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Une série de fiches pédagogiques est en train de voir le jour composées de photos avec des gestes importants et de légendes explicatives. Je souhaite partager ce que je sais avec ceux qui en ont envie ou besoin. Tous commentaires, précisions, questions son
15 novembre 2017

Cueillette d'argiles dans la nature et leur préparation

Un jour de printemps, nous sommes allés avec un stagiaire dans un endroit      
magnifique, paradis des potiers, patauger allègrement et ramasser des seaux      
de précieux nectar que plus tard nous avons préparé pour nous en servir de      
terre de tournage et de terre sigillée.      
   
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Divers endroits d’un lieu riche en argiles   
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Etat des bottes et de la voiture après la cueillette….    
Pour reconnaître l’argile au détour des chemins, déjà, lorsque l’eau reste      
longtemps après la pluie, c’est louche. Si en plus la terre colle aux bottes,      
ça devient de plus en plus intéressant. On peut essayer de faire un petit      
boudin d’argile, la longueur de ce petit colombin déterminera la richesse      
en argile de cette terre.      
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La terre est mise à décanter puis tamisée. Ici, tamis 60.      
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Elle est mise sur des rondeaux de plâtre qui vont absorber l’humidité et      
permettre d’obtenir une pâte prête à mettre en ponts. Ces “ponts”      
d’argile sont laissés le temps qu’il faut à la terre pour se raffermir suffisemment      
pour être travaillée au modelage ou au tour.      
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Quelquefois, on trouve les terres dures, on peut les concasser avant de      
les mettre en eau      
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Elles sont mélangées au bâton pour les petites quantités, au mélangeur  à      
peinture pour les plus grosses quantités, tamisées et mises sur rondeaux 
      
Les terre récoltées s’utilisent au tour, pour modeler, selon leurs propriétés.      
Il faut faire des tests et surtout les cuire pour déterminer si on peut les      
utiliser. Si une terre continent trop de chaux, les pyrites vont reprendre      
de 8 à 12 fois leur volume en s’hydratant après cuisson et cela peut même      
casser des pièces.
Faites des essais, les argiles cueillies n’ont rien à voir avec      
terres que l’on peut acheter.
La joie de les travailler, d’apprendre à les      
reconnaître est immense.      
      
Si vous avez besoin d’un renseignement, d’un conseil, n’hésitez pas à me      
questionner, je vous répondrai avec plaisir

Pour voir le site de l’atelier      
      
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04 novembre 2017

Préparation d’une argile ramassée en nature

Vous êtes nombreux à me poser des questions sur la façon de préparer une argile récoltée en nature. Celle ci provient d’un ancien village potier près de l’atelier, Beauregard de Terrasson dans lequel j'ai construit et ai cuit dans un four papier en public le samedi 30 juillet. Le four a été construit, les poteries ont été faites avec l’argile du village.

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Argile sèche que je concasse avec un marteau. Bien sûr il y a plein de façons de faire différentes, l’idée est de concasser grossièrement la terre sèche pour pouvoir diluer et tamiser pour enlever les impuretés, racines, cailloux etc….

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Premiers essais en bétonnière.
D’abord mise en eau, délayage. Galère :)
Deuxième essai, super !!! mise en eau, quelques jours après mélangeur. Bien plus facile
Un ami qui aidait pour le four m’a prêtée main forte. Le tamis est un tamis pour maçons de maille 12 Si vous trouvez 16 c’est plus fin. Ca correspond au nombre de mailles au cm²
Après cuisson je déciderai si je tamise plus finement, 30 ou 60 dans le cas où il y aurait des grains de chaux.
J’ai trouvé intéressants les grains de la terre qui donnent un effet rustique aux surfaces.
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Après tamisage, l’argile a été stockée dans des grandes poubelles. On voit l’eau qui remonte à la surface, que je siphonne avec une poire pour aider au raffermissement.
J’ai mis la barbotine sur des rondeaux de plâtre qui me servent à tourner.
Les premiers tests ont été faits il y a quelques mois pour voir les qualités de cette argile.
Plasticité avec modelage et tournage. Le premier test sur le terrain a été de rouler un petit colombin d’argile humide. On peut aussi voir comment elle colle quand elle est mouillée, ou la taille des craquelures quand elle sèche.
Puis les tests de chaux que l’on ne peut voir qu’après la cuisson

Une fois la terre sur les rondeaux raffermie, elle est mise en pains et battue, battue, battue…Et on remet de la barbotine sur les rondeaux….
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Tournage des premiers pots
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Les rondeaux saturent vite, il faut laisser l’air circuler, c’est un peu mieux. Dès que le plâtre sature, il faut laisser sécher. Toutes ces opérations prennent du temps. Il faut faire très attention de ne pas prendre des grains de plâtre, donc de chaux, qui reprend huit à douze fois son volume à la cuisson, elle se réhydrate. Ainsi, un grain de chaud que l’on ne voit pas avant la cuisson peut avoir la taille d’une tête d’épingle après réhydratation et casser une partie de la pièce

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On peut utiliser des carreaux de plâtre non hydrofuge, surtout mais comme le plâtre est assez léger, mettre un drap permet d’éviter les grains de chaux.
c’est encore un test à faire avec une argile, celui de la chaux. La plupart du temps, en tamisant au tamis 60 cela permet de les diffuser et ils ne se réhydratent plus en boule
On voit d’après les grandes fentes que cette terre contient beaucoup d’argile; Signe de reconnaissance dans la nature, il reste de l’eau pendant longtemps et lorsqu’il n’y en n’a plus il y a de grandes crevasses. plus les crevasses sont grandes, plus la teneur en argile est importante

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Tournage de plus grosses pièces. J’essaie toujours avec le maximum de finesse, c’est le test de plasticité et de résistance à l’évasement, au rétrécissement

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Une fois raffermies, les poteries sont tournassées et partiellement polies. P1120907P1120911 P1120909P1120915 P1120917 P1120918 P1120931 P1120932
Après elles sont mises à sécher
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Puis trempées dans la sigillée, trois fois et lustrées entre chaque couche de sigillée

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Après c’est l’épreuve du feu, en même temps que la petite fête d’inauguration de ce beau grand four, le 16 juillet. Avant la cuisson, je ne pouvais pas continuer le travail. Si il y avait eu de la chaux, j’aurais dû tout reprendre et tamiser au tamis 60. J’ai tamisé au tamis maçon n°14, ça suffit pour cette terre assez pure. Elle a peu de caillou ou de terre végétale. Belle qualité, ce n’est pas pour rien si les potiers étaient installés dans ce village

Enfournement, cuisson au bois, défournement. J’ai de la chance, tous les tests sont impeccables, je peux maintenant commencer à tourner les pièces qui rempliront le four papier
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A 1031° On arrête le feu. On laisse redescendre le four à 400°, cheminées et alandiers ouverts . Deux heures de petit feu, le bas des alandiers, une heure de moyen feu et quatre heures de grand feu. Pas de problème, faces froides en fin de cuisson, très bonne isolation. A voir lorsque nous ferons à l’automne la cuisson haute température…
. Je me prépare pour l’enfumage et on ferme toutes les ouvertures. Remontée en flèche de la température. Tellement performant qu’il a accumulé la chaleur à l’intérieur et il n’arrive pas à redescendre. Plutôt bon signe…
Ca redescend à 280°, je referme les ouvertures et quand je mets les copeaux ça s’enflamme direct !! Pour enfumer il faut enlever quelques briques de la porte
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Après la cuisson, le sol est encore mouillé, le four doit encore sécher
Il faudra attendre deux jours de refroidissement pour pouvoir défourner. Belle récompense, la terre de Beauregard est magnifique !!!
Elle sonne magnifiquement, elle est étanche, a un bel aspect très minéral. C’est aussi le fait qu’elle soit tamisée grossièrement
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Travail avec la boudinneuse pour le pétrissage
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Cadeau du ciel… C’est sportif quand même, les garçons qui sont au stage de tournage me donnent un coup de main; Merci :)
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Et voilà les boudins? Les boules pour tourner les mémères. Pour que ce soit beau dans le four papier, il faut quelques grosses pièces. Je m’inspire de formes traditionnelels du village et je collerai des anses à la manière des anciens potiers P1130273 P1130274 P1130278 P1130280 P1130281 P1130287  P1130305 P1130306 P1130307 P1130308 P1130309 P1130314 P1130316 P1130318
En fin d’après midi j’ai tournassé, demain je collerai les anses et ferai les décorations dans la semaine
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Pour récapituler les différents tests de recherche d’argile en nature, si une terre est très fendue quand elle est sèche ou si l’eau reste longtemps c’est qu’il y a de l’argile

On fait un colombin pour voir sa consistance. Plus le colombin est long, plus la terre est riche en argile

On en récupère un peu, pas besoin de trop tant qu’on ne la pas travaillée et cuite, on la lave, on la tamise, on la met à raffermir et on la travaille, chacun selon sa façon. Tests de plasticité, de solidité, de résistance à la pression des doigts

Test de chaux, c’est révélé après la cuisson; si des points blancs apparaissent c’est qu’il y a de la chaux. Ils peuvent avoir la taille d’une tête d’épingle et casser la pièce

Tests de porosité, le son, l’aspect

Après ces tests on connait un peu mieux son argile et on peut continuer ou pas selon les résultats

L’atelier se trouve à Valojoulx. Il est ouvert toute l’année sur rendez vous car je ne suis pas toujours présente. Appelez moi au 0685230152 pour le visiter

Le site http://laterreenfeu.fr

Pour voir tout le travail qui se fait à l’atelier, la page

bienvenue, à bientôt :)

01 novembre 2017

Enfumage des terres sigillées dans le four bidon acrobatique

 

Il était patriotique, il est devenu

                acrobatique !!!

Même pas peur !!

