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Une série de fiches pédagogiques est en train de voir le jour composées de photos avec des gestes importants et de légendes explicatives. Je souhaite partager ce que je sais avec ceux qui en ont envie ou besoin. Tous commentaires, précisions, questions son
06 novembre 2020

Petit glossaire du potier

Barbotine   DSC04603


La barbotine est un mélange de terre et d’eau plus ou moins liquide qui a de nombreux usages, comme le garnissage des poteries, l’assemblage de plusieurs pièces, le tournage, le coulage dans des moules en plâtre….

 

 

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Centrage
Le centrage est le fait de mettre la terre au centre sur le tour par pression des mains. Il est nécessaire que les pièces soient centrées pour pouvoir continuer à monter les pièces sinon les parois ne sont pas régulières.

 


Chamotte

La chamotte est de l’argile déjà cuite que l’on broie plus ou moins finement selon l’usage pour la sculpture, le Raku, pour donner une texture particulière aux poteries. On peut aller jusqu’à 35% dans la terre à Raku, ce qui permet d’accepter le choc thermique et diminue ainsi les risques de casse au défournement, dans les cuissons primitives. Elle diminue le retrait de l’argile dans les sculptures et diminue ainsi les risques de fente au séchage et à la cuisson.

colombins

Colombin
Un colombin est un boudin d’argile fraiche qui sert à monter des poteries à la main, à décorer des la poterieen colombins est une technique primitive dans la céramique importée d'Amérique après leur découverte par Christophe Colomb.
Les boudins qui la composent prirent à cette époque le nom de colombins.
Coulage
Le coulage est le fait de faire des pièces dans des moules en plâtre. Pour cela, on utilise de la barbotine dense mais liquide. On densifie la barbotine pour éviter la saturation d’eau dans les moules et diminuer le temps de séchage. Pour cela, on utilise du défloculent avec un pourcentage précis selon chaque type de terre. On remplit les moules, une pellicule d’argile va se déposer sur le plâtre, plus ou moins épaisse selon la durée du coulage et on va vider l’excédent dès que l’épaisseur des pièces est suffisante.
Décantation
La décantation de l'argile est le fait de la laisser tremper dans de l'eau. Les particules lourdes d'argile tombent au fond du récipient. Pour obtenir
une terre sigillée, l'eau de pluie est plus propice. On peut ajouter un peu de silicate de soude ou des cendres de bois pour aider la séparation des particules lourdes et légères.
Défloculent
Le défloculent est un produit qui permet de densifier l’argile en maintenant les molécules en suspension. Les défloculents les plus utilisés sont le carbonate et le silicate de soude. Pour fabriquer de la terre de coulage versée dans les moules en plâtre, la barbotine est défloculée, ce qui permet d'être plus dense et de ne pas saturer les moules d'eau. Les poteries se démoulent également plus rapidement. Les défloculents pour les terres de coulage sont vendus par les revendeurs en même temps que la terre. Toutes les argiles ne nécessitent pas la même quantité, il faut demander au revendeur de terre ou faire des essais si on ne connaît pas la provenance de l'argile.
Ebauchoir 
ébauchoir Un ébauchoir est un petit outil long en bois dur de préférence, souvent en buis qui peut avoir des formes très variées selon les besoins. Chacune des deux extrémités a une forme différente. Il permet de coller des pièces rapportées, d'aller dans les petits coins là où le doigt ne peut pas aller, de modeler des formes....
Email
Un émail est un revêtement vitreux obtenu par la fonte de la silice. Il doit être calculé très précisément pour avoir de bonnes qualités, bien fondu, agréable à l’œil et au toucher, révélant de belles couleurs, solide pour ne pas être rayé dans les poteries utilitaires…. Chaque potier a ses recettes, ses matières premières, ses façons de cuire, voilà pourquoi les résultats sont si variés. Il se présente sous la forme d’une poudre que l’on prépare avec de l’eau à la consistance d’une pâte à crèpes. On le pose au pistolet, par trempage, au pinceau, à la louche en couche plus ou moins fine selon le résultat escompté. De façon courante, on pose plus ou moins un millimètre d’épaisseur.
Engobe
Un engobe est une terre mélangée à de l’eau qui peut être naturelle ou colorée. Il sert à changer la couleur de base d’une terre ou à faire des décors. On le pose au pinceau, au pistolet, par trempage, à la louche…. On le prépare en broyant et tamisant de l’argile sèche. Si on doit le colorer, on pèse les poudres de terre et d‘oxydes et on rajoute l’eau jusqu’à la consistance d’un yaourt liquide. On peut l’utiliser plus dense ou plus liquide.
Estampage
L'estampage consiste à appliquer une plaque de terre sur une forme concave ou convexe qui sert de moule. Les formes sont en matériau poreux comme le plâtre, par exemple ou il est nécessaire de poser un tissu entre la forme et la terre humide pour éviter que la plaque colle au moule. Les gallo romains utilisaient des moules en terre poreuse dans lesquels ils avaient creusés des décors souvent à l'aide de sceaux ou gravés à la pointe. Ils poussaient la terre contre les parois à l'aide des doigts humides ou d'un outil et le décor sortait en relief après démoulage.
Estèque 
ébauchoirUne estèque est une forme plate en bois, en métal ou autre matériau. Elle a une forme concave, convexe, plate, suivant la poterie que l’on fait. Elle permet de bien lisser la terre lorsque l’on monte une pièce au colombin, de rattraper des formes qui s’affaissent au modelage….
Garnissage
Le garmissage des pièces est le collage des anses, des becs verseurs…

girelle

Girelle
La girelle est la plaque ronde qui tourne sur laquelle on pose la terre. Il existe toutes sortes de girelles de table, sur pied, qui servent au modelage, à la décoration, au façonnage de poteries au colombins…

 

 

Grésée
Une terre est dite grésée lorsqu'elle est rentrée en fusion et a perdu toute porosité. On peut aussi dure qu'elle est vitrifiée. L'argile à grès et la pâte à porcelaine sont des terres riches en alumine et en silice que l'on fait vitrifier. A ce moment là, il y a fusion intime entre la glaçure et la terre.
Fritte

Une fritte est un silicate, mélange de silice avec d’autres matériaux, comme la soude, la potasse qui sont solubles à la température du Raku et que l’on rend insolubles par le procédé du frittage. C’est à dire que l’on porte le mélange choisi en fusion dans des creusets, on fait couler la fusion dans de l’eau et on broie le verre obtenu. Cette poudre très fine est la fritte. Une fois cuite sur une poterie, elle forme une pellicule de verre transparente. Son usage principal est le Raku, mais on peut l’utiliser pour baisser le point de fusion d’un émail. Elle peut être laissée transparente ou être opacifiée, colorée….

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Mandrin
Un mandrin est un outil de forme creuse que le potier tourne pour poser les pièces à l’envers sans que le col touche la girelle et se casse. Avant cuisson, la terre est très fragile, à peu près comme une coquille d’œuf si elle est fine. Il faut appuyer assez fort pour maintenir la pièce lors du tournassage, on a intérêt à ce qu’elle soit bien calée.
Mirette
mirette Petit Outil à manche en bois ayant à chacune de ses extrémités un anneau de métal tranchant ou rond selon les besoins. Les anneaux ont des formes variées, rondes, triangulaires, courbes.... Les mirettes à fil tranchant permettent de tournasser alors que les mirettes à fil rond servent à travailler la terre fraîche, creuser les sculptures...
Mirebauche
mirebauche
Petit outil à manche en bois ayant une mirette à une extrémité et un ébauchoir à l'autre extrémité

Cécile La Chapelle Aubareil-004

Mur
Le mur est la paroi verticale d'un pot que l'on façonne sur le tour. C'est l'opération qui suit le centrage et le creusage. On le fait en exerçant une pression régulière, ferme mais en ne pressant pas trop la terre. Le mur détermine la forme de la pièce. Il sera haut pour un cylindre, arrondi pour une forme ronde....


Neutre
On parle d'atmosphère de cuisson neutre pour une cuisson en four électrique. Il n'y a pas de combustion, pas de production d'oxygène ni de gaz carbonique.
Oxydation
On parle de cuisson oxydante lorsqu'il y a production d'oxygène et bonne combustion lors d'une cuisson.

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Poterie sigillée
La poterie sigillée est une poterie faite à l'aide d'une argile de basse température, rouge ou d'une autre couleur. Les pièces sèches sont recouvertes d'un engobe qui vernit après une lente décantation. Ce vernis est très sensible aux atmosphères de cuisson. L'aspect du tesson une fois cuit est très lisse, satiné et d'une incomparable douceur.

Pyromètre
Un pyromètre est un appareil qui permet de mesurer la température à l'intérieur du four. Il se compose d'une sonde (canne) pyrométrique reliée à un écran sur lequel s'affiche la température.

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Rondeau
Un rondeau est une planche de bois, un disque de plâtre ou autre matériau, de forme ronde qui sert à tourner, poser les pièces lors du modelage…

Réduction
La réduction lors d'une cuisson est le fait de diminuer (réduire) le taux d'oxygène. La combustion se fait alors avec création de monoxyde de carbone qui va agir sur la consistance, la texture, la couleur de la terre et des glaçures. Par exemple, un rouge de cuivre (sang de boeuf) est obtenu avec une glaçure contenant de l'oxyde de cuivre et une cuisson réductrice. Sans réduction, le cuivre donne une couleur variant entre le bleu et le vert. La couleur dépendra toujours de la nature de la glaçure et du pourcentage d'oxyde. De multiples facteurs peuvent faire varier les résultats, épaisseur de la glaçure, température de cuisson, nature du tesson...

