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29 avril 2019

La Terre sigillée est un jeu d'enfant

MES SIGILLEES SONT EXPOSEES A L'ATELIER TOUTE L'ANNEE; PRENEZ RENDEZ VOUS AU 0685230152

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Le nom de la terre sigillée vient des gallo romain, du mot sigillum, qui veut dire sceau

Ils étaient faits en terre et servaient  à créer des motifs en creux dans les moules. Lorsque les potiers plaquaient l’argile dans les moules, les décors apparaissaient en relief.
Mais le terme sigillée désigne le revêtement de terre liquide, vernis d’engobe qui vitrifie à la cuisson par le procédé d’affinage. Nous ne savons pas vraiment comment faisaient les anciens mais avec le silicate de soude on a des résultats satisfaisants en 24  ou 48h. La vaisselle de l’armée romaine était en sigillée et on a retrouvé en Inde des poteries faites sur le site gallo romain de la Grauffesenque, à Millau qui était le centre le plus important dans la première moitié du 1er siècle après JC. Puis Lezoux et d’autres centres ont pris le relai. Les Etrusques, les grecs utilisaient déjà cette technique avec d’autres méthodes de cuisson. Les gallo romains ne voulaient pas de trace de feu sur leurs pièces qui étaient très rouges alors que les étrusques faisaient beaucoup de poteries noires. Les grecs variaient les couleurs avec des argiles de plusieurs couleurs et décantations qui réagissaient différemment avec la fumée et les flammes.
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J’ai fait quelques moules en argile cuite à 600° pour qu’elle reste poreuse pour estamper une plaque fine de terre. La gourde a été faite avec deux assiettes réalisées avec ce moule gravé à la main; J’ai tourné le col et le pied et tiré les anses. Après séchage, j’ai recouvert de sigillée et je l’ai enfumée après refroidissement.
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Terre sigillée passée sur terre lisse et polie
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Première phase de préparation de la sigillée. 

Récupération d’argile en nature, talus du sud, en Aveyron et Roussillon.
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Mise en eau telle quelle avec les morceaux. 2k200, d'abord 4 litres d'eau pour voir sa consistance
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   Comme elle a l'air gourmande, après l'avoir remuée et avoir passé un petit coup de mixer, je décide d'ajouter 3l d'eau. Elle est déjà dense et il reste des gros morceaux non dilués. La mousse que vous voyez n'est rien d'autre que des traces de lessive car j'ai pris l'eau de pluie avec un bidon de récupération. Vous voyez, c'est très simple.  Une argile peut rester dans l’eau longtemps. Bien sur, le seau a une étiquette, la provenance de l'argile, poids de terre, poids d'eau.

Rien de théorique, que mes expériences et même si les recettes ne sont pas toujours les mêmes entre potiers, il faut regarder si le travail du potier nous inspire.  Quelquefois on est contradictoires entre nous mais les réactions sont tellement variées pendant la cuisson que tout est valide. Et surtout on doit se faire sa propre expérience  et faire énormément d'essais,  tout noter précisément a chaque fois, sur chaque tesson. Les sigillées évoluent au fur et a mesure, ne pas être surpris des changements. Ça réagit aussi a chaque fois différemment sur les argiles différentes...

Deuxième phase de préparation
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J'ai remué le mélange de ce matin et je l'ai tamisé au tamis 60. (60 mailles au cm2 )
Il restait de gros morceaux difficiles a diluer, je les ai mis de côté pour les remettre dans l'eau et je vais laisser faire le travail tout seul .
Je reviens au seau de barbotine très liquide après tamisage.
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D’après le poids de terre que j'avais, je mesure le silicate de soude avec une seringue. 10 ml font 12,5gr. Plus pratique que de peser et on n'en perd pas. Le silicate de soude est liquide, se trouve chez les revendeurs de produits céramiques mais aussi dans les drogueries.
Je dilue le silicate de soude, 1% du poids de terre sèche.  Il restait 200 gr de dur dans le tamis, je considère que j'ai 2 kg.
Donc, 20gr de silicate de soude dilués dans de l'eau bouillante, il se dilue mieux, que je verse dans le seau de barbotine liquide tamisée.
Vous suivez toujours?
Je remue bien en tourbillon pendant une minute pour diluer l'argile et le silicate.
Et je vais laisser reposer 24 à 48 heures selon le travail que j'aurai.
Le rôle du silicate est de permettre rapidement la séparation des particules fines et lourdes.
Les fines, les silicates, restent en surface alors que les lourdes tombent au fond. Ce ne sont pas que des sables. J'appelle le fond "le gluant", c'est mort.
Je le mets dans les poubelles de déchets d'argile à torchis ou fours papier. 