Nous avons fait fort, cette fois et avons superposé des anneaux de deux fours différents pour avoir un volume d'enfumage plus important vu le nombre de pièces à enfumer
La base est celle du four patriotique et les anneaux supérieurs sont ceux d'un four expérimental que nous avions construit avec Régis pour faire des essais avant de se décider pour un four bidon, plus facile et moins fragile à transporter
Nous avons bien rigolé avec Florent en posant le dernier anneau... :)

Les poteries à enfumer sont des pièces recouvertes de terres sigillées biscuitées.
Le but est de créer des effets sur les poteries.
La terre sigillée rouge, plus fusible a vitrifié à la cuisson et va garder une belle couleur orange, donnée par l’oxyde de fer qui a vitrifié.

La sigillée blanche, plus réfractaire (a un point de fusion plus haut) va s’enfumer plus ou moins selon les endroits du four, les points de contact avec les autres pièces…

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Installation et remplissage du four acrobatique

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La montée en température au bois sous l’œil curieux et gourmand de Biscotte et Casquette qui n'e ratent pas une occasion de réclamer un peu d’herbe ou un quignon…

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Nous avons fait deux heures de feu dans l’alandier,
le four est monté à 450°.
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On a d’abord bourré l’alandier de foin mouillé et de litière des ânes pour créer de la fumée par dessus, cela a créé un enfumage d’atmosphère. (Le matériau d’enfumage ne touche pas les poteries)

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Puis j'ai jeté des copeaux de bois par la cheminée pour un enfumage de contact (les matériaux d’enfumage vont toucher les poteries)

Le four, les alandier ont été bien colmatés pour réduire au maximum les fuites de fumée

Dans une autre fiche je posterai le défournement des poteries

Si vous avez des questions à poser, n'hésitez pas.
Vous pouvez mettre un commentaire, je réponds directement sur la page et tout le monde en profite

Pour visiter le site de l'atelier

Contact: Sophie@laterreenfeu.com
0685230152.

30 octobre 2017

Les cuissons. Bois, gaz, explication, courbes, températures. Première partie

En début de mois a eu lieu un stage de cuissons au cours duquel nous avons rempli et cuit sept fours bien remplis de différentes façons.
La cuisson est le moment clé de la poterie, si elle rate le travail réalisé en amont est perdu. Pas totalement puisque c’est aussi par l’expérience que l’on apprend et que l’on se souvient des erreurs.
Je vais essayer de donner quelques conseils de base pour permettre aux débutants de prendre le moins de risque possible et d’expliquer le phénomène d’explosion si redouté de tous et comment faire pour les éviter
Nous avions une multitude de pièces à cuire, certaines étaient polies, d’autres recouvertes de sigillée, d’autres brutes.. C’est cette variété qui était si intéressante
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Le premier jour nous avons fait les choix des pièces à biscuiter pour le Raku, les pièces à enfumer aux végétaux, cheveux et plumes et le pit firing, le choix des pièces qui allaient cuire dans le four à bois.
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Nous avons rempli deux fours à gaz, le grand d’un demi m3 et le petit de 120 l.
Les conseils à donner pour l’enfournement.
Ici pour cette cuisson c’était du biscuit, donc de la terre crue ou sigillée et les pièces pouvaient se toucher et même être les unes dans les autres.
bien sûr si on superpose on met les plus lourdes au dessous, on ne rentre pas deux bols l’un dans l’autre si les bords se touchent. On doit alors surélever celui du dessus pour que le bol du dessous puisse prendre son retrait
Les plaques d’enfournement sont posées sur trois piliers, toujours, c’est le point d’équilibre qui va permettre de ne pas déformer les plaques. Les piliers sont posés du bas du four jusqu’en haut au même endroit pour assurer un maintien de bas en haut au même endroit.
Certaines pièces ont été sorties à chaud pour pratiquer des enfumages à chaud, elles sont été posée le goulot vers la sortie pour que l’on puisse bien les attraper.
Chacun a bien regardé où ses pièces étaient posées et j’ai allumé le gros four le soir avant de partir avec un seul brûleur sur les quatre et une pression minimale de 0.05b, une grande flamme de briquet
Ceci pour que le four préchauffe toute la nuit et que les pièces soient séchées à cœur. C’est la garantie de la bonne cuisson; Ce ne sont pas les bulles qui font exploser la terre mais l’humidité qui peut rester au cœur de la paroi. Si la terre est bien sèche et qu’il y a des bulles raisonnables bien sûr, le seul effet sera une fente ou même peut être pas de réaction. La terre est poreuse, surtout la terre chamottée et si la courbe de cuisson est douce, l’air emprisonné peut s’échapper.
Le lendemain matin, le four était à 280 et nous avons pu allumer les trois autres brûleurs pour commencer la cuisson qui a été très progressive. Nous avons pris notre temps jusqu’à 400°. Il y avait des sculptures très épaisses. au bout de trois heures de feu doux nous avons augmenté le gaz progressivement et avons pu défourner en milieu d’après midi. Je n’ai pas la courbe sous les yeux mais si il n’y a pas de préchauffage, on fait entre deux et quatre heures de préchauffage au minimum, Quand je parle de deux heures c’est sur des pièces tournées très fin et quand je dis quatre heures c’est quand les pièces sont épaisses et très sèches. Si on craint qu’il reste de l’humidité on préchauffe plus longtemps.
En mettant un miroir au dessus de la cheminée on voit si il y a de la buée.
Un signe qui ne trompe pas, c’est que le four refuse de monter en température. L’humidité pompe des calories pour sécher et lorsque tout est sec le four commence à monter un peu en température alors qu’on ne rajoute pas de gaz. Je cuis toujours à très basse pression, cheminée pratiquement fermée pour que la chaleur reste à l’intérieur du four. Si en fin de cuisson je mets plus de pression, je règle la cheminée pour ne pas créer de réduction (la réduction est provoquée par une mauvaise combustion, trop de gaz ou de bois par rapport au volume restant libre dans le four et l’ouverture de la cheminée. Une autre réduction peut être provoquée en réduisant l’air secondaire d’arrivée au brûleurs. Ce sont des brûleurs à air induit. Si vous souhaitez plus de précisions, il y a plein de très bons sites comme Smart conseil ou d’autres potiers qui font des articles plus détaillés que celui là.
La courbe de cuisson doit être également progressive. Dans un message suivant je donnerai plusieurs courbes, biscuit, Raku, four à bois.
Pendant la cuisson, les élèves se sont exercés à attraper les pièces à froid avec les gants et les pinces.
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Une fois la cuisson terminée, après la première surprise de l’ouverture du four en fusion
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Chacun a pris ses pièces et a enfumé avec les végétaux que nous avions collecté sur place, des cheveux et des plumes. Quand la pièce est trop chaude, le combustible brûle avec le carbone et il faut attendre un peu que la pièce refroidisse pour que le carbone se fixe sur la pièce. Sur la terre sigillée, bien évidemment, les résultats sont plus beaux.
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Après une petite toilette, nous avons pu admirer les résultats obtenus simplement en sortant les pièces chaudes et en posant les matériaux d’enfumage dessus. Quelques copeaux ont été mis à l’intérieur pour ne pas qu’il y ait le contraste fort entre un intérieur blanc et un extérieur enfumé
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Tout ça sous l’œil attentif de Casquette qui ne perdait rien de ce qui se passait. Biscotte n’était pas loin parce que lorsqu’on ramasse des végétaux ils ont toujours quelques touffes d’herbe :) Et quand les stagiaires arrivent certains ont du pain sec… A bon entendeur, si vous venez, il y a deux gourmands à quatre pattes qui adorent les épluchures, les pommes, carottes, choux et autres légumes, le pain sec, l’herbe….
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C’étaient deux journées bien remplies avec en plus du choix des pièces, du remplissage des fours, on a fait la théorie des argiles, des cuissons avec les courbes et tout le flot de questions ordinaires qui accompagnaient la peur du feu, du four, du gaz…
Dans une prochaine page je donnerai les courbes de cuisson et le montage du four à bois avec la cuisson et les conseils.
Pour avoir plus de photos vous pouvez aller sur la page
Pour visiter le site
Pour venir visiter l’atelier et l’exposition, appelez moi pour qu’on prenne rendez vous 0685230152

28 octobre 2017

Photos et recettes des recherches Raku, les prochaines formations 2018

Cette semaine s’est déroulée une formation à l’atelier au cours de laquelle nous avons expérimenté plusieurs pistes qu’il me semblait sympa de partager avec les résultats
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Pendant les deux premiers jours, lundi et mardi, nous avons travaillé sur les engobes, la coloration, fait des essais de colorimétrie. Recherches de noirs en mono cuisson, de bleus turquoise et de rouges avec cours théoriques sur la composition, le rôle des oxydes, des engobes, les préparations, les argiles…
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Les recettes utilisées sont. pour 100gr de terre blanche. 2gr oxyde cobalt 1,5 gr de cuivre, 2 gr cobalt 2,5 gr de cuivre, 2,5 cobalt 3 gr cuivre, 2,5 cobalt, 3,5 cuivre. Ce n’est peut être pas tout à fait les gr, je n’ai pas mon cahier mais c’est l’idée de jouer avec le cobalt et le cuivre. Après les résultats sous C 1254, la fritte utilisée, nous avons constaté que le cobalt avait pris trop d’importance, je propose donc d’essayer
1 cobalt, 2,5 cuivre pour 100 gr de terre. Déclinez pour avoir des tons plus ou moins soutenus. Les références que nous avions étaient sous une couverte à faïence de chez Ferro, C315, et c’était turquoise
A noter que la couverte utilisée change parfois vraiment beaucoup les couleurs, on peut faire des essais d’un même engobe avec plusieurs frittes ou couvertes.
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Voilà les résultats après cuisson. Le réseau de cristallisation qui change en bas est créé par le fait de plonger la pièce dans l’eau très rapidement immédiatement après défournement puis de mettre dans le matériau d’enfumage tout de suite parce que l’eau refroidit la pièce