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Tournassage
Le tournassage s’effectue sur des poteries qui ont déjà séché un peu et qui ont la consistance du cuir. On pose les pièces sur le tour, à même la girelle ou dans des mandrins et on les « épluche » à l’aide d’outils comme une mirette, un tournassin, une forme en bois, en métal. Chaque potier a ses habitudes. Le tournassage permet de finir parfaitement les pièces si on le fait très soigneusement, de faire un pied, d’alléger les formes lourdes…. On peut terminer avec une lame très fine pour tendre les formes et lisser la terre
tournetteTournette
Girelle montée sur un axe qui tourne quand on l'actionne à la main. Elle est indispensable au décorateur pour faire les filets, poser les fonds, faire les décors...

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Vernis d'engobe
Le vernis d'engobe est un terme qui désigne la fine pellicule d'argile décantée que l'on pose sur les poteries de type "sigillée
". Il est obtenu lorsque l'on ne garde que les particules très fines de la terre par décantations successives. Les terres calcaires sont plus propices à la séparation des particules lourdes et légères mais on peut essayer toutes terres argileuses ramassées au cours d'une promenade ou au fond de son jardin, dans une grotte, un talus...


Les gestes essentiels du tournage prochain stage du 19 au 28 juillet 2016. Débutants et perfectionnement

Les gestes essentiels du tournage en vidéos et en images

Le tournage sur rondeau
https://www.youtube.com/watch?v=9jxvNCJsp9Y

https://www.youtube.com/watch?v=aSipYjyVDVI

Le tournage à la quille

 

Tous les renseignements sur le site http://laterreenfeu.fr/calendrier-prochaines-formations/tournage/

Les gestes qui suivent sont des gestes acquis avec une expérience pour un résultat précis, aucun de ces gestes n’invalide d’autres façons de faire d’autres potiers même si ils sont différents. Ce qu’il faut regarder chez un potier c’est si son travail nous convient, on peut choisir ses gestes parce qu’ils correspondent à son travail. Un tourneur de série ou un potier traditionnel indien ou marocain ou espagnol…n’aura pas les mêmes gestes qu’un tourneur à la manufacture de Sèvres ou un faïencier. Le résultat choisi amène les gestes nécessaires à développer.

Je vais donc écrire le texte en bas de la page de ce que l’on ne peut pas lire

 Pour pratiquer le tour de façon excellente, la centration, l’attention, la vigilance, la patience, la douceur sont des qualités essentielles. Elles se cultivent et dès le battage le potier commence à se centrer.
Même un débutant, si il arrive à être bien attentif à terminer chaque phase pour passer à la suivante obtient très rapidement de très bons résultats.

Boules de terre….

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Partage de notes sur le tableau pendant une formation de tournage pour mémoriser les gestes du tournage et leur utilité.

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                                                   Battage de la terre                                        

Explication des schémas. Le battage de la terre : Coller la terre sur la table (4 kg minimum). Une moitié dépasse de la table. Le poignet de la main gauche est posé contre la boule. Le fil est dans la main au dessous. La main droite prend le fil en haut, fait le tour avec le fil dans le sens des aiguilles d’une montre et rejoint la main gauche, ce qui coupe la boule. Le poignet gauche maintient la boule coupée, la main droite pose le fil et les deux mains rabattent le morceau coupé sur le morceau resté sur la table. Les deux mains prennent le morceau de terre dans les paumes, pouces devant surtout sans rentrer les doigts dans la terre pour ne pas créer de bulles d’air.
Le corps est bien ancré, bien en face de la table, on lève la terre coupée et on la claque fermement vers l’avant sur la terre posée. (pas vers soi). C’est pour chasser l’air. On plie un peu les genoux, une jambe un peu avancée, le corps est souple et mobile.La terre éclabousse vers l’avant. Puis on retourne la terre face contre la table en lui faisant faire un quart de tour dans le sens des aiguilles d’une montre en la faisant dépasser de la moitié et on recommence la première opération. Si c’est une terre sortie du pain, une vingtaine de tours suffisent, pour du recyclage, 30, 35 fois permettent d’avoir une terre idéale pour un tournage plus facile qui n’aura pas de vrille interne. La préparation des boules est très importante aussi mais trop longue à décrire. Ce qu’il faut retenir c’est qu’il faut beaucoup d’attention pour préparer ses boules si on est débutant pour se faciliter la tâche. Après, cela va dépendre du tournage que l’on fait.
En ce qui me concerne, je tourne très fin et pour bien tendre les formes je fais une ou deux vagues au maximum et termine à l’estèque. De plus étant une femme je n’ai pas beaucoup de force et j’ai besoin de me ménager le dos.

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Le centrage. Le tour en occident tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Pour centrer la terre, il doit tourner plus vite car la vitesse nous aide. Le corps doit être bien calé en toutes circonstances et les pains travaillent ensemble. Le corps est sur la gauche (fesse droite un peu en l’air car en appui sur la gauche), on appuie le bras gauche sur la cuisse. Il est essentiel de se sentir à l’aise et de ne pas se crisper ni forcer. Les mains doivent effleurer la girelle mais ne pas traîner dessus pour ne pas se blesser. On tourne à la barbotine, qui permet de mieux “graisser” la terre sans la laver. Cela toujours dans un souci de travailler avec peu de gestes et très fin.
La main droite pousse grâce au poids du corps. Elle est devant. Selon la taille de la boule, la position varie. Pour une petite boule de 400 gr, par exemple, elle est grande et on utilisera le pouce, l’annulaire et l’auriculaire, l’index et le majeur resteront au dessus de la boule. Pour une boule plus grosse (800gr), c’est le pouce et l’index de la main droite qui seront approchés (comme sur le petit schéma).
Le bras est bien calé, le pouce est en bas. La paume est contre le bas de la boule, la main est sur le côté gauche de la boule. Il est essentiel de bien rester à gauche et de ne pas essayer à attraper la boule pour la maintenir sinon on se fait entraîner. Le corps ne s’appuie pas sur la boule, il reste bien calé, sinon il sera entraîné.
La main gauche est posée derrière contre la boule, contre la main droite pour travailler en un point et ne frotte pas sur la girelle pour ne pas se blesser. Mais le petit doigt ramasse bien le bas de la boule.  Son rôle est d’aider la main droite et de ramasser la terre en bas de la boule.
L’action des deux mains est de presser la terre en poussant avec la main droite, tirant avec la main gauche vers le centre pur mettre la terre au creux des mains.
Comme le corps a de bons appuis, les bras ne bougent pas, la pression juste permet de caler la terre et de la mettre au centre.
Pour centrer, c’est une décision, on doit donner l’impulsion d’énergie nécessaire. Sans notre action la boule restera sur le tour tranquillement. On s’implique dans le tournage, et parfois ce n’est pas facile parce que chaque geste pas encore acquis se voit tout de suite. L’essentiel est de se connecter à ce qui se passe, à faire attention à faire chaque phase l’une après l’autre en prenant ses appuis, en étant détendu…. facile à dire ;=) C’est un voyage intérieur et lorsque l’on rentre vraiment en relation avec la terre, la vitesse, soi même, c’est une danse agile qui procure une joie immense. La patience, la vigilance, l’attention, la douceur sont autant de qualités que le tournage nous demande de développer.

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Le creusage  Le corps est au milieu, le appuis sont sur les deux cuisses. Les bras sont de chaque côté de la boule, les mains sont de part et d’autre de la boule. Sur le schéma on voit le pouce de la main gauche posé sur la boule. Il va servir d’appui à l’index droit qui plonge au cœur de la boule accompagné du pouce. Les doigts extérieurs de la main droite tiennent la boule. La main gauche est bien posée sur la girelle et permet de garder la stabilité pour ne pas décentrer la boule ou cruser de travers. Une légère inclinaison est nécessaire pour ouvrir la boule. La position dépend bien sûr de la taille de la boule, de la forme que l’on souhaite obtenir. On ne va pas creuser de la même façon pour un bol et pour une assiette. On laisse un peu moins d’un centimètre de fonds.
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Le fond plat se fait après le creusage pour préparer le mur. A partir du moment où la terre est creusée, c’est toujours la main gauche qui sera dans le pot pour ne pas aller à contre sens de la terre dont la paroi va s’affiner de plus en plus.
Le majeur, l’annulaire, l’auriculaire de la main gauche sont donc dans le pot, majeur et annulaire au même niveau, c’est eux qui vont aplatir la terre en s’appuyant sur le fonds et en allant vers la droite. Les deux doigts appuient sur le fonds tandis que la face externe du majeur crée la paroi. Ce n’est pas seulement le bout des doigts qui travaillent mais tout le doigt. L’index est en l’air, en dehors du pot, il aide à l’équilibre. La main droite se pose contre le pouce de la main gauche pour pousser et exercer une pression avec la main gauche qui va empêcher la boule de s’élargir trop et bien sûr maintenir l’équilibre pour ne pas décentrer. Le défaut le plus courant est de monter trop vite le mur sans avoir fait un fonds suffisamment large. Il est alors difficile de monter la vague et cela fait des pots très lourds. Pour cela, bien rester en bas de la boule jusqu’à ce que l’épaisseur tout en bas ne dépasse pas 1,5 cm . C’est un défaut que je rencontre souvent chez les débutant, de ne pas terminer un geste et de passer au suivant, d’aller plus vite pour monter que la vitesse du tour, ce qui fait une vis, de rester trop longtemps, ce qui assèche la terre, de mettre trop de barbotine, ce qui fatigue la terre.. Si cela vous arrive, vous pourrez comme ça tenter de les corriger…

