (consistance de la pâte à crêpes)

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Passage de la couverte transparente au pistolet sur les carreaux cuits une première fois

Emaillage par trempage

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DSC_0146Emaillage par trempage et par pulvérisation

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Enfournement des pièces

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A gauche, engobes cuits et à droite, après cuisson avec la couverte



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Engobes après première cuisson et après cuisson de la couverte

On peut évidemment polir la terre, polir les engobes, mettre des terres sigillées, les enfumer…
Vraiment, il y a de quoi essayer !!!

On peut faire toutes sortes de décors à l’aide des engobes, très simples, peu coûteux et vraiment jolis.

N’hésitez pas à faire des essais avec toutes sortes de terres, vraiment, la poterie est simple, il suffit d’oser et d’avoir envie de jouer avec la terre.
Les décors aux engobes sont un moyen facile d’obtenir des résultats satisfaisants sans savoir dessiner ou peindre ou être potier professionnel. Vous pouvez fabriquer votre vaisselle joliment décorée pour peu que vous ayez envie de vous amuser avec la terre, de jouer avec les couleurs… Et si vous n’avez pas de four, vous pouvez aussi cuire dans votre cheminée, votre poêle, dans un four creusé dans un talus….

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Tous les renseignements pratiques, tarifs sont sur la page du site  http://laterreenfeu.fr/decoration-ceramique/

Si vous avez des questions à poser, n’hésitez pas. Vous pouvez aussi poser un commentaire, visiter   le site de l’atelier

Contact: Sophie@laterreenfeu.com
0685230152. Laissez moi vos coordonnées, je peux vous rappeler

21 janvier 2016

Petit glossaire du potier

Barbotine   DSC04603


La barbotine est un mélange de terre et d’eau plus ou moins liquide qui a de nombreux usages, comme le garnissage des poteries, l’assemblage de plusieurs pièces, le tournage, le coulage dans des moules en plâtre….

 

 

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Centrage
Le centrage est le fait de mettre la terre au centre sur le tour par pression des mains. Il est nécessaire que les pièces soient centrées pour pouvoir continuer à monter les pièces sinon les parois ne sont pas régulières.

 


Chamotte

La chamotte est de l’argile déjà cuite que l’on broie plus ou moins finement selon l’usage pour la sculpture, le Raku, pour donner une texture particulière aux poteries. On peut aller jusqu’à 35% dans la terre à Raku, ce qui permet d’accepter le choc thermique et diminue ainsi les risques de casse au défournement, dans les cuissons primitives. Elle diminue le retrait de l’argile dans les sculptures et diminue ainsi les risques de fente au séchage et à la cuisson.