Des essais de noirs mats en mono cuisson en mélangeant de la terre rouge, de la fritte C 1254, 15 cobalt et 20 noir D91 (couleur à peindre)
30 gr de terre, 30 gr de fritte avec les colorants
30gr de terre, 40 gr de fritte avec les colorants
30 gr de terre, 50 gr de fritte avec les colorants
30 gr de terre, 60 gr de fritte avec les colorants
Les résultats sont biens, ça a bien tenu, la matière est intéressante
En deuxième cuisson nous avons trempé la moitié supérieure dans la fritte C1254 pour voir ce que ça donne, belles matières
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Nous avons fait des essais de nickel;, 30, oxyde de chrome 2, 3, 4. Le nickel a eu tendance à faire décoller l’engobe lors de la trempée dans l’eau en fusion20171027_150335

Et aussi des essais de bruns rouille avec du fer et du manganèse

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Puis des essais de rouges
David (Céraquitaine) nous a apporté des échantillons de trois rouges, sang de taureau, rouge vermillon et DQ5020 et une fritte ATP3/1, monosilicate de plomb (je crois, si ce n’est pas le nom de la couverte je modifierai :)
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le vase de Sof’ a été fait en haut avec sang de taureau et en bas DQ 5020 avec la fritte de David
sur les essais que j’ai faits, j’ai mis les trois couleurs. 100 gr terre blanche, 30 gr de couleur. C’est la base des essais que je fais quand je teste une nouvelle couleur dans un engobe. Si on veut la rendre plus douce on diminue le colorant, si on veut renforcer la couleur, on ajoute plus de colorant.
Les trois engobes colorés ont été recouverts avec de la C1254, de la C1254 opacifiée avec 50/50 fritte et feldspath potassique et la fritte ATP3/1
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Une fois toutes les pesées faites, certaines pièces ont été engobées pour le Raku nu, d’autres pour des essais de couleurs et nous avons enfourné en laissant devant les pièces qui devaient être défournées pour faire des enfumages avec des végétaux et des cheveux. Mercredi matin nous avons allumé le four. Pendant la cuisson nous avons fait les théories des cuissons, oxydantes, réductrices, les courbes de cuissons différentes, les températures différentes, les fours, bois, gaz, électriques, flamme directe, flamme renversée et un peu de technologie des glaçures pour pouvoir lire une glaçure, comprendre le procédé de la composition des frittes, leur rôle, leur fabrication, pourquoi on doit fritter certains oxydes…
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Quelques pièces avaient été émaillées en mono cuisson pour faire des essais, la fritte est tombée, elle n’a pas tenue, nous avons désémaillé les pièces à l’extérieur et gardé l’intérieur émaillé. a l’extérieur nous avons avons continué les enfumages aux plumes et cheveux, végétaux. La fougère, la prêle contiennent de la silice, ce sont des bons matériaux; On peut utiliser les fleurs aussi, le pissenlit, ça donne de très beaux résultats. Bien sûr les résultats sont bien plus marqués sur de la terre polie ou de la terre sigillée 
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Sur les petites plaques, j’avais mis de la fritte C1254 avec 3 CuO, de la fritte pure et de la fritte opacifiée. J’ai donné plus haut les proportions
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Dans le stage cuisson, nous avions enfumé avec des végétaux sur de la terre sigillée. C’est bien sûr incomparable…
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Le lendemain, jeudi, après refroidissement des pièces nous avons défourné, puis émailllé ce qui devait l’être
Nous avons commencé par mettre la fritte à l’intérieur des pots qui devaient en recevoir, puis nous nous sommes occupées de l’extérieur
Le Raku nu, recouvert d’un engobe réfractaire composé de 50 silice et de 50 kaolin calciné, le même mélange que pour protéger les plaques d’enfournement; Je colore avec un peu d’encre qui brûle à la cuisson le mélange réfractaire pour le distinguer de la fritte qui vient dessus afin de vérifier qu’il y a de la fritte partout. On pourrait mettre un colorant alimentaire ou tout ce qui peut brûler. Une fois la couche réfractaire séchée, nous avons passé la fritte. Le principe est de mettre une couche réfractaire pour que l’émail se décolle après l’enfumage. La fritte sert à créer les craquelures et protéger la terre de l’enfumage .
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Lorsque les pièces sont enfumées, on les plonge dans l’eau pour les déshabiller
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Nous avons coloré de la fritte avec 3% d’oxyde de cuivre. Les pièces émaillées ont été trempées dans l’eau à moitié pour changer le réseau de craquelures juste avant d’être enfumées.
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Les pots engobés ont été couverts de fritte transparente et ont été plongés à moitié dans l’eau également
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Nous avons opacifié la fritte C1254 avec 50/50 de feldspath
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Ce matin, nous avons défourné les pièces laissées intentionnellement dans le four à refroidir dans le but de pratiquer des enfumages dans un feu de bois. Cela permet aux personnes qui ont un four électrique de pouvoir faire cuire leurs pots et de les enfumer dans un feu de bois, dans le poêle, la cheminée, le soir à la veillée :) :)  ..
c’est valable pour toutes formes d’enfumages, sigillées, terres polies etc… si on ne peut pas ouvrir son four ou qu’on n’a pas de four et que quelqu’un cuit pour nous. Bien sûr on utilise de la terre chamottée. Il faut aussi vérifier la courbe de cuisson si on cuit des pièces avec de la fritte, il faut le faire rapidement car la fritte par exemple c1254 qui contient très peu d’alumine coulent si elles sont cuites trop longtemps.
nous avons cuit le biscuit à 980° et la cuisson de la fritte en deux heures à 950°. Je n’aime pas quand c’est trop brillant. Si on a une courbe plus longue, opacifier la fritte ou utiliser une glaçure pour faïence. De toutes façons, faites des tests.
Pendant le stage nous avons utilisé la C1254 et cuit en deux heures. à vous d’adapter la courbe à votre fritte et à votre four. Les grosses pièces qui ne peuvent pas être sorties car trop lourdes peuvent être enfumées comme nous avons fait ce matin.
Voici les pièces avant la cuisson d’enfumage
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Nous avons choisi d’enfumer les frittes opacifiées et des pièces avec 3 CuO.
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Au bout de 55 mn de cuisson.. C’est un peu trop, ça a trop chauffé. 40 mn seraient suffisantes, l’émail a commencé à fondre. Nous avons sorti les pièces du feu pour les enfumer dans de la paille et des copeaux
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Après nettoyage…
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Ben voilà, y’a plus qu’à, vous avez tout le kit du parfait rakuteur :)
C’est très simple, il faut garder cette simplicité et ne pas vouloir aller trop dans la technique. On confie nos pièces au feu, il nous les rend parfois avec des résultats inattendus.. On peut recuire, si un enfumage ne nous convient pas on peut le faire rebrûler, c’est de la basse température à cuisson très rapide, on peut se construire un four rapidement pour pas très cher, il existe des kits pour ceux qui en ont besoin, c’est toujours mieux de se le fabriquer soi même . Bien sûr on peut se fabriquer un four bidon à bois. Je fais d’excellentes cuisson avec, rapides, avec vraiment très peu de tout petit bois de chûtes de scierie. Je vais faire remonter les fiches pédagogiques anciennes de la construction d’un four .
Pour se retrouver sur le blog, allez dans le nuage de tags à gauche (mots clés) qui vous amèneront aux pages correspondant aux mots clés que je rentre dans la page ou aussi sur l’onglet en haut “fiches pédagogiques”.
Voilà plus de dix ans que j’alimente régulièrement ce blog avec des conseils, des recettes mais ce n’est pas facile à trouver. Petit à petit je fais aussi des fiches pédagogiques sur le site http://laterreenfeu.fr.

Je donne aussi beaucoup de recettes sur la page fb https://www.facebook.com/sophiesofiterre/
Vous pouvez venir visiter l’atelier toute l’année sur rendez vous, participer aux journées portes ouvertes, venir voir les cuissons, elles sont annoncées dans la newsletter ou sur la page fb

Les prochains stages auront lieu en 2018 à partir de février. Il y aura 6 semaines de stages pendant l’année, réparties de février à août. Ils ont tous la possibilité d'être pris en charge sur demande dans le cadre de la formation professionnelle, pour les demandeurs d'emploi dans le cadre d'un projet professionnel, les salariés, les artistes, les intermittents....

Pendant l’année un cursus complet de tournage de 90 heures avec des exercices à faire entre les modules pour ceux qui souhaitent bien progresser d'un module à l'autre.
http://laterreenfeu.fr/cursus-de-tournage/
En février un module de tournage  pour débutants ou de perfectionnement. C’est le seul stage de tournage où j’accepterai les débutants car les deux modules suivants seront spécifiques et demanderont d’avoir un niveau minimum. Le deuxième module en juillet pour faire les boules et théières avec travail à la motte et le troisième en août, pour le tournage de grosses pièces par assemblage de petites parties; Quand on ne peut ou ne sait pas travailler de grosses quantités de terre, on peut faire quand même de grosses et belles pièces en assemblant plusieurs parties.
J’ai créé une chaîne YouTube sur laquelle il y a plusieurs vidéos pédagogiques pour bien expliquer les gestes de base avec des prises de vues de points différents.
Je vais en ajouter au fur et à mesure… 
En mars une semaine de polissage, Raku nu sur terres sigillées avec la préparation et la  coloration de terres sigillées, des mono cuissons, l’émaillage très léger des terres sigillées.. A suivre
Un stage annuel de deux semaines, en mai et juin une semaine de collectes d’argiles naturelles, la préparation, le façonnage de pièces, la préparation et la pose des sigillées, différentes techniques de pose, l’utilisation de plusieurs sigillées superposées et la deuxième semaine les cuissons, au bois, au gaz, différentes techniques d’enfumage. Les deux semaines ne seront pas consécutives.
Je réfléchis au programme en ce moment, dans quelques semaines les programmes seront faits, mis sur le site http://laterreenfeu.fr/calendrier-prochaines-formations/, et si vous êtes abonné à la newsletter vous recevrez le programme
Pour tous renseignements: Sophie Houdebert  0685230152
sofiterre@gmail.com

Et
pour le plaisir, quelques photos de feu… et l’ensemble des résultats
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02 octobre 2017

Glaçures haute température

 Je poste à nouveau une fiche qui a deux ans déjà, parce que ce n'est aps toujours facile de naviguer dans un blog et de trouver les archives. Je suis en train de reprendre certaines de ces glaçures pour la cuisson de dimanche 27 novembre au bois dans le grand dragon dressé.
Si vous passez par valojoulx, arrêtez vous, je viens de faire une cocotte pleine de vin chaud !!