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Le mur. Le mur est la continuité du fonds plat. Il sert à prépare la vague. Au début, on peut décomposer; Après plus d’expérience les deux gestes se font l’un à la suite de l’autre dans un même élan. Suivant la forme que l’on veut obtenir on ne lui donnera bien sûr pas la même forme. C’est une pression exercée qui va faire monter la terre. On forme comme une pince entre le pouce de la main gauche (à l’extérieur du pot) et le majeur (à l’intérieur) et la main droite appuyée sert de support pour éviter l’évasement et le décentrage. L’index de la main gauche est en dehors du pot ou dedans selon la taille de la boule, tandis que les autres doigts sont dedans. Le majeur est à plat contre la paroi, c’est ce qui va former un mur. De par la vitesse et la force centrifuge la terre va monter. Les mouvements doivent être réguliers, la pression régulière, la vitesse de montée proportionnelle à la vitesse du tour, les doigts bien barbotinés et c’est parti !!!!!!!!!
Les deux mains sont toujours jointes dans toutes les phases, tournage, tournassage, coupe, tant que la boule a la taille de la main. Après, avec des boules plus grosses on va trouver des appuis avec le corps.
On travaille toujours en un point et on ne descend jamais 
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La vague
  Elle sert à monter la terre et à donner la forme. L’intervalle entre les deux doigts va déterminer l’épaisseur de la paroi.
C’est une pincée très fine en un point très précis. Le contact avec la terre doit être très précis pour ne pas assécher la barbotine et bien monter la terre.
Elle part bien d’en bas et se prépare avec le majeur de la main droite qui prépare un petit creux dans lequel le pouce à l’envers va pouvoir se caler. C’est très difficile à décrire comme position, excusez moi. J’essaierai de trouver des photos qui montrent cette position. La main droite est retournée vers l’extérieur, paume en l’air. Le pouce et l’index sont joints. On se couche sur l’avant bras droit pour être bien calé, on pose le pouce à l’envers dans le creux préparé, l’index contre la paroi et on va caler le majeur de la main gauche à l’intérieur du pot au dessus du pouce de la main droite et on pince. On part bien du bas. Dès que la vague est formée par la pincée on peut monter la terre. Comme toujours, la vitesse de montée doit être proportionnelle à la vitesse du tour, les mains et la paroi sont bien barbotinées, et surtout on garde la même position jusqu’en haut sans tourner les mains. On peut selon la consistance de la terre desserrer un peu la pression entre les deux doigts en arrivant en haut mais en aucun cas lâcher la position des mains. On peut respirer quand la vague est terminée. Travail en apnée recommandé ;-)
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Pour couper : On tient le bord de la paroi avec les doigts pleins de barbotine pour que la terre n’accroche pas et on approche doucement la pointe du couteau jusqu’à toucher l’index qui se trouve en face de la pointe. Lorsque la pointe a traversé la paroi, elle est coupée et on peut retirer l’anneau de terre qui se détache tout seul. Les défauts les plus courants sont d’enfoncer la pointe de façon trop forte, ce qui déforme la paroi, de tirer l’anneau qui se détache avant que la terre soit coupée complètement, ce qui arrache le haut ou fait vriller la paroi, de ne pas avoir le doigt en face de la pointe ou du couteau. Si vous n’arrivez pas bien à couper, vérifiez si vous faîtes bien ces gestes.

Ne pas tirer, ne pas appuyer trop fort, ne pas approcher trop vite la pointe. Tout dans le tournage est une question d’équilibre et de douceur et de centration… Pas de précipitation au risque de voir s’écrouler le travail.

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BarbotineCuls de bolsbols au feuCreusage d'une grosse bouleEn plein cours de tournageenfumage sigilléesEn plein feuEnfumageFeu d'artificeEtincellesenseigne, le potierLa main dans le potfumée noire four à boisLa potière regarde les pièces à la sortie du fourLa potière au tourLes mains dans la barbotineles mains ouvrent la terreoutils au pied du potOuverture du four RakuPot au feuPetit bolprête à enfumerDSC00223DSC00252DSC00136DSC00182DSC00184



Le tournage demande un apprentissage et amène à la connaissance de soi. Il est considéré comme un art martial au Japon. Il faut d'abord apprendre à centrer sa terre, trouver ses points d'appuis, intégrer les bons gestes pour monter les parois du bol ou du cylindre. Mais c'est aussi une approche très personnelle, un moment intime avec soi même. Pour tourner il faut faire le vide dans son esprit, apprendre à ressentir et avoir la conscience de chacun de nos gestes, travailler avec le souffle...


Quelques images des gestes de base...

Le tournage est considéré par les japonais comme un art martial. Plus qu’une technique, il est la relation intime entre la terre et la personne qui la travaille. Il nécessite une attention, une précision qui apportent la centration. La position, le souffle, la présence sont autant de qualités qui se développent en le pratiquant. L'enseignement est basé sur une approche sensible de la terre, ce qui permet de trouver son propre centre et d'être conscient de ses propres gestes pour les retrouver. Cette conscience est un acquis basé sur les sensations vécues, elle apporte l'autonomie et facilite l'apprentissage.

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Battre et recycler la terre, les premiers gestes

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Pour préparer de bonnes boules faciles à tourner

Ce stage est destiné aux personnes qui souhaitent acquérir des bases de tournage et suffisamment d’aisance pour continuer une pratique autonome. Il est également destiné à permettre aux personnes déjà initiées de se perfectionner, travailler sur des formes ou des difficultés rencontrées, réaliser une théière après en avoir fait le dessin, faire des petites séries.. tout dépendra du niveau des élèves et de leurs besoins.

L'enseignement est différent de celui d'un stage de loisir, le but recherché n'étant pas de "faire des pièces", même si plusieurs sont réalisées, mais d'acquérir une précision et la conscience des gestes. C'est un stage de terre, il n'y a pas de cuisson.
Il peut rentrer dans le cadre de la formation professionnelle et être partiellement ou totalement pris en charge par l’Etat, la Région, l’employeur, la chambre des métiers…

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Le centrage,
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Le mur,
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La vague, le cylindre, les bols, les saladiers,
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pichet, théière, formes rondes, évasées, plates, 
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Quelques explications théoriques

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Tournasser pour parfaire et alléger les formes?
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Poser les anses des pichets? Garnir une théière?
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Tourner une grande assiette?
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Faire un cendrier qui garde les odeurs de tabac?
Et bien d’autres formes encore selon vos besoins et votre niveau …

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Apprendre à tourner les couvercles? Tourner sur rondeaux?

 

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Tourner des formes hautes? Les becs verseurs?

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Des bonnes formes bien rondes?
   
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Le site : http://laterreenfeu.fr

Tel 0685230152. Sophie Houdebert

01 septembre 2020

fiche pédagogique sur les engobes

L’idée est « J’ai une poterie, qu’est ce que je peux en faire ? »
Autant il est facile de faire les pièces en argile, autant les terminer peut être difficile quand on n'a pas les notions de base. Les engobes sont une technique très facile, peu coûteuse, facile à travailler en animation avec des enfants, non toxique... Tous les avantages !!

Chaque stagiaire choisira un thème qui sera étudié tout au long du stage dans les différentes techniques de décor abordées. Des esquisses peuvent être préparées à l’avance, ce qui permet de gagner du temps. Les stagiaires peuvent aussi apporter une ou plusieurs pièces qui les inspirent dans le but d’essayer d’imiter un décor. Les décors seront réalisés avec des engobes et émaillés ensuite avec de la couverte transparente
Approche des matériaux destinés au décor
Terre crue pour engobages
Cuisson des décors pour mettre la couverte
Outillage de base : Pinceaux, tournette de décorateur, couleurs et émaux, oxydes colorants, terres diverses…

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Préparation de poudres de terre pour faire des engobes
DSCF7684 DSCF7686 DSC_0099 DSC_0105DECO 1ere sem Lore (4)
Incrustations d'engobes
DSC_0219DSC_0218DSC_0222DSC_0226DECO 1ere sem Lore (10)
Décors en relief à la poire, pochoir, poncif, décor au pinceau
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Décor au pinceau, décor en relief
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Préparation et tamisage de la glaçure transparente posée après la première cuisson
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Les résultats
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Fiche pédagogique sur les engobes

 La terre crue

Etude de terres différentes pour des colorations diverses. Utilisation des oxydes et pigments pour les couleurs.
Travail sur terre crue pour engobages. au pinceau, à la poire, au trempage.
Travail de gravures dans les engobes.
Façonnage d’une pièce pour le polissage de la terre et des engobes.
Réalisation de tessons plats pour des essais de couleur. Coloration de terres, application sur les tessons.
Palette de couleur avec plusieurs engobes choisis
Recherche de décors de surface sur les pièces. Que faire d’une poterie une fois que l’on a fait la forme?
Utilisation de terres de différentes consistances pour le décor.
Cuisson du biscuit. Étude des cuissons, courbes.
Émaillage des décors à la couverte
Deuxième cuisson après avoir émaillé les décors cuits.

Les engobes sont très faciles à manipuler et sans danger.
De plus c'est un moyen qui ne coûte pas cher et on peut obtenir énormément de couleurs et les glaçures différentes, selon leur composition révèlent les couleurs d'une façon ou d'une autre.
Lorsque vous avez des engobes, n'hésitez pas à les recouvrir avec des glaçures transparentes différentes.

Les stagiaires décorent des pièces qu'ils apportent ou qu'ils ont réalisé à l'atelier pendant les modules précédents si ils participent au cursus complet

De nombreux essais d'engobes seront réalisés avec des oxydes et ocres, le but étant d'obtenir le maximum de couleurs avec le minimum de produits pour réduire les achats de matériaux.
Nous travaillerons avecplusieurs techniques de décoration, pochoirs, pulvérisation, gravures, travail à la poire, incrustations, poncifs, travail au pinceau.... sur un thème choisi par chaque stagiaire qu'il gardera tout au long du travail.