colombins

Colombin
Un colombin est un boudin d’argile fraiche qui sert à monter des poteries à la main, à décorer des la poterieen colombins est une technique primitive dans la céramique importée d'Amérique après leur découverte par Christophe Colomb.
Les boudins qui la composent prirent à cette époque le nom de colombins.
Coulage
Le coulage est le fait de faire des pièces dans des moules en plâtre. Pour cela, on utilise de la barbotine dense mais liquide. On densifie la barbotine pour éviter la saturation d’eau dans les moules et diminuer le temps de séchage. Pour cela, on utilise du défloculent avec un pourcentage précis selon chaque type de terre. On remplit les moules, une pellicule d’argile va se déposer sur le plâtre, plus ou moins épaisse selon la durée du coulage et on va vider l’excédent dès que l’épaisseur des pièces est suffisante.
Décantation
La décantation de l'argile est le fait de la laisser tremper dans de l'eau. Les particules lourdes d'argile tombent au fond du récipient. Pour obtenir
une terre sigillée, l'eau de pluie est plus propice. On peut ajouter un peu de silicate de soude ou des cendres de bois pour aider la séparation des particules lourdes et légères.
Défloculent
Le défloculent est un produit qui permet de densifier l’argile en maintenant les molécules en suspension. Les défloculents les plus utilisés sont le carbonate et le silicate de soude. Pour fabriquer de la terre de coulage versée dans les moules en plâtre, la barbotine est défloculée, ce qui permet d'être plus dense et de ne pas saturer les moules d'eau. Les poteries se démoulent également plus rapidement. Les défloculents pour les terres de coulage sont vendus par les revendeurs en même temps que la terre. Toutes les argiles ne nécessitent pas la même quantité, il faut demander au revendeur de terre ou faire des essais si on ne connaît pas la provenance de l'argile.
Ebauchoir 
ébauchoir Un ébauchoir est un petit outil long en bois dur de préférence, souvent en buis qui peut avoir des formes très variées selon les besoins. Chacune des deux extrémités a une forme différente. Il permet de coller des pièces rapportées, d'aller dans les petits coins là où le doigt ne peut pas aller, de modeler des formes....
Email
Un émail est un revêtement vitreux obtenu par la fonte de la silice. Il doit être calculé très précisément pour avoir de bonnes qualités, bien fondu, agréable à l’œil et au toucher, révélant de belles couleurs, solide pour ne pas être rayé dans les poteries utilitaires…. Chaque potier a ses recettes, ses matières premières, ses façons de cuire, voilà pourquoi les résultats sont si variés. Il se présente sous la forme d’une poudre que l’on prépare avec de l’eau à la consistance d’une pâte à crèpes. On le pose au pistolet, par trempage, au pinceau, à la louche en couche plus ou moins fine selon le résultat escompté. De façon courante, on pose plus ou moins un millimètre d’épaisseur.
Engobe
Un engobe est une terre mélangée à de l’eau qui peut être naturelle ou colorée. Il sert à changer la couleur de base d’une terre ou à faire des décors. On le pose au pinceau, au pistolet, par trempage, à la louche…. On le prépare en broyant et tamisant de l’argile sèche. Si on doit le colorer, on pèse les poudres de terre et d‘oxydes et on rajoute l’eau jusqu’à la consistance d’un yaourt liquide. On peut l’utiliser plus dense ou plus liquide.
Estampage
L'estampage consiste à appliquer une plaque de terre sur une forme concave ou convexe qui sert de moule. Les formes sont en matériau poreux comme le plâtre, par exemple ou il est nécessaire de poser un tissu entre la forme et la terre humide pour éviter que la plaque colle au moule. Les gallo romains utilisaient des moules en terre poreuse dans lesquels ils avaient creusés des décors souvent à l'aide de sceaux ou gravés à la pointe. Ils poussaient la terre contre les parois à l'aide des doigts humides ou d'un outil et le décor sortait en relief après démoulage.
Estèque 
ébauchoirUne estèque est une forme plate en bois, en métal ou autre matériau. Elle a une forme concave, convexe, plate, suivant la poterie que l’on fait. Elle permet de bien lisser la terre lorsque l’on monte une pièce au colombin, de rattraper des formes qui s’affaissent au modelage….
Garnissage
Le garmissage des pièces est le collage des anses, des becs verseurs…

girelle

Girelle
La girelle est la plaque ronde qui tourne sur laquelle on pose la terre. Il existe toutes sortes de girelles de table, sur pied, qui servent au modelage, à la décoration, au façonnage de poteries au colombins…

 

 

Grésée
Une terre est dite grésée lorsqu'elle est rentrée en fusion et a perdu toute porosité. On peut aussi dure qu'elle est vitrifiée. L'argile à grès et la pâte à porcelaine sont des terres riches en alumine et en silice que l'on fait vitrifier. A ce moment là, il y a fusion intime entre la glaçure et la terre.
Fritte

Une fritte est un silicate, mélange de silice avec d’autres matériaux, comme la soude, la potasse qui sont solubles à la température du Raku et que l’on rend insolubles par le procédé du frittage. C’est à dire que l’on porte le mélange choisi en fusion dans des creusets, on fait couler la fusion dans de l’eau et on broie le verre obtenu. Cette poudre très fine est la fritte. Une fois cuite sur une poterie, elle forme une pellicule de verre transparente. Son usage principal est le Raku, mais on peut l’utiliser pour baisser le point de fusion d’un émail. Elle peut être laissée transparente ou être opacifiée, colorée….