Troisième phase de mise en œuvre de la sigillée
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Récupération du nectar.. je verse délicatement le liquide du dessus dans un autre seau. On voit "le gluant", particules lourdes et plastiques de la terre pour n'avoir plus que les plus fines particules.
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Sur ces photos, on voit que les "cailloux d'argile" qui restaient de la première dilution qui ne se sont pas dissous. Je les mets dans l’eau pour qu’ils fondent et si il faut je les concasserai pour préparer un peu plus de sigillée
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Je trempe un tesson sec qui sera gravé immédiatement.  C'est pratique de faire un trou et des crochets qui permettent de tremper complètement, de faire sécher et d'assembler plusieurs essais ensemble, soit par cuisson, soit par argile testée.
J'ai fait briller en frottant très doucement avec un plastique très fin qui enlève les restes de particules lourdes de surface. La sigillée sur le tesson doit être sèche mais pas trop sinon ça ne brille pas et si trop humide la sigillée reste sur le plastique et la surface est abîmée.
C'est très simple mais ça ne se fait pas "entre deux" rapidement. Il faut du soin quand on fait de la sigillée.  Tant sur les pièces qu'a chaque phase et tout noter. 20° d’écart, l’atmosphère, le type de cuisson, électrique, bois, gaz.... les enfumages que l'on fait... si on veut faire des recherches systématiques et comprendre.
Les essais sont la base. On en fait beaucoup en stage et systématiques pour comprendre et avoir un appui stable pour progresser.
    
Les sigillées qui vieillissent peuvent briller spontanément et on n'y touche pas. Aujourd’hui, avec cette sigillée juste préparée, j'ai fait 4 couches par trempage. On peut passer au pinceau, tremper, passer à l'éponge, pulvériser.... E,n ce qui me concerne c'est trempage et passage au pinceau.
Comme la terre de support a son importance, elle est notėe dès que je fais les tessons.
Et je vais mettre a cuire. au gaz, ça pourrait être au bois ou en électrique. Les enfumages se font en second temps ou pendant le refroidissement du four.
Et je ne saurai si cette sigillée est correcte que après cuisson.
Est ce qu’elle est brillane?, Est ce que la couleur est jolie? Est ce qu’elle a bien fondu? Est ce qu’elle décolle?….. beaucoup d’observations à faire. D’une personne à l’autre avec les mêmes argiles on a souvent des différences quand on travaille en stage. donc vous devez vraiment faire vos propres essais

Voila, vous savez tout en ce qui concerne la théorie, c’est vous qui continuez l’histoire…
Bonne pratique, bons essais. Au debut, vous pouvez prendre de l’argile à faïence du commerce, les copeaux de tournassage sont le top.
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Les grès sont moins faciles, trop riches en silice la plupart du temps mais il y en a des bons aussi.. Si vous ne tournez pas, préparez de petites plaques très fines que vous mettrez à sécher
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Chez les cousins, Céraquitaine ici en Dordogne, nous avons des argiles rouges à faïence FR125, PTE, et blanches Normande,  Beck A233, Fuji, grès Prai ...

Bons essais a vous, vous savez tout pour commencer et faire votre choix.
Quelque soit votre fournisseur, ne vous prenez pas la tête et ne vous posez pas 40000 questions qui ne sont qu'une perte de temps.Pour faire la sigillée avec une argile du commerce, encore plus facile. Il n’y a pas d’impureté.