Au passage, hommage à mon cher professeur Jean Hury qui m'a transmis ces précieuses techniques il y a bien longtemps déjà au lycée Auguste Renoir à Paris :-)

Un engobe est une argile, colorée ou non que l’on pose sur la terre crue pour changer la couleur d’une argile ou pour créer des décors.
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Les engobes sont préparés à partir de terres ramassées, de terres d’atelier réduites en poudre, on peut faire des essais de toutes  les argiles  .
Pour les préparer, suivant ce que l’on compte faire, on peut mettre la terre à tremper dans l’eau puis tamiser la barbotine obtenue au tamis 30 ou au tamis 60 (30 ou 60 mailles au cm²)
Si on souhaite la colorer, il faudra la réduire en poudre, puis la tamiser pour peser la poudre de terre et les oxydes ou colorants. Cela permet d’avoir des résultats que l’on peut reproduire.

Alerte : commentaire

Attention avec les terres en poudre du commerce, ce sont des terres de coulage qui contiennent souvent du silicate de soude pour la défloculer et ce n'est pas bon pour les engobes. Ca peut les faire décoller. Bien demander au fournisseur si elle est pure.

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Broyage de la terre 
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Tamisage, pesée du colorant
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Mélange de la terre, du colorant et de l’eau

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Façonnage de palettes, pose des engobes sur les palettes d’essais

La plupart des engobes colorés se font avec des argiles blanches dans lesquelles on introduit la quantité de colorant souhaité.

Pour donner un ordre d’idée, lorsque j’essaie un nouveau colorant, je prépare 100gr d’argile en poudre tamisée et je rajoute 30 gr de colorant. Cette quantité permet de connaître la couleur. Après, selon l’intensité que l’on souhaite, on peut mettre plus ou moins de colorant.

Par rappport aux oxydes, j’utilise les oxydes de cuivre, cobalt, fer, manganèse et les carbonates de cuivre et de cobalt. Déjà, avec ces oxydes de base, on peut obtenir une grande variété de couleur à des prix raisonnables. Les oxydes sont moins coûteux que les couleurs à peindre.
On peut faire des essais avec, pour 100 gr de terre blanche, 1, 2, 3, 4, 5 gr de carbonates et oxydes de cobalt et de cuivre et de 2, 4, 7, 9, 12 gr d'oxydes de fer et de manganèse

Par contre, pour avoir du jaune, du rose, du rouge, il faudra prendre des couleurs à peindre céramiques.

On peut également utiliser des ocres ramassés, achetés chez les marchands de matériaux pour le bâtiment, utiliser la bouillie bordelaise ou le sulfate de cuivre qui sont des sources de cuivre pas très chères. Tout peut être essayé, il n’y a pas de risque, il faut simplement faire des essais sur des tessons avant de poser de nouveaux matériaux sur une poterie.
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Palettes, pesée avec un trébuchet, préparation des proportions des oxydes pour les petits carreaux

Une fois posés, les engobes et les terres vont sécher complètement avant de passer au four pour la première cuisson. puis, on peut passer un voile de couverte transparente (glaçure) qui va révéler les couleurs et  permettre une utilisation plus faciles des objets. Il est également possible de polir les pièces et de les cirer après cuisson pour garder un aspect satiné.
Lorsque l’on fait des palettes, c’est bien d’en faire une pour laisser la terre cuite sans couverte et une avec un passage de couverte.

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Préparation de la couverte. Mélange de la poudre avec l’eau, tamisage (consistance de la pâte à crêpes)

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Passage de la couverte transparente au pistolet sur les carreaux cuits une première fois

Emaillage par trempage

 

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DSC_0146Emaillage par trempage et par pulvérisation

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Enfournement des pièces

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A gauche, engobes cuits et à droite, après cuisson avec la couverte



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Engobes après première cuisson et après cuisson de la couverte

On peut évidemment polir la terre, polir les engobes, mettre des terres sigillées, les enfumer…
Vraiment, il y a de quoi essayer !!!

On peut faire toutes sortes de décors à l’aide des engobes, très simples, peu coûteux et vraiment jolis.

N’hésitez pas à faire des essais avec toutes sortes de terres, vraiment, la poterie est simple, il suffit d’oser et d’avoir envie de jouer avec la terre.
Les décors aux engobes sont un moyen facile d’obtenir des résultats satisfaisants sans savoir dessiner ou peindre ou être potier professionnel. Vous pouvez fabriquer votre vaisselle joliment décorée pour peu que vous ayez envie de vous amuser avec la terre, de jouer avec les couleurs… Et si vous n’avez pas de four, vous pouvez aussi cuire dans votre cheminée, votre poêle, dans un four creusé dans un talus….

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Tous les renseignements pratiques, tarifs sont sur la page du site  http://laterreenfeu.fr/decoration-ceramique/

Si vous avez des questions à poser, n’hésitez pas. Vous pouvez aussi poser un commentaire, visiter  

La Terre en Feu

La Terre en Feu est l'atelier de poterie qui propose, en Dordogne, des stages et des formations professionnelles techniques. Exposition vente. Ouvert sur rv

http://laterreenfeu.fr

 

La Terre en Feu

Pour moi, vivant au Québec, elle est une source de connaissance. C'est évident que Sophie est d'une ... grande générosité, elle partage ces connaissances, trucs et son savoir faire. Elle est inspirante, vous qui êtes plus près, je vous conseille de bien profiter de ces offres d'apprentissages. ;)

https://www.facebook.com

Mes créations https://www.instagram.com/laterreenfeu/


Contact: sofiterre@gmail.com
0685230152. Laissez moi vos coordonnées, je peux vous rappeler

18 avril 2020

Préparation d'une glaçure

Préparation d'une glaçure pour faïence.
Les pièces doivent être bien dépoussiérées et la terre pas trop cuite pour qu'elle reste poreuse à l'émaillage

Je suis partie d’un émail stannifère pour faïence . Cuisson 980 / 1000°
Je colore toujours moi même les glaçures. Les émaux blancs à l’oxyde d’étain sont de bien meilleure qualité que les émaux opacifiés à l’oxyde de zircon.

J'aime travailler avec le G130 de chez (anciennement Lhospied) , blanc stannifère vendu par Céradel ou le A222 de chez Ferro si je me souviens bien. Je ne sais plus qui le vend. Avant de racheter Lhospied Céradel le vendait. Mais le G130 est parfait.
En réduction on peut pbtenir de très beaux rouges de cuivre

Pour l'oxyde de cobalt, 2% donne un bleu clair, 3% un peu plus soutenu, 5% commence à être foncé
Pour le cuivre, les mêmes proportions
Pour le fer, on peut commencer à 5% et aller jusquà 15% voire plus.
Pour le chrome (vert olive différent du vert de cuivre)à partir de 5%
Pour le Manganèse, mêmes proportions que l'oxyde de fer
Je pèse un kg de poudre d’émail, j’incorpore à sec 0,1% de peptapon, agent suspensif très bien et très bon marché vendu par Céraquitaine. Je mélange à sec. Si je mets des oxydes je les mélange aussi à sec. ici, j’ai mis sur les photos  3% d’oxyde de cuivre dans un émail stannifère
Si ce n'est pas à sec ça fait une colle indescriptible pleine de grumeaux. MIAM !!!

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Puis j’ajoute l’eau quand c’est bien mélangé, je tamise au tamis 60. Si c’est possible, préparer la glaçure la veille est mieux car cela permet que les micro bulles qui se forment lorsque la poudre gonfle disparaissent. L’émail prêt se garde indéfiniment
Ne pas hésiter à faire une quantité. J’ai pesé aujourd'hui 3 kg de poudre
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Le fond des poteries est recouverte de cire, cela facilite le nettoyage. Tout va être trempé

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Il y en a partout, c’est un peu démoralisant… Heureusement, j’ai de l’aide :)
Clochette et Méouww rodent pour voir ce qui se passe et voir si ils peuvent donner un coup de patte
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Méouww m’aide à aller chercher le compresseur. Il essaie de plier les plastiques mais en fait il fait la sieste dessus. Il vient vérifier si tout est bien émaillé, je le retrouve les pattes dans les pots émaillés… Même pas une trace trop fort !!!.
Finalement, il finit par s’endormir sur le tour, épuisé par tant d’efforts..IMG_4943IMG_4944IMG_4945IMG_4946IMG_4947IMG_4953
Maintenant que tout est prêt il faut finir de nettoyer, enfourner, et cuire.. Et après, ce matin, c’était Noel. L’émail en refroidissant faisait des petits cliquetis ravissants.
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J’ai à nouveau rechargé le four et demain, je cuis à nouveau avec de nouveau effets avec le même émail. A suivre…

Pour me contacter. Sophie Houdebert

sofiterre@gmail.com
L’atelier se trouve à valojoulx 24290
Il est ouvert toute l’année et se visite sur rendez vous au 0685230152
Le site http://laterreenfeu.fr
La page https://www.facebook.com/sophiesofiterre/

Préparation d’une argile ramassée en nature

Vous êtes nombreux à me poser des questions sur la façon de préparer une argile récoltée en nature. Celle ci provient d’un ancien village potier près de l’atelier, Beauregard de Terrasson dans lequel j'ai construit et ai cuit dans un four papier en public le samedi 30 juillet. Le four a été construit, les poteries ont été faites avec l’argile du village.

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Argile sèche que je concasse avec un marteau. Bien sûr il y a plein de façons de faire différentes, l’idée est de concasser grossièrement la terre sèche pour pouvoir diluer et tamiser pour enlever les impuretés, racines, cailloux etc….

