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Une série de fiches pédagogiques est en train de voir le jour composées de photos avec des gestes importants et de légendes explicatives. Je souhaite partager ce que je sais avec ceux qui en ont envie ou besoin. Tous commentaires, précisions, questions son
06 juin 2017

L'argile de la grotte des Combarelles

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Pour la petite histoire la fameuse argile provient d'une grotte ornée d'environ 800 gravures réalisées par les hommes et les femmes de cro magnon entre -13680 et -11380. La cavité se trouve dans une rivière souterraine.  En 2005 des spéléologues qui voulaient poursuivre les recherches dans la grotte ont creusé cette argile (la fameuse) qui obstruait le passage. Ils ont découverts de nouvelles gravures (photos ci jointe). cette partie de la grotte nommée Combarelles III ne sera a priori jamais ouverte au public. L'argile est restée en sac pendant 12 ans dans la grotte et a été extraite au mois de février de cette année.

Monique Veyret, une amie, sculptrice amateur, travaillant à Combarelles a pensé que ces trois tonnes d'argile pourraient faire des heureux plutôt que d'être expédiée à la déchèterie. Elle l'a donc proposé avec l'accord de George Cleyer Merle le directeur du musée des Eyzies et des grottes de Combarelles, Font de Gaume et Cap Blanc, et à quelques personnes.

Ambre Ludwickzak a eu l'idée lumineuse de proposer de réaliser une exposition de pièces faite avec cette même terre.... et une vidéo de cette expérience : intégrant photo et mini reportages. L'occasion de réunir de nouveau cette argile en autant de réponses subjectives et contemporaines. La participation à l'exposition est libre.

Les dates ne sont pas encore fixées. L'été semblant chargé pour bon nombre d'entre nous cela ne sera peut être pas avant l'automne prochain. Libre à vous de donner vos délais. Pas de thème particulier à cette exposition... laissons libre cours à nos inspirations (poteries, peintures, sculptures, installation et autres...).Il faudra aussi que nous obtenions l'accord final de Mr Cleyer Merle.

Tout d’abord, mélange de l’argile et de l’eau. Première observation, elle est très sableuse. Une fois la barbotine bien délayée, je vais utiliser deux tamis différents, un tamis de maçonnerie de 12 (mailles au cm²) et un tamis 60.

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Le tamisage se fait facilement avec le gros tamis
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C’est beaucoup plus difficile avec le tamis fin, l’argile a énormément de sable
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J’avais mis à tremper de l’argile dans de l’eau de pluie aussi pour préparer de la terre sigillée. 1kg d’argile sèche pour 1l800 d’eau. J’ai tamisé au tamis 60 pour retirer du sable et ai ajouté 1% de silicate de soude par rapport au poids de terre sèche . J’ai bien remué et 24 heures plus tard j’ai prélevé le liquide du dessus qui est la terre sigillée. On voit la matière gluante au fond, les particules lourdes de l’argile et le sable. Il y avait beaucoup de déchets au fond du tamis
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Le liquide à droite est la terre sigillée que je vais mettre à évaporer un peu tellement la barbotine était liquide à cause du sable
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Les deux barbotines sont mises à raffermir. J’ai prélevé une boule d’argile telle qu’elle dans le sac que l’on m’a donné.
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Les barbotines sont mises à raffermir sur des rondeaux de plâtre après évaporation partielle
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Quand la terre se raffermit, on voit qu’elle se décolle facilement du plâtre. Je vais utiliser un second rondeau pour terminer l’évaporation de l’eau et je pourrai faire des boules pour les tests de tournage.
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Les rondeaux saturés d’humidité sont mis à sécher. Il faut être vigilant lorsque l’on utilise du plâtre, il est possible d’avoir de la chaux si le plâtre s’effrite. Ne jamais utiliser d’outil métallique sur du plâtre et ne pas le gratter
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Les boules sont prêtes, il ne reste plus qu’à les tourner
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Test de plasticité satisfaisants, surtout avec l’argile tamisée au tamis 60. Elle a du mal à monter à cause du sable mais en tournant avec une crème de barbotine les doigts arrivent à bien glisser et à faire monter l’argile
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Au fur et à mesure je complèterai cette page car je vais faire beaucoup de tests différents, de cuissons, de sigillées, d’enfumages de plusieurs façons.

Je traite de cette façon toutes les argiles récoltées, voilà pourquoi je fais une fiche détaillée qui vous permettra de faire des tests si vous en ramassez.
Prochaine étape, tournassage, tentative de polissage
Les cuissons auront lieu entre le 27 et 29 juin
A bientôt, ENJOY :)


22 janvier 2017

Glaçures haute température

 Je poste à nouveau une fiche qui a deux ans déjà, parce que ce n'est aps toujours facile de naviguer dans un blog et de trouver les archives. Je suis en train de reprendre certaines de ces glaçures pour la cuisson de dimanche 27 novembre au bois dans le grand dragon dressé.
Si vous passez par valojoulx, arrêtez vous, je viens de faire une cocotte pleine de vin chaud !!

Je ferai une autre fiche pour comparer les résultats après csuisson au bois

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Tout avait commencé comme ça…  
Reprise de glaçures que j’ai laissées de côté pour la sigillée. Maintenant, les deux sont à l’honneur, sigillées et porcelaine

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Avec Lies, ma copine potière nous avons pesé, posé les glaçures et cuit dans son four hier

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Aujourd’hui, ouverture, surprise, surprise….
Encore dans le four…

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Essais sortis du four

 

Quelques bols

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Voici mes recettes
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Glaçure 1  et 4  . Ces glaçures ont la meme base, une est plus riche en soude, l'autre en potasse                                                                              
Orthose (feldspath potassique) 42 gr                                      
Carbonate de soude pour la 1    9 gr 
(et de potasse pour la 4)                                      
Carbonate de chaux                  20 gr                                      
Oxyde de zinc                           5,5 gr                                    
silice                                         23 gr                                      

Glaçure 2                                                                                
Pegmatite                                  6.6 gr                                    
Carbonate de chaux                   13 gr                                     
Carbonate de Baryum                11 g                                                 
Rutile                                          5 gr                                      
Kaolin                                         6 gr

Glaçure 3
Néphéline syénite                       25 gr
Kaolin                                         25 gr
Carbonate de chaux                    25 gr
Silice                                          25 gr

Glaçure 5
Orthose                              42 gr
Carbonate de potasse           9 gr
Carbonate de chaux         28.5 gr
Oxyde de zinc                   5.5 gr
Silice                                 23 gr

Les essais ont été pesés, un essai a été fait avec la base

puis la base a été divisée en deux pour faire deux chaînes, une de fer et une de cuivre

2, 5, 10 fer, 10 fer, 10 titane

2, 3, 3 cuivre 10 titane

La cuisson a été faite à 1260° avec deux montres fusibles Segers n°8 et 9, 1250° et 1280° en oxydation

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En détail
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La porcelaine translucide. Elles le sont toutes, même celles qui sont émaillées mais ça ne se voit pas sur les photos.. Tant pis, il faudra venir à l’atelier pour venir les voir ;)
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Bons essais, vous avez tout ce qu’il faut pour réussir. David de Céraquitaine a les matières premières. Et n’hésitez pas à créer des recettes, à les prendre dans les livres et les essayer, c’est du travail, un gros travail qui demande beaucoup de concentration et de travail mais sans risque et qui ne donne que du bonheur !!!

Et quels beaux résultats plein de vie !!

ENJOY !!!

23 septembre 2016

Préparation d’une argile ramassée en nature

Vous êtes nombreux à me poser des questions sur la façon de préparer une argile récoltée en nature. Celle ci provient d’un anicien village potier près de l’atelier dans lequel je construirai et cuirai dans un four papier en public le samedi 30 juillet. Le four sera construit, les poteries seront faites avec l’argile du village.
Le 31 juillet au matin, à 10 heures, défournement et démarrage du marché de potiers
En fin de page je donnerai les indications

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Argile sèche que je concasse avec un marteau. Bien sûr il y a plein de façons de faire différentes, l’idée est de concasser grossièrement la terre sèche pour pouvoir diluer et tamiser pour enlever les impuretés, racines, cailloux etc….