Je ferai une autre fiche pour comparer les résultats après csuisson au bois

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Tout avait commencé comme ça…  
Reprise de glaçures que j’ai laissées de côté pour la sigillée. Maintenant, les deux sont à l’honneur, sigillées et porcelaine

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Avec Lies, ma copine potière nous avons pesé, posé les glaçures et cuit dans son four hier

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Aujourd’hui, ouverture, surprise, surprise….
Encore dans le four…

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Essais sortis du four

 

Quelques bols

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Voici mes recettes
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Glaçure 1  et 4  . Ces glaçures ont la meme base, une est plus riche en soude, l'autre en potasse                                                                              
Orthose (feldspath potassique) 42 gr                                      
Carbonate de soude pour la 1    9 gr 
(et de potasse pour la 4)                                      
Carbonate de chaux                  20 gr                                      
Oxyde de zinc                           5,5 gr                                    
silice                                         23 gr                                      

Glaçure 2                                                                                
Pegmatite                                  6.6 gr                                    
Carbonate de chaux                   13 gr                                     
Carbonate de Baryum                11 g                                                 
Rutile                                          5 gr                                      
Kaolin                                         6 gr

Glaçure 3
Néphéline syénite                       25 gr
Kaolin                                         25 gr
Carbonate de chaux                    25 gr
Silice                                          25 gr

Glaçure 5
Orthose                              42 gr
Carbonate de potasse           9 gr
Carbonate de chaux         28.5 gr
Oxyde de zinc                   5.5 gr
Silice                                 23 gr

Les essais ont été pesés, un essai a été fait avec la base

puis la base a été divisée en deux pour faire deux chaînes, une de fer et une de cuivre

2, 5, 10 fer, 10 fer, 10 titane

2, 3, 3 cuivre 10 titane

La cuisson a été faite à 1260° avec deux montres fusibles Segers n°8 et 9, 1250° et 1280° en oxydation

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En détail
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La porcelaine translucide. Elles le sont toutes, même celles qui sont émaillées mais ça ne se voit pas sur les photos.. Tant pis, il faudra venir à l’atelier pour venir les voir ;)
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Bons essais, vous avez tout ce qu’il faut pour réussir. David de Céraquitaine a les matières premières. Et n’hésitez pas à créer des recettes, à les prendre dans les livres et les essayer, c’est du travail, un gros travail qui demande beaucoup de concentration et de travail mais sans risque et qui ne donne que du bonheur !!!

Et quels beaux résultats plein de vie !!

ENJOY !!!

06 août 2017

Les argiles, c'est quoi? De bonnes références testées au tournage, sigillées, basse et haute température

Petite fiche pédagogique que je vous partage. Cette fois, pas très attrayante, pas beaucoup de photos mais des indications et caractéristiques assez simples qui peuvent être utiles aux débutants. Il y aurait beaucoup plus à dire, bien sûr, chaque terre est unique même si il y a des familles d'argile, seuls les essais et l'expérience de chaque potier permettra de les connaître... 

La Terre en Feu | Accueil

La Terre en Feu est l'atelier de poterie qui propose, en Dordogne, des cours et stages pour enfants et adultes. Mais aussi des formations professionnelles.

http://laterreenfeu.fr

Bonne lecture...
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La faïence

C'est l'argile la plus courante. La faïence a servi à réaliser la grande majorité des terres cuites ou séchées sur notre planète.
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Elle est plastique. Parfois trop, surtout la variété rouge. Il faut alors la marier à une autre terre.

Les minerais rouges sont extrêmement courants sur terre mais beaucoup sont inutilisables à cause de la présence en eux de métaux alcalins . Cependant, la réserve de terre utilisable est immense.

Il existe également des variétés blanches, grises, etc., mais aussi des argiles chamottées (en principe artificiellement) d'usage courant en arts plastiques notamment. En fait, la faïence rouge convient autant à la sculpture qu'à la poterie.

La température de cuisson (et non de fusion intégrale) des faïences disponibles un peu partout dans le commerce est souvent de 850 à 1100°C. Elles contiennent tout au plus 2/3 de silice, les autres composants jouant le rôle de fondants.C'est ce qui fait que si on dépasse le point de cuisson, si elle arrive en fusion, elle fond et coule sur les plaques de cuisson. Elles contiennent peu d'alumine, agent de viscosité et moins de silice que le grès. Elles cuisent donc à plus basse température

La faïence reste poreuse, même sous la glaçure et il faudra avoir un accord parfait de coefficient de dilatation pour pouvoir faire de la faïence utilitaire non poreuse à l'utilisation.

Beaucoup de faïences peuvent être employées pures.

Plus plus on monte en température, plus elle sera cuite mais elle risque de fondre et se transformer en lave si on dépasse la température maximum, surtout pour les argiles rouges qui contiennent du fer, ce qui rend la terre plus fusible. Le manganèse aussi rend les argiles plus fusibles.

Le kaolin, composant des pâtes à porcelaine

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Au-delà de ce qui a déjà été spécifié dans le glossaire et ci-dessus, ajoutons que le véritable kaolin chinois est réputé plus aisé à travailler, plus plastique que les autres variétés, très adapté aux travaux de poterie et cuisant bien blanc - comme le kaolin anglais, dit-on. Les kaolins, dans l'ensemble, ont un grain relativement grossier par rapport à d'autres terres à modeler

Les kaolins primaires seraient nettement plus plastiques et plus blancs après cuisson que les kaolins secondaires.

Rappelons que la température de fusion du kaolin est particulièrement élevée. Pour abaisser cette température et, lorsque l'on est en présence de certaines variétés, pour disposer d'une meilleure plasticité, il est courant de lui associer des terres à grain plus fin, notamment les ball clays, mais aussi, lorsque la plasticité est indifférente, à ce que l'on nomme "les silices".

Il est courant que le kaolin représente à peine la moitié du mélange. Un exemple type de mixture utilisée en poterie met en œuvre 40% de kaolin, 10% de ball clays, 20% de silices et 30% de feldspath (chiffres Daniel Rhodes, proportions confirmées par ailleurs). Ces données ne sont fournies qu'à titre indicatif, la variété de kaolin et le type de l'objet à réaliser pouvant rendre nécessaire un ajustement important.

Le kaolin, grâce à son grain relativement grossier qui autorise un écoulement satisfaisant de l'eau, pose peu de problèmes de retrait.
Les pâtes à porcelaine sont composées pour satisfaire aux besoins des potiers, des industriels et leur variété est très grande. On trouve des porcelaines composées qui cuisent à "basse " température, 1230°, jusqu'aux porcelaines de grand feu 1450°. Chaque fournisseur a bien sûr ses recettes et ses températures de cuisson qui sont données lorsque l'on s'en procure.

Les terres glaises

Argiles sédimentaires très impures, elles sont aussi les plus colorées. Elles regorgent de molécules variées, principalement des marnes, des hydrocarbures et des oxydes de fer. Pour cette raison, elles sont très fusibles et très plastiques.

Les ball clays

Ce sont des terres très plastiques, chargées de carbone car leurs gisements sont souvent situés entre des strates de charbon. Leur grain est très fin. Elles contiennent aussi plus de silice qu'une argile moyenne.

Elles ne peuvent être employées pures à cause d'un retrait excessif. Par contre, associées à des kaolins ou d'autres terres en quantités faibles (1/10ème environ), elles apportent un gain de plasticité.

Leur couleur naturelle est grise (rarement blanche) et rosâtre, à cause de la présence d'oxyde de fer (sauf exceptions). Elles cuisent clair.

Le grès, les terres à grès.

Ce sont des argiles qui proviennent de la décomposition de roches sédimentaires. Selon la nature des roches dont elles proviennent, les oxydes qui la composent, leur propriétés et leurs aspects sont très variés. la caractéristique du grès est de vitrifier à la cuisson lorsqu’il rentre en fusion. Grâce à sa composition, riche en alumine et en silice, il ne fond pas lorsqu'il se vitrifie. Il arrive à se déformer bien sûr si on cuit trop haut, pour les pièces trop fines ou celles qui sont posées sur des enfournements un peu tordus...

Les grès chamottés sont très utilisés en Raku
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En principe, les grès vitrifient à une température assez élevée (vers 1200-1350°C), exigeant des fours puissants dits "fours à grès", mais une cuisson normale ne nécessite pas forcément de si hautes températures.

Ils ont en général une bonne plasticité. Ces argiles de type secondaire sont assez courantes et sont quelquefois employées pures, de manière artisanale. Un assez bon niveau de connaissance des matériaux est cependant souhaitable si l'on a envie de fabriquer ses propres glaçures.
On peut faire aussi des grès au sel. A haute température, on jette dans les ouvertures du four du sel qui dépose une glaçure sur les parois créant un décor apprécié

Les terres à feu ou argiles réfractaires

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Ce ne sont pas des argiles précises. En principe, toute argile est dite "terre à feu" si sa température de fusion (matériau pur) est supérieure à 1500°, quelle que soit sa composition ou si elle est traitée pour servir à la fabrication de récipients culinaires.

On l'utiliser pour la fabrication de briques réfractaires. L'emploi de ces briques est très varié : de l'assemblage de fours à la protection externe d'engins spatiaux.