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Premiers essais en bétonnière.
D’abord mise en eau, délayage. Galère :)
Deuxième essai, super !!! mise en eau, quelques jours après mélangeur. Bien plus facile
Un ami qui aidait pour le four m’a prêtée main forte. Le tamis est un tamis pour maçons de maille 12 Si vous trouvez 16 c’est plus fin. Ca correspond au nombre de mailles au cm²
Après cuisson je déciderai si je tamise plus finement, 30 ou 60 dans le cas où il y aurait des grains de chaux.
J’ai trouvé intéressants les grains de la terre qui donnent un effet rustique aux surfaces.
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Après tamisage, l’argile a été stockée dans des grandes poubelles. On voit l’eau qui remonte à la surface, que je siphonne avec une poire pour aider au raffermissement.
J’ai mis la barbotine sur des rondeaux de plâtre qui me servent à tourner.
Les premiers tests ont été faits il y a quelques mois pour voir les qualités de cette argile.
Plasticité avec modelage et tournage. Le premier test sur le terrain a été de rouler un petit colombin d’argile humide. On peut aussi voir comment elle colle quand elle est mouillée, ou la taille des craquelures quand elle sèche.
Puis les tests de chaux que l’on ne peut voir qu’après la cuisson

Une fois la terre sur les rondeaux raffermie, elle est mise en pains et battue, battue, battue…Et on remet de la barbotine sur les rondeaux….
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Tournage des premiers pots
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Les rondeaux saturent vite, il faut laisser l’air circuler, c’est un peu mieux. Dès que le plâtre sature, il faut laisser sécher. Toutes ces opérations prennent du temps. Il faut faire très attention de ne pas prendre des grains de plâtre, donc de chaux, qui reprend huit à douze fois son volume à la cuisson, elle se réhydrate. Ainsi, un grain de chaud que l’on ne voit pas avant la cuisson peut avoir la taille d’une tête d’épingle après réhydratation et casser une partie de la pièce

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On peut utiliser des carreaux de plâtre non hydrofuge, surtout mais comme le plâtre est assez léger, mettre un drap permet d’éviter les grains de chaux.
c’est encore un test à faire avec une argile, celui de la chaux. La plupart du temps, en tamisant au tamis 60 cela permet de les diffuser et ils ne se réhydratent plus en boule
On voit d’après les grandes fentes que cette terre contient beaucoup d’argile; Signe de reconnaissance dans la nature, il reste de l’eau pendant longtemps et lorsqu’il n’y en n’a plus il y a de grandes crevasses. plus les crevasses sont grandes, plus la teneur en argile est importante

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Tournage de plus grosses pièces. J’essaie toujours avec le maximum de finesse, c’est le test de plasticité et de résistance à l’évasement, au rétrécissement

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Une fois raffermies, les poteries sont tournassées et partiellement polies. P1120907P1120911 P1120909P1120915 P1120917 P1120918 P1120931 P1120932
Après elles sont mises à sécher
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Puis trempées dans la sigillée, trois fois et lustrées entre chaque couche de sigillée

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Après c’est l’épreuve du feu, en même temps que la petite fête d’inauguration de ce beau grand four, le 16 juillet. Avant la cuisson, je ne pouvais pas continuer le travail. Si il y avait eu de la chaux, j’aurais dû tout reprendre et tamiser au tamis 60. J’ai tamisé au tamis maçon n°14, ça suffit pour cette terre assez pure. Elle a peu de caillou ou de terre végétale. Belle qualité, ce n’est pas pour rien si les potiers étaient installés dans ce village

Enfournement, cuisson au bois, défournement. J’ai de la chance, tous les tests sont impeccables, je peux maintenant commencer à tourner les pièces qui rempliront le four papier
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A 1031° On arrête le feu. On laisse redescendre le four à 400°, cheminées et alandiers ouverts . Deux heures de petit feu, le bas des alandiers, une heure de moyen feu et quatre heures de grand feu. Pas de problème, faces froides en fin de cuisson, très bonne isolation. A voir lorsque nous ferons à l’automne la cuisson haute température…
. Je me prépare pour l’enfumage et on ferme toutes les ouvertures. Remontée en flèche de la température. Tellement performant qu’il a accumulé la chaleur à l’intérieur et il n’arrive pas à redescendre. Plutôt bon signe…
Ca redescend à 280°, je referme les ouvertures et quand je mets les copeaux ça s’enflamme direct !! Pour enfumer il faut enlever quelques briques de la porte
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Après la cuisson, le sol est encore mouillé, le four doit encore sécher
Il faudra attendre deux jours de refroidissement pour pouvoir défourner. Belle récompense, la terre de Beauregard est magnifique !!!
Elle sonne magnifiquement, elle est étanche, a un bel aspect très minéral. C’est aussi le fait qu’elle soit tamisée grossièrement
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Travail avec la boudinneuse pour le pétrissage
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Cadeau du ciel… C’est sportif quand même, les garçons qui sont au stage de tournage me donnent un coup de main; Merci :)
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Et voilà les boudins? Les boules pour tourner les mémères. Pour que ce soit beau dans le four papier, il faut quelques grosses pièces. Je m’inspire de formes traditionnelles du village et je collerai des anses à la manière des anciens potiers P1130273 P1130274 P1130278 P1130280 P1130281 P1130287  P1130305 P1130306 P1130307 P1130308 P1130309 P1130314 P1130316 P1130318
En fin d’après midi j’ai tournassé, demain je collerai les anses et ferai les décorations dans la semaine
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Pour récapituler les différents tests de recherche d’argile en nature, si une terre est très fendue quand elle est sèche ou si l’eau reste longtemps c’est qu’il y a de l’argile

On fait un colombin pour voir sa consistance. Plus le colombin est long, plus la terre est riche en argile

On en récupère un peu, pas besoin de trop tant qu’on ne la pas travaillée et cuite, on la lave, on la tamise, on la met à raffermir et on la travaille, chacun selon sa façon. Tests de plasticité, de solidité, de résistance à la pression des doigts

Test de chaux, c’est révélé après la cuisson; si des points blancs apparaissent c’est qu’il y a de la chaux. Ils peuvent avoir la taille d’une tête d’épingle et casser la pièce

Tests de porosité, le son, l’aspect

Après ces tests on connait un peu mieux son argile et on peut continuer ou pas selon les résultats

L’atelier se trouve à Valojoulx. Il est ouvert toute l’année sur rendez vous car je ne suis pas toujours présente. Appelez moi au 0685230152 pour le visiter

Le site http://laterreenfeu.fr

Pour voir tout le travail qui se fait à l’atelier, la page

bienvenue, à bientôt :)


Glaçures haute température

 Je poste à nouveau une fiche qui a deux ans déjà, parce que ce n'est pas toujours facile de naviguer dans un blog et de trouver les archives !!

Terre et glaçures de Daniel Rhodes et Pâtes et glaçures céramiques sont épuisés ou vendus terriblement chers. J'ai scannés ces deux livres qui m'ont beaucoup aidée au début. Si vous souhaitez que je vous envoie ces fichiers envoyez moi un mail à sofiterre@gmail.com. Je me ferai un plaisir de vous les envoyer.
Ces cinq bases de glaçures sont celles que j'ai utilisées toute ma vie en les déclinant en atmosphères, surcouchages, argiles de bases, différents fours, coloration, ajout de titane, de zinc etc... Ces bases sont très fiables, je cuis entre 1230° et 1250° selon la terre de support et mon envie

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Tout avait commencé comme ça…  
Reprise de glaçures que j’ai laissées de côté pour la sigillée. Maintenant, les deux sont à l’honneur, sigillées et porcelaine

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Avec Lies, ma copine potière nous avons pesé, posé les glaçures et cuit dans son four hier

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Aujourd’hui, ouverture, surprise, surprise….
Encore dans le four…

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Essais sortis du four

 

Quelques bols

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Voici mes recettes
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Glaçure 1  et 4  . Ces glaçures ont la meme base, une est plus riche en soude, l'autre en potasse                                                                              
Orthose (feldspath potassique) 42 gr                                      
Carbonate de soude pour la 1    9 gr 
(et de potasse pour la 4)                                      
Carbonate de chaux                  20 gr                                      
Oxyde de zinc                           5,5 gr                                    
silice                                         23 gr                                      

Glaçure 2                                                                                
Pegmatite                                  6.6 gr                                    
Carbonate de chaux                   13 gr                                     
Carbonate de Baryum                11 g                                                 
Rutile                                          5 gr                                      
Kaolin                                         6 gr

Glaçure 3
Néphéline syénite                       25 gr
Kaolin                                         25 gr
Carbonate de chaux                    25 gr
Silice                                          25 gr

Glaçure 5
Orthose                              42 gr
Carbonate de potasse           9 gr
Carbonate de chaux         28.5 gr
Oxyde de zinc                   5.5 gr
Silice                                 23 gr

Les essais ont été pesés, un essai a été fait avec la base

puis la base a été divisée en deux pour faire deux chaînes, une de fer et une de cuivre

2, 5, 10 fer, 10 fer, 10 titane

2, 3, 3 cuivre 10 titane

La cuisson a été faite à 1260° avec deux montres fusibles Segers n°8 et 9, 1250° et 1280° en oxydation

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En détail
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La porcelaine translucide. Elles le sont toutes, même celles qui sont émaillées mais ça ne se voit pas sur les photos.. Tant pis, il faudra venir à l’atelier pour venir les voir ;)
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Bons essais, vous avez tout ce qu’il faut pour réussir. David de Céraquitaine, entre autres, a les matières premières. Et n’hésitez pas à créer des recettes, à les prendre dans les livres et les essayer, c’est du travail, un gros travail qui demande beaucoup de concentration et de travail mais sans risque et qui ne donne que du bonheur !!!

Et quels beaux résultats plein de vie !!

ENJOY !!!

08 avril 2020

Les argiles, c'est quoi? De bonnes références testées au tournage, sigillées, basse et haute température

Petite fiche pédagogique que je vous partage. Cette fois, pas très attrayante, pas beaucoup de photos mais des indications et caractéristiques assez simples qui peuvent être utiles aux débutants. Il y aurait beaucoup plus à dire, bien sûr, chaque terre est unique même si il y a des familles d'argile, seuls les essais et l'expérience de chaque potier permettra de les connaître... 

