" />
15 novembre 2017

Formation 60 heures terres sigillées . Prochain module de 60 heures du 15 au 25 mars 2016

DSC_0040DSC_0042DSC_0045DSC_0048DSC_0050DSC07485-001DSC07486DSC07496DSC07499-001DSC07511-001DSC07492-001DSC07493DSC07495-001DSC07497-001DSC07500

 Prochain module du mai et juin 2017

Renseignez vous rapidement si vous souhaitez le faire, ce stage se remplit très vite
Huit élèves maximum
Ces stages peuvent rentrer dans le cadre d'un CIF, DIF, chambre des métiers, artistes, artisans,...
C'est un grand moment de l'année, la terre sigillée, c'est trop beau... On va aussi polir les engobes de porcelaine qui deviennent si doux qu'on dirait qu'on a passé du talc sur les pièces... Nous ferons des enfumages légers sur la porcelaine afin de ne pas masquer les décors posés sur la plateforme, dans le four tranchée et dans des fûts.

DSCF8906DSCF8911DSCF8925DSC_0261DSC_0017DSC_0035DSC_0037DSC_0063DSC_0066DSC_0071DSC_0072IMG_0379

Les pièces terminées avant la cuisson...

DSC_0077DSC_0085

avant et après le biscuit

DSC_0271DSC_0339

 Après les premiers polissages, c'est la préparation des terres sigillées... On peut obtenir les sigillées de plusieurs façons. Lévigation, décantation. Pour obtenir rapidement une terre sigillée, on ajoute un peu de silicate de soude et on agite bien. Il faut laisser tomber les particules lourdes d'argile au fond du seau pendant 24 heures puis siphonner pour garder le liquide du dessus.
Chaque stagiaire apportera une terre ramassée et nous préparerons une sigillée avec et de la terre à modeler.
Nous irons faire une cueillette d'argile pour apprendre à les reconnaître sur le terrain

Une page de ce blog est destinée à la fabrication de la terre sigillée avec les recettes, les façons de l’appliquer….

DSC01927 DSC01928 IMG_0039DSC01974

Pose des sigillées, pièces avant enfournement dans le four à gaz pour un défournement des pièces en fusion, lustrage avec un plastique fin ou un chiffon très doux entre chaque couche de terre sigillée

 DSC02008DSC02011
DSC02010DSC02032DSC02035DSC01975DSC02042DSC02045DSC02017
Polissage avec des engobes de porcelaine. C’est très difficile de polir ces engobes de façon régulière et c’est un excellent apprentissage pour ne plus faire de marques…

IMG_0206IMG_0208DSC02002DSC02005 DSC_0257 DSC_0265 
Lorsque les poteries sont sèches le four est rempli
DSC02084 DSC02087 DSC_0001DSC_0148
Puis ouvert en fusion pour défourner et enfumer quelques sigillées …

 DSC02152DSC02153 DSC02159 DSC02147DSC02160 DSC02161 DSC02164 DSC02169DSC02175DSC02185DSC07880DSC02172DSC_0188DSC_0187DSC_0191DSC_0195DSC_0196DSC_0269DSC_0272

Sous le regard curieux des ânes
DSC02188DSC02193DSC02184
Pour ceux et celles qui le connaissent, pensez à lui, il s'est perdu la semaine dernière. Trop triste :(((

Pendant ce temps, cuisson dans le four à bois; D’abord on enfourne…
DSC05922DSC06543DSC06533
 DSC06557DSC06551DSC_0090DSC_0111
Puis c’est la mise à feu

DSC06576DSC06599DSC06606
DSC02200DSC02201DSC02205DSC02208DSC02209DSC02213 DSC02214DSC02215DSC02216 DSC02217DSC02228DSC02231
Moment toujours très convivial...

DSC_0131DSC_0133DSC06623DSC06629IMG_0161

Ca monte en température..Le feu en bas, le feu en haut.... Chacun prend son quart, on a une bonne centaine de photos de la fumée qui sort de la cheminée :) et nous finissons par atteindre rapidement la température escomptée

Le défournement des poteries cuites au bois
DSC02104DSC02105DSC02107

DSC_0292DSC_0485DSC_0487DSC_0494DSC_0524DSC_0544

 On voit bien la différence entre la cuisson au bois et la cuisson oxydante au gaz !!!

DSC_0525DSC_0526DSC_0535DSC_0542DSC02261DSC02263DSC02274DSC02267DSC02268DSC02275DSC02269

 DSC02110DSC02113
Puis les pièces cuites seront enfumées dans des copeaux, du papier, de l’herbe…
Préparation des papillotes...

DSCF9186DSCF9187DSCF9188DSC07408DSCF9189DSCF9192DSC07414DSC07492-001

Réserves de porcelaine dans les papillotes, avant et après enfumage
DSC07419-001DSC07514DSC07512DSC07515-001DSC07516-001DSC07495-001DSC07497DSC07500DSC07421-001DSC07517-001

DSC07485-001DSC07486-001DSC07496DSC07499-001DSC07510DSC07488

Ambiance enfumage...

 DSC02346DSC02347DSC02348 DSC02355DSC02359DSC02361
DSC02334 DSC02336 DSC02340

Le nettoyage pour découvrir les effets du feu sur les pièces engobées et les terres sigillées
 DSC02360  DSC02364 DSC02365  DSC02367  DSC02371 DSC02372 007009DSC07877

Engobes de porcelaine…

enfumage_002enfumage_036DSC02402DSC02403 DSC02404 DSC02407 DSC02410 DSC02412
Terres sigillées

IMG_0266IMG_0267DSC08014DSC02381DSC02383 DSC02384 DSC02385 DSC02388 DSC02406 DSC02409 DSC02414 DSC02417 DSC02418 DSC02422DSC02398DSC02399DSC02401DSC02408 DSC02420DSC_0398DSC_0399
 Tous les renseignements sont sur les sites

http://laterreenfeu.fr/les-terres-sigillees-polissage-aux-engobes-porcelaine-cuisson-au-bois-enfumages/
http://laterreenfeu.fr/formations-pro/contenu-pedagogique/

http://laterreenfeu.free.fr/augresdufeu/fpts01.htm
Pour voir le programme des stages et formations :

http://laterreenfeu.fr/calendrier-prochaines-formations/  

 

Renseignements : 0685230152

LA PAGE

Site http://laterreenfeu.com   et http://laterreenfeu.fr
Blog http://laterreenfeu.canalblog.com
sophie@laterreenfeu.com

Adresse :  Valojoulx lieu dit "Les Faux " 24290 Valojoulx (Route de Thonac à La chapelle Aubareil)
Et si vous avez juste envie de passer voir ce qui se passe, n’hésitez pas sur rendez vous
Il est indispensable de téléphoner avant  en raison des activités multiples extérieures
Il y a aussi une exposition vente.



Cueillette d'argiles dans la nature et leur préparation

Un jour de printemps, nous sommes allés avec un stagiaire dans un endroit      
magnifique, paradis des potiers, patauger allègrement et ramasser des seaux      
de précieux nectar que plus tard nous avons préparé pour nous en servir de      
terre de tournage et de terre sigillée.      
   
fabrik 125    fabrik 124    
fabrik 140    fabrik 141    
fabrik 143           fabrik 144    
Divers endroits d’un lieu riche en argiles   
fabrik 145     fabrik 147    
Etat des bottes et de la voiture après la cueillette….    
Pour reconnaître l’argile au détour des chemins, déjà, lorsque l’eau reste      
longtemps après la pluie, c’est louche. Si en plus la terre colle aux bottes,      
ça devient de plus en plus intéressant. On peut essayer de faire un petit      
boudin d’argile, la longueur de ce petit colombin déterminera la richesse      
en argile de cette terre.      
Photo 010     Photo 042      
La terre est mise à décanter puis tamisée. Ici, tamis 60.      
DSC07590   DSC07615      
Elle est mise sur des rondeaux de plâtre qui vont absorber l’humidité et      
permettre d’obtenir une pâte prête à mettre en ponts. Ces “ponts”      
d’argile sont laissés le temps qu’il faut à la terre pour se raffermir suffisemment      
pour être travaillée au modelage ou au tour.      
DSC07601    DSC07616   
DSC07755    P1070777 
Quelquefois, on trouve les terres dures, on peut les concasser avant de      
les mettre en eau      
DSC07718    DSC07720      
DSC07724Photo 015Photo 045      
Elles sont mélangées au bâton pour les petites quantités, au mélangeur  à      
peinture pour les plus grosses quantités, tamisées et mises sur rondeaux 
      
Les terre récoltées s’utilisent au tour, pour modeler, selon leurs propriétés.      
Il faut faire des tests et surtout les cuire pour déterminer si on peut les      
utiliser. Si une terre continent trop de chaux, les pyrites vont reprendre      
de 8 à 12 fois leur volume en s’hydratant après cuisson et cela peut même      
casser des pièces.
Faites des essais, les argiles cueillies n’ont rien à voir avec      
terres que l’on peut acheter.
La joie de les travailler, d’apprendre à les      
reconnaître est immense.      
      
Si vous avez besoin d’un renseignement, d’un conseil, n’hésitez pas à me      
questionner, je vous répondrai avec plaisir

Pour voir le site de l’atelier      
      
Vous pouvez vous abonner à la newsletter de ce blog. C'est très facile, en haut à droite.
Vous pourrez recevoir alors la news du mois avec les messages nouveaux (cette page est un message)

 

    
      
      
      
      
      
      

Préparation d'une terre sigillée

Je fais remonter des anciens messages car ce n'est pas facile à trouver tellement il y a eu de fiches pédagogiques et de messages et j'ai ajouté une nouvelle catégorie "Terres sigillées"
Je vais essayer de classer au mieux.. Sorry si ce n'est pas lisible facilement, abonnez vous à la news et aux messages et enregistrez les si vous voulez retrouver les recettes facilement. Je ne posterai aux abonnés que ce message pour ne pas inonder les boîtes aux lettres mais je vais faire remonter plusieurs messages. Si vous avez besoin de les consulter, allez sur les autres messages
Une terre sigillée est une argile mise en eau dont on ne garde que les particules les plus fines     
qui vont vitrifier à la cuisson dont on se sert pour recouvrir les poteries sèches    
a 001 a 014
La couleur orange est donnée par la révélation de l’oxyde de fer      
dans une terre rouge après la vitrification.      
IMGP0325IMGP0289 b 020
PICT0031 IMGP0348
Les grecs employaient des terres sigillées (qui n’avaient pas encore
ce nom) avec des degrés de finesse différents et qui étaient plus ou
moins sensibles aux fumées.       
Le noir était une terre sensible à la fumée qui noircissait lors de l’enfumage et le      
rouge était une terre qui vitrifiait et donc imperméable à l’enfumage. C’est une      
vision un peu raccourcie mais qui peut permettre de comprendre le processus      
de la cuisson de la terre sigillée.      
DSCN0063 DSCN0074
Toutes les poteries présentées sont bien sûr des poteries récentes, pas antiques que j’ai fabriquées.      
Pour obtenir ces deux couleurs, les pièces sont enfumées en sortie      
de four en fusion dans des copeaux, herbe, sciure…     
a 018e 002b 002
d 011 e 009
On peut aussi enfumer dans une grande tranchée, comme les potiers
grecs ou dans un demi fût pour quelques poteries      
DSCN0033 DSCN0034
DSCN0038 DSCN0039
Quelquefois aussi, elles sont cuites dans le four papier…      
Ce qui est important à voir, c’est la multiplicité des résultats selon les      
argiles, les types de cuisson      
Le nom de '”Terre sigillée” provient du mot “sigillum”, sceau en latin.      
Les sculpteurs gallo romains fabriquaient des poinçons (sceaux) qui servaient      
aux potiers à fabriquer des moules d’agile avec les motifs en creux.    
Lorsqu’ils estampaient la terre dans les moules (plaquer une terre sur les parois     
d’un moule), les décors sortaient en relief.      
DSC07851 DSC07856
Ces sceaux et les moules ont été sculptés avec la terre du site gallo      
romain de la Grauffesenque à Millau (12)      
DSC07855 DSC07852
Cette amphore a été réalisée avec ce moule, deux demi assiettes      
collées, le pied et le goulot sont tournés et les anses tirées, collées      
et poinçonnées en bas. La pièce a été recouverte d’une sigillée et      
cuite au feu de bois dans une atmosphère réductrice.      
Photo 027 DSC07566
Après tamisage des terres      
DSC07604 DSC07605
Elles sont mélangées, liquides ou en poudre avec de l’eau et du silicate      
de soude  ou défloculent.      
La recette : 1kg d’argile en poudre
1 litre et  demi d’eau voire plus, cela dépend des argiles et 10 grammes de silicate de soude.