Ces argiles dénuées de fer mais rarement blanches, à grain souvent grossier, ont un autre intérêt particulier : leur usage additionnel autorise la réalisation de travaux de grande taille. Le grain grossier combiné à un grain plus fin est en effet un gage de solidité et de résistance aux chocs thermiques

La terra cota

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L'étymologie très vague de ce mot (terre cuite) est à l'opposé de ce qu'il signifie de nos jours - bien que le sens premier semble persister chez certains auteurs - : la terra cota est une argile bien précise.

Elle est très chargée en fer, donc cuit à basse température.

Son grain est grossier, ce qui autorise un séchage d'excellente qualité (écoulement rapide et homogène de l'eau entre les grains).

Elle semble à conseiller pour les travaux de grande taille

L'adobe

Le terme adobe (de genre masculin) désigne un type particulier de briques, mais aussi, par extension, la terre servant à le fabriquer et le mode de fabrication, connu déjà dans l'ancienne Égypte, dans le royaume de Kerma et en Assyrie notamment.

L'adobe en tant qu'argile est une terre grossière et sableuse récoltée en surface.

Elle a peu de plasticité. Son emploi semble réservé aux régions arides où sa conservation n'est pas millénaire, comme en témoignent notamment les "tells" d'Irak, collines informes faites de vestiges de bâtiments construits avec ces briques, effritées et affaissées. L'adobe a cependant rendu de très grands services à l'humanité et peut encore en rendre dans différentes régions du monde.

C'est une argile très ancienne, les preuves qu'elle a données sont notables

* les références historiques qu'elle évoque peuvent être mises en scène dans un travail artistique

* sa facilité d'emploi, de fabrication et d'extraction est unique.

Une variante est la bauge (ou le torchis, ou le pisé), enrichie de foin et pas forcément préparée sous la forme de briques.

La bentonite

C'est une argile naturellement gavée de matières collantes. Son origine est volcanique.

Elle est utilisée en très petite quantité pour accroître la plasticité d'autres terres et pour aucun autre usage car :

* en présence d'eau, son volume augmente considérablement
* elle connaît un très fort retrait au séchage
* elle colle fortement, pour ne pas dire trop.
On l'utilise entre 3 et 5% pour aider à garder les glaçures en suspension. Attention, bien mélanger les poudres à sec sinon on ne s'en dépatouille plus !!!

Récupérer de l'argile dans la nature

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Attention à tester sa teneur en grains de chaux car ceux-ci gonflent après cuisson et provoquent des fêlures ou fendent la pièce.

Pour éviter ce problème, tamiser la terre très finement (30), faire une petite coupelle et la cuire pour voir le résultat, la couleur, la texture etc…

L’argile résiduelle, qui se trouve au pied des falaises et l’argile sédimentaire, celle qui a été entraînée par l’eau et se retrouve déposée. Elle est souvent plus fine, grâce à l’action de l’eau, du mouvement

Ces argiles souvent pures sont difficiles à modeler, peu souples. En Angleterre on laisse l’argile, nouvellement extraite, exposée à la pluie pendant une année.

Toute pierre doit être enlevée de la masse d’argile. La moindre parcelle de calcaire dans l’argile va faire un point de porosité, les points de chaux expliqués plus haut. Quelquefois plusieurs mois après la mise en service du vase, cette parcelle va gonfler, repousser le vernis et faire un trou dans le vase.

Une argile dont on ne peut enlever le calcaire est mise au rebut. Le potier prend alors une autre argile utilisable.

Les essais nécessaires pour connaître une argile ramassée

Parfois une approche empirique ne permet pas d'avoir de bons résultats, il est alors nécessaire de pratiquer des essais systématiques et quantifiés pour connaître son argile. Voilà comment on peut pratiquer : - à partir d'une argile brute, on fait 15 boulettes de 60 g., ce qui permettra de faire 15 petites poteries.

Cela permet d'avoir une gamme suffisamment large pour avoir une bonne idée de l'argile, tant sur sa malléabilité et comportement à la fabrication et ultérieurement comportement à la cuisson et résistance au choc thermique. La réalisation des petites poteries d'essai sera réalisée rapidement par enfoncement du pouce au centre de la boulette et affinement par pression entre le pouce et l'index, ce qui n'est pas si simple quand on manque d'expérience, mais c'est très formateur !

Après le lavage, la décantation et l’évaporation, on se retrouve avec la masse d’argile. La préparation n’est pas terminée.

Les additifs, sables, chamottes...

Utilité des additifs

Les additifs permettent d’ajuster la plasticité de l’argile, de contrôler sa fermeté, d’accroître sa

porosité, résister au choc thermiques, aux contraintes de cuisson et de résultat.... Avant de passer au four cette argile doit être suffisamment poreuse pour pouvoir sécher. .

Quels sont ces additifs?

On ajoute à l’argile de la silice pour faciliter la fusion des matériaux. On ajoute souvent de la chamotte, pulvérisation de terres déjà cuites. Elle accélère le séchage, empêche les déformations pendant la cuisson, permet les chocs thermiques quand on sort les pièces en fusion du four pour les enfumer (Raku). On peut ajouter du sable fin, de la silice qui sont des dégraissants, du talc, du mica qui permet de résister aux chocs thermiques et de faire un décor et ce que l'on souhaite essayer, le tout étant de faire des essais et de protéger les plaques d'enfournement avec le mélange silice/kaolin afin de pouvoir les nettoyer facilement

Autres additifs: des liants tels que la felsite, (roche volcanique qui peut contenir des cristaux) facilite la fusion des éléments entre eux, rend l’argile imperméable lors de la cuisson afin que le vase puisse remplir sa fonction. (je n'ai pas vérifié, j'ai lu l'info)
Recycler les déchets de terre

Les terres très boueuses sont mises sur des rondeaux de plâtres. Le plâtre absorbe l’eau, et la terre devient de plus en plus facile à travailler au fur et à mesure de son séchage.

Les terres humides raffermies que l'on peut malaxer sont mises en forme de U et posées les unes à côté des autres comme des petits ponts. Lorsque les ponts sont à bonne consistance on les bat et on les remet en boules.
TAMISER

Mélanger terre + eau jusqu'à consistance crème fraîche ou fromage blanc.

Tamiser sur un tamis 30 ou 60 (mailles au cm²)

Mettre à raffermir sur du plâtre que l'on peut recouvrir d'un tissu. Cela évite les grains de chaux qui créent des problèmes après cuisson

La Plasticité

Les artistes et artisans travaillant l'argile entendent par ce terme le fait qu'une terre est capable de conserver la forme qu'ils lui ont donnée. Cette définition est d'ailleurs reprise dans un sens étendu à d'autres domaines par différents ouvrages et dictionnaires.

Concernant la plasticité des terres en particulier,

Des argiles à grain relativement grossier comme le kaolin sont particulièrement plastiques. La granulation d'une terre et sa plasticité dépendent non seulement de la taille, mais aussi de la forme des grains et d'autres particularités qui ont une importance pratiquement équivalente.

La présence d'oxydes métalliques et de différents autres molécules et éléments, le fait que la taille des grains soit variée, le degré d'imbibition d'eau, sont des facteurs de premier ordre.

Les matières organiques - voire la simple présence de carbone, comme dans les ball clays - ont aussi tendance à accroître la plasticité d'une terre. Ainsi, par exemple, une terre vieillie, recelant davantage de bactéries, devient plus "plastique". Mais une argile trop plastique peut se révéler trop collante.

A l'inverse, la présence de sable diminue radicalement la plasticité des terres au point de les rendre inutilisables en sculpture et en poterie si c'est en trop forte quantité, alors qu'elle est appréciée par les fabricants de briques

Le retrait

A cause de la préparation de l'argile par adjonction d'eau, celle-ci connaît un retrait au séchage, puis à la cuisson. Il faut dire qu'une argile préparée pour la sculpture, la poterie, etc., est constituée d'un quart à un tiers d'eau "libre" en termes de poids (l'eau "libre" est l'eau qui n'est pas intimement associée à l'argile à l'échelle moléculaire). L'élimination de cette eau libre au séchage entraîne une première perte de masse de l'ordre de 3 à 8%, les argiles les plus fines et les plus "pures", se rapprochant de la kaolinite, perdant toujours plus d'eau. Les autres, nommées "argiles ouvertes", contiennent suffisamment de corps imperméables (sable, feldspath, quartz, etc.) ouvrant des "canaux" permettant une bonne évacuation de l'eau. Après cuisson, les terres "ouvertes" s'avèrent souvent plus résistantes aux chocs thermiques.

L'eau libre demeure donc présente en quantité importante dans l'argile (eau dite "hygrométrique"). Elle est éliminée au début de la cuisson.

Lorsque le retrait s'effectue mal au séchage, on constate des déformations, fendillements et autres accidents. Le séchage doit être lent, en atmosphère très modérément humide, et bien homogène . Il est également possible d'ajouter de petites quantités de sable (ou d'un autre matériau imperméable cité ci-dessus) afin d'améliorer l'écoulement d'eau. La plasticité de la terre en souffrira cependant. De trop grandes quantités risquent de compromettre l'adhérence aux éventuelles structures de support et même, finalement, de nuire à l'homogénéité du séchage.

Acheter de l'argile

J'ai testé beaucoup d'argiles de Céraquitaine à St Aulaye en Dordogne. David livre gratuitement dans toute la Nouvelle Aquitaine !!!!!