La Terre en Feu | Accueil

La Terre en Feu est l'atelier de poterie qui propose, en Dordogne, des cours et stages pour enfants et adultes. Mais aussi des formations professionnelles.

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Bonne lecture...
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La faïence

C'est l'argile la plus courante. La faïence a servi à réaliser la grande majorité des terres cuites ou séchées sur notre planète.
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Elle est plastique. Parfois trop, surtout la variété rouge. Il faut alors la marier à une autre terre.

Les minerais rouges sont extrêmement courants sur terre mais beaucoup sont inutilisables à cause de la présence en eux de métaux alcalins . Cependant, la réserve de terre utilisable est immense.

Il existe également des variétés blanches, grises, etc., mais aussi des argiles chamottées (en principe artificiellement) d'usage courant en arts plastiques notamment. En fait, la faïence rouge convient autant à la sculpture qu'à la poterie.

La température de cuisson (et non de fusion intégrale) des faïences disponibles un peu partout dans le commerce est souvent de 850 à 1100°C. Elles contiennent tout au plus 2/3 de silice, les autres composants jouant le rôle de fondants.C'est ce qui fait que si on dépasse le point de cuisson, si elle arrive en fusion, elle fond et coule sur les plaques de cuisson. Elles contiennent peu d'alumine, agent de viscosité et moins de silice que le grès. Elles cuisent donc à plus basse température

La faïence reste poreuse, même sous la glaçure et il faudra avoir un accord parfait de coefficient de dilatation pour pouvoir faire de la faïence utilitaire non poreuse à l'utilisation.

Beaucoup de faïences peuvent être employées pures.

Plus plus on monte en température, plus elle sera cuite mais elle risque de fondre et se transformer en lave si on dépasse la température maximum, surtout pour les argiles rouges qui contiennent du fer, ce qui rend la terre plus fusible. Le manganèse aussi rend les argiles plus fusibles.

Le kaolin, composant des pâtes à porcelaine

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Au-delà de ce qui a déjà été spécifié dans le glossaire et ci-dessus, ajoutons que le véritable kaolin chinois est réputé plus aisé à travailler, plus plastique que les autres variétés, très adapté aux travaux de poterie et cuisant bien blanc - comme le kaolin anglais, dit-on. Les kaolins, dans l'ensemble, ont un grain relativement grossier par rapport à d'autres terres à modeler

Les kaolins primaires seraient nettement plus plastiques et plus blancs après cuisson que les kaolins secondaires.

Rappelons que la température de fusion du kaolin est particulièrement élevée. Pour abaisser cette température et, lorsque l'on est en présence de certaines variétés, pour disposer d'une meilleure plasticité, il est courant de lui associer des terres à grain plus fin, notamment les ball clays, mais aussi, lorsque la plasticité est indifférente, à ce que l'on nomme "les silices".

Il est courant que le kaolin représente à peine la moitié du mélange. Un exemple type de mixture utilisée en poterie met en œuvre 40% de kaolin, 10% de ball clays, 20% de silices et 30% de feldspath (chiffres Daniel Rhodes, proportions confirmées par ailleurs). Ces données ne sont fournies qu'à titre indicatif, la variété de kaolin et le type de l'objet à réaliser pouvant rendre nécessaire un ajustement important.

Le kaolin, grâce à son grain relativement grossier qui autorise un écoulement satisfaisant de l'eau, pose peu de problèmes de retrait.
Les pâtes à porcelaine sont composées pour satisfaire aux besoins des potiers, des industriels et leur variété est très grande. On trouve des porcelaines composées qui cuisent à "basse " température, 1230°, jusqu'aux porcelaines de grand feu 1450°. Chaque fournisseur a bien sûr ses recettes et ses températures de cuisson qui sont données lorsque l'on s'en procure.

Les terres glaises

Argiles sédimentaires très impures, elles sont aussi les plus colorées. Elles regorgent de molécules variées, principalement des marnes, des hydrocarbures et des oxydes de fer. Pour cette raison, elles sont très fusibles et très plastiques.

Les ball clays

Ce sont des terres très plastiques, chargées de carbone car leurs gisements sont souvent situés entre des strates de charbon. Leur grain est très fin. Elles contiennent aussi plus de silice qu'une argile moyenne.

Elles ne peuvent être employées pures à cause d'un retrait excessif. Par contre, associées à des kaolins ou d'autres terres en quantités faibles (1/10ème environ), elles apportent un gain de plasticité.

Leur couleur naturelle est grise (rarement blanche) et rosâtre, à cause de la présence d'oxyde de fer (sauf exceptions). Elles cuisent clair.

Le grès, les terres à grès.

Ce sont des argiles qui proviennent de la décomposition de roches sédimentaires. Selon la nature des roches dont elles proviennent, les oxydes qui la composent, leur propriétés et leurs aspects sont très variés. la caractéristique du grès est de vitrifier à la cuisson lorsqu’il rentre en fusion. Grâce à sa composition, riche en alumine et en silice, il ne fond pas lorsqu'il se vitrifie. Il arrive à se déformer bien sûr si on cuit trop haut, pour les pièces trop fines ou celles qui sont posées sur des enfournements un peu tordus...

Les grès chamottés sont très utilisés en Raku
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En principe, les grès vitrifient à une température assez élevée (vers 1200-1350°C), exigeant des fours puissants dits "fours à grès", mais une cuisson normale ne nécessite pas forcément de si hautes températures.

Ils ont en général une bonne plasticité. Ces argiles de type secondaire sont assez courantes et sont quelquefois employées pures, de manière artisanale. Un assez bon niveau de connaissance des matériaux est cependant souhaitable si l'on a envie de fabriquer ses propres glaçures.
On peut faire aussi des grès au sel. A haute température, on jette dans les ouvertures du four du sel qui dépose une glaçure sur les parois créant un décor apprécié

Les terres à feu ou argiles réfractaires

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Ce ne sont pas des argiles précises. En principe, toute argile est dite "terre à feu" si sa température de fusion (matériau pur) est supérieure à 1500°, quelle que soit sa composition ou si elle est traitée pour servir à la fabrication de récipients culinaires.

On l'utiliser pour la fabrication de briques réfractaires. L'emploi de ces briques est très varié : de l'assemblage de fours à la protection externe d'engins spatiaux.

Ces argiles dénuées de fer mais rarement blanches, à grain souvent grossier, ont un autre intérêt particulier : leur usage additionnel autorise la réalisation de travaux de grande taille. Le grain grossier combiné à un grain plus fin est en effet un gage de solidité et de résistance aux chocs thermiques

La terra cota

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L'étymologie très vague de ce mot (terre cuite) est à l'opposé de ce qu'il signifie de nos jours - bien que le sens premier semble persister chez certains auteurs - : la terra cota est une argile bien précise.

Elle est très chargée en fer, donc cuit à basse température.

Son grain est grossier, ce qui autorise un séchage d'excellente qualité (écoulement rapide et homogène de l'eau entre les grains).

Elle semble à conseiller pour les travaux de grande taille

L'adobe

Le terme adobe (de genre masculin) désigne un type particulier de briques, mais aussi, par extension, la terre servant à le fabriquer et le mode de fabrication, connu déjà dans l'ancienne Égypte, dans le royaume de Kerma et en Assyrie notamment.

L'adobe en tant qu'argile est une terre grossière et sableuse récoltée en surface.

Elle a peu de plasticité. Son emploi semble réservé aux régions arides où sa conservation n'est pas millénaire, comme en témoignent notamment les "tells" d'Irak, collines informes faites de vestiges de bâtiments construits avec ces briques, effritées et affaissées. L'adobe a cependant rendu de très grands services à l'humanité et peut encore en rendre dans différentes régions du monde.

C'est une argile très ancienne, les preuves qu'elle a données sont notables

* les références historiques qu'elle évoque peuvent être mises en scène dans un travail artistique

* sa facilité d'emploi, de fabrication et d'extraction est unique.

Une variante est la bauge (ou le torchis, ou le pisé), enrichie de foin et pas forcément préparée sous la forme de briques.

La bentonite

C'est une argile naturellement gavée de matières collantes. Son origine est volcanique.

Elle est utilisée en très petite quantité pour accroître la plasticité d'autres terres et pour aucun autre usage car :

* en présence d'eau, son volume augmente considérablement
* elle connaît un très fort retrait au séchage
* elle colle fortement, pour ne pas dire trop.
On l'utilise entre 3 et 5% pour aider à garder les glaçures en suspension. Attention, bien mélanger les poudres à sec sinon on ne s'en dépatouille plus !!!

Récupérer de l'argile dans la nature

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Attention à tester sa teneur en grains de chaux car ceux-ci gonflent après cuisson et provoquent des fêlures ou fendent la pièce.

Pour éviter ce problème, tamiser la terre très finement (30), faire une petite coupelle et la cuire pour voir le résultat, la couleur, la texture etc…

L’argile résiduelle, qui se trouve au pied des falaises et l’argile sédimentaire, celle qui a été entraînée par l’eau et se retrouve déposée. Elle est souvent plus fine, grâce à l’action de l’eau, du mouvement

Ces argiles souvent pures sont difficiles à modeler, peu souples. En Angleterre on laisse l’argile, nouvellement extraite, exposée à la pluie pendant une année.

Toute pierre doit être enlevée de la masse d’argile. La moindre parcelle de calcaire dans l’argile va faire un point de porosité, les points de chaux expliqués plus haut. Quelquefois plusieurs mois après la mise en service du vase, cette parcelle va gonfler, repousser le vernis et faire un trou dans le vase.

Une argile dont on ne peut enlever le calcaire est mise au rebut. Le potier prend alors une autre argile utilisable.

Les essais nécessaires pour connaître une argile ramassée

Parfois une approche empirique ne permet pas d'avoir de bons résultats, il est alors nécessaire de pratiquer des essais systématiques et quantifiés pour connaître son argile. Voilà comment on peut pratiquer : - à partir d'une argile brute, on fait 15 boulettes de 60 g., ce qui permettra de faire 15 petites poteries.