Certaines argiles ont plus soif que d'autres selon leur plasticité. Les proportions d'eau par rapport à la terre sont une indication. La densité est un meilleur indice; Une bonne pâte à crêpes liquide est un bon repère. 
Il faut bien agiter cinq minutes au mélangeur à peinture monté sur une perceuse      
et laisser décanter 24 heures. Au bout de ce temps, verser délicatement la      
partie supérieure dans un seau et le fond est à jeter. ce qui reste, ce  sont      
les particules lourdes. La terre sigillée est en surface. On peut préparer de la
sigillée avec de la terre diluée, il faudra alors évaluer la proportion d'eau et de
terre pour mettre le silicate.     
DSC07689DSC07699DSC07701
Tremper un tesson de terre sèche et crue dans la sigillée deux fois et laisser sécher      
DSC07800 DSC07711
On peut luster avec un chiffon très doux, un plastique très fin… Ca brille tout      
de suite      
            C’est une façon simple et rapide de préparer une terre sigillée. Attention
à la soude, elle peut faire décoller la sigillée si la proportion est trop forte. Cela      
donne un aspect également qui peut ressembler à de l’émail.
            On peut obtenir de la sigillée avec d’autres méthodes, la lévigation
(particules d’argile entraînées par de l’eau sur une pente douce), la décantation
lente   (Les particules lourdes vont tomber au fond et on va délicatement
reccueillir le liquide de surface) Pour cela, mélanger une argile à de l’eau de pluie de      
préférence, agiter et laisser reposer une heure. Garder le liquide de surface      
et recommencer jusqu’à 50 fois pour certaines argiles. Ce processus est plus      
lent mais permet d’obtenir de belles terres grasses qui n’ont pas un aspect      
trop brillant.      
            Poser la terre sigillée sur un biscuit est délicat et on va rencontrer
de forts risques de décollement. La couche doit être très fine.
             Certains potiers l'appliquent sur terre sèche, d'autres sur terre
à consistance du cuir 
             Il est possible de colorer les terres sigillées avec des pigments et des
oxydes, des sulfures...Certains oxydes résuisent le brillant de la terre sigillée.
             Il est préférable de bien broyer les couleurs pour obtenir de très fines
particules. Les carbonates et pigments céramiques sont moins lourds que les
oxydes purs. En ce qui me concerne je n'ajoute pas de colorant aux sigillées,
les couleurs sont données par les différentes terres, les différentes atmosphères
de cuisson, les enfumages; les différents fours... Il y a déjà de quoi bien s'amuser ....
DSC07829 DSC07820
Il reste à les passer sur les poteries crues, polies, au pinceau, avec un
aérographe, par trempage, … 
PICT0191 PICT0200
Digital image

… à les confier au feu et à les sortir en fusion pour les enfumer   
C'est un enfumage par défournement à chaud. Dans d'autres fiches vous trouverez les cuissons au bois, en four papier, dans le four à bois, dans une tranchée d'enfumage, dans un bidon....

C'est infini, chaque cuisson est une découverte et une grande joie souvent partagée pour les cuissons au bois
Cette recette n'est que le fruit de mon expérience. Chaque potier a la sienne, sa température de cuisson et même si elles ont l'air de se contredire elles sont toutes bonnes. Il faut regarder les résultats du potier pour voir les différents résultats et le principal est de faire des tessons et des tessons d'essais. Vous les trouez, notez les terres, la t° de cuisson; le four, ça fait des bracelets témoins qui vous permettront d'avancer vite dans les recherches.
Une fois que vous avez fait les essais sur tessons, faites des essais avec des bols. Cela donnera encore des résultats différents.
Il ne vous reste plus qu’à essayer, vous savez tout sur la théorie...
Si vous avez encore des questions   
ou des commentaires, n’hésitez pas, je vous répondrai avec plaisir.
Bons essais à tous !!!
Vous pouvez aussi vous abonner à la newsletter et à la réception des nouveaux      
messages (cette page est un message) en haut à droite, vous notez votre adresse.  

Si vous souhaitez recevoir aussi les fiches pédagogiques, cochez la case "recevoir toutes les notifications"  
Pour voir le site

Pour voir la page
La Terre en Feu, Les Faux , 24290  Valojoulx  0685230152
Appelez moi si vous voulez venir, l'atelier se visite sur rendez vous. A bientôt

07 novembre 2017

Fabrication de la terre sigillée au temps des gallo romains

Site Gallo Romain de la Grauffesenque à Millau
Grauffesenque ancien four IMG_0313 Alendier d'un ancien four gallo romain IMG_0318 IMG_0331 IMG_0353 IMG_0324

Fabrication des poteries Sigillées

Dans la poterie sigillée, il y a d’une part le support, décoré ou non et le vernis d’engobe, que l'on appelle la terre sigillée,  terre finement et longuement décantée pour ne garder que les particules les plus fines qui vont se vitrifier à la cuisson.
Les poteries sigillées sont des poteries en argile de basse température (faïence). les températures de cuisson varient entre 1000 et 1100° selon les argiles de base et le vernis en se basant sur le résultat escompté.

Les poteries sont façonnées au tournage, à la main ou faites à l’aide de moules. Elles peuvent être avoir des reliefs ou non, avoir des teintes qui varient de l’orange vif en passant par la rouge, le gris, un aspect métallescent, jusqu’au noir profond. Ces variations infinies vont dépendre du support, de la température de cuisson, du type de cuisson, de ce que l’on peut introduire dans le four au cours de la cuisson, comme du sel, par exemple, le type de combustible, tout est variable à l’infini.

On peut dire qu’une cuisson oxydante (avec oxygène) va apporter des teintes vives et uniformes, alors qu’une cuisson au bois va animer la surface au rythme des flammes et qu’une cuisson réductrice (diminution d’oxygène) ou un enfumage vont donner des teintes beaucoup plus sombres. Les gallo romains, pour obtenir les poteries rouges, cuisaient en oxydation, cuisson avec de l'oxygène alors que les grecs cuisaient en réduction avec de bons enfumages dans des fosses pour imiter la vaisselle métallique.

Pour obtenir des pièces à décor en relief,

IMG_0418 IMG_0420 IMG_0421 IMG_0423 IMG_0424 IMG_0425 IMG_0426 IMG_0428 IMG_0429 IMG_0430 IMG_0431 IMG_0432 IMG_0433 IMG_0445 IMG_0447 IMG_0454
Sceaux et moules de la Grauffesenque

Les potiers gallo romains faisaient préalablement des poinçons, appelés sceaux, d'où le nom donné à cette poterie, qui leur permettaient de créer des moules, généralement en argile dans lequel des poinçons étaient imprimés pour faire le décor en creux. Ces poinçons, « sigillum » qui veut dire sceau étaient faits par des sculpteurs en argile, en os et représentaient des animaux, des dieux, des scènes mythologiques ou de la vie quotidienne, des motifs floraux et végétaux….

Ces moules étaient cuits vers 700, 800° pour que la terre reste poreuse. Trop cuits, ils n'absorberaient plus l’humidité de l’argile et moins cuits ils ne seraient pas assez solides pour supporter la pression de l'estampage et le fait d'être humidifiés plusieurs fois.
Les potiers plaçaient  le moule sur le tour et  plaquait de la terre suffisamment molle pour qu’elle pénètre dans les reliefs en creux sur le fond et les parois.
Le moule s’imbibe de l’humidité de la terre qui, en séchant, prend du retrait et on être démoulée facilement. C'est un peu le principe de la terre qui est moulée dnas le plâtre, le plâtre absorbe l'humidité, ce qui fait se rétracter l'argile et la pièce peut se démouler.
A la sortie du moule, Les finitions peuvent être effectuées, le tournassage du pied, le nettoyage, le lissage du bord…,
Les poteries, une fois sèches sont trempées dans le vernis d’engobe très liquide avant d’être mises à cuire.

Je vous mets en lien le site d'un ami potier qui fait un travail remarquable vers Lausanne et qui pratique à la façon des potiers de l'antiquité. Il a un tour à pied où il reste debout et fait des pièces vraiment remarquables.

Il donne très bien toutes les explications de façonnage, de cuissons, c'est un vrai régal. Et si vous avez la chance de pouvoir passer le voir vous passerez un moment extraordinaire.

Archéocéramique

Photos du musée de Millau

Fts100v500R00 Fts101h500R01 Fts102h500R02 Fts103h500R03 Fts104h500R04 Fts105h500R05 Fts106h500R06 sigillées 010 sigillées 028 sigillées 029 sigillées 030 sigillées 032 sigillées 036 sigillées 037 sigillées 040 sigillées 058 sigillées 063 sigillées 067 sigillées 072 sigillées 077 sigillées 079 sigillées 082 sigillées 083 sigillées 084

Je ne pratique pas comme les potiers gallo romains, je ne moule pas ou alors pour m'amuser ou animer des ateliers. J'ai fabriqué des sceaux, la fabrication de chacun d'eaux nécessite huit à dix heures. Cela dépend de la complexité et de la perfection recherchée bien sûr mais le moins complexe m'a demandé cinq heure, une fleur à huit pétales.

c'est tout petit !!!

Pour fabriquer une sigillée vous pouvez consulter la page du blog

A La Terre en Feu... Comment est ce que je fais?