Et on met a cuire. Et on regarde

Site http://laterreenfeu.fr
Mes créations https://Instagram.com/laterreenfeu
Vidéos pédagogiques de tournage    

Adresse de l’atelier La Terre en Feu
Les Faux, 24290 Valojoulx
Contact: Sophie Houdebert 0685230152


Construction d’un four à bois à flamme bouclée et la première cuisson

C'était le premier four sur la plateforme !!! sept ans déjà... et quelques cuissons et modifications. A chaque cuisson il évolue. D'autres fiches montrent son évolution et quelques cuissons qui ont eu lieu...

Mikaël, passionné de  préhistoire est venu pour le construire

C’est un four à tirage inversé dont la conception permet de cuire 150 litres
de poteries à 1000° avec pour tout combustible trois palettes découpées!!!
La terre utilisée est celle récupérée lorsque l’on a creusé l’atelier, les
briques et les plaques sont du matériel de rebut d’une usine de réfractaire.
Nous avions la chance d'avoir ce matériel, cela nous a permis de le construire
très rapidement.
L'expérience de construction d'un four de ce type sera faite avec de la terre, des
tuiles canal de récupération pour qu'il ne coûte rien et soit plus "authentique"

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Dis, il va y avoir du monde mais tu ne m’oublies pas, hein?

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Premier traçage au sol,                                création d’une fosse
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Les cendrier, les barres du foyer, prise de mesure pour poser les
plaques de fermeture du foyer et de la sole de la chambre de chauffe

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Les plaques sont posées, montée de la chambre de chauffe

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On commence à voir le passage pour les flammes,    l’alendier est terminé
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      Tri des briques,                         chaîne d’acheminement des briques

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Tamisage de la terre pour l’enduit fin d’intérieur,   préparation du torchis
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A force de fouler la terre, elles finissent      De la terre, rien que
par retrouver leur âme de sorcières..            du bonheur.. 

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Ca monte !!                                      saignée dans les briques

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  Pose de la plaque de fermeture de la chambre  du côté de la cheminée

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   Tout va bien avant de fermer?                     Pose de la dernière plaque

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                                        Toutes au torchis

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  Les finitions                                                     Ouf !!!

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Et voilà le bébé.. Merci Mikaël, bravo les filles. C’était rude après la
semaine de stage mais quelle belle réalisation !!! On va attendre quelques
semaines qu’il sèche et on va se faire plaisir…

Aujourd’hui était encore une de ces très jolies journées d’une vie…

Nous allions cuire dans le four construit il y a quelques semaines et tout était à sa place, calme, joyeux, tranquille…
Il avait été chargé hier, aujourd’hui c’était la mise à feu !!!!

Le petit feu se fait en bas, à l’entrée du four. Plus tard, il sera sur les barres
au dessus, le bas sera bouché et servira de cendrier

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Le haut était isolé avec de la fibre. Nous aurions pu mettre de la terre.
Le bois utilisé était celui des chûtes du bardage des bâtiments
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Bien fendu pour brûler rapidement

 

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Un bon petit vin de noix nous a réchauffé...
Les trois singes sur le banc… 
Un qui n’écoute pas, l’autre qui ne voit pas et le troisième qui ne dit rien.
Quelle équipe !! Pourtant, ils font du bon travail !!! On ne doit pas se fier
aux apparences..

 

 

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Le bois est disposé de façon à ce que l’air arrive et permettre
une bonne combustion
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On passe au grand feu. Le bas va être bouché et le bois sera posé
sur les barres
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Au feu les pompiers !!!
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A partir de 850° on a commencé à voir rouge !!!

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Arrêt du four 983° Sous la fibre, c’est tout rouge !!!
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Tu veux ma photo? De profil, ça va mieux ??
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Pour tout combustible. Comme je l'explique sur la page de défournement,
les fagots de liteaux de déchets de scierie sont braiment bien.
Deux brouettes ( pas très chargées) de petit bois de récup’. Nous étions
presque déçues que ça aille si vite mais contentes aussi d’aller se mettre
au chaud avec une bonne tisane.
Ce processus est le même pour toutes les cuissons oxydantes de petit feu.
Faire un bon préchauffage permet d’être tranquille et de chauffer la masse
du four et des poteries. Cela permet aussi d’enlever toutes traces d’humidité
et d’avoir un grand feu très rapide.