Cela permet d'avoir une gamme suffisamment large pour avoir une bonne idée de l'argile, tant sur sa malléabilité et comportement à la fabrication et ultérieurement comportement à la cuisson et résistance au choc thermique. La réalisation des petites poteries d'essai sera réalisée rapidement par enfoncement du pouce au centre de la boulette et affinement par pression entre le pouce et l'index, ce qui n'est pas si simple quand on manque d'expérience, mais c'est très formateur !

Après le lavage, la décantation et l’évaporation, on se retrouve avec la masse d’argile. La préparation n’est pas terminée.

Les additifs, sables, chamottes...

Utilité des additifs

Les additifs permettent d’ajuster la plasticité de l’argile, de contrôler sa fermeté, d’accroître sa

porosité, résister au choc thermiques, aux contraintes de cuisson et de résultat.... Avant de passer au four cette argile doit être suffisamment poreuse pour pouvoir sécher. .

Quels sont ces additifs?

On ajoute à l’argile de la silice pour faciliter la fusion des matériaux. On ajoute souvent de la chamotte, pulvérisation de terres déjà cuites. Elle accélère le séchage, empêche les déformations pendant la cuisson, permet les chocs thermiques quand on sort les pièces en fusion du four pour les enfumer (Raku). On peut ajouter du sable fin, de la silice qui sont des dégraissants, du talc, du mica qui permet de résister aux chocs thermiques et de faire un décor et ce que l'on souhaite essayer, le tout étant de faire des essais et de protéger les plaques d'enfournement avec le mélange silice/kaolin afin de pouvoir les nettoyer facilement

Autres additifs: des liants tels que la felsite, (roche volcanique qui peut contenir des cristaux) facilite la fusion des éléments entre eux, rend l’argile imperméable lors de la cuisson afin que le vase puisse remplir sa fonction. (je n'ai pas vérifié, j'ai lu l'info)
Recycler les déchets de terre

Les terres très boueuses sont mises sur des rondeaux de plâtres. Le plâtre absorbe l’eau, et la terre devient de plus en plus facile à travailler au fur et à mesure de son séchage.

Les terres humides raffermies que l'on peut malaxer sont mises en forme de U et posées les unes à côté des autres comme des petits ponts. Lorsque les ponts sont à bonne consistance on les bat et on les remet en boules.
TAMISER

Mélanger terre + eau jusqu'à consistance crème fraîche ou fromage blanc.

Tamiser sur un tamis 30 ou 60 (mailles au cm²)

Mettre à raffermir sur du plâtre que l'on peut recouvrir d'un tissu. Cela évite les grains de chaux qui créent des problèmes après cuisson

La Plasticité

Les artistes et artisans travaillant l'argile entendent par ce terme le fait qu'une terre est capable de conserver la forme qu'ils lui ont donnée. Cette définition est d'ailleurs reprise dans un sens étendu à d'autres domaines par différents ouvrages et dictionnaires.

Concernant la plasticité des terres en particulier,

Des argiles à grain relativement grossier comme le kaolin sont particulièrement plastiques. La granulation d'une terre et sa plasticité dépendent non seulement de la taille, mais aussi de la forme des grains et d'autres particularités qui ont une importance pratiquement équivalente.

La présence d'oxydes métalliques et de différents autres molécules et éléments, le fait que la taille des grains soit variée, le degré d'imbibition d'eau, sont des facteurs de premier ordre.

Les matières organiques - voire la simple présence de carbone, comme dans les ball clays - ont aussi tendance à accroître la plasticité d'une terre. Ainsi, par exemple, une terre vieillie, recelant davantage de bactéries, devient plus "plastique". Mais une argile trop plastique peut se révéler trop collante.

A l'inverse, la présence de sable diminue radicalement la plasticité des terres au point de les rendre inutilisables en sculpture et en poterie si c'est en trop forte quantité, alors qu'elle est appréciée par les fabricants de briques

Le retrait

A cause de la préparation de l'argile par adjonction d'eau, celle-ci connaît un retrait au séchage, puis à la cuisson. Il faut dire qu'une argile préparée pour la sculpture, la poterie, etc., est constituée d'un quart à un tiers d'eau "libre" en termes de poids (l'eau "libre" est l'eau qui n'est pas intimement associée à l'argile à l'échelle moléculaire). L'élimination de cette eau libre au séchage entraîne une première perte de masse de l'ordre de 3 à 8%, les argiles les plus fines et les plus "pures", se rapprochant de la kaolinite, perdant toujours plus d'eau. Les autres, nommées "argiles ouvertes", contiennent suffisamment de corps imperméables (sable, feldspath, quartz, etc.) ouvrant des "canaux" permettant une bonne évacuation de l'eau. Après cuisson, les terres "ouvertes" s'avèrent souvent plus résistantes aux chocs thermiques.

L'eau libre demeure donc présente en quantité importante dans l'argile (eau dite "hygrométrique"). Elle est éliminée au début de la cuisson.

Lorsque le retrait s'effectue mal au séchage, on constate des déformations, fendillements et autres accidents. Le séchage doit être lent, en atmosphère très modérément humide, et bien homogène . Il est également possible d'ajouter de petites quantités de sable (ou d'un autre matériau imperméable cité ci-dessus) afin d'améliorer l'écoulement d'eau. La plasticité de la terre en souffrira cependant. De trop grandes quantités risquent de compromettre l'adhérence aux éventuelles structures de support et même, finalement, de nuire à l'homogénéité du séchage.

Acheter de l'argile

J'ai testé beaucoup d'argiles de Céraquitaine à St Aulaye en Dordogne. David livre gratuitement dans toute la Nouvelle Aquitaine !!!!!

Et on trouve enfin un interlocuteur compétent, serviable qui installe les fours dans la région Aquitaine, vient aider, assure la maintenance du matériel....
Ils fabriquent le réfractaire sur place, une caverne d'Ali Baba pour les potiers... Nous avons visité les ateliers de l'usine avec les stagiaires

La FR 125, argile à Faïence rouge est superbe, elle fait une très belle sigillée orange qui craquelle en Raku. Et prix au ras du plancher. En plus si on n'a pas le coût de la livraison, le calcul est vite fait
La PTE, argile rouge à faïence fine, très belle sigillée orange , plus vive encore que la FR 125

La Faïence blanche FDML se tourne très bien, j'ai testé la sigillée, elle brille bien, la chamottée résiste bien aux chocs thermiques. Emaillage okk
La Normande. Faïence blanche lisse. Se tourne très bien, se polit très bien. La sigillée est vraiment très soyeuse. La chamottée résiste très bien au choc thermique. Bonne pour le Raku

Kyuchu (Fuji) fine ou chamottée, faïence blanche qui est facile à tourner, à polir, donne de très bons résultats. Emaillage okk;  Elle donne de très beaux résultats en RAKU. Très belle sigillée

Baillet pastille orange. Grès blanc très réfractaire, chamotte très fine, se tourne et se polit très bien, excellente résistance aux chocs thermiques. Très belle en Raku. La sigillée est très belle

PRAI. Grès blanc avec chamotte impalpable. Argile exceptionnelle. Sigillée magnifique. Attention à la fragilité au choc thermiques, les formes trop fines, j'en ai fait l'expérience, cassent. Les formes ouvertes sont très fragiles aussi

Le grès OMAHA chamotté, excellent en Raku, au tournage, à haute température. Très bel aspect dans le four à bois à 1280°
La série de grès blancs et de couleur SI O2 est excellente, tous les chamottés résistent au Raku. Pour les couleurs, chacun fait ses tests selon l'aspect recherché, je parle ici de l'aspect technique

J'ai testé des porcelaines ...
LA MONT BLANC est pour les experts en tournage dont je ne suis pas si on veut tourner fin. Elle est telleemnt riche en silice qu'elle ne monte pas. Très peu de plasticité, "fromage blanc". Cassante, difficile à tournasser. Pas pour les débutants. Belle translucidité après fusion. Il faut au moins 1280°, plus c'est okk
AUDREY BLACKMANN. Très bonne dans tous les cas, bien translucide, facile à tourner, beaux résultats.
SAFL. Assez difficile à tourner, beaux résultats

Vous pouvez aller sur le site et télécharger le catalogue. Je n'ai aucun avantage ni bénéfice mais cela fait 40 ans que je ne trouve pas d'interlocuteur proche valable, notre fournisseur historique n'assure pas une cacahuète et on se fait vertement remballer selon les humeurs.... Donc, quel soulagement. http://www.ceraquitaine.fr/

Vous pouvez appeler David Clairaud au 0608581237

C'est un partage amical...


La Terre en Feu | Accueil

La Terre en Feu est l'atelier de poterie qui propose, en Dordogne, des cours et stages pour enfants et adultes. Mais aussi des formations professionnelles.

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Pour me contacter 0685230152. Sophie Houdebert

Fiche pédagogique sur le polissage des engobes de porcelaine

 

FICHE PEDAGOGIQUE

Les engobes de porcelaine polis 

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Avant le stage du 07 au 10 août 2018 de terres sigillées avec cuisson bois dans un four artisanal facile à construire, cuisson au gaz avec enfumages aux végétaux, plumes, cheveux à chaud, pour préparer les pièces en sigillée et obtenir de meilleurs résultats il faut devenir polissons et polissones ... :)
Le feu se développe merveilleusement bien sur les formes polies et sigillées.
Quelques conseils pour avoir une belle surface

Bien sûr, le procédé de consistances est le même sans engobe, c'est juste plus facile :)

LA PORCELAINE

La porcelaine est composée de kaolin, de feldspath et de silice (quartz) . Elle se cuisait originellement en Chine à très haute

température (1450°) mais les compositions des fabricants de pâtes permettent de baisser le point de fusion et on peut obtenir

une porcelaine translucide à partir de 1250°. C'est sa structure très cristalline qui permet cette transparence après fusion ;

Composée presque essentiellement de silice, composant du verre, elle est translucide.