DSC08747 DSC08748 DSC08749 DSC08752 DSC08753 DSC08755 DSC08353 DSC08364 DSC08365 DSC08370 DSC08377 DSC08378 DSC08387 DSC08390 DSC08392 DSC08394 DSC08398 DSC08401 PENTAX Image PENTAX Image PENTAX Image PENTAX Image PENTAX Image PENTAX Image PENTAX Image Digital image Digital image Digital image Digital image Digital image Digital image Digital image6 Peuple de pots

En dessous, ce sont les pièces des élèves de la formation 2014

DSC07486DSC07496DSC07499DSC07517DSC07510

Les pièces sont tournées, longuement tournassées, polies à l’aide d’une agathe ou avec le manche d'une cuiller, pas avec la bosse sinon ça fait des marques, plusieurs fois au cours du séchage puis elles sont recouvertes d’un vernis d’engobe.

Pour obtenir ce vernis d'engobe ou terre sigillée, la terre est  pesée à sec  puis mise à décanter dans l’eau, puis tamisées  lorsqu'elle est bien dissoute à l’aide d’un tamis 60 (60 mailles au cm²).
Bien sûr, si on broie bien l'argile, elle va se diluer très rapidement. Mais pour les argiles ramassées souvent dans des talus, des jardins, des chantiers, il y a des cailloux, des racines etc et ce n'est aps facile à délayer rapidement. Alors on peut les faire tremper le temps qu'il faut et enlever le poids des déchets pour calculer le poids du silicate de soude (1%) par rapport au poids de terre, donc le total moins les déchets.

Une argile de basse température, calcaire donne généralement de bons résultats. sur la page du blog vous trouverez la recette et le processus expliqué

C'est après le tamisage que l'on pèse les 1% (ça peut varier selon les potiers, les façons de faire, ce qui est important c'est d'essayer. Je donne toujours une moyenne et il m'arrive d'ajouter un peu de silicate (0,5 %) si la terre ne décante pas assez et il arrive qu'une terre ne soit pas bonne du tout, elle pourrit ou  se décolle, tout va dépendre de la quantité de matières organiques qu'il y aura dedans.

Certaines terres ne vernissent pas, ou décollent mais vous ne prenez aucun risque, il n'y a pas d'investissement d'argent à faire pour essayer.. Amusez vous !!!!

Une fois le silicate bien mélangé, faites bien un tourbillon dans votre seau pendant deux ou trois minutes, vous laissez reposer 24 heures. 25 ce n'est pas grave, ni 23h30 mais c'est un bon temps pour la décantation. Certaines terres continuent à décanter encore même après que les particules lourdes aient été enlevées

Les particules lourdes vont se déposer au fond du seau pendant ces 24 heures.

On verse alors dans un autre seau la haut de la préparation que l’on garde. Le reste n’est pas conservé, il servira pour les fours papiers. Même pas en engobe, ça décollerai, la terre est morte, on lui a enlevé ses particules fines qui lui donnaient sa plasticité.

Le liquide du dessus peut alors servir immédiatement ou il peut être laissé plusieurs mois à évaporer pour se densifier. On peut entre temps rajouter de l’eau, faire évaporer… Lorsque la terre est devenue très fine, elle vernit et a un aspect lisse, brillant, doux, incomparable…. Un bon vernis est très brillant lorsqu’on le pose sur les pièces crues. En prenant de l’âge, le vernis continue à s’affiner et gagne en onctuosité et en brillance.

Cette façon de travailler est celle que je pratique, elle ne s’appuie que sur des expérimentations, beaucoup de tâtonnements, de recherches. Et même des des potiers différents n'ont pas la même façon de faire, ce qui est important est de regarder leur travail, voir si ça nous convient et petit à petit avoir sa propre sensibilité, ses propres expériences.
Je fais des recherches depuis 40 ans maintenant, jusqu'à ce que j'enseigne la façon de faire la terre sigillée je ne mesurais pas, juste à la consistance, à l'épaisseur, quelquefois au goût... Comme une cuisinière. Je compare souvent pendant les cours la poterie à la cuisine. Il y a des recettes de base mais nous avons tous des expériences différentes... Le tout est de se détendre et de se faire plaisir et pour une fois, ça ne coûte pratiquement rien.
Je cuis les sigillées dnas mon poele. Bien sûr, une ou deux petites pièces à la fois mais une ou deux par jour, ça fait vite un peu de stock et quelle joie de pouvoir offrir son travail ou partager à la veiller le modelage d'un bol pour le cuire quand il est sec et recouvert de la sigillée du jardin ou du voisin ou du talus du chantier d'à côté....!!

On retrouve le sens de la veillée, du partage, de la joie simple, de la beauté de la nature..
Le secret des sigillées réside dans l'amour de la terre, la patience, le temps et le jeu des flammes sur l'épiderme de la terre....


Vous trouverez le détail des prochains stages sur le nouveau site
L'adresse de l'atelier
La Terre en Feu
Les Faux, 24290 Valojoulx

0685230152
Pour venir, il est nécessaire d'appeler. Et si vous avez des questions, n'hésitez pas
A bientôt

04 novembre 2017

Préparation d’une argile ramassée en nature

Vous êtes nombreux à me poser des questions sur la façon de préparer une argile récoltée en nature. Celle ci provient d’un ancien village potier près de l’atelier, Beauregard de Terrasson dans lequel j'ai construit et ai cuit dans un four papier en public le samedi 30 juillet. Le four a été construit, les poteries ont été faites avec l’argile du village.

P1130347P1130354P1130348P1120535P1120547P1120548 
Argile sèche que je concasse avec un marteau. Bien sûr il y a plein de façons de faire différentes, l’idée est de concasser grossièrement la terre sèche pour pouvoir diluer et tamiser pour enlever les impuretés, racines, cailloux etc….

   P1120730P1120531P1120545P1120532      

Premiers essais en bétonnière.
D’abord mise en eau, délayage. Galère :)
Deuxième essai, super !!! mise en eau, quelques jours après mélangeur. Bien plus facile
Un ami qui aidait pour le four m’a prêtée main forte. Le tamis est un tamis pour maçons de maille 12 Si vous trouvez 16 c’est plus fin. Ca correspond au nombre de mailles au cm²
Après cuisson je déciderai si je tamise plus finement, 30 ou 60 dans le cas où il y aurait des grains de chaux.
J’ai trouvé intéressants les grains de la terre qui donnent un effet rustique aux surfaces.
P1120727P1120728 P1120729P1120731 P1120734 P1120736
Après tamisage, l’argile a été stockée dans des grandes poubelles. On voit l’eau qui remonte à la surface, que je siphonne avec une poire pour aider au raffermissement.
J’ai mis la barbotine sur des rondeaux de plâtre qui me servent à tourner.
Les premiers tests ont été faits il y a quelques mois pour voir les qualités de cette argile.
Plasticité avec modelage et tournage. Le premier test sur le terrain a été de rouler un petit colombin d’argile humide. On peut aussi voir comment elle colle quand elle est mouillée, ou la taille des craquelures quand elle sèche.
Puis les tests de chaux que l’on ne peut voir qu’après la cuisson

Une fois la terre sur les rondeaux raffermie, elle est mise en pains et battue, battue, battue…Et on remet de la barbotine sur les rondeaux….
 P1120745 P1120747 P1120750 P1120751

Tournage des premiers pots
P1120752 P1120753 P1120775 P1120777

Les rondeaux saturent vite, il faut laisser l’air circuler, c’est un peu mieux. Dès que le plâtre sature, il faut laisser sécher. Toutes ces opérations prennent du temps. Il faut faire très attention de ne pas prendre des grains de plâtre, donc de chaux, qui reprend huit à douze fois son volume à la cuisson, elle se réhydrate. Ainsi, un grain de chaud que l’on ne voit pas avant la cuisson peut avoir la taille d’une tête d’épingle après réhydratation et casser une partie de la pièce

 P1120782 P1120783

On peut utiliser des carreaux de plâtre non hydrofuge, surtout mais comme le plâtre est assez léger, mettre un drap permet d’éviter les grains de chaux.
c’est encore un test à faire avec une argile, celui de la chaux. La plupart du temps, en tamisant au tamis 60 cela permet de les diffuser et ils ne se réhydratent plus en boule
On voit d’après les grandes fentes que cette terre contient beaucoup d’argile; Signe de reconnaissance dans la nature, il reste de l’eau pendant longtemps et lorsqu’il n’y en n’a plus il y a de grandes crevasses. plus les crevasses sont grandes, plus la teneur en argile est importante

P1120789 P1120790 P1120797 P1120798 

Tournage de plus grosses pièces. J’essaie toujours avec le maximum de finesse, c’est le test de plasticité et de résistance à l’évasement, au rétrécissement

P1120807 P1120809 P1120810 P1120812 P1120813 P1120814 P1120815 P1120817 P1120818 P1120823

Une fois raffermies, les poteries sont tournassées et partiellement polies. P1120907P1120911 P1120909P1120915 P1120917 P1120918 P1120931 P1120932
Après elles sont mises à sécher
P1120958 P1120959 P1120960 P1120970
Puis trempées dans la sigillée, trois fois et lustrées entre chaque couche de sigillée

P1120990 P1120992 P1120994 P1120998 P1120999 P1130002 P1130003 P1130004
Après c’est l’épreuve du feu, en même temps que la petite fête d’inauguration de ce beau grand four, le 16 juillet. Avant la cuisson, je ne pouvais pas continuer le travail. Si il y avait eu de la chaux, j’aurais dû tout reprendre et tamiser au tamis 60. J’ai tamisé au tamis maçon n°14, ça suffit pour cette terre assez pure. Elle a peu de caillou ou de terre végétale. Belle qualité, ce n’est pas pour rien si les potiers étaient installés dans ce village

Enfournement, cuisson au bois, défournement. J’ai de la chance, tous les tests sont impeccables, je peux maintenant commencer à tourner les pièces qui rempliront le four papier
P1130024P1130027 P1130026 P1130032DSC_6138 DSC_61311 DSC_61541 P1130041 P1130047 P1130052 P1130053 P1130056 P1130057 P1130073 P1130059 P1130060
A 1031° On arrête le feu. On laisse redescendre le four à 400°, cheminées et alandiers ouverts . Deux heures de petit feu, le bas des alandiers, une heure de moyen feu et quatre heures de grand feu. Pas de problème, faces froides en fin de cuisson, très bonne isolation. A voir lorsque nous ferons à l’automne la cuisson haute température…
. Je me prépare pour l’enfumage et on ferme toutes les ouvertures. Remontée en flèche de la température. Tellement performant qu’il a accumulé la chaleur à l’intérieur et il n’arrive pas à redescendre. Plutôt bon signe…
Ca redescend à 280°, je referme les ouvertures et quand je mets les copeaux ça s’enflamme direct !! Pour enfumer il faut enlever quelques briques de la porte
P1130093 P1130087 P1130094 P1130095
Après la cuisson, le sol est encore mouillé, le four doit encore sécher
Il faudra attendre deux jours de refroidissement pour pouvoir défourner. Belle récompense, la terre de Beauregard est magnifique !!!
Elle sonne magnifiquement, elle est étanche, a un bel aspect très minéral. C’est aussi le fait qu’elle soit tamisée grossièrement
P1130115P1130116P1130117P1130171P1130118-001P1130119P1130172P1130174P1130178P1130179P1130180P1130181
Travail avec la boudinneuse pour le pétrissage
P1130195 P1130196 P1130203 P1130204
Cadeau du ciel… C’est sportif quand même, les garçons qui sont au stage de tournage me donnent un coup de main; Merci :)
P1130260 P1130261 P1130263 P1130267 P1130271P1130268 
Et voilà les boudins? Les boules pour tourner les mémères. Pour que ce soit beau dans le four papier, il faut quelques grosses pièces. Je m’inspire de formes traditionnelels du village et je collerai des anses à la manière des anciens potiers P1130273 P1130274 P1130278 P1130280 P1130281 P1130287  P1130305 P1130306 P1130307 P1130308 P1130309 P1130314 P1130316 P1130318
En fin d’après midi j’ai tournassé, demain je collerai les anses et ferai les décorations dans la semaine
P1130468 P1130469 P1130470 P1130471P1130476 P1130473  P1130477  P1130481 
Pour récapituler les différents tests de recherche d’argile en nature, si une terre est très fendue quand elle est sèche ou si l’eau reste longtemps c’est qu’il y a de l’argile