Demain, le défournement :=):=):=) Nous avons entendu un petit bruit suspect
Mais en fin de cuisson, en mettant trop de bois ça fumait noir, noir, noir…
comment vont être les poteries? Affaire à suivre de près…

La courbe de cuisson:
Le préchauffage a été long parce que le temps a été très humide en novembre, les poteries pas encore très sèches et le four qui n'avait jamais servi. Le four était très plein comme vous pourrez le voir dans la page du défournement.

10h20 Allumage très petit feu. L'alandier avait été allongé et le feu a débuté à l'extérieur du four. vous pouvez voir sur les photos que la partie supérieure de l'alandier est fermée pendant le petit feu alors que la partie inférieure est fermée lors du grand feu.
10h50                                                                              25°
11h10,     un peu plus de bois                                             54°
11h40     Encore beaucoup d'humidité                        100°
12h11                                                              131°
12h35                                                              196°
13h05      Presque plus d'humidité                             245°
13h20     Plus de bois, ouverture un peu de la cheminée     344°
13h42       Grand feu, plaque en bas                                  440°
14h00                                                               575°
14h28 
                                                                           753°
14h40                                                               890°
15h20      Arrêt du four, fermeture                    984°

 

Hier, nous avons fait une cuisson réductrice. Lors de la dernière cuisson, nous étions montés à 1020° mais en oxydation alors que cette fois nous avons cuit à 1005° mais en réduction. Les poteries que nous avons sorti aujourd’hui sonnent très clair, signe de bonne cuisson.
Ca y est, c’est froid, nous avons pu sortir les poteries et découvrir les traces du feu.

Les pièces étaient couvertes de cendres et par endroit les sigillées ont réagi à la réduction.
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Etage supérieur.
Certaines pièces sont foncées. Elles sont toutes pleines de cendres et lorsqu’il y avait un bol dans un autre on peut voir la différence de couleur entre la partie exposée à l’atmosphère et la partie cachée par le bol du dessus.

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L’étage du milieu.
Les différences de couleurs sont dues aux différentes sigillées. Celles qui vitrifient le plus sont restées orange et les moins fusibles sont plus sensibles aux atmosphères réductrices et aux enfumages.
Une terre sigillée qui vitrifie bien, si on la défourne comme une pièce Raku, en fusion pour faire des enfumages va avoir le rôle de la glaçure et va craqueler comme une fritte.

Pour favoriser les craquelures, on peut superposer deux sigillées l’une sur l’autre

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L’étage de la sole.
A cet étage, il y avait un mélange de biscuits et de terres sigillées. Les pièces biscuitées seront émaillées par la suite et recuites.
On peut remarquer que les couleurs sont plus claires en dessous car plus protégées des passages de flammes.

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Les amis présents faisaient les curieux, tout émerveillés du résultat…

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On peut voir que dans ce petit four on met déjà pas mal de poteries
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Pour la plupart, ce sont les pièces d’Emmanuelle qui continue à découvrir et à apprendre avec émerveillement et persévérance de multiples facettes de la terre et du feu. C’est tellement vaste que nous ne faisons qu’effleurer la partie émergée de l’iceberg… qui fond un peu à chaque cuisson.
En tous les cas, nous passons beaucoup de temps à faire des essais, préparer de nouvelles sigillées, de nouvelles cuissons et prévoir de ramasser de nouvelles terres, polir… Ah, les gourmandes et les polissonnes!!!
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Certaines pièces sont destinées à être enfumées. Les parties blanches vont devenir noir profond tandis que les rouges vont rester de cette couleur. La terre rouge est beaucoup plus fusible et a vitrifié. Patrick avait apporté quelques pièces dont la terre provient d’une carrière de pierres dans le Lot, près de Catus où on peut acheter pour un euro symbolique de l’argile qui résiste bien aux chocs thermiques. Il faut la mélanger à une argile plus plastique, la tamiser, la préparer mais elle vaut la peine et c’est de la récup’:=)=:) Le pot sur lequel est posé un couvercle a été fait avec cette terre et a été poli. Il n'a pas été recouvert avec de la sigillées. Nous verrons le résultat à l'enfumage.
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Ce sont les tuperwares de potières qu’Emmanuelle a tournés il y a deux semaines. Nous les avons recouvert de terre sigillée et allons faire une deuxième cuisson avec de la fritte à l’intérieur et une cuisson Raku.