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Premiers essais en bétonnière.
D’abord mise en eau, délayage. Galère :)
Deuxième essai, super !!! mise en eau, quelques jours après mélangeur. Bien plus facile
Un ami qui aidait pour le four m’a prêtée main forte. Le tamis est un tamis pour maçons de maille 12 Si vous trouvez 16 c’est plus fin. Ca correspond au nombre de mailles au cm²
Après cuisson je déciderai si je tamise plus finement, 30 ou 60 dans le cas où il y aurait des grains de chaux.
J’ai trouvé intéressants les grains de la terre qui donnent un effet rustique aux surfaces.
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Après tamisage, l’argile a été stockée dans des grandes poubelles. On voit l’eau qui remonte à la surface, que je siphonne avec une poire pour aider au raffermissement.
J’ai mis la barbotine sur des rondeaux de plâtre qui me servent à tourner.
Les premiers tests ont été faits il y a quelques mois pour voir les qualités de cette argile.
Plasticité avec modelage et tournage. Le premier test sur le terrain a été de rouler un petit colombin d’argile humide. On peut aussi voir comment elle colle quand elle est mouillée, ou la taille des craquelures quand elle sèche.
Puis les tests de chaux que l’on ne peut voir qu’après la cuisson

Une fois la terre sur les rondeaux raffermie, elle est mise en pains et battue, battue, battue…Et on remet de la barbotine sur les rondeaux….
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Tournage des premiers pots
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Les rondeaux saturent vite, il faut laisser l’air circuler, c’est un peu mieux. Dès que le plâtre sature, il faut laisser sécher. Toutes ces opérations prennent du temps. Il faut faire très attention de ne pas prendre des grains de plâtre, donc de chaux, qui reprend huit à douze fois son volume à la cuisson, elle se réhydrate. Ainsi, un grain de chaud que l’on ne voit pas avant la cuisson peut avoir la taille d’une tête d’épingle après réhydratation et casser une partie de la pièce

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On peut utiliser des carreaux de plâtre non hydrofuge, surtout mais comme le plâtre est assez léger, mettre un drap permet d’éviter les grains de chaux.
c’est encore un test à faire avec une argile, celui de la chaux. La plupart du temps, en tamisant au tamis 60 cela permet de les diffuser et ils ne se réhydratent plus en boule
On voit d’après les grandes fentes que cette terre contient beaucoup d’argile; Signe de reconnaissance dans la nature, il reste de l’eau pendant longtemps et lorsqu’il n’y en n’a plus il y a de grandes crevasses. plus les crevasses sont grandes, plus la teneur en argile est importante

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Tournage de plus grosses pièces. J’essaie toujours avec le maximum de finesse, c’est le test de plasticité et de résistance à l’évasement, au rétrécissement

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Une fois raffermies, les poteries sont tournassées et partiellement polies. P1120907P1120911 P1120909P1120915 P1120917 P1120918 P1120931 P1120932
Après elles sont mises à sécher
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Puis trempées dans la sigillée, trois fois et lustrées entre chaque couche de sigillée

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Après c’est l’épreuve du feu, en même temps que la petite fête d’inauguration de ce beau grand four, le 16 juillet. Avant la cuisson, je ne pouvais pas continuer le travail. Si il y avait eu de la chaux, j’aurais dû tout reprendre et tamiser au tamis 60. J’ai tamisé au tamis maçon n°14, ça suffit pour cette terre assez pure. Elle a peu de caillou ou de terre végétale. Belle qualité, ce n’est pas pour rien si les potiers étaient installés dans ce village

Enfournement, cuisson au bois, défournement. J’ai de la chance, tous les tests sont impeccables, je peux maintenant commencer à tourner les pièces qui rempliront le four papier
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A 1031° On arrête le feu. On laisse redescendre le four à 400°, cheminées et alandiers ouverts . Deux heures de petit feu, le bas des alandiers, une heure de moyen feu et quatre heures de grand feu. Pas de problème, faces froides en fin de cuisson, très bonne isolation. A voir lorsque nous ferons à l’automne la cuisson haute température…
. Je me prépare pour l’enfumage et on ferme toutes les ouvertures. Remontée en flèche de la température. Tellement performant qu’il a accumulé la chaleur à l’intérieur et il n’arrive pas à redescendre. Plutôt bon signe…
Ca redescend à 280°, je referme les ouvertures et quand je mets les copeaux ça s’enflamme direct !! Pour enfumer il faut enlever quelques briques de la porte
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Après la cuisson, le sol est encore mouillé, le four doit encore sécher
Il faudra attendre deux jours de refroidissement pour pouvoir défourner. Belle récompense, la terre de Beauregard est magnifique !!!
Elle sonne magnifiquement, elle est étanche, a un bel aspect très minéral. C’est aussi le fait qu’elle soit tamisée grossièrement
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e pour le pétrissage
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Cadeau du ciel… C’est sportif quand même, les garçons qui sont au stage de tournage me donnent un coup de main; Merci :)
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Et voilà les boudins? Les boules pour tourner els mémères. Pour que ce soit beau dans le four papier, il faut quelques grosses pièces. Je m’inspire de formes traditionnelels du village et je collerai des anses à la manière des anciens potiers P1130273 P1130274 P1130278 P1130280 P1130281 P1130287  P1130305 P1130306 P1130307 P1130308 P1130309 P1130314 P1130316 P1130318
En fin d’après midi j’ai tournassé, demain je collerai les anses et ferai les décorations dans la semaine
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Pour récapituler les différents tests de recherche d’argile en nature, si une terre est très fendue quand elle est sèche ou si l’eau reste longtemps c’est qu’il y a de l’argile

On fait un colombin pour voir sa consistance. Plus le colombin est long, plus la terre est riche en argile

On en récupère un peu, pas besoin de trop tant qu’on ne la pas travaillée et cuite, on la lave, on la tamise, on la met à raffermir et on la travaille, chacun selon sa façon. Tests de plasticité, de solidité, de résistance à la pression des doigts

Test de chaux, c’est révélé après la cuisson; si des points blancs apparaissent c’est qu’il y a de la chaux. Ils peuvent avoir la taille d’une tête d’épingle et casser la pièce

Tests de porosité, le son, l’aspect

Après ces tests on connait un peu mieux son argile et on peut continuer ou pas selon les résultats

Samedi, les pièces sèches seront cuites dans un four papier; vous avez deux pages éditées récemment qui montrent comment on le construit.

Le week end prochain, festival Festivi’terre à Beauregard
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Le samedi, construction du four Conférence de Jean Marie Rahier, du musée de St Emilion, vernissage de l’exposition consacrée aux poteries anciennes de Beauregard qui sera ouverte pendant les deux jours
Le soir, marché de producteurs de pays

Emplacement du four papier, construction et cuisson publiques. Rue de la République dans un jardin au bord de la route
J’ai fabriqué avec la terre de Beauregard toutes les poteries qui cuiront dans ce four. Les amis apporteront aussi quelques petites pièces
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Pour visionner un film réalisé par Gérard Gali à l’atelier de la construction d’un four papier, suivez le lien ci dessous

https://www.youtube.com/watch?v=3kyHB5RyeyM

Dimanche 31, à partir de 9h00 et dans tout le village les 36 potiers vous présenteront leur travail. Belle organisation du comité des fêtes, tous motivés pour retrouver les mémoires du passé, tombola avec un Louis d’or caché dans une des poteries à gagner offertes par chacun des potiers, fabrication d’une jarre à la corde, démonstration de tournage, atelier de modelage pour petits et grands.
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Rendez vous donc samedi et dimanche dans ce très beau village plein des mémoires de la terre travaillée par les potiers jusqu’à 1930.

L’atelier se trouve à Valojoulx. Il est ouvert toute l’année sur rendez vous car je ne suis pas toujours présente. Appelez moi au 0685230152 pour le visiter

Le site http://laterreenfeu.fr

Pour voir tout le travail qui se fait à l’atelier, la page

bienvenue, à bientôt :)

01 juillet 2016

Les gestes essentiels du tournage prochain stage du 19 au 28 juillet 2016. Débutants et perfectionnement

Les gestes essentiels du tournage en vidéos et en images

Le tournage sur rondeau
https://www.youtube.com/watch?v=9jxvNCJsp9Y

https://www.youtube.com/watch?v=aSipYjyVDVI

Le tournage à la quille

Il reste une place pour le stage.