On fait un colombin pour voir sa consistance. Plus le colombin est long, plus la terre est riche en argile

On en récupère un peu, pas besoin de trop tant qu’on ne la pas travaillée et cuite, on la lave, on la tamise, on la met à raffermir et on la travaille, chacun selon sa façon. Tests de plasticité, de solidité, de résistance à la pression des doigts

Test de chaux, c’est révélé après la cuisson; si des points blancs apparaissent c’est qu’il y a de la chaux. Ils peuvent avoir la taille d’une tête d’épingle et casser la pièce

Tests de porosité, le son, l’aspect

Après ces tests on connait un peu mieux son argile et on peut continuer ou pas selon les résultats

L’atelier se trouve à Valojoulx. Il est ouvert toute l’année sur rendez vous car je ne suis pas toujours présente. Appelez moi au 0685230152 pour le visiter

Le site http://laterreenfeu.fr

Pour voir tout le travail qui se fait à l’atelier, la page

bienvenue, à bientôt :)


01 novembre 2017

Préparation d'une glaçure

Préparation d'une glaçure pour faïence.
Les pièces doivent être bien dépoussiérées et la terre pas trop cuite pour qu'elle reste poreuse à l'émaillage

Je suis partie d’un émail stannifère pour faïence . Cuisson 980 / 1000°
Je colore toujours moi même les glaçures. Les émaux blancs à l’oxyde d’étain sont de bien meilleure qualité que les émaux opacifiés à l’oxyde de zircon.

J'aime travailler avec le G130 de chez (anciennement Lhospied) , blanc stannifère vendu par Céradel ou le A222 de chez Ferro si je me souviens bien. Je ne sais plus qui le vend. Avant de racheter Lhospied Céradel le vendait. Mais le G130 est parfait.
En réduction on peut pbtenir de très beaux rouges de cuivre

Pour l'oxyde de cobalt, 2% donne un bleu clair, 3% un peu plus soutenu, 5% commence à être foncé
Pour le cuivre, les mêmes proportions
Pour le fer, on peut commencer à 5% et aller jusquà 15% voire plus.
Pour le chrome (vert olive différent du vert de cuivre)à partir de 5%
Pour le Manganèse, mêmes proportions que l'oxyde de fer
Je pèse un kg de poudre d’émail, j’incorpore à sec 0,1% de peptapon, agent suspensif très bien et très bon marché vendu par Céraquitaine. Je mélange à sec. Si je mets des oxydes je les mélange aussi à sec. ici, j’ai mis sur les photos  3% d’oxyde de cuivre dans un émail stannifère
Si ce n'est pas à sec ça fait une colle indescriptible pleine de grumeaux. MIAM !!!

P1160319P1160320P1160312P1160314
Puis j’ajoute l’eau quand c’est bien mélangé, je tamise au tamis 60. Si c’est possible, préparer la glaçure la veille est mieux car cela permet que les micro bulles qui se forment lorsque la poudre gonfle disparaissent. L’émail prêt se garde indéfiniment
Ne pas hésiter à faire une quantité. J’ai pesé aujourd'hui 3 kg de poudre
P1160313P1160316P1160317P1160321P1160315P1160323
Le fond des poteries est recouverte de cire, cela facilite le nettoyage. Tout va être trempé

 P1160334P1160335P1160336P1160337P1160338

Il y en a partout, c’est un peu démoralisant… Heureusement, j’ai de l’aide :)
Clochette et Méouww rodent pour voir ce qui se passe et voir si ils peuvent donner un coup de patte
P1160339P1160341P1160340P1160345P1160346P1160342P1160343P1160348
Méouww m’aide à aller chercher le compresseur. Il essaie de plier les plastiques mais en fait il fait la sieste dessus. Il vient vérifier si tout est bien émaillé, je le retrouve les pattes dans les pots émaillés… Même pas une trace trop fort !!!.
Finalement, il finit par s’endormir sur le tour, épuisé par tant d’efforts..IMG_4943IMG_4944IMG_4945IMG_4946IMG_4947IMG_4953
Maintenant que tout est prêt il faut finir de nettoyer, enfourner, et cuire.. Et après, ce matin, c’était Noel. L’émail en refroidissant faisait des petits cliquetis ravissants.
P1160347P1160349P1160350P1160351P1160352P1160361P1160362P1160363P1160364P1160365P1160366P1160368P1160370P1160371P1160372P1160373P1160374P1160379  

J’ai à nouveau rechargé le four et demain, je cuis à nouveau avec de nouveau effets avec le même émail. A suivre…

Pour me contacter. Sophie Houdebert

sofiterre@gmail.com
L’atelier se trouve à valojoulx 24290
Il est ouvert toute l’année et se visite sur rendez vous au 0685230152
Le site http://laterreenfeu.fr
La page https://www.facebook.com/sophiesofiterre/

Enfumage des terres sigillées dans le four bidon acrobatique

 

Il était patriotique, il est devenu

                acrobatique !!!

Même pas peur !!

Nous avons fait fort, cette fois et avons superposé des anneaux de deux fours différents pour avoir un volume d'enfumage plus important vu le nombre de pièces à enfumer
La base est celle du four patriotique et les anneaux supérieurs sont ceux d'un four expérimental que nous avions construit avec Régis pour faire des essais avant de se décider pour un four bidon, plus facile et moins fragile à transporter
Nous avons bien rigolé avec Florent en posant le dernier anneau... :)

Les poteries à enfumer sont des pièces recouvertes de terres sigillées biscuitées.
Le but est de créer des effets sur les poteries.
La terre sigillée rouge, plus fusible a vitrifié à la cuisson et va garder une belle couleur orange, donnée par l’oxyde de fer qui a vitrifié.

La sigillée blanche, plus réfractaire (a un point de fusion plus haut) va s’enfumer plus ou moins selon les endroits du four, les points de contact avec les autres pièces…

DSC05620DSC05622 DSC05628 DSC05630 DSC05631

Installation et remplissage du four acrobatique

DSC05632 DSC05634 DSC05638

La montée en température au bois sous l’œil curieux et gourmand de Biscotte et Casquette qui n'e ratent pas une occasion de réclamer un peu d’herbe ou un quignon…

DSC05641 DSC05642
Nous avons fait deux heures de feu dans l’alandier,
le four est monté à 450°.
DSC05647 DSC05648

On a d’abord bourré l’alandier de foin mouillé et de litière des ânes pour créer de la fumée par dessus, cela a créé un enfumage d’atmosphère. (Le matériau d’enfumage ne touche pas les poteries)

  DSC05646 DSC05648 DSC05645

Puis j'ai jeté des copeaux de bois par la cheminée pour un enfumage de contact (les matériaux d’enfumage vont toucher les poteries)

Le four, les alandier ont été bien colmatés pour réduire au maximum les fuites de fumée

Dans une autre fiche je posterai le défournement des poteries

Si vous avez des questions à poser, n'hésitez pas.
Vous pouvez mettre un commentaire, je réponds directement sur la page et tout le monde en profite

Pour visiter le site de l'atelier

Contact: Sophie@laterreenfeu.com
0685230152.