Et on trouve enfin un interlocuteur compétent, serviable qui installe les fours dans la région Aquitaine, vient aider, assure la maintenance du matériel....
Ils fabriquent le réfractaire sur place, une caverne d'Ali Baba pour les potiers... Nous avons visité les ateliers de l'usine avec les stagiaires

La FR 125, argile à Faïence rouge est superbe, elle fait une très belle sigillée orange qui craquelle en Raku. Et prix au ras du plancher. En plus si on n'a pas le coût de la livraison, le calcul est vite fait
La PTE, argile rouge à faïence fine, très belle sigillée orange , plus vive encore que la FR 125

La Faïence blanche FDML se tourne très bien, j'ai testé la sigillée, elle brille bien, la chamottée résiste bien aux chocs thermiques. Emaillage okk
La Normande. Faïence blanche lisse. Se tourne très bien, se polit très bien. La sigillée est vraiment très soyeuse. La chamottée résiste très bien au choc thermique. Bonne pour le Raku

Kyuchu (Fuji) fine ou chamottée, faïence blanche qui est facile à tourner, à polir, donne de très bons résultats. Emaillage okk;  Elle donne de très beaux résultats en RAKU. Très belle sigillée

Baillet pastille orange. Grès blanc très réfractaire, chamotte très fine, se tourne et se polit très bien, excellente résistance aux chocs thermiques. Très belle en Raku. La sigillée est très belle

PRAI. Grès blanc avec chamotte impalpable. Argile exceptionnelle. Sigillée magnifique. Attention à la fragilité au choc thermiques, les formes trop fines, j'en ai fait l'expérience, cassent. Les formes ouvertes sont très fragiles aussi

Le grès OMAHA chamotté, excellent en Raku, au tournage, à haute température. Très bel aspect dans le four à bois à 1280°
La série de grès blancs et de couleur SI O2 est excellente, tous les chamottés résistent au Raku. Pour les couleurs, chacun fait ses tests selon l'aspect recherché, je parle ici de l'aspect technique

J'ai testé des porcelaines ...
LA MONT BLANC est pour les experts en tournage dont je ne suis pas si on veut tourner fin. Elle est telleemnt riche en silice qu'elle ne monte pas. Très peu de plasticité, "fromage blanc". Cassante, difficile à tournasser. Pas pour les débutants. Belle translucidité après fusion. Il faut au moins 1280°, plus c'est okk
AUDREY BLACKMANN. Très bonne dans tous les cas, bien translucide, facile à tourner, beaux résultats.
SAFL. Assez difficile à tourner, beaux résultats

Vous pouvez aller sur le site et télécharger le catalogue. Je n'ai aucun avantage ni bénéfice mais cela fait 40 ans que je ne trouve pas d'interlocuteur proche valable, notre fournisseur historique n'assure pas une cacahuète et on se fait vertement remballer selon les humeurs.... Donc, quel soulagement. http://www.ceraquitaine.fr/

Vous pouvez appeler David Clairaud au 0608581237

C'est un partage amical...


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La Terre en Feu est l'atelier de poterie qui propose, en Dordogne, des cours et stages pour enfants et adultes. Mais aussi des formations professionnelles.

http://laterreenfeu.fr

Pour me contacter 0685230152. Sophie Houdebert

L'argile de la grotte des Combarelles

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J’ai choisi de mettre les derniers messages en haut au fur et à mesure des expérimentations . Pour voir le début vous devrez descendre en bas du message


04/07/2017 
Suite du travail effectué avec la terre qui a été sortie de la grotte

Suite des expérimentations avec l’argile sortie de la grotte. Après le tournage, j’ai préparé les terres sigillées de chaque sac que j’ai eu la chance d’avoir. J’en ai eu quatre. Les qualités sont très différentes selon les sacs, certains sacs contiennent une argile très sableuse, d’autres un peu moins
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Voici les quatre sigillées posées sur les tessons d’essai qui attendent la cuisson.
Trois couches par trempage. Le résultat au pinceau est différent, si le support est blanc c’est encore différent. J’ai choisi pour ces premiers essais d’utiliser une argile à faïence rouge.
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Tournassage des pièces raffermies. J’ai fait des pièces avec l’argile brute, cailloux et sables inclus, des pièces avec l’argile tamisée au tamis 12 et des pièces avec l’argile tamisée au tamis 60. Certaines ont été polies pour voir la différence de résultats
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Les premiers résultats de cuisson;
Une cuisson au gaz, une cuisson au bois. Un enfumage en sortie de four en fusion pour voir sa résistance au choc thermique. Comme elle est très riche en silice j’ai pensé qu’elle pourrait résister.
La pièce de gauche est celle qui a été sortie en fusion après la cuisson dans le four à gaz, 980°. Toutes les pièces claires ont été cuites au gaz.
La pièce du milieu est cuite au gaz avec la sigillée du sac N°4, c’st celle que j’ai utilisée pour ces tests sur les pièces.
la pièce de droite est la terre brute sans sigillée
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Les pièces cuites au bois. Cuisson 1020°
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Essai de la sigillée sur sigillée blanche kaolinique récoltée vers Bergerac
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Je vais continuer les essais. Ce qui va être intéressant ce sera la réaction de l’argile dans l’atmosphère humide de l’atelier. La chaux après cuisson reprend huit à douze fois son volume, ce qui crée des fractures dans les pièces avec l’apparition de points de chaux plus ou moins gros.

Les premiers tests juin 2017

Tout d’abord, mélange de l’argile et de l’eau. Première observation, elle est très sableuse. Une fois la barbotine bien délayée, je vais utiliser deux tamis différents, un tamis de maçonnerie de 12 (mailles au cm²) et un tamis 60.

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Le tamisage se fait facilement avec le gros tamis
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C’est beaucoup plus difficile avec le tamis fin, l’argile a énormément de sable
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J’avais mis à tremper de l’argile dans de l’eau de pluie aussi pour préparer de la terre sigillée. 1kg d’argile sèche pour 1l800 d’eau. J’ai tamisé au tamis 60 pour retirer du sable et ai ajouté 1% de silicate de soude par rapport au poids de terre sèche . J’ai bien remué et 24 heures plus tard j’ai prélevé le liquide du dessus qui est la terre sigillée. On voit la matière gluante au fond, les particules lourdes de l’argile et le sable. Il y avait beaucoup de déchets au fond du tamis
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Le liquide à droite est la terre sigillée que je vais mettre à évaporer un peu tellement la barbotine était liquide à cause du sable
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Les deux barbotines sont mises à raffermir. J’ai prélevé une boule d’argile telle qu’elle dans le sac que l’on m’a donné.
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Les barbotines sont mises à raffermir sur des rondeaux de plâtre après évaporation partielle
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Quand la terre se raffermit, on voit qu’elle se décolle facilement du plâtre. Je vais utiliser un second rondeau pour terminer l’évaporation de l’eau et je pourrai faire des boules pour les tests de tournage.
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Les rondeaux saturés d’humidité sont mis à sécher. Il faut être vigilant lorsque l’on utilise du plâtre, il est possible d’avoir de la chaux si le plâtre s’effrite. Ne jamais utiliser d’outil métallique sur du plâtre et ne pas le gratter
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Les boules sont prêtes, il ne reste plus qu’à les tourner
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Test de plasticité satisfaisants, surtout avec l’argile tamisée au tamis 60. Elle a du mal à monter à cause du sable mais en tournant avec une crème de barbotine les doigts arrivent à bien glisser et à faire monter l’argile
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Au fur et à mesure je complèterai cette page car je vais faire beaucoup de tests différents, de cuissons, de sigillées, d’enfumages de plusieurs façons.

Je traite de cette façon toutes les argiles récoltées, voilà pourquoi je fais une fiche détaillée qui vous permettra de faire des tests si vous en ramassez.
Prochaine étape, tournassage, tentative de polissage
Les cuissons auront lieu entre le 27 et 29 juin
A bientôt, ENJOY :)

Pour la petite histoire la fameuse argile provient d'une grotte ornée d'environ 800 gravures réalisées par les hommes et les femmes de cro magnon entre -13680 et -11380. La cavité se trouve dans une rivière souterraine.  En 2005 des spéléologues qui voulaient poursuivre les recherches dans la grotte ont creusé cette argile (la fameuse) qui obstruait le passage. Ils ont découverts de nouvelles gravures (photos ci jointe). cette partie de la grotte nommée Combarelles III ne sera a priori jamais ouverte au public. L'argile est restée en sac pendant 12 ans dans la grotte et a été extraite au mois de février de cette année.

Monique Veyret, une amie, sculptrice amateur, travaillant à Combarelles a pensé que ces trois tonnes d'argile pourraient faire des heureux plutôt que d'être expédiée à la déchèterie. Elle l'a donc proposé avec l'accord de George Cleyer Merle le directeur du musée des Eyzies et des grottes de Combarelles, Font de Gaume et Cap Blanc, et à quelques personnes.

Ambre Ludwickzak a eu l'idée lumineuse de proposer de réaliser une exposition de pièces faite avec cette même terre.... et une vidéo de cette expérience : intégrant photo et mini reportages. L'occasion de réunir de nouveau cette argile en autant de réponses subjectives et contemporaines. La participation à l'exposition est libre.

Les dates ne sont pas encore fixées. L'été semblant chargé pour bon nombre d'entre nous cela ne sera peut être pas avant l'automne prochain. Libre à vous de donner vos délais. Pas de thème particulier à cette exposition... laissons libre cours à nos inspirations (poteries, peintures, sculptures, installation et autres...).

Il faudra aussi que nous obtenions l'accord final de Mr Cleyer Merle.

01 juillet 2016

Les gestes essentiels du tournage prochain stage du 19 au 28 juillet 2016. Débutants et perfectionnement

Les gestes essentiels du tournage en vidéos et en images

Le tournage sur rondeau
https://www.youtube.com/watch?v=9jxvNCJsp9Y

https://www.youtube.com/watch?v=aSipYjyVDVI

Le tournage à la quille

Il reste une place pour le stage.

Tous les renseignements sur le site http://laterreenfeu.fr/calendrier-prochaines-formations/tournage/

Les gestes qui suivent sont des gestes acquis avec une expérience pour un résultat précis, aucun de ces gestes n’invalide d’autres façons de faire d’autres potiers même si ils sont différents. Ce qu’il faut regarder chez un potier c’est si son travail nous convient, on peut choisir ses gestes parce qu’ils correspondent à son travail. Un tourneur de série ou un potier traditionnel indien ou marocain ou espagnol…n’aura pas les mêmes gestes qu’un tourneur à la manufacture de Sèvres ou un faïencier. Le résultat choisi amène les gestes nécessaires à développer.