Tous les renseignements sur le site http://laterreenfeu.fr/calendrier-prochaines-formations/tournage/

Les gestes qui suivent sont des gestes acquis avec une expérience pour un résultat précis, aucun de ces gestes n’invalide d’autres façons de faire d’autres potiers même si ils sont différents. Ce qu’il faut regarder chez un potier c’est si son travail nous convient, on peut choisir ses gestes parce qu’ils correspondent à son travail. Un tourneur de série ou un potier traditionnel indien ou marocain ou espagnol…n’aura pas les mêmes gestes qu’un tourneur à la manufacture de Sèvres ou un faïencier. Le résultat choisi amène les gestes nécessaires à développer.

Je vais donc écrire le texte en bas de la page de ce que l’on ne peut pas lire

 Pour pratiquer le tour de façon excellente, la centration, l’attention, la vigilance, la patience, la douceur sont des qualités essentielles. Elles se cultivent et dès le battage le potier commence à se centrer.
Même un débutant, si il arrive à être bien attentif à terminer chaque phase pour passer à la suivante obtient très rapidement de très bons résultats.

Boules de terre….

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Partage de notes sur le tableau pendant une formation de tournage pour mémoriser les gestes du tournage et leur utilité.

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                                                   Battage de la terre                                        

Explication des schémas. Le battage de la terre : Coller la terre sur la table (4 kg minimum). Une moitié dépasse de la table. Le poignet de la main gauche est posé contre la boule. Le fil est dans la main au dessous. La main droite prend le fil en haut, fait le tour avec le fil dans le sens des aiguilles d’une montre et rejoint la main gauche, ce qui coupe la boule. Le poignet gauche maintient la boule coupée, la main droite pose le fil et les deux mains rabattent le morceau coupé sur le morceau resté sur la table. Les deux mains prennent le morceau de terre dans les paumes, pouces devant surtout sans rentrer les doigts dans la terre pour ne pas créer de bulles d’air.
Le corps est bien ancré, bien en face de la table, on lève la terre coupée et on la claque fermement vers l’avant sur la terre posée. (pas vers soi). C’est pour chasser l’air. On plie un peu les genoux, une jambe un peu avancée, le corps est souple et mobile.La terre éclabousse vers l’avant. Puis on retourne la terre face contre la table en lui faisant faire un quart de tour dans le sens des aiguilles d’une montre en la faisant dépasser de la moitié et on recommence la première opération. Si c’est une terre sortie du pain, une vingtaine de tours suffisent, pour du recyclage, 30, 35 fois permettent d’avoir une terre idéale pour un tournage plus facile qui n’aura pas de vrille interne. La préparation des boules est très importante aussi mais trop longue à décrire. Ce qu’il faut retenir c’est qu’il faut beaucoup d’attention pour préparer ses boules si on est débutant pour se faciliter la tâche. Après, cela va dépendre du tournage que l’on fait.
En ce qui me concerne, je tourne très fin et pour bien tendre les formes je fais une ou deux vagues au maximum et termine à l’estèque. De plus étant une femme je n’ai pas beaucoup de force et j’ai besoin de me ménager le dos.

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Le centrage. Le tour en occident tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Pour centrer la terre, il doit tourner plus vite car la vitesse nous aide. Le corps doit être bien calé en toutes circonstances et les pains travaillent ensemble. Le corps est sur la gauche (fesse droite un peu en l’air car en appui sur la gauche), on appuie le bras gauche sur la cuisse. Il est essentiel de se sentir à l’aise et de ne pas se crisper ni forcer. Les mains doivent effleurer la girelle mais ne pas traîner dessus pour ne pas se blesser. On tourne à la barbotine, qui permet de mieux “graisser” la terre sans la laver. Cela toujours dans un souci de travailler avec peu de gestes et très fin.
La main droite pousse grâce au poids du corps. Elle est devant. Selon la taille de la boule, la position varie. Pour une petite boule de 400 gr, par exemple, elle est grande et on utilisera le pouce, l’annulaire et l’auriculaire, l’index et le majeur resteront au dessus de la boule. Pour une boule plus grosse (800gr), c’est le pouce et l’index de la main droite qui seront approchés (comme sur le petit schéma).
Le bras est bien calé, le pouce est en bas. La paume est contre le bas de la boule, la main est sur le côté gauche de la boule. Il est essentiel de bien rester à gauche et de ne pas essayer à attraper la boule pour la maintenir sinon on se fait entraîner. Le corps ne s’appuie pas sur la boule, il reste bien calé, sinon il sera entraîné.
La main gauche est posée derrière contre la boule, contre la main droite pour travailler en un point et ne frotte pas sur la girelle pour ne pas se blesser. Mais le petit doigt ramasse bien le bas de la boule.  Son rôle est d’aider la main droite et de ramasser la terre en bas de la boule.
L’action des deux mains est de presser la terre en poussant avec la main droite, tirant avec la main gauche vers le centre pur mettre la terre au creux des mains.
Comme le corps a de bons appuis, les bras ne bougent pas, la pression juste permet de caler la terre et de la mettre au centre.
Pour centrer, c’est une décision, on doit donner l’impulsion d’énergie nécessaire. Sans notre action la boule restera sur le tour tranquillement. On s’implique dans le tournage, et parfois ce n’est pas facile parce que chaque geste pas encore acquis se voit tout de suite. L’essentiel est de se connecter à ce qui se passe, à faire attention à faire chaque phase l’une après l’autre en prenant ses appuis, en étant détendu…. facile à dire ;=) C’est un voyage intérieur et lorsque l’on rentre vraiment en relation avec la terre, la vitesse, soi même, c’est une danse agile qui procure une joie immense. La patience, la vigilance, l’attention, la douceur sont autant de qualités que le tournage nous demande de développer.

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Le creusage  Le corps est au milieu, le appuis sont sur les deux cuisses. Les bras sont de chaque côté de la boule, les mains sont de part et d’autre de la boule. Sur le schéma on voit le pouce de la main gauche posé sur la boule. Il va servir d’appui à l’index droit qui plonge au cœur de la boule accompagné du pouce. Les doigts extérieurs de la main droite tiennent la boule. La main gauche est bien posée sur la girelle et permet de garder la stabilité pour ne pas décentrer la boule ou cruser de travers. Une légère inclinaison est nécessaire pour ouvrir la boule. La position dépend bien sûr de la taille de la boule, de la forme que l’on souhaite obtenir. On ne va pas creuser de la même façon pour un bol et pour une assiette. On laisse un peu moins d’un centimètre de fonds.
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Le fond plat se fait après le creusage pour préparer le mur. A partir du moment où la terre est creusée, c’est toujours la main gauche qui sera dans le pot pour ne pas aller à contre sens de la terre dont la paroi va s’affiner de plus en plus.
Le majeur, l’annulaire, l’auriculaire de la main gauche sont donc dans le pot, majeur et annulaire au même niveau, c’est eux qui vont aplatir la terre en s’appuyant sur le fonds et en allant vers la droite. Les deux doigts appuient sur le fonds tandis que la face externe du majeur crée la paroi. Ce n’est pas seulement le bout des doigts qui travaillent mais tout le doigt. L’index est en l’air, en dehors du pot, il aide à l’équilibre. La main droite se pose contre le pouce de la main gauche pour pousser et exercer une pression avec la main gauche qui va empêcher la boule de s’élargir trop et bien sûr maintenir l’équilibre pour ne pas décentrer. Le défaut le plus courant est de monter trop vite le mur sans avoir fait un fonds suffisamment large. Il est alors difficile de monter la vague et cela fait des pots très lourds. Pour cela, bien rester en bas de la boule jusqu’à ce que l’épaisseur tout en bas ne dépasse pas 1,5 cm . C’est un défaut que je rencontre souvent chez les débutant, de ne pas terminer un geste et de passer au suivant, d’aller plus vite pour monter que la vitesse du tour, ce qui fait une vis, de rester trop longtemps, ce qui assèche la terre, de mettre trop de barbotine, ce qui fatigue la terre.. Si cela vous arrive, vous pourrez comme ça tenter de les corriger…