30 octobre 2017

Les cuissons. Bois, gaz, explication, courbes, températures. Première partie

En début de mois a eu lieu un stage de cuissons au cours duquel nous avons rempli et cuit sept fours bien remplis de différentes façons.
La cuisson est le moment clé de la poterie, si elle rate le travail réalisé en amont est perdu. Pas totalement puisque c’est aussi par l’expérience que l’on apprend et que l’on se souvient des erreurs.
Je vais essayer de donner quelques conseils de base pour permettre aux débutants de prendre le moins de risque possible et d’expliquer le phénomène d’explosion si redouté de tous et comment faire pour les éviter
Nous avions une multitude de pièces à cuire, certaines étaient polies, d’autres recouvertes de sigillée, d’autres brutes.. C’est cette variété qui était si intéressante
20171002_121402 20171002_12141820171002_121503 20171002_121426 20171002_121434 20171002_121448 20171002_121453 20171002_121456  20171002_121535 20171002_121540 20171002_121542 20171002_121550 20171002_121558
Le premier jour nous avons fait les choix des pièces à biscuiter pour le Raku, les pièces à enfumer aux végétaux, cheveux et plumes et le pit firing, le choix des pièces qui allaient cuire dans le four à bois.
20171002_165441 20171002_170800 20171002_165501
Nous avons rempli deux fours à gaz, le grand d’un demi m3 et le petit de 120 l.
Les conseils à donner pour l’enfournement.
Ici pour cette cuisson c’était du biscuit, donc de la terre crue ou sigillée et les pièces pouvaient se toucher et même être les unes dans les autres.
bien sûr si on superpose on met les plus lourdes au dessous, on ne rentre pas deux bols l’un dans l’autre si les bords se touchent. On doit alors surélever celui du dessus pour que le bol du dessous puisse prendre son retrait
Les plaques d’enfournement sont posées sur trois piliers, toujours, c’est le point d’équilibre qui va permettre de ne pas déformer les plaques. Les piliers sont posés du bas du four jusqu’en haut au même endroit pour assurer un maintien de bas en haut au même endroit.
Certaines pièces ont été sorties à chaud pour pratiquer des enfumages à chaud, elles sont été posée le goulot vers la sortie pour que l’on puisse bien les attraper.
Chacun a bien regardé où ses pièces étaient posées et j’ai allumé le gros four le soir avant de partir avec un seul brûleur sur les quatre et une pression minimale de 0.05b, une grande flamme de briquet
Ceci pour que le four préchauffe toute la nuit et que les pièces soient séchées à cœur. C’est la garantie de la bonne cuisson; Ce ne sont pas les bulles qui font exploser la terre mais l’humidité qui peut rester au cœur de la paroi. Si la terre est bien sèche et qu’il y a des bulles raisonnables bien sûr, le seul effet sera une fente ou même peut être pas de réaction. La terre est poreuse, surtout la terre chamottée et si la courbe de cuisson est douce, l’air emprisonné peut s’échapper.
Le lendemain matin, le four était à 280 et nous avons pu allumer les trois autres brûleurs pour commencer la cuisson qui a été très progressive. Nous avons pris notre temps jusqu’à 400°. Il y avait des sculptures très épaisses. au bout de trois heures de feu doux nous avons augmenté le gaz progressivement et avons pu défourner en milieu d’après midi. Je n’ai pas la courbe sous les yeux mais si il n’y a pas de préchauffage, on fait entre deux et quatre heures de préchauffage au minimum, Quand je parle de deux heures c’est sur des pièces tournées très fin et quand je dis quatre heures c’est quand les pièces sont épaisses et très sèches. Si on craint qu’il reste de l’humidité on préchauffe plus longtemps.
En mettant un miroir au dessus de la cheminée on voit si il y a de la buée.
Un signe qui ne trompe pas, c’est que le four refuse de monter en température. L’humidité pompe des calories pour sécher et lorsque tout est sec le four commence à monter un peu en température alors qu’on ne rajoute pas de gaz. Je cuis toujours à très basse pression, cheminée pratiquement fermée pour que la chaleur reste à l’intérieur du four. Si en fin de cuisson je mets plus de pression, je règle la cheminée pour ne pas créer de réduction (la réduction est provoquée par une mauvaise combustion, trop de gaz ou de bois par rapport au volume restant libre dans le four et l’ouverture de la cheminée. Une autre réduction peut être provoquée en réduisant l’air secondaire d’arrivée au brûleurs. Ce sont des brûleurs à air induit. Si vous souhaitez plus de précisions, il y a plein de très bons sites comme Smart conseil ou d’autres potiers qui font des articles plus détaillés que celui là.
La courbe de cuisson doit être également progressive. Dans un message suivant je donnerai plusieurs courbes, biscuit, Raku, four à bois.
Pendant la cuisson, les élèves se sont exercés à attraper les pièces à froid avec les gants et les pinces.
20171003_143307 20171003_143310
Une fois la cuisson terminée, après la première surprise de l’ouverture du four en fusion
20171003_152805 20171003_152924
Chacun a pris ses pièces et a enfumé avec les végétaux que nous avions collecté sur place, des cheveux et des plumes. Quand la pièce est trop chaude, le combustible brûle avec le carbone et il faut attendre un peu que la pièce refroidisse pour que le carbone se fixe sur la pièce. Sur la terre sigillée, bien évidemment, les résultats sont plus beaux.
20171003_154607 20171003_154611 20171003_154625 20171003_154632 20171003_155117 20171003_155123 20171003_155155 20171003_155209 20171003_155244 20171003_155317 20171003_155424 20171003_155447 20171003_15555920171003_160230 20171003_160153  20171003_160215 20171003_16022520171003_16040220171003_160207  20171003_160239 
Après une petite toilette, nous avons pu admirer les résultats obtenus simplement en sortant les pièces chaudes et en posant les matériaux d’enfumage dessus. Quelques copeaux ont été mis à l’intérieur pour ne pas qu’il y ait le contraste fort entre un intérieur blanc et un extérieur enfumé
20171003_173435 20171003_173507 20171003_173526 20171003_173559 20171003_180001 20171003_180143  20171003_181050 20171003_18110520171004_091543 20171003_181243 20171004_091224 20171004_091242 20171004_09133020171003_181038 20171004_091503  20171004_091554 20171004_091227
Tout ça sous l’œil attentif de Casquette qui ne perdait rien de ce qui se passait. Biscotte n’était pas loin parce que lorsqu’on ramasse des végétaux ils ont toujours quelques touffes d’herbe :) Et quand les stagiaires arrivent certains ont du pain sec… A bon entendeur, si vous venez, il y a deux gourmands à quatre pattes qui adorent les épluchures, les pommes, carottes, choux et autres légumes, le pain sec, l’herbe….
20171004_100238 20171004_101737
C’étaient deux journées bien remplies avec en plus du choix des pièces, du remplissage des fours, on a fait la théorie des argiles, des cuissons avec les courbes et tout le flot de questions ordinaires qui accompagnaient la peur du feu, du four, du gaz…
Dans une prochaine page je donnerai les courbes de cuisson et le montage du four à bois avec la cuisson et les conseils.
Pour avoir plus de photos vous pouvez aller sur la page
Pour visiter le site
Pour venir visiter l’atelier et l’exposition, appelez moi pour qu’on prenne rendez vous 0685230152

28 octobre 2017

Photos et recettes des recherches Raku, les prochaines formations 2018

Cette semaine s’est déroulée une formation à l’atelier au cours de laquelle nous avons expérimenté plusieurs pistes qu’il me semblait sympa de partager avec les résultats
20171027_102707 20171027_10271520171027_103504 20171027_102941 20171027_103125  20171027_103528 20171027_103631 20171027_103643 20171027_121825 20171025_164445 20171027_145035 20171027_152646

Pendant les deux premiers jours, lundi et mardi, nous avons travaillé sur les engobes, la coloration, fait des essais de colorimétrie. Recherches de noirs en mono cuisson, de bleus turquoise et de rouges avec cours théoriques sur la composition, le rôle des oxydes, des engobes, les préparations, les argiles…
20171023_151743-001 20171023_151747 20171023_172643 20171023_172706-001 20171023_172734-001 20171023_172747-001 20171023_172930 
Les recettes utilisées sont. pour 100gr de terre blanche. 2gr oxyde cobalt 1,5 gr de cuivre, 2 gr cobalt 2,5 gr de cuivre, 2,5 cobalt 3 gr cuivre, 2,5 cobalt, 3,5 cuivre. Ce n’est peut être pas tout à fait les gr, je n’ai pas mon cahier mais c’est l’idée de jouer avec le cobalt et le cuivre. Après les résultats sous C 1254, la fritte utilisée, nous avons constaté que le cobalt avait pris trop d’importance, je propose donc d’essayer
1 cobalt, 2,5 cuivre pour 100 gr de terre. Déclinez pour avoir des tons plus ou moins soutenus. Les références que nous avions étaient sous une couverte à faïence de chez Ferro, C315, et c’était turquoise
A noter que la couverte utilisée change parfois vraiment beaucoup les couleurs, on peut faire des essais d’un même engobe avec plusieurs frittes ou couvertes.
20171023_17293020171027_102735 20171027_103504 20171027_150159
20171027_15014520171023_173003
Voilà les résultats après cuisson. Le réseau de cristallisation qui change en bas est créé par le fait de plonger la pièce dans l’eau très rapidement immédiatement après défournement puis de mettre dans le matériau d’enfumage tout de suite parce que l’eau refroidit la pièce

Des essais de noirs mats en mono cuisson en mélangeant de la terre rouge, de la fritte C 1254, 15 cobalt et 20 noir D91 (couleur à peindre)
30 gr de terre, 30 gr de fritte avec les colorants
30gr de terre, 40 gr de fritte avec les colorants
30 gr de terre, 50 gr de fritte avec les colorants
30 gr de terre, 60 gr de fritte avec les colorants
Les résultats sont biens, ça a bien tenu, la matière est intéressante
En deuxième cuisson nous avons trempé la moitié supérieure dans la fritte C1254 pour voir ce que ça donne, belles matières
  20171025_170622 20171026_183024 20171027_103235 20171027_103241 20171027_103246 20171027_103311 20171027_103318 20171027_103329 20171027_103349

Nous avons fait des essais de nickel;, 30, oxyde de chrome 2, 3, 4. Le nickel a eu tendance à faire décoller l’engobe lors de la trempée dans l’eau en fusion20171027_150335

Et aussi des essais de bruns rouille avec du fer et du manganèse

20171027_103707 20171027_103716 20171027_103725 20171027_103730 

Puis des essais de rouges
David (Céraquitaine) nous a apporté des échantillons de trois rouges, sang de taureau, rouge vermillon et DQ5020 et une fritte ATP3/1, monosilicate de plomb (je crois, si ce n’est pas le nom de la couverte je modifierai :)
20171026_185711 
le vase de Sof’ a été fait en haut avec sang de taureau et en bas DQ 5020 avec la fritte de David
sur les essais que j’ai faits, j’ai mis les trois couleurs. 100 gr terre blanche, 30 gr de couleur. C’est la base des essais que je fais quand je teste une nouvelle couleur dans un engobe. Si on veut la rendre plus douce on diminue le colorant, si on veut renforcer la couleur, on ajoute plus de colorant.
Les trois engobes colorés ont été recouverts avec de la C1254, de la C1254 opacifiée avec 50/50 fritte et feldspath potassique et la fritte ATP3/1
20171026_190704 20171026_190710 20171026_190718 20171026_190728 20171026_190734 20171026_190747 20171026_190814 20171026_190823 20171026_190935

Une fois toutes les pesées faites, certaines pièces ont été engobées pour le Raku nu, d’autres pour des essais de couleurs et nous avons enfourné en laissant devant les pièces qui devaient être défournées pour faire des enfumages avec des végétaux et des cheveux. Mercredi matin nous avons allumé le four. Pendant la cuisson nous avons fait les théories des cuissons, oxydantes, réductrices, les courbes de cuissons différentes, les températures différentes, les fours, bois, gaz, électriques, flamme directe, flamme renversée et un peu de technologie des glaçures pour pouvoir lire une glaçure, comprendre le procédé de la composition des frittes, leur rôle, leur fabrication, pourquoi on doit fritter certains oxydes…
20171025_095508 20171025_095515-001 20171025_162153-001 20171025_162428 20171025_162742-001 20171025_163015 20171025_163158 20171025_163620-001  20171025_163635-001 20171025_164244 20171025_164312 20171025_164341 20171025_164429-00120171025_165132-001 20171025_164443 20171025_165107
Quelques pièces avaient été émaillées en mono cuisson pour faire des essais, la fritte est tombée, elle n’a pas tenue, nous avons désémaillé les pièces à l’extérieur et gardé l’intérieur émaillé. a l’extérieur nous avons avons continué les enfumages aux plumes et cheveux, végétaux. La fougère, la prêle contiennent de la silice, ce sont des bons matériaux; On peut utiliser les fleurs aussi, le pissenlit, ça donne de très beaux résultats. Bien sûr les résultats sont bien plus marqués sur de la terre polie ou de la terre sigillée 
20171025_164844 20171025_165440 20171025_16551420171025_170253 20171025_17062220171025_165531-001 20171025_165900 20171025_165908-001 20171025_170018 20171025_171109-001 20171025_171249 20171025_171527 20171025_173119-001 20171025_173143
Sur les petites plaques, j’avais mis de la fritte C1254 avec 3 CuO, de la fritte pure et de la fritte opacifiée. J’ai donné plus haut les proportions
20171025_163150(0)20171025_173108-001
Dans le stage cuisson, nous avions enfumé avec des végétaux sur de la terre sigillée. C’est bien sûr incomparable…
20171003_154607 20171003_154611 20171003_154615 20171003_154625 20171003_154632 20171003_154636 20171003_160153 20171003_160215 20171003_160225 20171003_171704  20171003_171822 20171003_171830