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Mandrin
Un mandrin est un outil de forme creuse que le potier tourne pour poser les pièces à l’envers sans que le col touche la girelle et se casse. Avant cuisson, la terre est très fragile, à peu près comme une coquille d’œuf si elle est fine. Il faut appuyer assez fort pour maintenir la pièce lors du tournassage, on a intérêt à ce qu’elle soit bien calée.
Mirette
mirette Petit Outil à manche en bois ayant à chacune de ses extrémités un anneau de métal tranchant ou rond selon les besoins. Les anneaux ont des formes variées, rondes, triangulaires, courbes.... Les mirettes à fil tranchant permettent de tournasser alors que les mirettes à fil rond servent à travailler la terre fraîche, creuser les sculptures...
Mirebauche
mirebauche
Petit outil à manche en bois ayant une mirette à une extrémité et un ébauchoir à l'autre extrémité

Cécile La Chapelle Aubareil-004

Mur
Le mur est la paroi verticale d'un pot que l'on façonne sur le tour. C'est l'opération qui suit le centrage et le creusage. On le fait en exerçant une pression régulière, ferme mais en ne pressant pas trop la terre. Le mur détermine la forme de la pièce. Il sera haut pour un cylindre, arrondi pour une forme ronde....


Neutre
On parle d'atmosphère de cuisson neutre pour une cuisson en four électrique. Il n'y a pas de combustion, pas de production d'oxygène ni de gaz carbonique.
Oxydation
On parle de cuisson oxydante lorsqu'il y a production d'oxygène et bonne combustion lors d'une cuisson.

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Poterie sigillée
La poterie sigillée est une poterie faite à l'aide d'une argile de basse température, rouge ou d'une autre couleur. Les pièces sèches sont recouvertes d'un engobe qui vernit après une lente décantation. Ce vernis est très sensible aux atmosphères de cuisson. L'aspect du tesson une fois cuit est très lisse, satiné et d'une incomparable douceur.

Pyromètre
Un pyromètre est un appareil qui permet de mesurer la température à l'intérieur du four. Il se compose d'une sonde (canne) pyrométrique reliée à un écran sur lequel s'affiche la température.

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Rondeau
Un rondeau est une planche de bois, un disque de plâtre ou autre matériau, de forme ronde qui sert à tourner, poser les pièces lors du modelage…

Réduction
La réduction lors d'une cuisson est le fait de diminuer (réduire) le taux d'oxygène. La combustion se fait alors avec création de monoxyde de carbone qui va agir sur la consistance, la texture, la couleur de la terre et des glaçures. Par exemple, un rouge de cuivre (sang de boeuf) est obtenu avec une glaçure contenant de l'oxyde de cuivre et une cuisson réductrice. Sans réduction, le cuivre donne une couleur variant entre le bleu et le vert. La couleur dépendra toujours de la nature de la glaçure et du pourcentage d'oxyde. De multiples facteurs peuvent faire varier les résultats, épaisseur de la glaçure, température de cuisson, nature du tesson...

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Tournassage
Le tournassage s’effectue sur des poteries qui ont déjà séché un peu et qui ont la consistance du cuir. On pose les pièces sur le tour, à même la girelle ou dans des mandrins et on les « épluche » à l’aide d’outils comme une mirette, un tournassin, une forme en bois, en métal. Chaque potier a ses habitudes. Le tournassage permet de finir parfaitement les pièces si on le fait très soigneusement, de faire un pied, d’alléger les formes lourdes…. On peut terminer avec une lame très fine pour tendre les formes et lisser la terre
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Girelle montée sur un axe qui tourne quand on l'actionne à la main. Elle est indispensable au décorateur pour faire les filets, poser les fonds, faire les décors...

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Vernis d'engobe
Le vernis d'engobe est un terme qui désigne la fine pellicule d'argile décantée que l'on pose sur les poteries de type "sigillée
". Il est obtenu lorsque l'on ne garde que les particules très fines de la terre par décantations successives. Les terres calcaires sont plus propices à la séparation des particules lourdes et légères mais on peut essayer toutes terres argileuses ramassées au cours d'une promenade ou au fond de son jardin, dans une grotte, un talus...

09 janvier 2016

Le feu, la terre sigillée cet été. Le premier stage commence mardi

 

Deux stages en été 2015 pour la terre sigillée et les argiles récoltées dans la nature

      Du 21 au 24 juillet. 