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Le mur. Le mur est la continuité du fonds plat. Il sert à prépare la vague. Au début, on peut décomposer; Après plus d’expérience les deux gestes se font l’un à la suite de l’autre dans un même élan. Suivant la forme que l’on veut obtenir on ne lui donnera bien sûr pas la même forme. C’est une pression exercée qui va faire monter la terre. On forme comme une pince entre le pouce de la main gauche (à l’extérieur du pot) et le majeur (à l’intérieur) et la main droite appuyée sert de support pour éviter l’évasement et le décentrage. L’index de la main gauche est en dehors du pot ou dedans selon la taille de la boule, tandis que les autres doigts sont dedans. Le majeur est à plat contre la paroi, c’est ce qui va former un mur. De par la vitesse et la force centrifuge la terre va monter. Les mouvements doivent être réguliers, la pression régulière, la vitesse de montée proportionnelle à la vitesse du tour, les doigts bien barbotinés et c’est parti !!!!!!!!!
Les deux mains sont toujours jointes dans toutes les phases, tournage, tournassage, coupe, tant que la boule a la taille de la main. Après, avec des boules plus grosses on va trouver des appuis avec le corps.
On travaille toujours en un point et on ne descend jamais 
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La vague
  Elle sert à monter la terre et à donner la forme. L’intervalle entre les deux doigts va déterminer l’épaisseur de la paroi.
C’est une pincée très fine en un point très précis. Le contact avec la terre doit être très précis pour ne pas assécher la barbotine et bien monter la terre.
Elle part bien d’en bas et se prépare avec le majeur de la main droite qui prépare un petit creux dans lequel le pouce à l’envers va pouvoir se caler. C’est très difficile à décrire comme position, excusez moi. J’essaierai de trouver des photos qui montrent cette position. La main droite est retournée vers l’extérieur, paume en l’air. Le pouce et l’index sont joints. On se couche sur l’avant bras droit pour être bien calé, on pose le pouce à l’envers dans le creux préparé, l’index contre la paroi et on va caler le majeur de la main gauche à l’intérieur du pot au dessus du pouce de la main droite et on pince. On part bien du bas. Dès que la vague est formée par la pincée on peut monter la terre. Comme toujours, la vitesse de montée doit être proportionnelle à la vitesse du tour, les mains et la paroi sont bien barbotinées, et surtout on garde la même position jusqu’en haut sans tourner les mains. On peut selon la consistance de la terre desserrer un peu la pression entre les deux doigts en arrivant en haut mais en aucun cas lâcher la position des mains. On peut respirer quand la vague est terminée. Travail en apnée recommandé ;-)
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Pour couper : On tient le bord de la paroi avec les doigts pleins de barbotine pour que la terre n’accroche pas et on approche doucement la pointe du couteau jusqu’à toucher l’index qui se trouve en face de la pointe. Lorsque la pointe a traversé la paroi, elle est coupée et on peut retirer l’anneau de terre qui se détache tout seul. Les défauts les plus courants sont d’enfoncer la pointe de façon trop forte, ce qui déforme la paroi, de tirer l’anneau qui se détache avant que la terre soit coupée complètement, ce qui arrache le haut ou fait vriller la paroi, de ne pas avoir le doigt en face de la pointe ou du couteau. Si vous n’arrivez pas bien à couper, vérifiez si vous faîtes bien ces gestes.

Ne pas tirer, ne pas appuyer trop fort, ne pas approcher trop vite la pointe. Tout dans le tournage est une question d’équilibre et de douceur et de centration… Pas de précipitation au risque de voir s’écrouler le travail.

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BarbotineCuls de bolsbols au feuCreusage d'une grosse bouleEn plein cours de tournageenfumage sigilléesEn plein feuEnfumageFeu d'artificeEtincellesenseigne, le potierLa main dans le potfumée noire four à boisLa potière regarde les pièces à la sortie du fourLa potière au tourLes mains dans la barbotineles mains ouvrent la terreoutils au pied du potOuverture du four RakuPot au feuPetit bolprête à enfumerDSC00223DSC00252DSC00136DSC00182DSC00184



Le tournage demande un apprentissage et amène à la connaissance de soi. Il est considéré comme un art martial au Japon. Il faut d'abord apprendre à centrer sa terre, trouver ses points d'appuis, intégrer les bons gestes pour monter les parois du bol ou du cylindre. Mais c'est aussi une approche très personnelle, un moment intime avec soi même. Pour tourner il faut faire le vide dans son esprit, apprendre à ressentir et avoir la conscience de chacun de nos gestes, travailler avec le souffle...

Stage intensif de tournage du 19 au 28 juillet



Quelques images des gestes de base...

Le tournage est considéré par les japonais comme un art martial. Plus qu’une technique, il est la relation intime entre la terre et la personne qui la travaille. Il nécessite une attention, une précision qui apportent la centration. La position, le souffle, la présence sont autant de qualités qui se développent en le pratiquant. L'enseignement est basé sur une approche sensible de la terre, ce qui permet de trouver son propre centre et d'être conscient de ses propres gestes pour les retrouver. Cette conscience est un acquis basé sur les sensations vécues, elle apporte l'autonomie et facilite l'apprentissage.

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Battre et recycler la terre, les premiers gestes

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Pour préparer de bonnes boules faciles à tourner

Ce stage est destiné aux personnes qui souhaitent acquérir des bases de tournage et suffisamment d’aisance pour continuer une pratique autonome. Il est également destiné à permettre aux personnes déjà initiées de se perfectionner, travailler sur des formes ou des difficultés rencontrées, réaliser une théière après en avoir fait le dessin, faire des petites séries.. tout dépendra du niveau des élèves et de leurs besoins.

L'enseignement est différent de celui d'un stage de loisir, le but recherché n'étant pas de "faire des pièces", même si plusieurs sont réalisées, mais d'acquérir une précision et la conscience des gestes. C'est un stage de terre, il n'y a pas de cuisson.
Il peut rentrer dans le cadre de la formation professionnelle et être partiellement ou totalement pris en charge par l’Etat, la Région, l’employeur, la chambre des métiers…

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Le centrage,
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Le mur,
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La vague, le cylindre, les bols, les saladiers,
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pichet, théière, formes rondes, évasées, plates, 
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Quelques explications théoriques

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Tournasser pour parfaire et alléger les formes?
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Poser les anses des pichets? Garnir une théière?
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Tourner une grande assiette?
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Faire un cendrier qui garde les odeurs de tabac?
Et bien d’autres formes encore selon vos besoins et votre niveau …

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Apprendre à tourner les couvercles? Tourner sur rondeaux?

 

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Tourner des formes hautes? Les becs verseurs?

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Des bonnes formes bien rondes?
   
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Le site : http://laterreenfeu.fr

Tel 0685230152. Sophie Houdebert

20 avril 2016

Construction d’un four à bois à deux chambres pour la porcelaine et la sigillée.