Le lendemain, jeudi, après refroidissement des pièces nous avons défourné, puis émailllé ce qui devait l’être
Nous avons commencé par mettre la fritte à l’intérieur des pots qui devaient en recevoir, puis nous nous sommes occupées de l’extérieur
Le Raku nu, recouvert d’un engobe réfractaire composé de 50 silice et de 50 kaolin calciné, le même mélange que pour protéger les plaques d’enfournement; Je colore avec un peu d’encre qui brûle à la cuisson le mélange réfractaire pour le distinguer de la fritte qui vient dessus afin de vérifier qu’il y a de la fritte partout. On pourrait mettre un colorant alimentaire ou tout ce qui peut brûler. Une fois la couche réfractaire séchée, nous avons passé la fritte. Le principe est de mettre une couche réfractaire pour que l’émail se décolle après l’enfumage. La fritte sert à créer les craquelures et protéger la terre de l’enfumage .
20171026_12120820171026_12121120171026_114818 20171026_121115 20171026_121157 20171026_144510
Lorsque les pièces sont enfumées, on les plonge dans l’eau pour les déshabiller
20171026_180923 20171026_182250 20171026_182341 20171026_182343 20171026_182358 20171026_182542 20171026_182621 20171026_182623 20171026_18262620171026_18282020171026_182812 20171026_182752 20171026_182801 20171026_18280520171026_185733 
20171027_10283020171027_10292520171027_103523   20171027_103155 20171027_103439  20171027_145418  
Nous avons coloré de la fritte avec 3% d’oxyde de cuivre. Les pièces émaillées ont été trempées dans l’eau à moitié pour changer le réseau de craquelures juste avant d’être enfumées.
20171026_18302820171027_10341920171027_103640 20171027_103643 20171027_103125
Les pots engobés ont été couverts de fritte transparente et ont été plongés à moitié dans l’eau également
 20171027_102727 20171027_102735 20171027_103631
Nous avons opacifié la fritte C1254 avec 50/50 de feldspath
20171027_123553 20171027_153247 20171027_153324 20171027_153352 20171027_153428 20171027_153449
Ce matin, nous avons défourné les pièces laissées intentionnellement dans le four à refroidir dans le but de pratiquer des enfumages dans un feu de bois. Cela permet aux personnes qui ont un four électrique de pouvoir faire cuire leurs pots et de les enfumer dans un feu de bois, dans le poêle, la cheminée, le soir à la veillée :) :)  ..
c’est valable pour toutes formes d’enfumages, sigillées, terres polies etc… si on ne peut pas ouvrir son four ou qu’on n’a pas de four et que quelqu’un cuit pour nous. Bien sûr on utilise de la terre chamottée. Il faut aussi vérifier la courbe de cuisson si on cuit des pièces avec de la fritte, il faut le faire rapidement car la fritte par exemple c1254 qui contient très peu d’alumine coulent si elles sont cuites trop longtemps.
nous avons cuit le biscuit à 980° et la cuisson de la fritte en deux heures à 950°. Je n’aime pas quand c’est trop brillant. Si on a une courbe plus longue, opacifier la fritte ou utiliser une glaçure pour faïence. De toutes façons, faites des tests.
Pendant le stage nous avons utilisé la C1254 et cuit en deux heures. à vous d’adapter la courbe à votre fritte et à votre four. Les grosses pièces qui ne peuvent pas être sorties car trop lourdes peuvent être enfumées comme nous avons fait ce matin.
Voici les pièces avant la cuisson d’enfumage
20171027_104402 20171027_104416 20171027_104549 20171027_104623 20171027_104634 20171027_104642 20171027_104657 20171027_104721 20171027_104736 20171027_104743 20171027_104809
Nous avons choisi d’enfumer les frittes opacifiées et des pièces avec 3 CuO.
20171027_105640 20171027_105652 20171027_105704 20171027_105713 20171027_105804 20171027_112136 20171027_112730 20171027_112744 20171027_114040 20171027_114347 20171027_121229
Au bout de 55 mn de cuisson.. C’est un peu trop, ça a trop chauffé. 40 mn seraient suffisantes, l’émail a commencé à fondre. Nous avons sorti les pièces du feu pour les enfumer dans de la paille et des copeaux
20171027_121405 - Copie 20171027_121617 - Copie 20171027_121626 - Copie20171027_121748 - Copie20171027_121821 - Copie 20171027_121652 - Copie 20171027_121656 - Copie   20171027_121825 - Copie 20171027_121852 - Copie 20171027_121929 - Copie 20171027_122011 - Copie 20171027_122039 - Copie 20171027_122044 - Copie 20171027_122100 - Copie 20171027_122112 - Copie 20171027_123347 - Copie
Après nettoyage…
20171027_123326 20171027_123402 20171027_152357 20171027_152551 20171027_152607 20171027_152646 20171027_152727 20171027_152909 20171027_15313820171027_15240620171027_152419
Ben voilà, y’a plus qu’à, vous avez tout le kit du parfait rakuteur :)
C’est très simple, il faut garder cette simplicité et ne pas vouloir aller trop dans la technique. On confie nos pièces au feu, il nous les rend parfois avec des résultats inattendus.. On peut recuire, si un enfumage ne nous convient pas on peut le faire rebrûler, c’est de la basse température à cuisson très rapide, on peut se construire un four rapidement pour pas très cher, il existe des kits pour ceux qui en ont besoin, c’est toujours mieux de se le fabriquer soi même . Bien sûr on peut se fabriquer un four bidon à bois. Je fais d’excellentes cuisson avec, rapides, avec vraiment très peu de tout petit bois de chûtes de scierie. Je vais faire remonter les fiches pédagogiques anciennes de la construction d’un four .
Pour se retrouver sur le blog, allez dans le nuage de tags à gauche (mots clés) qui vous amèneront aux pages correspondant aux mots clés que je rentre dans la page ou aussi sur l’onglet en haut “fiches pédagogiques”.
Voilà plus de dix ans que j’alimente régulièrement ce blog avec des conseils, des recettes mais ce n’est pas facile à trouver. Petit à petit je fais aussi des fiches pédagogiques sur le site http://laterreenfeu.fr.

Je donne aussi beaucoup de recettes sur la page fb https://www.facebook.com/sophiesofiterre/
Vous pouvez venir visiter l’atelier toute l’année sur rendez vous, participer aux journées portes ouvertes, venir voir les cuissons, elles sont annoncées dans la newsletter ou sur la page fb

Les prochains stages auront lieu en 2018 à partir de février. Il y aura 6 semaines de stages pendant l’année, réparties de février à août. Ils ont tous la possibilité d'être pris en charge sur demande dans le cadre de la formation professionnelle, pour les demandeurs d'emploi dans le cadre d'un projet professionnel, les salariés, les artistes, les intermittents....

Pendant l’année un cursus complet de tournage de 90 heures avec des exercices à faire entre les modules pour ceux qui souhaitent bien progresser d'un module à l'autre.
http://laterreenfeu.fr/cursus-de-tournage/
En février un module de tournage  pour débutants ou de perfectionnement. C’est le seul stage de tournage où j’accepterai les débutants car les deux modules suivants seront spécifiques et demanderont d’avoir un niveau minimum. Le deuxième module en juillet pour faire les boules et théières avec travail à la motte et le troisième en août, pour le tournage de grosses pièces par assemblage de petites parties; Quand on ne peut ou ne sait pas travailler de grosses quantités de terre, on peut faire quand même de grosses et belles pièces en assemblant plusieurs parties.
J’ai créé une chaîne YouTube sur laquelle il y a plusieurs vidéos pédagogiques pour bien expliquer les gestes de base avec des prises de vues de points différents.
Je vais en ajouter au fur et à mesure… 
En mars une semaine de polissage, Raku nu sur terres sigillées avec la préparation et la  coloration de terres sigillées, des mono cuissons, l’émaillage très léger des terres sigillées.. A suivre
Un stage annuel de deux semaines, en mai et juin une semaine de collectes d’argiles naturelles, la préparation, le façonnage de pièces, la préparation et la pose des sigillées, différentes techniques de pose, l’utilisation de plusieurs sigillées superposées et la deuxième semaine les cuissons, au bois, au gaz, différentes techniques d’enfumage. Les deux semaines ne seront pas consécutives.
Je réfléchis au programme en ce moment, dans quelques semaines les programmes seront faits, mis sur le site http://laterreenfeu.fr/calendrier-prochaines-formations/, et si vous êtes abonné à la newsletter vous recevrez le programme
Pour tous renseignements: Sophie Houdebert  0685230152
sofiterre@gmail.com

Et
pour le plaisir, quelques photos de feu… et l’ensemble des résultats
20171025_161735-001 20171025_162155 20171025_163015-001 20171025_164844 20171025_165440 20171025_170622 20171025_171254-00120171026_17402520171026_174055 20171025_171307-001 20171025_165531  20171027_121821 - Copie 20171027_121825
20171025_172945-001 20171025_173008-001 20171025_173119-001 20171025_173213-00120171026_19102320171026_191030 20171026_190644 20171026_191002   20171026_191039 20171026_191225 20171026_191241 
  20171027_103631 20171027_103832 20171027_103842 20171027_145149 20171027_152357 20171027_152646 20171027_15403420171027_10270720171027_154216 20171027_154253 20171027_154255  IMG_0702 IMG_0716

27 octobre 2017

Cursus de tournage en trois modules. 2018

Atelier La Terre en Feu. 24290 Valojoulx

Du 13 au 16 février 2018. Débutants et de perfectionnement
Du 10 au 13 juillet 2018. Perfectionnement. Les boules, les théières d'après projet
Du 28 au 31 août . Perfectionnement. Grandes pièces en plusieurs parties

Les cours débutent à 9h et se terminent à 17h30. Pause repas vers 13h.

30 heures de travail dans la semaine.
Un tour par personne, nombre de stagiaires 8 maximum

Le tournage demande un apprentissage et amène à la connaissance de soi. Il est considéré comme un art martial au Japon. Il faut d'abord apprendre à centrer sa terre, trouver ses points d'appuis, intégrer les bons gestes pour monter les parois du bol ou du cylindre. Mais c'est aussi une approche très personnelle, un moment intime avec soi même. Pour tourner il faut faire le vide dans son esprit, apprendre à ressentir et avoir la conscience de chacun de nos gestes, travailler avec le souffle...

Plus qu’une technique, il est la relation intime entre la terre et la personne qui la travaille. Il nécessite une attention, une précision qui apportent la centration. La position, le souffle, la présence sont autant de qualités qui se développent en le pratiquant. L'enseignement est basé sur une approche sensible de la terre, ce qui permet de trouver son propre centre et d'être conscient de ses propres gestes pour les retrouver. Cette conscience est un acquis basé sur les sensations vécues, elle apporte l'autonomie et facilite l'apprentissage.

Ce stage est destiné aux personnes qui souhaitent acquérir des bases de tournage et suffisamment d’aisance pour continuer une pratique autonome. Il est également destiné à permettre aux personnes déjà initiées de se perfectionner, travailler sur des formes ou des difficultés rencontrées, réaliser une théière après en avoir fait le dessin, faire des petites séries.. tout dépendra du niveau des élèves et de leurs besoins.