Je vais donc écrire le texte en bas de la page de ce que l’on ne peut pas lire

 Pour pratiquer le tour de façon excellente, la centration, l’attention, la vigilance, la patience, la douceur sont des qualités essentielles. Elles se cultivent et dès le battage le potier commence à se centrer.
Même un débutant, si il arrive à être bien attentif à terminer chaque phase pour passer à la suivante obtient très rapidement de très bons résultats.

Boules de terre….

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Partage de notes sur le tableau pendant une formation de tournage pour mémoriser les gestes du tournage et leur utilité.

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                                                   Battage de la terre                                        

Explication des schémas. Le battage de la terre : Coller la terre sur la table (4 kg minimum). Une moitié dépasse de la table. Le poignet de la main gauche est posé contre la boule. Le fil est dans la main au dessous. La main droite prend le fil en haut, fait le tour avec le fil dans le sens des aiguilles d’une montre et rejoint la main gauche, ce qui coupe la boule. Le poignet gauche maintient la boule coupée, la main droite pose le fil et les deux mains rabattent le morceau coupé sur le morceau resté sur la table. Les deux mains prennent le morceau de terre dans les paumes, pouces devant surtout sans rentrer les doigts dans la terre pour ne pas créer de bulles d’air.
Le corps est bien ancré, bien en face de la table, on lève la terre coupée et on la claque fermement vers l’avant sur la terre posée. (pas vers soi). C’est pour chasser l’air. On plie un peu les genoux, une jambe un peu avancée, le corps est souple et mobile.La terre éclabousse vers l’avant. Puis on retourne la terre face contre la table en lui faisant faire un quart de tour dans le sens des aiguilles d’une montre en la faisant dépasser de la moitié et on recommence la première opération. Si c’est une terre sortie du pain, une vingtaine de tours suffisent, pour du recyclage, 30, 35 fois permettent d’avoir une terre idéale pour un tournage plus facile qui n’aura pas de vrille interne. La préparation des boules est très importante aussi mais trop longue à décrire. Ce qu’il faut retenir c’est qu’il faut beaucoup d’attention pour préparer ses boules si on est débutant pour se faciliter la tâche. Après, cela va dépendre du tournage que l’on fait.
En ce qui me concerne, je tourne très fin et pour bien tendre les formes je fais une ou deux vagues au maximum et termine à l’estèque. De plus étant une femme je n’ai pas beaucoup de force et j’ai besoin de me ménager le dos.

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Le centrage. Le tour en occident tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Pour centrer la terre, il doit tourner plus vite car la vitesse nous aide. Le corps doit être bien calé en toutes circonstances et les pains travaillent ensemble. Le corps est sur la gauche (fesse droite un peu en l’air car en appui sur la gauche), on appuie le bras gauche sur la cuisse. Il est essentiel de se sentir à l’aise et de ne pas se crisper ni forcer. Les mains doivent effleurer la girelle mais ne pas traîner dessus pour ne pas se blesser. On tourne à la barbotine, qui permet de mieux “graisser” la terre sans la laver. Cela toujours dans un souci de travailler avec peu de gestes et très fin.
La main droite pousse grâce au poids du corps. Elle est devant. Selon la taille de la boule, la position varie. Pour une petite boule de 400 gr, par exemple, elle est grande et on utilisera le pouce, l’annulaire et l’auriculaire, l’index et le majeur resteront au dessus de la boule. Pour une boule plus grosse (800gr), c’est le pouce et l’index de la main droite qui seront approchés (comme sur le petit schéma).
Le bras est bien calé, le pouce est en bas. La paume est contre le bas de la boule, la main est sur le côté gauche de la boule. Il est essentiel de bien rester à gauche et de ne pas essayer à attraper la boule pour la maintenir sinon on se fait entraîner. Le corps ne s’appuie pas sur la boule, il reste bien calé, sinon il sera entraîné.
La main gauche est posée derrière contre la boule, contre la main droite pour travailler en un point et ne frotte pas sur la girelle pour ne pas se blesser. Mais le petit doigt ramasse bien le bas de la boule.  Son rôle est d’aider la main droite et de ramasser la terre en bas de la boule.
L’action des deux mains est de presser la terre en poussant avec la main droite, tirant avec la main gauche vers le centre pur mettre la terre au creux des mains.
Comme le corps a de bons appuis, les bras ne bougent pas, la pression juste permet de caler la terre et de la mettre au centre.
Pour centrer, c’est une décision, on doit donner l’impulsion d’énergie nécessaire. Sans notre action la boule restera sur le tour tranquillement. On s’implique dans le tournage, et parfois ce n’est pas facile parce que chaque geste pas encore acquis se voit tout de suite. L’essentiel est de se connecter à ce qui se passe, à faire attention à faire chaque phase l’une après l’autre en prenant ses appuis, en étant détendu…. facile à dire ;=) C’est un voyage intérieur et lorsque l’on rentre vraiment en relation avec la terre, la vitesse, soi même, c’est une danse agile qui procure une joie immense. La patience, la vigilance, l’attention, la douceur sont autant de qualités que le tournage nous demande de développer.

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Le creusage  Le corps est au milieu, le appuis sont sur les deux cuisses. Les bras sont de chaque côté de la boule, les mains sont de part et d’autre de la boule. Sur le schéma on voit le pouce de la main gauche posé sur la boule. Il va servir d’appui à l’index droit qui plonge au cœur de la boule accompagné du pouce. Les doigts extérieurs de la main droite tiennent la boule. La main gauche est bien posée sur la girelle et permet de garder la stabilité pour ne pas décentrer la boule ou cruser de travers. Une légère inclinaison est nécessaire pour ouvrir la boule. La position dépend bien sûr de la taille de la boule, de la forme que l’on souhaite obtenir. On ne va pas creuser de la même façon pour un bol et pour une assiette. On laisse un peu moins d’un centimètre de fonds.
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Le fond plat se fait après le creusage pour préparer le mur. A partir du moment où la terre est creusée, c’est toujours la main gauche qui sera dans le pot pour ne pas aller à contre sens de la terre dont la paroi va s’affiner de plus en plus.
Le majeur, l’annulaire, l’auriculaire de la main gauche sont donc dans le pot, majeur et annulaire au même niveau, c’est eux qui vont aplatir la terre en s’appuyant sur le fonds et en allant vers la droite. Les deux doigts appuient sur le fonds tandis que la face externe du majeur crée la paroi. Ce n’est pas seulement le bout des doigts qui travaillent mais tout le doigt. L’index est en l’air, en dehors du pot, il aide à l’équilibre. La main droite se pose contre le pouce de la main gauche pour pousser et exercer une pression avec la main gauche qui va empêcher la boule de s’élargir trop et bien sûr maintenir l’équilibre pour ne pas décentrer. Le défaut le plus courant est de monter trop vite le mur sans avoir fait un fonds suffisamment large. Il est alors difficile de monter la vague et cela fait des pots très lourds. Pour cela, bien rester en bas de la boule jusqu’à ce que l’épaisseur tout en bas ne dépasse pas 1,5 cm . C’est un défaut que je rencontre souvent chez les débutant, de ne pas terminer un geste et de passer au suivant, d’aller plus vite pour monter que la vitesse du tour, ce qui fait une vis, de rester trop longtemps, ce qui assèche la terre, de mettre trop de barbotine, ce qui fatigue la terre.. Si cela vous arrive, vous pourrez comme ça tenter de les corriger…

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Le mur. Le mur est la continuité du fonds plat. Il sert à prépare la vague. Au début, on peut décomposer; Après plus d’expérience les deux gestes se font l’un à la suite de l’autre dans un même élan. Suivant la forme que l’on veut obtenir on ne lui donnera bien sûr pas la même forme. C’est une pression exercée qui va faire monter la terre. On forme comme une pince entre le pouce de la main gauche (à l’extérieur du pot) et le majeur (à l’intérieur) et la main droite appuyée sert de support pour éviter l’évasement et le décentrage. L’index de la main gauche est en dehors du pot ou dedans selon la taille de la boule, tandis que les autres doigts sont dedans. Le majeur est à plat contre la paroi, c’est ce qui va former un mur. De par la vitesse et la force centrifuge la terre va monter. Les mouvements doivent être réguliers, la pression régulière, la vitesse de montée proportionnelle à la vitesse du tour, les doigts bien barbotinés et c’est parti !!!!!!!!!
Les deux mains sont toujours jointes dans toutes les phases, tournage, tournassage, coupe, tant que la boule a la taille de la main. Après, avec des boules plus grosses on va trouver des appuis avec le corps.
On travaille toujours en un point et on ne descend jamais 
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La vague
  Elle sert à monter la terre et à donner la forme. L’intervalle entre les deux doigts va déterminer l’épaisseur de la paroi.
C’est une pincée très fine en un point très précis. Le contact avec la terre doit être très précis pour ne pas assécher la barbotine et bien monter la terre.
Elle part bien d’en bas et se prépare avec le majeur de la main droite qui prépare un petit creux dans lequel le pouce à l’envers va pouvoir se caler. C’est très difficile à décrire comme position, excusez moi. J’essaierai de trouver des photos qui montrent cette position. La main droite est retournée vers l’extérieur, paume en l’air. Le pouce et l’index sont joints. On se couche sur l’avant bras droit pour être bien calé, on pose le pouce à l’envers dans le creux préparé, l’index contre la paroi et on va caler le majeur de la main gauche à l’intérieur du pot au dessus du pouce de la main droite et on pince. On part bien du bas. Dès que la vague est formée par la pincée on peut monter la terre. Comme toujours, la vitesse de montée doit être proportionnelle à la vitesse du tour, les mains et la paroi sont bien barbotinées, et surtout on garde la même position jusqu’en haut sans tourner les mains. On peut selon la consistance de la terre desserrer un peu la pression entre les deux doigts en arrivant en haut mais en aucun cas lâcher la position des mains. On peut respirer quand la vague est terminée. Travail en apnée recommandé ;-)
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Pour couper : On tient le bord de la paroi avec les doigts pleins de barbotine pour que la terre n’accroche pas et on approche doucement la pointe du couteau jusqu’à toucher l’index qui se trouve en face de la pointe. Lorsque la pointe a traversé la paroi, elle est coupée et on peut retirer l’anneau de terre qui se détache tout seul. Les défauts les plus courants sont d’enfoncer la pointe de façon trop forte, ce qui déforme la paroi, de tirer l’anneau qui se détache avant que la terre soit coupée complètement, ce qui arrache le haut ou fait vriller la paroi, de ne pas avoir le doigt en face de la pointe ou du couteau. Si vous n’arrivez pas bien à couper, vérifiez si vous faîtes bien ces gestes.