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Fin de la première semaine de construction

Lundi nous avons commencé la construction d’un four à bois avec deux chambres superposées.
Casquette et Biscotte étaient très intéressés parce qui allait se passer P1110298P1110299
et nous avions embauché un chef de chantier, Méouwww.
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Eric, un ami de très longue date a fait le plan et est venu de l’Allier pour construire le four avec moi. Joli cadeau de la vie….
Nous avons commencé par matérialiser le four au sol à l’aide du pendule, à comprendre pourquoi il nous disait à un endroit plus qu’à un autre… Bref, nous nous sommes mis d’accord avec lui et sa place est parfaite, je le sais. Chaque fois qu’une construction a été faite c’est le pendule qui en a indiqué l’emplacement…
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Nous avons coulé la chape, construit une piscine pour faire tremper les briques.
Michel est venu nous aider lundi après midi, un grand merci !!! C’était bienvenu
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La dalle fait deux mètres par deux mètres.
Fin du premier jour…
Mardi matin. Le premier travail est de faire le socle du four, bien sûr après le marquage au sol. La dalle est assez solide pour qu’on commence.
Le socle est composé de moitiés de briques de 10 (10X20X50 cm) pour la construction des cloisons, remplies de béton de vermiculite. (Pour un seau de béton, un tiers de seau de vermiculite en vrac. Elle a été achetée chez Leroy Merlin).
En arrivant sur le chantier, nous avons vu que le chef de chantier avait laissé l’empreinte de sa papatte sur la dalle….
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Pendant ce temps je suis allée collecter l’argile qui est arrivée d’une carrière du lot il y a cinq ans pour cette occasion. Il a fallu préparer une barbotine consistance fromage blanc pas liquide pour coller les briques de la construction de la chambre du four. A la bétonnière, tamis maçon N°10 
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Une fois le tour du socle du four terminé, le fond a été badigeonné au fondu réfractaire et les briques sur champ ont été posées. Pour rattraper le niveau, des briques réfractaires lourdes ont été posées, c’est le fond des alandiers.
Dimensions, 1m70 en largeur X1m 80 en profondeur quand on regarde les alandiers.
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Et puis des briques à sortir de l’eau, des briques à refaire tremper et de trois sortes différentes, à stocker pour ne pas qu’elles sèchent….
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Fin de la deuxième journée…
Mercredi matin…
Nous allons commencer à bâtir les alandiers
Marquage, comme toujours, pose des briques, pose des quilles en mullite qui feront le cendrier. La mullite est un produit réfractaire, ce sont des piliers d’enfournement  que David m’a conseillés pour leur résistance mécanique.
Bâti des piliers après avoir enduit la sole de barbotine…
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Pose des barres pour le cendrier. 27 barres espacées de 10,5 cm.
Hauteur de l’alandier, 6 briques réfractaires à plat.
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Puis le bâti de la partie supérieure de l’alandier. J’ai choisi de faire le cendrier aussi haut que la partie que l’on utilise pour le grand feu. Chaque potier a sa façon de cuire…, il n’y a pas vraiment de règle. Je choisis de créer le meilleur tirage possible, de cuire avec le moins de bois possible et de jouer avec le registre de la cheminée pour créer les atmosphères de cuisson. Méouwww vérifie les niveaux :)
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Fin de la troisième journée
Jeudi matin…
Pose de la sole, des briques, des briques, encore des briques, toujours à gérer, faire tremper, égoutter, stocker, remouiller et encore et encore et encore. Surtout que maintenant on va commencer à bâtir, ça va défiler !!!
On n’a plus de bout de doigts.. Demain j’achète de bons gants, les nôtres ont été massacrés cette semaine.
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Le feu se fait dans les alandiers, passe sous la sole et entre dans la chambre de cuisson par le fond du four. En fin de construction de la chambre nous construirons un muret pour le passage des flammes. Il sera en briques montées à sec, ce qui fait que je pourrai le modifier pour les réglages et selon la cuisson que je souhaite faire.
Après la pose de la sole, nous pouvons bâtir les murs extérieurs pour rattraper le niveau de la sole et remplir de vermiculite en vrac les 4.5 cm laissés pour mettre l’isolant.
Les parois de l’alandier sont en briques réfractaires pleines. Les parois extérieures sont en briques creuses, l’air est un très bon isolant et entre les deux parois nous mettons de la vermiculite en vrac, ça permet la dilatation et le retrait des briques lors de la mise en pression pendant la cuisson et le retrait pendant le refroidissement.
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Bien sûr, Méouwww vérifie si les briques sont bien mises à tremper…
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Fin de la quatrième journée. Nous sommes arrivés au niveau de la sole.
Avant de partir nous réfléchissons sur la porte et le départ des cheminéesP1110473P1110474
Vendredi matin. Dernier jour de la semaine. Nos doigts crient au secours.
Merci Welleda
Le grand jour du début de la construction de la chambre de cuisson avec les briques isolantes légères. Je bâtis la chambre, Eric s’occupe de la cheminée et des parois extérieures. Tout doit être lié, il y a pas mal de découpes à faire
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C’est un peu le bazar parce que tout doit être lié, donc on monte tout au fur et à mesure…
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Tout est de niveau, on a fini par s’en sortir, on y voit plus clair maintenant

Vue de devant, l’alandier et de dessus, la cheminée au dessus de l’alandier
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Vue depuis l’arrière du four, on voit les cheminées et le passage des flammes
depuis l’alandier vers la chambre de cuisson sur la photo de droite
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La porte du four. Elle sera large de neuf briques et haute de sept briques et la double cloison à droite de la porte
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Ben voilà, à la semaine prochaine pour la suite…

Bon week end :)

  

 

 


15 avril 2016

Plan de construction d’un four à bois à deux chambres

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A partir de lundi 11 avril et pour trois semaines nous allons construire un four de type Phoenix à flamme renversée et à deux chambres, une pour la haute porcelaine et le grès en bas et une au dessus pour la sigillée avec post combustion et deux cheminées.
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L’abri est fin prêt, nous avons placé les briques de soubassement en groupe pendant la préparation des JEMA
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Demain je reçois les 4500 briques pour le construire !!!

Des isolantes légères en alumine pour les parties les plus chaudes et surtout pour ne pas perdre de calorie, les chambres de cuisson. La plupart seront des réfractaires lourdes   Pacema vendues à prix très raisonnables, résistantes à 1500°, et des  Pacema creuses isolantes pour les parties les moins chaudes à l'extérieur.
Je prendrai des photos pour que vous puissiez voir la qualité.
Les réfractaires coûtent 0.91cts ht livrées et les creuses 0.54cts ht livrées

Ce four va mesurer 3m20 de haut, la deuxième chambre sera au dessus de la première, il aura une cheminée avec by pass en sortie de la chambre du bas pour choisir le passage vers la chambre des sigillées ou directement la cheminée et une autre en sortie de la chambre haute.
La chambre du bas aura 1200 litres utiles, celle du haut 800l.
C’est un essai, nous espérons qu’il fonctionnera comme prévu. Les fours couchés à chambres sont courants, deux chambres l’une au dessus de l’autre… suite au prochain numéro…
J’ai récupéré dans une usine un chariot d’enfournement, j’espère que nous allons pouvoir le faire fonctionner, cela me permettrait d’enfourner en dehors du four et de pousser tout l’enfournement à l’intérieur du four.
Les plaques vont être grandes, épaisses et très lourdes.
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Ce four est un projet de longue date, vous êtes nombreux à être intéressés pour aider.
Ce n’est pas ce que l’on appelle de grands travaux, mais il y a le soubassement lundi après midi, les barbotines réfractaires, la manipulation des briques (légères), les bétons de vermiculite pour isoler, des torchis et lorsque nous arriverons à la chambre du haut nous devrons monter les briques sur l’échafaudage…

Si vous avez envie de donner un coup de main, envoyez moi rapidement un message à sofiterre@gmail.com.
Nous commençons lundi 11 avril, nous travaillerons du lundi au vendredi. La construction devrait durer trois à quatre semaines
Je complèterai la fiche au fur et à mesure.

A bientôt :)))))

sur LA PAGE   vous trouverez des centaines de photos et des reportages jour par jour.

Je ne souhaite pas inonder les boîtes aux lettres avec les messages, si vous êtes intéressés allez sur la page. Pas besoin d’être inscrit pour la consulter

L’atelier se trouve à Valojoulx, 24290, à 6 km de Montignac Lascaux

Sur le SITE   vous trouverez à cette page les moyens d’arriver à l’atelier

14 avril 2016

Construction et utilisation du four à bois en Raku

Le four Patriotique a évolué en four Atypique pendant les Journées des Métiers d’art le week end dernier…
(Atelier La Terre en Feu à 24290 Valojoulx) #JEMA2016

Il a été patriotique…
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Acrobatique…
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Et maintenant Atypique…
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Il a cuit en quatre heures, préchauffage compris.
Les pièces étaient crues. C’étaient des pièces tournées très finement.
Il aurait pu cuire en trois heures, voire moins mais nous avions dit aux visiteurs que l’enfumage commençait à 14h30. La consommation de bois une brouette et demie de bois, température 1025°

Le plan… 40 briques sur le sol
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3 rangées tout autour pour poser le four et faire l’alandier soit 54 briques et quelques unes pour isoler l’alandier sur les plaques réfractaires
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Deux plaques d’enfournement pour l’alandier
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Une plaque de sole sur trois piliers
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On pose le bas du four, un tiers de bidon, de même que le dessus. Contenance plus grande que le four patriotique qui est un bidon coupé un tiers/deux tiers
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Voici le montage du four.
Les briques sont isolantes et réfractaires. En fin de cuisson, la face extérieure était froide. Cela permet aux animateurs de ne pas bruler la pelouse lors des animations extérieures. Cuisson très facile.