L'enseignement est différent de celui d'un stage de loisir, le but recherché n'étant pas de "faire des pièces", même si plusieurs sont réalisées, mais d'acquérir une précision et la conscience des gestes. C'est un stage de terre, il n'y a pas de cuisson.
Les élèves peuvent emporter leurs pièces crues.
Il peut rentrer dans le cadre de la formation professionnelle et être partiellement ou totalement pris en charge par l’Etat, la Région, l’employeur, la chambre des métiers…

Premier module du 13 au 16 février 2018
Débutants acceptés

Les premiers gestes de base avec les explications pour ce premier module. Les débutants sont bienvenus, également stage de perfectionnement au cours duquel nous allons reprendre tous les gestes et les mettre méthodiquement en application jusqu’à obtenir une autonomie complète des différents gestes de base.


J’ai créé une chaîne YouTube de vidéos pédagogiques

Sophie Houdebert

Sign in now to see your channels and recommendations!

https://www.youtube.com

D’abord on apprend à lire la partition, après il faut jouer le morceau encore et encore pour stabiliser et prendre de l’assurance…

Les gestes qui suivent sont des gestes acquis avec une expérience pour un résultat précis, aucun de ces gestes n’invalide d’autres façons de faire d’autres potiers même si ils sont différents. Ce qu’il faut regarder chez un potier c’est si son travail nous convient, on peut choisir ses gestes parce qu’ils correspondent à son travail. Un tourneur de série ou un potier traditionnel indien ou marocain ou espagnol…n’aura pas les mêmes gestes qu’un tourneur à la manufacture de Sèvres ou un faïencier. Le résultat choisi amène les gestes nécessaires à développer.

J’ai écrit le texte en bas de la page de ce que l’on ne peut pas lire et l’explication des gestes

Pour pratiquer le tour de façon excellente, la centration, l’attention, la vigilance, la patience, la douceur sont des qualités essentielles. Elles se cultivent et dès le battage le potier commence à se centrer.
Même un débutant, si il arrive à être bien attentif à terminer chaque phase pour passer à la suivante obtient très rapidement de très bons résultats.
DSC01431DSC01425DSC01426DSC01424DSC01427DSC01423DSC01422DSC01399DSC01430
Pour couper le bord
DSC01428 DSC01429  
Images du stage débutants de juillet 2017
P1180718 P1180724 P1180727 P1180728 P1180729 P1180730 P1180731P1180740  P1180737 P1180738P1180743P1180736 P1180739  P1180742  P1180744 P1180745 P1180746 P1180747 P1180749 P1180750 P1180756P1180758 P1180757 P1180759 P1180760 P1180761 P1180763 P1180765 P1180767 P1180771 P1180774 P1180775 
Le programme
l'installation de l'atelier, les plans de travail, séchoirs, matériel, les outils indispensables et des outils pratiques. Le programme pourra évoluer selon les besoins de chaque stagiaire.
Nous apprendrons ou reprendrons tous les gestes de base.
Le battage, le recyclage de l’argile, la préparation des boules en vue de l’apprentissage du bol.
Les gestes de base du tournage : le centrage, le creusage, le fond, le mur, la vague et avancerons vers la finition totale des pièces avec le tournassage et des décors de surface.

Pour les personnes qui maîtrisent on pourra aller vers les petites séries de bols avec des poids et formes différentes
En fin de stage je donne des exercices à faire en rentrant pour s’exercer et progresser. Ceux qui le souhaitent peuvent rester en contact et je peux à distance continuer à guider au fur et à mesure des progrès dans les exercices.

Tarifs pour un financement personnel

L’adhésion à l’association pour une année est de 40€

30 heures : 540€ (adh) pour une semaine, 565€ (non adh)
pour les personnes qui souhaitent suivre le cursus
Remise  pour un second module soit 490€ (adh)
Remise pour le troisième module effectué soit 440€ (adh)
Soit 1510€ pour le cursus complet dont 40 € d’adhésion à l’association, valable une année
Un acompte de 200€ par module valide votre inscription


Dans le cas d’une prise en charge par l’employeur ou l’Etat, me consulter pour faire un dossier. (demandeurs d’emploi, chambre des Métiers, professions libérales, maison des artistes , Afdas, Pôle Emploi, Uniformation etc….)

Tarif : 30€ / heure (barème Chambre des Métiers)
A noter que le Fafcea rembourse désormais les frais d’hébergement et de repas. Hébergement maxi 110€ par nuit et repas 18€ le repas. Pour les personnes qui viennent de loin (plus de 100 km) la nuit de la veille et du dernier jour de stage sont pris en compte. L’Afdas, et d’autres organismes financeurs remboursent aussi les frais d’hébergement et de repas. A demander

Pour qu’ une inscription soit enregistrée, un acompte de 150 € est demandé par module par chèque ou virement à l’ordre de « Au grès du feu », à envoyer avec vos coordonnées complètes, mail, adresse, téléphone et le stage que vous voulez faire

Au Grès du feu, les Faux, 24290 Valojoulx
pour tous renseignements. 0685230152

 

Le deuxième module du 10 au 13 juillet 2018
Pas de débutant

Ce stage n’est pas destiné aux débutants.
Les boules de plus d'un kg voire plus selon la maîtrise des élèves.
Conception, dessin et fabrication d’une théière et les ajustages du couvercle.
P1060401 DSCF5707 DSCF5706
Le tournage de formes de boules rondes avec les gestes appropriés
Le tournage à la motte pour les couvercles, les becs verseurs, de petites pièces
Le tirage des anses à la main, avec un outil, le tournage des anses.
Montage et assemblage des différentes parties pour arriver à une théière esthétique et pratique qui verse bien
Fabrication de mandrins pour le tournassage

Le tournage du corps de la théière, Le geste de la fameuse vague qui fait monter la terre…
tournage perf sem 1 (62)
 
Tout d’abord apprentissage des premiers gestes pour le corps de la théière lorsque le projet a été dessiné. Bien sûr les gestes évoluent selon la forme et le poids de la terre même si le principe pour faire monter la terre est le même
DSCF7143DSCF7144P1060228P1060294fptour 003DSC07187DSC06295DSC06291DSC06306DSC06307P1200546Photo 058tournage 029DSC05359fptour 054
Tournage à la motte pour tourner le couvercle et le bec verseur.
Petits couvercles à l’endroit, plus grands couvercles à l’envers
DSC05349DSC05353DSC03540DSC03568P1020522
P1060272
Tournage des becs verseurs. Pas faciles à enlever du tour…
DSC05354DSC05375DSC04731DSC04733DSC04818IMGP0256DSC05069
Une fois les différentes parties raffermies, on peut tournasser. Tout d’abord il faut tourner un mandrin pour pouvoir maintenir les pièces pendant le travail
DSC03709DSCF5761DSC04816DSCF5785fptour 032fptour 036
Puis le tirage des anses. Ca me fait toujours très plaisir de revoir les beaux sourires et les regards attentifs… Nous verrons aussi comment faire des anses avec un outil spécial et comment les tourner
DSCF5802 fptour 003 (2) fptour 004 (2) IMG_2151
Une fois le couvercle ajusté au corps de la théière, ce qui demande beaucoup de soin, nous pouvons faire des essais avec différents becs verseurs et choisir celui qui nous plaît le plus. Une fois le choix fait, le corps de la théière aura des petits trous et le bec verseur sera collé. J’ai l’habitude de poser l’anse en dernier
DSC06351DSC06375 DSC06370DSC06371DSC06384 DSC06387DSC06389DSC06392 DSCF7295DSC06396DSC06397tournage 032fptour 004 (3)fptour 003 (3)fptour 006fptour 087Photo 097Photo 099Photo 101PICT0133PICT0134PICT0135
Les formes varient à l’infini…
 

Le troisième module du 28 au 31 août 2018
Pas de débutant

Le cylindre, des boules de plus d'un kg voire plus selon la maîtrise des élèves.
Le tournage sur rondeaux
Le tournage de grosses pièces par l’assemblage de plusieurs parties
Apprentissage des formes qui s’encastrent bien l’une dans l’autre pour ne pas faire de bourrelet à l’endroit du raccord
Les bonnes consistances de travail
Tournassage
Polissage sur le tour en fin de travail

Tournage de l’assiette pour coller les rondeaux
DSCF5536 DSCF5539 DSCF5540 DSCF5541 DSCF5547
Tournage des parties à assembler
tournage 049 tournage 080 tournage 090 tournage 105  tournage 126 tournage 13420170924_10135420170924_101350
Mise en place des éléments les uns avec les autres
P1070646 P1070647 P1070648 P1070650 P1070674P1070667P1070709  P1070696 P1070697  P1070717 P1070718 P1070752 tournage 123 tournage 141 tournage 146 tournage 148 tournage 15820170925_203707 20170925_190242 20170925_200517  20170926_151055
Résultat après polissage
20171002_183811 20171002_184424 20171002_184627 20171002_184619

Le site : http://laterreenfeu.fr

La page avec des centaines de photos sur la vie de l'atelier

Le blog

Vrai livre en ligne avec recettes, photos, explications techniques et de mise en application

Tel 0685230152. Sophie Houdebert

Tarifs pour un financement personnel

L’adhésion à l’association pour une année est de 40€

30 heures : 540€ (adh) pour une semaine, 565€ (non adh)
pour les personnes qui souhaitent suivre le cursus
Remise  pour un second module soit 490€ (adh)
Remise pour le troisième module effectué soit 440€ (adh)
Soit 1510€ pour le cursus complet dont 40 € d’adhésion à l’association, valable une année


Dans le cas d’une prise en charge par l’employeur ou l’Etat, me consulter pour faire un dossier. (demandeurs d’emploi, chambre des Métiers, professions libérales, maison des artistes , Afdas, Pôle Emploi, Uniformation etc….)

Tarif : 30€ / heure (barème Chambre des Métiers)
A noter que le Fafcea rembourse désormais les frais d’hébergement et de repas. Hébergement maxi 110€ par nuit et repas 18€ le repas. Pour les personnes qui viennent de loin (plus de 100 km) la nuit de la veille et du dernier jour de stage sont pris en compte. L’Afdas, et d’autres organismes financeurs remboursent aussi les frais d’hébergement et de repas. A demander

Pour qu’ une inscription soit enregistrée, un acompte de 150 € est demandé par module par chèque ou virement à l’ordre de « Au grès du feu », à envoyer avec vos coordonnées complètes, mail, adresse, téléphone et le stage que vous voulez faire

Au Grès du feu, les Faux, 24290 Valojoulx
pour tous renseignements. 0685230152

Les gestes qui suivent sont des gestes acquis avec une expérience pour un résultat précis, aucun de ces gestes n’invalide d’autres façons de faire d’autres potiers même si ils sont différents. Ce qu’il faut regarder chez un potier c’est si son travail nous convient, on peut choisir ses gestes parce qu’ils correspondent à son travail. Un tourneur de série ou un potier traditionnel indien ou marocain ou espagnol…n’aura pas les mêmes gestes qu’un tourneur à la manufacture de Sèvres ou un faïencier. Le résultat choisi amène les gestes nécessaires à développer.