Ne pas tirer, ne pas appuyer trop fort, ne pas approcher trop vite la pointe. Tout dans le tournage est une question d’équilibre et de douceur et de centration… Pas de précipitation au risque de voir s’écrouler le travail.

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BarbotineCuls de bolsbols au feuCreusage d'une grosse bouleEn plein cours de tournageenfumage sigilléesEn plein feuEnfumageFeu d'artificeEtincellesenseigne, le potierLa main dans le potfumée noire four à boisLa potière regarde les pièces à la sortie du fourLa potière au tourLes mains dans la barbotineles mains ouvrent la terreoutils au pied du potOuverture du four RakuPot au feuPetit bolprête à enfumerDSC00223DSC00252DSC00136DSC00182DSC00184



Le tournage demande un apprentissage et amène à la connaissance de soi. Il est considéré comme un art martial au Japon. Il faut d'abord apprendre à centrer sa terre, trouver ses points d'appuis, intégrer les bons gestes pour monter les parois du bol ou du cylindre. Mais c'est aussi une approche très personnelle, un moment intime avec soi même. Pour tourner il faut faire le vide dans son esprit, apprendre à ressentir et avoir la conscience de chacun de nos gestes, travailler avec le souffle...

Stage intensif de tournage du 19 au 28 juillet



Quelques images des gestes de base...

Le tournage est considéré par les japonais comme un art martial. Plus qu’une technique, il est la relation intime entre la terre et la personne qui la travaille. Il nécessite une attention, une précision qui apportent la centration. La position, le souffle, la présence sont autant de qualités qui se développent en le pratiquant. L'enseignement est basé sur une approche sensible de la terre, ce qui permet de trouver son propre centre et d'être conscient de ses propres gestes pour les retrouver. Cette conscience est un acquis basé sur les sensations vécues, elle apporte l'autonomie et facilite l'apprentissage.

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Battre et recycler la terre, les premiers gestes

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Pour préparer de bonnes boules faciles à tourner

Ce stage est destiné aux personnes qui souhaitent acquérir des bases de tournage et suffisamment d’aisance pour continuer une pratique autonome. Il est également destiné à permettre aux personnes déjà initiées de se perfectionner, travailler sur des formes ou des difficultés rencontrées, réaliser une théière après en avoir fait le dessin, faire des petites séries.. tout dépendra du niveau des élèves et de leurs besoins.

L'enseignement est différent de celui d'un stage de loisir, le but recherché n'étant pas de "faire des pièces", même si plusieurs sont réalisées, mais d'acquérir une précision et la conscience des gestes. C'est un stage de terre, il n'y a pas de cuisson.
Il peut rentrer dans le cadre de la formation professionnelle et être partiellement ou totalement pris en charge par l’Etat, la Région, l’employeur, la chambre des métiers…

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Le centrage,
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Le mur,
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La vague, le cylindre, les bols, les saladiers,
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pichet, théière, formes rondes, évasées, plates, 
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Quelques explications théoriques

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Tournasser pour parfaire et alléger les formes?
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Poser les anses des pichets? Garnir une théière?
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Tourner une grande assiette?
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Faire un cendrier qui garde les odeurs de tabac?
Et bien d’autres formes encore selon vos besoins et votre niveau …

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Apprendre à tourner les couvercles? Tourner sur rondeaux?

 

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Tourner des formes hautes? Les becs verseurs?

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Des bonnes formes bien rondes?
   
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Le site : http://laterreenfeu.fr

Tel 0685230152. Sophie Houdebert

20 avril 2016

Construction d’un four à bois à deux chambres pour la porcelaine et la sigillée.

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Fin de la première semaine de construction

Lundi nous avons commencé la construction d’un four à bois avec deux chambres superposées.
Casquette et Biscotte étaient très intéressés parce qui allait se passer P1110298P1110299
et nous avions embauché un chef de chantier, Méouwww.
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Eric, un ami de très longue date a fait le plan et est venu de l’Allier pour construire le four avec moi. Joli cadeau de la vie….
Nous avons commencé par matérialiser le four au sol à l’aide du pendule, à comprendre pourquoi il nous disait à un endroit plus qu’à un autre… Bref, nous nous sommes mis d’accord avec lui et sa place est parfaite, je le sais. Chaque fois qu’une construction a été faite c’est le pendule qui en a indiqué l’emplacement…
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Nous avons coulé la chape, construit une piscine pour faire tremper les briques.
Michel est venu nous aider lundi après midi, un grand merci !!! C’était bienvenu
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La dalle fait deux mètres par deux mètres.
Fin du premier jour…
Mardi matin. Le premier travail est de faire le socle du four, bien sûr après le marquage au sol. La dalle est assez solide pour qu’on commence.
Le socle est composé de moitiés de briques de 10 (10X20X50 cm) pour la construction des cloisons, remplies de béton de vermiculite. (Pour un seau de béton, un tiers de seau de vermiculite en vrac. Elle a été achetée chez Leroy Merlin).
En arrivant sur le chantier, nous avons vu que le chef de chantier avait laissé l’empreinte de sa papatte sur la dalle….
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Pendant ce temps je suis allée collecter l’argile qui est arrivée d’une carrière du lot il y a cinq ans pour cette occasion. Il a fallu préparer une barbotine consistance fromage blanc pas liquide pour coller les briques de la construction de la chambre du four. A la bétonnière, tamis maçon N°10 
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Une fois le tour du socle du four terminé, le fond a été badigeonné au fondu réfractaire et les briques sur champ ont été posées. Pour rattraper le niveau, des briques réfractaires lourdes ont été posées, c’est le fond des alandiers.
Dimensions, 1m70 en largeur X1m 80 en profondeur quand on regarde les alandiers.
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Et puis des briques à sortir de l’eau, des briques à refaire tremper et de trois sortes différentes, à stocker pour ne pas qu’elles sèchent….
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Fin de la deuxième journée…
Mercredi matin…
Nous allons commencer à bâtir les alandiers
Marquage, comme toujours, pose des briques, pose des quilles en mullite qui feront le cendrier. La mullite est un produit réfractaire, ce sont des piliers d’enfournement  que David m’a conseillés pour leur résistance mécanique.
Bâti des piliers après avoir enduit la sole de barbotine…
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Pose des barres pour le cendrier. 27 barres espacées de 10,5 cm.
Hauteur de l’alandier, 6 briques réfractaires à plat.
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Puis le bâti de la partie supérieure de l’alandier. J’ai choisi de faire le cendrier aussi haut que la partie que l’on utilise pour le grand feu. Chaque potier a sa façon de cuire…, il n’y a pas vraiment de règle. Je choisis de créer le meilleur tirage possible, de cuire avec le moins de bois possible et de jouer avec le registre de la cheminée pour créer les atmosphères de cuisson. Méouwww vérifie les niveaux :)
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Fin de la troisième journée
Jeudi matin…
Pose de la sole, des briques, des briques, encore des briques, toujours à gérer, faire tremper, égoutter, stocker, remouiller et encore et encore et encore. Surtout que maintenant on va commencer à bâtir, ça va défiler !!!
On n’a plus de bout de doigts.. Demain j’achète de bons gants, les nôtres ont été massacrés cette semaine.
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Le feu se fait dans les alandiers, passe sous la sole et entre dans la chambre de cuisson par le fond du four. En fin de construction de la chambre nous construirons un muret pour le passage des flammes. Il sera en briques montées à sec, ce qui fait que je pourrai le modifier pour les réglages et selon la cuisson que je souhaite faire.
Après la pose de la sole, nous pouvons bâtir les murs extérieurs pour rattraper le niveau de la sole et remplir de vermiculite en vrac les 4.5 cm laissés pour mettre l’isolant.
Les parois de l’alandier sont en briques réfractaires pleines. Les parois extérieures sont en briques creuses, l’air est un très bon isolant et entre les deux parois nous mettons de la vermiculite en vrac, ça permet la dilatation et le retrait des briques lors de la mise en pression pendant la cuisson et le retrait pendant le refroidissement.
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Bien sûr, Méouwww vérifie si les briques sont bien mises à tremper…
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Fin de la quatrième journée. Nous sommes arrivés au niveau de la sole.
Avant de partir nous réfléchissons sur la porte et le départ des cheminéesP1110473P1110474
Vendredi matin. Dernier jour de la semaine. Nos doigts crient au secours.
Merci Welleda
Le grand jour du début de la construction de la chambre de cuisson avec les briques isolantes légères. Je bâtis la chambre, Eric s’occupe de la cheminée et des parois extérieures. Tout doit être lié, il y a pas mal de découpes à faire
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C’est un peu le bazar parce que tout doit être lié, donc on monte tout au fur et à mesure…
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Tout est de niveau, on a fini par s’en sortir, on y voit plus clair maintenant

Vue de devant, l’alandier et de dessus, la cheminée au dessus de l’alandier
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Vue depuis l’arrière du four, on voit les cheminées et le passage des flammes
depuis l’alandier vers la chambre de cuisson sur la photo de droite
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La porte du four. Elle sera large de neuf briques et haute de sept briques et la double cloison à droite de la porte
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Ben voilà, à la semaine prochaine pour la suite…

Bon week end :)