J’ai observé que la température montait très facilement, certainement du fait que la brique isolante ne permet pas les fuites de chaleur alors que l’alandier dans la terre absorbe plus, donc cuisson plus longue et un peu plus de consommation de bois. A voir
J’ai aussi modifié plusieurs fois l’alandier pendant la cuisson pour vérifier les meilleures conditions de tirage. Réduction de la longueur de l’alandier à une plaque
et ouverture minimale pour un meilleur tirage
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C’était une cuisson expérimentale, je n’avais jamais utilisé ce four de cette façon ni à cet endroit, “sur la place du village”
Que du bonheur.

J’avais fait un alandier long pour réduire les risques de casse pendant le préchauffage. Des visiteurs ont aidé au préchauffage. J’aurais été seule, j’aurais réduit l’alandier à une seule plaque (50X60 cm) et la cuisson aurait duré moins de trois heures, préchauffage compris. Avec pièces crues mais très fines et bien sèches.
En fin de cuisson ouverture de la porte et enfumage
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Quelques photos pour le plaisir… Après refroidissement, j’ai lancé des copeaux par la porte.
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Encore après un refroidissement nous avons enlevé le couvercle et j’ai enfumé les pièces directement dans le four.
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Quand le four a été vidé, j’ai enfumé les pots qui restaient sur la plaque de sole
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Le temps de ranger le four, les pièces avaient refroidi, nous avons pu découvrir ce qui se cachait sous les cendres…
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Quelques pièces après nettoyage
C’était chaud les marrons. Si vous n’êtes pas sûrs de vous avec le feu, vous pouvez faire la cuisson au bois et enfumer dans des bidons après refroidissement

Pendant le prochain stage sur les sigillées je prévois de faire une cuisson de ce type.
Ce stage ne durera qu’une semaine, en septembre? et nous nous concentrerons sur la fabrication, la pose des sigillées avec techniques de décors et la cuisson avec enfumages.
Lorsque la date sera fixée je ferai une newsletter pour avertir.

Je prévois aussi de faire une semaine avec sigillées et Raku.
Vous pouvez aussi aller sur le site http://laterreenfeu.fr, vous aurez toutes les indications.
Sur le blog je poste des fiches pédagogiques 
Pendant trois semaines nous allons construire le grand four à porcelaine, ça commence demain !!!
C’est une grande aventure…
Pour me joindre : 0685230152
sofiterre@gmail.com

10 mars 2016

J'ai une pièce, qu'est ce que j'en fais? Décoration céramique aux engobes, stage et fiche pédagogique sur les engobes

C'est une formation qui fait partie du cursus du créateur animateur en poterie
Pour l'instant les dates du prochain stage ne sont pas fixées mais la fiche donne des recettes, je la publie à nouveau

L’idée est « J’ai une poterie, qu’est ce que je peux en faire ? »
Autant il est facile de faire les pièces en argile, autant les terminer peut être difficile quand on n'a pas les notions de base. Les engobes sont une technique très facile, peu coûteuse, facile à travailler en animation avec des enfants, non toxique... Tous les avantages !!

Chaque stagiaire choisira un thème qui sera étudié tout au long du stage dans les différentes techniques de décor abordées. Des esquisses peuvent être préparées à l’avance, ce qui permet de gagner du temps. Les stagiaires peuvent aussi apporter une ou plusieurs pièces qui les inspirent dans le but d’essayer d’imiter un décor. Les décors seront réalisés avec des engobes et émaillés ensuite avec de la couverte transparente
Approche des matériaux destinés au décor
Terre crue pour engobages
Cuisson des décors pour mettre la couverte
Outillage de base : Pinceaux, tournette de décorateur, couleurs et émaux, oxydes colorants, terres diverses…

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Préparation de poudres de terre pour faire des engobes
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Incrustations d'engobes
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Décors en relief à la poire, pochoir, poncif, décor au pinceau
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Décor au pinceau, décor en relief
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Préparation et tamisage de la glaçure transparente posée après la première cuisson
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Les résultats
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Fiche pédagogique sur les engobes

 La terre crue

Etude de terres différentes pour des colorations diverses. Utilisation des oxydes et pigments pour les couleurs.
Travail sur terre crue pour engobages. au pinceau, à la poire, au trempage.
Travail de gravures dans les engobes.
Façonnage d’une pièce pour le polissage de la terre et des engobes.
Réalisation de tessons plats pour des essais de couleur. Coloration de terres, application sur les tessons.
Palette de couleur avec plusieurs engobes choisis
Recherche de décors de surface sur les pièces. Que faire d’une poterie une fois que l’on a fait la forme?
Utilisation de terres de différentes consistances pour le décor.
Cuisson du biscuit. Étude des cuissons, courbes.
Émaillage des décors à la couverte
Deuxième cuisson après avoir émaillé les décors cuits.

Les engobes sont très faciles à manipuler et sans danger.
De plus c'est un moyen qui ne coûte pas cher et on peut obtenir énormément de couleurs et les glaçures différentes, selon leur composition révèlent les couleurs d'une façon ou d'une autre.
Lorsque vous avez des engobes, n'hésitez pas à les recouvrir avec des glaçures transparentes différentes.

Les stagiaires décorent des pièces qu'ils apportent ou qu'ils ont réalisé à l'atelier pendant les modules précédents si ils participent au cursus complet

De nombreux essais d'engobes seront réalisés avec des oxydes et ocres, le but étant d'obtenir le maximum de couleurs avec le minimum de produits pour réduire les achats de matériaux.
Nous travaillerons avecplusieurs techniques de décoration, pochoirs, pulvérisation, gravures, travail à la poire, incrustations, poncifs, travail au pinceau.... sur un thème choisi par chaque stagiaire qu'il gardera tout au long du travail.

Au passage, hommage à mon cher professeur Jean Hury qui m'a transmis ces précieuses techniques il y a bien longtemps déjà au lycée Auguste Renoir à Paris :-)

Un engobe est une argile, colorée ou non que l’on pose sur la terre crue pour changer la couleur d’une argile ou pour créer des décors.
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Les engobes sont préparés à partir de terres ramassées, de terres d’atelier réduites en poudre, on peut faire des essais de toutes  les argiles  .
Pour les préparer, suivant ce que l’on compte faire, on peut mettre la terre à tremper dans l’eau puis tamiser la barbotine obtenue au tamis 30 ou au tamis 60 (30 ou 60 mailles au cm²)
Si on souhaite la colorer, il faudra la réduire en poudre, puis la tamiser pour peser la poudre de terre et les oxydes ou colorants. Cela permet d’avoir des résultats que l’on peut reproduire.

Alerte : commentaire

Attention avec les terres en poudre du commerce, ce sont des terres de coulage qui contiennent souvent du silicate de soude pour la défloculer et ce n'est pas bon pour les engobes. Ca peut les faire décoller. Bien demander au fournisseur si elle est pure.

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Broyage de la terre 
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Tamisage, pesée du colorant
raku 030 raku 031 
Mélange de la terre, du colorant et de l’eau

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Façonnage de palettes, pose des engobes sur les palettes d’essais

La plupart des engobes colorés se font avec des argiles blanches dans lesquelles on introduit la quantité de colorant souhaité.

Pour donner un ordre d’idée, lorsque j’essaie un nouveau colorant, je prépare 100gr d’argile en poudre tamisée et je rajoute 30 gr de colorant. Cette quantité permet de connaître la couleur. Après, selon l’intensité que l’on souhaite, on peut mettre plus ou moins de colorant.