Je vais donc écrire le texte en bas de la page de ce que l’on ne peut pas lire

Pour pratiquer le tour de façon excellente, la centration, l’attention, la vigilance, la patience, la douceur sont des qualités essentielles. Elles se cultivent et dès le battage le potier commence à se centrer.
Même un débutant, si il arrive à être bien attentif à terminer chaque phase pour passer à la suivante obtient très rapidement de très bons résultats.

Boules de terre….

fptour 016 DSCF5666 fptour 008 fptour 009 fptour 010 fptour 013 fptour 014 fptour 015
Partage de notes sur le tableau pendant une formation de tournage pour mémoriser les gestes du tournage et leur utilité.

DSC01431
Battage de la terre

Explication des schémas. Le battage de la terre : Coller la terre sur la table (4 kg minimum). Une moitié dépasse de la table. Le poignet de la main gauche est posé contre la boule. Le fil est dans la main au dessous. La main droite prend le fil en haut, fait le tour avec le fil dans le sens des aiguilles d’une montre et rejoint la main gauche, ce qui coupe la boule. Le poignet gauche maintient la boule coupée, la main droite pose le fil et les deux mains rabattent le morceau coupé sur le morceau resté sur la table. Les deux mains prennent le morceau de terre dans les paumes, pouces devant surtout sans rentrer les doigts dans la terre pour ne pas créer de bulles d’air.
Le corps est bien ancré, bien en face de la table, on lève la terre coupée et on la claque fermement vers l’avant sur la terre posée. (pas vers soi). C’est pour chasser l’air. On plie un peu les genoux, une jambe un peu avancée, le corps est souple et mobile.La terre éclabousse vers l’avant. Puis on retourne la terre face contre la table en lui faisant faire un quart de tour dans le sens des aiguilles d’une montre en la faisant dépasser de la moitié et on recommence la première opération. Si c’est une terre sortie du pain, une vingtaine de tours suffisent, pour du recyclage, 30, 35 fois permettent d’avoir une terre idéale pour un tournage plus facile qui n’aura pas de vrille interne. La préparation des boules est très importante aussi mais trop longue à décrire. Ce qu’il faut retenir c’est qu’il faut beaucoup d’attention pour préparer ses boules si on est débutant pour se faciliter la tâche. Après, cela va dépendre du tournage que l’on fait.
En ce qui me concerne, je tourne très fin et pour bien tendre les formes je fais une ou deux vagues au maximum et termine à l’estèque. De plus étant une femme je n’ai pas beaucoup de force et j’ai besoin de me ménager le dos.

DSC01425DSC01426

Le centrage. Le tour en occident tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Pour centrer la terre, il doit tourner plus vite car la vitesse nous aide. Le corps doit être bien calé en toutes circonstances et les pains travaillent ensemble. Le corps est sur la gauche (fesse droite un peu en l’air car en appui sur la gauche), on appuie le bras gauche sur la cuisse. Il est essentiel de se sentir à l’aise et de ne pas se crisper ni forcer. Les mains doivent effleurer la girelle mais ne pas traîner dessus pour ne pas se blesser. On tourne à la barbotine, qui permet de mieux “graisser” la terre sans la laver. Cela toujours dans un souci de travailler avec peu de gestes et très fin.
La main droite pousse grâce au poids du corps. Elle est devant. Selon la taille de la boule, la position varie. Pour une petite boule de 400 gr, par exemple, elle est grande et on utilisera le pouce, l’annulaire et l’auriculaire, l’index et le majeur resteront au dessus de la boule. Pour une boule plus grosse (800gr), c’est le pouce et l’index de la main droite qui seront approchés (comme sur le petit schéma).
Le bras est bien calé, le pouce est en bas. La paume est contre le bas de la boule, la main est sur le côté gauche de la boule. Il est essentiel de bien rester à gauche et de ne pas essayer à attraper la boule pour la maintenir sinon on se fait entraîner. Le corps ne s’appuie pas sur la boule, il reste bien calé, sinon il sera entraîné.
La main gauche est posée derrière contre la boule, contre la main droite pour travailler en un point et ne frotte pas sur la girelle pour ne pas se blesser. Mais le petit doigt ramasse bien le bas de la boule.  Son rôle est d’aider la main droite et de ramasser la terre en bas de la boule.
L’action des deux mains est de presser la terre en poussant avec la main droite, tirant avec la main gauche vers le centre pur mettre la terre au creux des mains.
Comme le corps a de bons appuis, les bras ne bougent pas, la pression juste permet de caler la terre et de la mettre au centre.
Pour centrer, c’est une décision, on doit donner l’impulsion d’énergie nécessaire. Sans notre action la boule restera sur le tour tranquillement. On s’implique dans le tournage, et parfois ce n’est pas facile parce que chaque geste pas encore acquis se voit tout de suite. L’essentiel est de se connecter à ce qui se passe, à faire attention à faire chaque phase l’une après l’autre en prenant ses appuis, en étant détendu…. facile à dire ;=) C’est un voyage intérieur et lorsque l’on rentre vraiment en relation avec la terre, la vitesse, soi même, c’est une danse agile qui procure une joie immense. La patience, la vigilance, l’attention, la douceur sont autant de qualités que le tournage nous demande de développer.

DSC01427

Le creusage  Le corps est au milieu, le appuis sont sur les deux cuisses. Les bras sont de chaque côté de la boule, les mains sont de part et d’autre de la boule. Sur le schéma on voit le pouce de la main gauche posé sur la boule. Il va servir d’appui à l’index droit qui plonge au cœur de la boule accompagné du pouce. Les doigts extérieurs de la main droite tiennent la boule. La main gauche est bien posée sur la girelle et permet de garder la stabilité pour ne pas décentrer la boule ou cruser de travers. Une légère inclinaison est nécessaire pour ouvrir la boule. La position dépend bien sûr de la taille de la boule, de la forme que l’on souhaite obtenir. On ne va pas creuser de la même façon pour un bol et pour une assiette. On laisse un peu moins d’un centimètre de fonds.
DSC01423DSC01399
Le fond plat se fait après le creusage pour préparer le mur. A partir du moment où la terre est creusée, c’est toujours la main gauche qui sera dans le pot pour ne pas aller à contre sens de la terre dont la paroi va s’affiner de plus en plus.
Le majeur, l’annulaire, l’auriculaire de la main gauche sont donc dans le pot, majeur et annulaire au même niveau, c’est eux qui vont aplatir la terre en s’appuyant sur le fonds et en allant vers la droite. Les deux doigts appuient sur le fonds tandis que la face externe du majeur crée la paroi. Ce n’est pas seulement le bout des doigts qui travaillent mais tout le doigt. L’index est en l’air, en dehors du pot, il aide à l’équilibre. La main droite se pose contre le pouce de la main gauche pour pousser et exercer une pression avec la main gauche qui va empêcher la boule de s’élargir trop et bien sûr maintenir l’équilibre pour ne pas décentrer. Le défaut le plus courant est de monter trop vite le mur sans avoir fait un fonds suffisamment large. Il est alors difficile de monter la vague et cela fait des pots très lourds. Pour cela, bien rester en bas de la boule jusqu’à ce que l’épaisseur tout en bas ne dépasse pas 1,5 cm . C’est un défaut que je rencontre souvent chez les débutant, de ne pas terminer un geste et de passer au suivant, d’aller plus vite pour monter que la vitesse du tour, ce qui fait une vis, de rester trop longtemps, ce qui assèche la terre, de mettre trop de barbotine, ce qui fatigue la terre.. Si cela vous arrive, vous pourrez comme ça tenter de les corriger…

DSC01424

Le mur. Le mur est la continuité du fonds plat. Il sert à prépare la vague. Au début, on peut décomposer; Après plus d’expérience les deux gestes se font l’un à la suite de l’autre dans un même élan. Suivant la forme que l’on veut obtenir on ne lui donnera bien sûr pas la même forme. C’est une pression exercée qui va faire monter la terre. On forme comme une pince entre le pouce de la main gauche (à l’extérieur du pot) et le majeur (à l’intérieur) et la main droite appuyée sert de support pour éviter l’évasement et le décentrage. L’index de la main gauche est en dehors du pot ou dedans selon la taille de la boule, tandis que les autres doigts sont dedans. Le majeur est à plat contre la paroi, c’est ce qui va former un mur. De par la vitesse et la force centrifuge la terre va monter. Les mouvements doivent être réguliers, la pression régulière, la vitesse de montée proportionnelle à la vitesse du tour, les doigts bien barbotinés et c’est parti !!!!!!!!!
Les deux mains sont toujours jointes dans toutes les phases, tournage, tournassage, coupe, tant que la boule a la taille de la main. Après, avec des boules plus grosses on va trouver des appuis avec le corps.
On travaille toujours en un point et on ne descend jamais
DSC01422
La vague  Elle sert à monter la terre et à donner la forme. L’intervalle entre les deux doigts va déterminer l’épaisseur de la paroi.
C’est une pincée très fine en un point très précis. Le contact avec la terre doit être très précis pour ne pas assécher la barbotine et bien monter la terre.
Elle part bien d’en bas et se prépare avec le majeur de la main droite qui prépare un petit creux dans lequel le pouce à l’envers va pouvoir se caler. C’est très difficile à décrire comme position, excusez moi. J’essaierai de trouver des photos qui montrent cette position. La main droite est retournée vers l’extérieur, paume en l’air. Le pouce et l’index sont joints. On se couche sur l’avant bras droit pour être bien calé, on pose le pouce à l’envers dans le creux préparé, l’index contre la paroi et on va caler le majeur de la main gauche à l’intérieur du pot au dessus du pouce de la main droite et on pince. On part bien du bas. Dès que la vague est formée par la pincée on peut monter la terre. Comme toujours, la vitesse de montée doit être proportionnelle à la vitesse du tour, les mains et la paroi sont bien barbotinées, et surtout on garde la même position jusqu’en haut sans tourner les mains. On peut selon la consistance de la terre desserrer un peu la pression entre les deux doigts en arrivant en haut mais en aucun cas lâcher la position des mains. On peut respirer quand la vague est terminée. Travail en apnée recommandé ;-)
DSC01428 DSC01429
Pour couper : On tient le bord de la paroi avec les doigts pleins de barbotine pour que la terre n’accroche pas et on approche doucement la pointe du couteau jusqu’à toucher l’index qui se trouve en face de la pointe. Lorsque la pointe a traversé la paroi, elle est coupée et on peut retirer l’anneau de terre qui se détache tout seul. Les défauts les plus courants sont d’enfoncer la pointe de façon trop forte, ce qui déforme la paroi, de tirer l’anneau qui se détache avant que la terre soit coupée complètement, ce qui arrache le haut ou fait vriller la paroi, de ne pas avoir le doigt en face de la pointe ou du couteau. Si vous n’arrivez pas bien à couper, vérifiez si vous faîtes bien ces gestes.

Ne pas tirer, ne pas appuyer trop fort, ne pas approcher trop vite la pointe. Tout dans le tournage est une question d’équilibre et de douceur et de centration… Pas de précipitation au risque de voir s’écrouler le travail.

DSC01430