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On peut voir que certaines terres sigillées sont très foncées. Les petites coupelles ont été tournées avec de la terre rouge et de la sigillée rouge a été posée par dessus.

La cuisson avait été plus rapide la dernière fois et même si la température était plus élevée, la terre était moins cuite. Nous l’avons vu à la couleur des flammes qui sortaient de la cheminée à partir de 900°.
Progressivement, l’intérieur de la cheminée s’éclaicissait, signe de la montée en température. En four à flamme renversée, ce qui sort traverse la chambre de cuisson, nous avons donc une indication de ce qui se passe à l’intérieur sans avoir à ouvrir un regard.

Nous allons continuer le travail sur certaines pièces, cuisson Raku et enfumages et nous partagerons les photos lorsque ce sera fait.
En attendant, amateurs potiers, à vos bassines et vos tamis:=)=:), Allez courir les talus, repérer les argiles bien grasses qui collent aux bottes et faîtes vous plaisir.
Surtout, n’achetez pas des sigillées toutes faites, vous vous priveriez de la joie du barbotage et les résultats sont plus que décevants….

A bientôt

14 avril 2019

Cursus de tournage. Prochain stage en juillet 2018

Atelier La Terre en Feu. 24290 Valojoulx

Du 25 au 28 juin 2019  COMPLET
Du 5 au 8 novembre  Il reste deux places

Organisme DATADOCKE. Les fdormations peuvent être prises en charge. Demandeurs d'emploi, reconversion, artistes, artisans....

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30 heures de travail dans la semaine.
Un tour par personne, nombre de stagiaires 6 à 8 maximum

Le tournage demande un apprentissage et amène à la connaissance de soi. Il est considéré comme un art martial au Japon. Il faut d'abord apprendre à centrer sa terre, trouver ses points d'appuis, intégrer les bons gestes pour monter les parois du bol ou du cylindre. Mais c'est aussi une approche très personnelle, un moment intime avec soi même. Pour tourner il faut faire le vide dans son esprit, apprendre à ressentir et avoir la conscience de chacun de nos gestes, travailler avec le souffle...

Plus qu’une technique, il est la relation intime entre la terre et la personne qui la travaille. Il nécessite une attention, une précision qui apportent la centration. La position, le souffle, la présence sont autant de qualités qui se développent en le pratiquant. L'enseignement est basé sur une approche sensible de la terre, ce qui permet de trouver son propre centre et d'être conscient de ses propres gestes pour les retrouver. Cette conscience est un acquis basé sur les sensations vécues, elle apporte l'autonomie et facilite l'apprentissage.

Ce stage est destiné aux personnes qui souhaitent acquérir des bases de tournage et suffisamment d’aisance pour continuer une pratique autonome. Il est également destiné à permettre aux personnes déjà initiées de se perfectionner, travailler sur des formes ou des difficultés rencontrées, réaliser une théière après en avoir fait le dessin, faire des petites séries.. tout dépendra du niveau des élèves et de leurs besoins.

L'enseignement est différent de celui d'un stage de loisir, le but recherché n'étant pas de "faire des pièces", même si plusieurs sont réalisées, mais d'acquérir une précision et la conscience des gestes. C'est un stage de terre, il n'y a pas de cuisson.
Les élèves peuvent emporter leurs pièces crues.
Il peut rentrer dans le cadre de la formation professionnelle et être partiellement ou totalement pris en charge par l’Etat, la Région, l’employeur, la chambre des métiers…
Les premiers gestes de base avec les explications pour ce premier module. Les débutants sont bienvenus, également stage de perfectionnement au cours duquel nous allons reprendre tous les gestes et les mettre méthodiquement en application jusqu’à obtenir une autonomie complète des différents gestes de base.