Par rappport aux oxydes, j’utilise les oxydes de cuivre, cobalt, fer, manganèse et les carbonates de cuivre et de cobalt. Déjà, avec ces oxydes de base, on peut obtenir une grande variété de couleur à des prix raisonnables. Les oxydes sont moins coûteux que les couleurs à peindre.
On peut faire des essais avec, pour 100 gr de terre blanche, 1, 2, 3, 4, 5 gr de carbonates et oxydes de cobalt et de cuivre et de 2, 4, 7, 9, 12 gr d'oxydes de fer et de manganèse

Par contre, pour avoir du jaune, du rose, du rouge, il faudra prendre des couleurs à peindre céramiques.

On peut également utiliser des ocres ramassés, achetés chez les marchands de matériaux pour le bâtiment, utiliser la bouillie bordelaise ou le sulfate de cuivre qui sont des sources de cuivre pas très chères. Tout peut être essayé, il n’y a pas de risque, il faut simplement faire des essais sur des tessons avant de poser de nouveaux matériaux sur une poterie.
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Palettes, pesée avec un trébuchet, préparation des proportions des oxydes pour les petits carreaux

Une fois posés, les engobes et les terres vont sécher complètement avant de passer au four pour la première cuisson. puis, on peut passer un voile de couverte transparente (glaçure) qui va révéler les couleurs et  permettre une utilisation plus faciles des objets. Il est également possible de polir les pièces et de les cirer après cuisson pour garder un aspect satiné.
Lorsque l’on fait des palettes, c’est bien d’en faire une pour laisser la terre cuite sans couverte et une avec un passage de couverte.

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Préparation de la couverte. Mélange de la poudre avec l’eau, tamisage (consistance de la pâte à crêpes)

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Passage de la couverte transparente au pistolet sur les carreaux cuits une première fois

Emaillage par trempage

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DSC_0146Emaillage par trempage et par pulvérisation

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Enfournement des pièces

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A gauche, engobes cuits et à droite, après cuisson avec la couverte



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Engobes après première cuisson et après cuisson de la couverte

On peut évidemment polir la terre, polir les engobes, mettre des terres sigillées, les enfumer…
Vraiment, il y a de quoi essayer !!!

On peut faire toutes sortes de décors à l’aide des engobes, très simples, peu coûteux et vraiment jolis.

N’hésitez pas à faire des essais avec toutes sortes de terres, vraiment, la poterie est simple, il suffit d’oser et d’avoir envie de jouer avec la terre.
Les décors aux engobes sont un moyen facile d’obtenir des résultats satisfaisants sans savoir dessiner ou peindre ou être potier professionnel. Vous pouvez fabriquer votre vaisselle joliment décorée pour peu que vous ayez envie de vous amuser avec la terre, de jouer avec les couleurs… Et si vous n’avez pas de four, vous pouvez aussi cuire dans votre cheminée, votre poêle, dans un four creusé dans un talus….

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Tous les renseignements pratiques, tarifs sont sur la page du site  http://laterreenfeu.fr/decoration-ceramique/

Si vous avez des questions à poser, n’hésitez pas. Vous pouvez aussi poser un commentaire, visiter   le site de l’atelier

Contact: Sophie@laterreenfeu.com
0685230152. Laissez moi vos coordonnées, je peux vous rappeler

21 janvier 2016

Cuisson dans le four patriotique

Ben oui !!!
Nous avons utilisé un fût rouge et blanc pour le bas, un fût bleu pour le haut.
Ca nous fait un bon four bien français ahahah
Pas des plus élégant mais bien efficace. Nous nous attacherons à l’esthétique
dans un second temps déjà en utilisant un bidon par four !!

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Une fiche précédente a permis de voir la construction de ce four avec le
matériel utilisé. Je vais m’appliquer à décrire l’alandier, l’enfournement et la
cuisson

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 Le trou et la tranchée sont creusés. Nous avons enduit le foyer d’argile
de récupération pour patauger un peu….

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Nous avons laissé sécher et fait un feu pour enlever l’humidité
avant de poser le four
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La sole et le dessous du four posé sur le foyer

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Sous la haute surveillance de Biscotte et Casquette 

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  Quelques unes des pièces qui seront enfournées, vases en terre  sigillées,
miniatures, tsatsas du Bouddha de Sarnath, coupelles Raku à recuire…   
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L’étage du fond est rempli, nous allons poser la plaque du deuxième étage

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On commence le feu, on va étanchéifier l’alandier avec de la terre tamisée
 

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A partir de 900° les flammes sortent du tuyau
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En fin de cuisson, l’alandier et la cheminée sont fermés, Il faudra
attendre demain pour voir les résultats. Le four est monté à 1020°
Deux heures de préchauffage, 4h de cuisson. Nous aurions pu aller plus
vite mais c’était la première cuisson. 

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La sigillée orange a pris des couleurs céladon avec la réduction
 

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Les grosses mémères ont encore besoin d’une cuisson d’enfumage. ces
résultats sont très encourageants. Ce four est transportable dans le coffre
d’une voiture, les cuissons faciles à réaliser en tous lieux. Si on ne peut pas
creuser, l’alandier peut être fait en briques réfractaires ou construit en terre.

La construction de ce four et la cuisson des pièces feront l’objet de stages,
Du 3 au 5 avril 2014, avant et pendant  les journées des Métiers d'Art
Les 19, 22 et 23 juillet. Il fait suite au stage de modelage, polissage et terres sigillées
Chaque stagiaire apporte son bidon et repart avec un four. Sympa, non?
Renseignements sur la page du site
http://laterreenfeu.free.fr/augresdufeu/scf02.htm
Pour tous renseignements vous pouvez m'appeler au 06 85 23 01 52
ou le secrétariat au 07 81 74 38 14

 

Petit glossaire du potier

Barbotine   DSC04603


La barbotine est un mélange de terre et d’eau plus ou moins liquide qui a de nombreux usages, comme le garnissage des poteries, l’assemblage de plusieurs pièces, le tournage, le coulage dans des moules en plâtre….

 

 

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Centrage
Le centrage est le fait de mettre la terre au centre sur le tour par pression des mains. Il est nécessaire que les pièces soient centrées pour pouvoir continuer à monter les pièces sinon les parois ne sont pas régulières.

 


Chamotte

La chamotte est de l’argile déjà cuite que l’on broie plus ou moins finement selon l’usage pour la sculpture, le Raku, pour donner une texture particulière aux poteries. On peut aller jusqu’à 35% dans la terre à Raku, ce qui permet d’accepter le choc thermique et diminue ainsi les risques de casse au défournement, dans les cuissons primitives. Elle diminue le retrait de l’argile dans les sculptures et diminue ainsi les risques de fente au séchage et à la cuisson.