 

L'ENGOBE

 

Pour fabriquer l'engobe, on peut acheter de la porcelaine sous forme de poudre ou broyer des copeaux (passés au

tamis 60, ce qui veut dire 60 mailles au cm²) .

Si on achète de la poudre de coulage, il est important de vérifier qu'elle ne contienne pas de défloculent, matériau

qui permet aux particules d'argile de rester en suspension et d'obtenir une pâte de coulage fluide avec peu d'eau)

Il est possible de colorer l'engobe à partir d'oxydes, d'ocres, colorants de masse, couleurs céramiques...

Les engobes peuvent être posés au pinceau, au pistolet, par trempage, à la poire... ils s'appliquent sur terre crue,

sèche ou à la consistance du cuir.

Il est préférable d'appliquer plusieurs couches fines qu'une seule épaisse et on polit entre chaque couche. On

laisse sécher la couche d'engobe avant de la polir et on polit doucement pour ne pas arracher l'engobe.

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LE POLISSAGE

On fait pénétrer dans l'argile du support l'engobe avant de mettre une autre couche à l'aide d'une pierre très lisse

ou du manche d'une cuillère.

Il faut bien faire attention de ne pas mettre des couches trop épaisses pour éviter le décollement !!! Ceux qui l'ont

fait comprendront ce que je veux dire:) 

Dès que la pièce est trop sèche l'engobe s'arrache, il faut donc bien veiller à maintenir ses pièces lègèrement 

humides pendant toute la durée du polissage. C'est une technique délicate qui apprend à faire un polisssage

parfait sans trace et permet de connaître les consistances de séchage de la terre de suppport.

Après avoir poli les engobes de porcelaine, pour sûr, on est content de polir un engobe d'argile et on a un résultat

comme un miroir.

Sur une terre blanche on met 3 couches d'engobe, sur une terre rouge 4 couches pour obtenir un fond clair qui

permettra au décor de devenir plus lumineux.

Le polissage est une réel exercice, il permet d'incruster l'engobe dans la pièce.

Il ne doit pas être entrainé mais doit pénétrer dans l'argile de support à l'aide d'un manche de cuillère (plat dans

motif), en mettant la main à l'intérieur du pot pour éviter que la pièce ne se déforme (bien qu'on puisse la reformer).

La pièce doit être à bonne consistance, on peut la laisser sécher lentement en la conservant sous plastique si elle

se ramollit sous l'action du polissage (Les particules d'eau de composition de l'argile remontent à la surface et

ramollissent la pièce au cours du polissage)

Le mouvement de la main pour polir va de l'extérieur vers soi. Les pièces à petite ouvertures (refermée) sont

préférables pour ne pas avoir à polir l'intérieur. Il est préférable de ne pas poser de couverte pour conserver

l'aspect doux et satiné et de ne pas cuire à trop haute température. A partir de 900° le polissage commence à

ternir mais les pièces peuvent être nourries après cuisson avec de l'huile ou d ela cire d'abeille
 

Exemple de palette d'engobes de porcelaine

l'exemple est avec de la CM10 mais on peut utiliser d'autres porcelaines

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 Bleu clair (avec des couleurs à peindre) : 100gr porcelaine 30 gr de CSM78 (couleur à peindre pour céramique)

Bleu clair100gr CM10 2gr Co2O3 (oxyde de cobalt)

100gr de porcelaine 8 gr de Ca3Co (carbonate de cobalt)

150 gr porcelaine 30 gr Co2O3

Jaune: 100g porcelaine 50 gr CSC 1009

Brun: 150g porcelaine 70gr MnO2 (bi-oxyde de manganèse)

Gris: 100gr porcelaine: 10 g carbonate de cuivre Ca3Cu  on peut mettre aussi 20gr oxyde de manganèse

Orange: 100gr de porcelaine 30 gr de orange G460 (couleur à peindre)

Violine: 200gr porcelaine 60 gr Fe2O3

 

Il est beaucoup plus économique de travailler avec des oxydes et carbonates que l'on peut partager en commande

groupée et de décliner les couleurs en faisant des palettes de pourcentages différents avec les mêmes oxydes.

 

On peut mélanger les oxydes entre eux pour obtenir des teintes intermédiaires; Par exemple le

cuivre et le cobalt pour un turquoise. Il faut faire des essais et des palettes, bien noter les recettes

sur les palettes et sur les pots d'engobes pour s'y retrouver facilement.

Un pot d'engobe préparé se garde à l'infini. si il sèche parce que pas herm&tique on ajoute un peu

d'eau et on mélange.

C'est identique de préparer des engobes de porcelaine et des engobes de

faïence. La consistance est différente au toucher. L'negobe de porcelaine poli est extrêmement

doux et soyeux.

comme on applique les couleurs par couches fines comme des glacis superposés, on obtient des

nuances très profondes

 

Comme toujours, ce sont les essais qui sont indispensables pour acquérir une habitude et

progresser

 

ENFUMAGE

 

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Un enfumage peut être pratiqué mais il est préférable qu'il soit très léger.

Ces exemples de couleurs sont donnés pour une utilisation d'engobes de porcelaine polis. si on

émaille, bien sûr les résultats sont très différents et on perd le bénéfice du polissage.

 

Bons essais. voir aussi la fiche sur les engobes en général qui contient d'autres recettes...


Atelier La Terre en Feu

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site : http://laterreenfeu.fr

 

Cueillette d'argiles dans la nature et leur préparation

Un jour de printemps, nous sommes allés avec un stagiaire dans un endroit      
magnifique, paradis des potiers, patauger allègrement et ramasser des seaux      
de précieux nectar que plus tard nous avons préparé pour nous en servir de      
terre de tournage et de terre sigillée.      
   
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Divers endroits d’un lieu riche en argiles   
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Etat des bottes et de la voiture après la cueillette….    
Pour reconnaître l’argile au détour des chemins, déjà, lorsque l’eau reste      
longtemps après la pluie, c’est louche. Si en plus la terre colle aux bottes,      
ça devient de plus en plus intéressant. On peut essayer de faire un petit      
boudin d’argile, la longueur de ce petit colombin déterminera la richesse      
en argile de cette terre.      
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La terre est mise à décanter puis tamisée. Ici, tamis 60.      
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Elle est mise sur des rondeaux de plâtre qui vont absorber l’humidité et      
permettre d’obtenir une pâte prête à mettre en ponts. Ces “ponts”      
d’argile sont laissés le temps qu’il faut à la terre pour se raffermir suffisemment      
pour être travaillée au modelage ou au tour.      
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Quelquefois, on trouve les terres dures, on peut les concasser avant de      
les mettre en eau      
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Elles sont mélangées au bâton pour les petites quantités, au mélangeur  à      
peinture pour les plus grosses quantités, tamisées et mises sur rondeaux 
      
Les terre récoltées s’utilisent au tour, pour modeler, selon leurs propriétés.      
Il faut faire des tests et surtout les cuire pour déterminer si on peut les      
utiliser. Si une terre continent trop de chaux, les pyrites vont reprendre      
de 8 à 12 fois leur volume en s’hydratant après cuisson et cela peut même      
casser des pièces.
Faites des essais, les argiles cueillies n’ont rien à voir avec      
terres que l’on peut acheter.
La joie de les travailler, d’apprendre à les      
reconnaître est immense.      
      
Si vous avez besoin d’un renseignement, d’un conseil, n’hésitez pas à me      
questionner, je vous répondrai avec plaisir

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Ajuster un couvercle sur un pot

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Ce n’est pas une chose facile que d’ajuster un couvercle sur son pot…

J’ai pris quelques vues de pots et de leur couvercle pour montrer quelques façons de pouvoir les adapter et surtout de les ajuster pour éviter qu’ils tombent …

 autre système de couvercle pot encore sur le tour pots et leur couvercle pots
Voici quelque pots tout frais sortis du tour. Le couvercle va venir chapeauter le col. On voit sous les pots des assiettes plates tournées à l’envers, ce sont les couvercles.
ajustage col ajustage du col pour accueillir le couvercle coupe du col tournassage couvercle 

Les pots et les couvercles sont tournassés soigneusement et ajustés. C’est un moment délicat, il faut avoir de la patience et de la délicatesse. Le couvercle doit être bien ajusté pour ne pas risquer de tomber lorsque l’on va utiliser le pot.
Il est plus facile de tourner le pot en même temps que son couvercle pour avoir la même consistance d’argile, donc le même retrait au tournassage. Cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas tourner un couvercle après mais le retrait d’une terre n’est pas facile à calculer
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On peut voir différentes hauteurs de couvercles, c’est un choix esthétique,
le principe d’ajustement est ici le même

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Juste pour le régal des yeux après le passage de la terre sigillée avant enfournement..

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Système classique de couvercle qui entre dans le pot et se pose sur le bord. Petit conseil,
attention de ne pas faire la partie qui entre dans le pot trop petite pour ne pas que le couvercle bouge.
Il doit s’ajuster à l’intérieur du pot. Encore une fois, l’ajustage se fait lors du tournassage
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Le couvercle entre cette fois dans le pot et se pose sur le col qui est plus bas que le bord du pot
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Les couvercles sont classiquement posés sur le col; On voit bien sur l’image de droite que le diamètre intérieur de la théière correspond bien à la partie qui rentre dans le col

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Théière modelée. Le couvercle ne s’ajuste pas très bien, on voit que le colombin est trop petit par rapport au diamètre de l’ouverture du col et de fait, le couvercle bouge.
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Autre théière modelée, cette fois le couvercle rentre bien et ne bouge pas

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