J’ai créé une chaîne YouTube de vidéos pédagogiques

Sophie Houdebert

Sign in now to see your channels and recommendations!

https://www.youtube.com/channel/UCm95eFGNBd5_aXUtwNSHc3w

D’abord on apprend à lire la partition, après il faut jouer le morceau encore et encore pour stabiliser et prendre de l’assurance…

Les gestes qui suivent sont des gestes acquis avec une expérience pour un résultat précis, aucun de ces gestes n’invalide d’autres façons de faire d’autres potiers même si ils sont différents. Ce qu’il faut regarder chez un potier c’est si son travail nous convient, on peut choisir ses gestes parce qu’ils correspondent à son travail. Un tourneur de série ou un potier traditionnel indien ou marocain ou espagnol…n’aura pas les mêmes gestes qu’un tourneur à la manufacture de Sèvres ou un faïencier. Le résultat choisi amène les gestes nécessaires à développer.

J’ai écrit le texte en bas de la page de ce que l’on ne peut pas lire et l’explication des gestes

Pour pratiquer le tour de façon excellente, la centration, l’attention, la vigilance, la patience, la douceur sont des qualités essentielles. Elles se cultivent et dès le battage le potier commence à se centrer.
Même un débutant, si il arrive à être bien attentif à terminer chaque phase pour passer à la suivante obtient très rapidement de très bons résultats.
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Pour couper le bord
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Images du stage débutants de juillet 2017
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Le programme
l'installation de l'atelier, les plans de travail, séchoirs, matériel, les outils indispensables et des outils pratiques. Le programme pourra évoluer selon les besoins de chaque stagiaire.
Nous apprendrons ou reprendrons tous les gestes de base.
Le battage, le recyclage de l’argile, la préparation des boules en vue de l’apprentissage du bol.
Les gestes de base du tournage : le centrage, le creusage, le fond, le mur, la vague et avancerons vers la finition totale des pièces avec le tournassage et des décors de surface.

Pour les personnes qui maîtrisent on pourra aller vers les petites séries de bols avec des poids et formes différentes
En fin de stage je donne des exercices à faire en rentrant pour s’exercer et progresser. Ceux qui le souhaitent peuvent rester en contact et je peux à distance continuer à guider au fur et à mesure des progrès dans les exercices.

Tarifs pour un financement personnel

L’adhésion à l’association pour une année est de 40€

30 heures : 540€ (adh) pour une semaine, 565€ (non adh)
pour les personnes qui souhaitent suivre le cursus
Remise  pour un second module soit 490€ (adh)
Un acompte de 200€ par module valide votre inscription


Dans le cas d’une prise en charge par l’employeur ou l’Etat, me consulter pour faire un dossier. (demandeurs d’emploi, chambre des Métiers, professions libérales, maison des artistes , Afdas, Pôle Emploi, Uniformation etc….)

Tarif : 30€ / heure (barème Chambre des Métiers)
A noter que le Fafcea rembourse désormais les frais d’hébergement et de repas. Hébergement maxi 110€ par nuit et repas 18€ le repas. Pour les personnes qui viennent de loin (plus de 100 km) la nuit de la veille et du dernier jour de stage sont pris en compte. L’Afdas, et d’autres organismes financeurs remboursent aussi les frais d’hébergement et de repas. A demander

Pour qu’ une inscription soit enregistrée, un acompte de 200 € est demandé par module par chèque ou virement à l’ordre de « Au grès du feu », à envoyer avec vos coordonnées complètes, mail, adresse, téléphone et le stage que vous voulez faire

Au Grès du feu, les Faux, 24290 Valojoulx
pour tous renseignements. 0685230152

Les boules de plus d'un kg voire plus selon la maîtrise des élèves.
Conception, dessin et fabrication d’une théière et les ajustages du couvercle.
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Le tournage de formes de boules rondes avec les gestes appropriés
Le tournage à la motte pour les couvercles, les becs verseurs, de petites pièces
Le tirage des anses à la main, avec un outil, le tournage des anses.
Montage et assemblage des différentes parties pour arriver à une théière esthétique et pratique qui verse bien
Fabrication de mandrins pour le tournassage