colombins

Colombin
Un colombin est un boudin d’argile fraiche qui sert à monter des poteries à la main, à décorer des la poterieen colombins est une technique primitive dans la céramique importée d'Amérique après leur découverte par Christophe Colomb.
Les boudins qui la composent prirent à cette époque le nom de colombins.
Coulage
Le coulage est le fait de faire des pièces dans des moules en plâtre. Pour cela, on utilise de la barbotine dense mais liquide. On densifie la barbotine pour éviter la saturation d’eau dans les moules et diminuer le temps de séchage. Pour cela, on utilise du défloculent avec un pourcentage précis selon chaque type de terre. On remplit les moules, une pellicule d’argile va se déposer sur le plâtre, plus ou moins épaisse selon la durée du coulage et on va vider l’excédent dès que l’épaisseur des pièces est suffisante.
Décantation
La décantation de l'argile est le fait de la laisser tremper dans de l'eau. Les particules lourdes d'argile tombent au fond du récipient. Pour obtenir
une terre sigillée, l'eau de pluie est plus propice. On peut ajouter un peu de silicate de soude ou des cendres de bois pour aider la séparation des particules lourdes et légères.
Défloculent
Le défloculent est un produit qui permet de densifier l’argile en maintenant les molécules en suspension. Les défloculents les plus utilisés sont le carbonate et le silicate de soude. Pour fabriquer de la terre de coulage versée dans les moules en plâtre, la barbotine est défloculée, ce qui permet d'être plus dense et de ne pas saturer les moules d'eau. Les poteries se démoulent également plus rapidement. Les défloculents pour les terres de coulage sont vendus par les revendeurs en même temps que la terre. Toutes les argiles ne nécessitent pas la même quantité, il faut demander au revendeur de terre ou faire des essais si on ne connaît pas la provenance de l'argile.
Ebauchoir 
ébauchoir Un ébauchoir est un petit outil long en bois dur de préférence, souvent en buis qui peut avoir des formes très variées selon les besoins. Chacune des deux extrémités a une forme différente. Il permet de coller des pièces rapportées, d'aller dans les petits coins là où le doigt ne peut pas aller, de modeler des formes....
Email
Un émail est un revêtement vitreux obtenu par la fonte de la silice. Il doit être calculé très précisément pour avoir de bonnes qualités, bien fondu, agréable à l’œil et au toucher, révélant de belles couleurs, solide pour ne pas être rayé dans les poteries utilitaires…. Chaque potier a ses recettes, ses matières premières, ses façons de cuire, voilà pourquoi les résultats sont si variés. Il se présente sous la forme d’une poudre que l’on prépare avec de l’eau à la consistance d’une pâte à crèpes. On le pose au pistolet, par trempage, au pinceau, à la louche en couche plus ou moins fine selon le résultat escompté. De façon courante, on pose plus ou moins un millimètre d’épaisseur.
Engobe
Un engobe est une terre mélangée à de l’eau qui peut être naturelle ou colorée. Il sert à changer la couleur de base d’une terre ou à faire des décors. On le pose au pinceau, au pistolet, par trempage, à la louche…. On le prépare en broyant et tamisant de l’argile sèche. Si on doit le colorer, on pèse les poudres de terre et d‘oxydes et on rajoute l’eau jusqu’à la consistance d’un yaourt liquide. On peut l’utiliser plus dense ou plus liquide.
Estampage
L'estampage consiste à appliquer une plaque de terre sur une forme concave ou convexe qui sert de moule. Les formes sont en matériau poreux comme le plâtre, par exemple ou il est nécessaire de poser un tissu entre la forme et la terre humide pour éviter que la plaque colle au moule. Les gallo romains utilisaient des moules en terre poreuse dans lesquels ils avaient creusés des décors souvent à l'aide de sceaux ou gravés à la pointe. Ils poussaient la terre contre les parois à l'aide des doigts humides ou d'un outil et le décor sortait en relief après démoulage.
Estèque 
ébauchoirUne estèque est une forme plate en bois, en métal ou autre matériau. Elle a une forme concave, convexe, plate, suivant la poterie que l’on fait. Elle permet de bien lisser la terre lorsque l’on monte une pièce au colombin, de rattraper des formes qui s’affaissent au modelage….
Garnissage
Le garmissage des pièces est le collage des anses, des becs verseurs…

girelle

Girelle
La girelle est la plaque ronde qui tourne sur laquelle on pose la terre. Il existe toutes sortes de girelles de table, sur pied, qui servent au modelage, à la décoration, au façonnage de poteries au colombins…

 

 

Grésée
Une terre est dite grésée lorsqu'elle est rentrée en fusion et a perdu toute porosité. On peut aussi dure qu'elle est vitrifiée. L'argile à grès et la pâte à porcelaine sont des terres riches en alumine et en silice que l'on fait vitrifier. A ce moment là, il y a fusion intime entre la glaçure et la terre.
Fritte

Une fritte est un silicate, mélange de silice avec d’autres matériaux, comme la soude, la potasse qui sont solubles à la température du Raku et que l’on rend insolubles par le procédé du frittage. C’est à dire que l’on porte le mélange choisi en fusion dans des creusets, on fait couler la fusion dans de l’eau et on broie le verre obtenu. Cette poudre très fine est la fritte. Une fois cuite sur une poterie, elle forme une pellicule de verre transparente. Son usage principal est le Raku, mais on peut l’utiliser pour baisser le point de fusion d’un émail. Elle peut être laissée transparente ou être opacifiée, colorée….

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Mandrin
Un mandrin est un outil de forme creuse que le potier tourne pour poser les pièces à l’envers sans que le col touche la girelle et se casse. Avant cuisson, la terre est très fragile, à peu près comme une coquille d’œuf si elle est fine. Il faut appuyer assez fort pour maintenir la pièce lors du tournassage, on a intérêt à ce qu’elle soit bien calée.
Mirette
mirette Petit Outil à manche en bois ayant à chacune de ses extrémités un anneau de métal tranchant ou rond selon les besoins. Les anneaux ont des formes variées, rondes, triangulaires, courbes.... Les mirettes à fil tranchant permettent de tournasser alors que les mirettes à fil rond servent à travailler la terre fraîche, creuser les sculptures...
Mirebauche
mirebauche
Petit outil à manche en bois ayant une mirette à une extrémité et un ébauchoir à l'autre extrémité

Cécile La Chapelle Aubareil-004

Mur
Le mur est la paroi verticale d'un pot que l'on façonne sur le tour. C'est l'opération qui suit le centrage et le creusage. On le fait en exerçant une pression régulière, ferme mais en ne pressant pas trop la terre. Le mur détermine la forme de la pièce. Il sera haut pour un cylindre, arrondi pour une forme ronde....


Neutre
On parle d'atmosphère de cuisson neutre pour une cuisson en four électrique. Il n'y a pas de combustion, pas de production d'oxygène ni de gaz carbonique.
Oxydation
On parle de cuisson oxydante lorsqu'il y a production d'oxygène et bonne combustion lors d'une cuisson.

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Poterie sigillée
La poterie sigillée est une poterie faite à l'aide d'une argile de basse température, rouge ou d'une autre couleur. Les pièces sèches sont recouvertes d'un engobe qui vernit après une lente décantation. Ce vernis est très sensible aux atmosphères de cuisson. L'aspect du tesson une fois cuit est très lisse, satiné et d'une incomparable douceur.

Pyromètre
Un pyromètre est un appareil qui permet de mesurer la température à l'intérieur du four. Il se compose d'une sonde (canne) pyrométrique reliée à un écran sur lequel s'affiche la température.

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Rondeau
Un rondeau est une planche de bois, un disque de plâtre ou autre matériau, de forme ronde qui sert à tourner, poser les pièces lors du modelage…

Réduction
La réduction lors d'une cuisson est le fait de diminuer (réduire) le taux d'oxygène. La combustion se fait alors avec création de monoxyde de carbone qui va agir sur la consistance, la texture, la couleur de la terre et des glaçures. Par exemple, un rouge de cuivre (sang de boeuf) est obtenu avec une glaçure contenant de l'oxyde de cuivre et une cuisson réductrice. Sans réduction, le cuivre donne une couleur variant entre le bleu et le vert. La couleur dépendra toujours de la nature de la glaçure et du pourcentage d'oxyde. De multiples facteurs peuvent faire varier les résultats, épaisseur de la glaçure, température de cuisson, nature du tesson...

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Tournassage
Le tournassage s’effectue sur des poteries qui ont déjà séché un peu et qui ont la consistance du cuir. On pose les pièces sur le tour, à même la girelle ou dans des mandrins et on les « épluche » à l’aide d’outils comme une mirette, un tournassin, une forme en bois, en métal. Chaque potier a ses habitudes. Le tournassage permet de finir parfaitement les pièces si on le fait très soigneusement, de faire un pied, d’alléger les formes lourdes…. On peut terminer avec une lame très fine pour tendre les formes et lisser la terre
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Girelle montée sur un axe qui tourne quand on l'actionne à la main. Elle est indispensable au décorateur pour faire les filets, poser les fonds, faire les décors...

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Vernis d'engobe
Le vernis d'engobe est un terme qui désigne la fine pellicule d'argile décantée que l'on pose sur les poteries de type "sigillée
". Il est obtenu lorsque l'on ne garde que les particules très fines de la terre par décantations successives. Les terres calcaires sont plus propices à la séparation des particules lourdes et légères mais on peut essayer toutes terres argileuses ramassées au cours d'une promenade ou au fond de son jardin, dans une grotte, un talus...