Les terres sigillées, le décor, cuisson au gaz, enfumages à chaud et à froid

 (30 heures pour travailler avec les terres sigillées, spécialisation préparation, pose, décors, réserves et une cuisson au gaz, deux cuissons d’enfumage; une en fusion, une à froid en papillotes)

Cueillette d’argile près de l’atelier. Les premiers tests de reconnaissance, fabrication de la sigillée avec la terre ramassée et les argiles apportées par les élèves
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 Décoration avec des terres sigillées de l’atelier de pièces apportées par les stagiaires.

Pose des sigillées sur les pièces apportées par les élèves
Décors en réserves et au pinceau
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Décors par trempage, lustrage

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Cuissons et enfumages

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Quelques résultats

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Enfumages à partir de pièces refroidies.

C’est particulièrement intéressant pour les personnes qui cuisent en four électrique, cela permet d’obtenir des enfumages à partir de sigillées refroidies

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Le programme complet

Les élèves apportent leurs pièces crues en terre Raku, polies et sèches ainsi que des tessons crus de 4cm X 15cm en terre à Raku

Les deux premiers jours
Préparation et utilisation d’argiles naturelles pour la sigillée, décoration des pièces

– Cueillette d’argile en nature avec les premiers tests de reconnaissance des argiles. Modelage d’un tout petit bol avec chaque terre pour faire un test de cuisson

– Préparation de sigillées avec les argiles naturelles apportées par les élèves et avec des argiles du commerce

– Essais systématiques de sigillées

– Passage de sigillées sur les pièces des élèves

– Décors avec réserves à cru, décors au pinceau, trempage

– Enfournement dans le four à gaz

Le troisième jour

– Cuisson au gaz, défournement de pièces à chaud pour des enfumages légers avec des végétaux, plumes, copeaux, herbe….
– Pendant la cuisson, modelage avec les argiles ramassées dans la nature et apportées par les élèves, la courbe de cuisson, explication du fonctionnement du four à gaz. Film « grand feu en Puisaye », cuisson dans un four à bois traditionnel de St Amand en Puisaye qui a été réparé et remis en service.

Le quatrième jour

– Cuisson d’enfumage en papillotes sur pièces refroidies dans des fûts. Analyse des résultats.

                          ____________________________________________________________________________

Le second stage du 4 au 7 août, terres sigillées, spécial cuissons bois

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Fabrication et pose de terres sigillées le 4 août

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Pour préparer une terre sigillée,  vous pouvez aller voir la fiche technique du blog.

J’en écris régulièrement, elles sont envoyées aux abonnés à leur parution et sont aussi en libre consultation sur le blog.
Vous pouvez vous abonner sur la page d’accueil, on ne reçoit pas de pub, c’est vraiment clean;
Merci à tous les créateurs de logiciels pour que des personnes qui bidouillent puissent faire quelque chose de correct pour partager.

Le 5 août pendant la formation terres sigillées spécifique cuissons et enfumages, la cuisson africaine

Une journée de cuisson africaine. c’est la journée qui permettra aux stagiaires de la poterie africaine de cuire leurs pièces si ils le souhaitent

Collecte des matériaux de cuisson, installation du foyer et des pièces, du cercle de préchauffage.
Préchauffage des pièces et cuisson
Enfumages en sortie de feu
Préparation des papillotes du Pit Firing et de la fosse

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Pit Firing et cuisson au bois  dans le four à flamme renversée le 6 août

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Cuisson en Pit firing dans des papillotes, chaque stagiaire peut

apporter les matériaux de son imagination en plus de ceux qui sont à l’atelier.  

Cuisson dans le four à flamme renversée le 6 août

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Nettoyage des pièces, analyse des résultats le 7 août

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Tarifs de la semaine

30 heures : 540€ (adh) terre et 1ère cuisson comprises, 570€ (non adh)
Cuisson africaine seule : 150€ (adh), 170€ (non adh)
L’adhésion pour une année est de 40€

Dans le cas d’une prise en charge par l’employeur ou l’Etat, nous consulter pour faire un dossier.

Pour qu’ une inscription soit enregistrée, un acompte de 200 € est nécessaire
à l’ordre de « Au grès du feu ». Les Faux 24290 Valojoulx avec vos coordonnées complètes, téléphone, adresse mail.
Après l’inscription, la liste des outils, pièces et matériaux à emporter vous sera communiquée

Film tourné à l’atelier en 2012 sur la construction et la cuisson dans un four papier

Le site