Le tournage du corps de la théière, Le geste de la fameuse vague qui fait monter la terre…
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Tout d’abord apprentissage des premiers gestes pour le corps de la théière lorsque le projet a été dessiné. Bien sûr les gestes évoluent selon la forme et le poids de la terre même si le principe pour faire monter la terre est le même
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Tournage à la motte pour tourner le couvercle et le bec verseur.
Petits couvercles à l’endroit, plus grands couvercles à l’envers
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Tournage des becs verseurs. Pas faciles à enlever du tour…
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Une fois les différentes parties raffermies, on peut tournasser. Tout d’abord il faut tourner un mandrin pour pouvoir maintenir les pièces pendant le travail
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Puis le tirage des anses. Ca me fait toujours très plaisir de revoir les beaux sourires et les regards attentifs… Nous verrons aussi comment faire des anses avec un outil spécial et comment les tourner
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Une fois le couvercle ajusté au corps de la théière, ce qui demande beaucoup de soin, nous pouvons faire des essais avec différents becs verseurs et choisir celui qui nous plaît le plus. Une fois le choix fait, le corps de la théière aura des petits trous et le bec verseur sera collé. J’ai l’habitude de poser l’anse en dernier
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Les formes varient à l’infini…
 

Le cylindre, des boules de plus d'un kg voire plus selon la maîtrise des élèves.
Le tournage sur rondeaux
Le tournage de grosses pièces par l’assemblage de plusieurs parties
Apprentissage des formes qui s’encastrent bien l’une dans l’autre pour ne pas faire de bourrelet à l’endroit du raccord
Les bonnes consistances de travail
Tournassage
Polissage sur le tour en fin de travail

Tournage de l’assiette pour coller les rondeaux
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Tournage des parties à assembler
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Mise en place des éléments les uns avec les autres
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Résultat après polissage
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L’adhésion à l’association pour une année est de 40€

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Les gestes qui suivent sont des gestes acquis avec une expérience pour un résultat précis, aucun de ces gestes n’invalide d’autres façons de faire d’autres potiers même si ils sont différents. Ce qu’il faut regarder chez un potier c’est si son travail nous convient, on peut choisir ses gestes parce qu’ils correspondent à son travail. Un tourneur de série ou un potier traditionnel indien ou marocain ou espagnol…n’aura pas les mêmes gestes qu’un tourneur à la manufacture de Sèvres ou un faïencier. Le résultat choisi amène les gestes nécessaires à développer.

Je vais donc écrire le texte en bas de la page de ce que l’on ne peut pas lire

Pour pratiquer le tour de façon excellente, la centration, l’attention, la vigilance, la patience, la douceur sont des qualités essentielles. Elles se cultivent et dès le battage le potier commence à se centrer.
Même un débutant, si il arrive à être bien attentif à terminer chaque phase pour passer à la suivante obtient très rapidement de très bons résultats.

Boules de terre….

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Partage de notes sur le tableau pendant une formation de tournage pour mémoriser les gestes du tournage et leur utilité.

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Battage de la terre

Explication des schémas. Le battage de la terre : Coller la terre sur la table (4 kg minimum). Une moitié dépasse de la table. Le poignet de la main gauche est posé contre la boule. Le fil est dans la main au dessous. La main droite prend le fil en haut, fait le tour avec le fil dans le sens des aiguilles d’une montre et rejoint la main gauche, ce qui coupe la boule. Le poignet gauche maintient la boule coupée, la main droite pose le fil et les deux mains rabattent le morceau coupé sur le morceau resté sur la table. Les deux mains prennent le morceau de terre dans les paumes, pouces devant surtout sans rentrer les doigts dans la terre pour ne pas créer de bulles d’air.
Le corps est bien ancré, bien en face de la table, on lève la terre coupée et on la claque fermement vers l’avant sur la terre posée. (pas vers soi). C’est pour chasser l’air. On plie un peu les genoux, une jambe un peu avancée, le corps est souple et mobile.La terre éclabousse vers l’avant. Puis on retourne la terre face contre la table en lui faisant faire un quart de tour dans le sens des aiguilles d’une montre en la faisant dépasser de la moitié et on recommence la première opération. Si c’est une terre sortie du pain, une vingtaine de tours suffisent, pour du recyclage, 30, 35 fois permettent d’avoir une terre idéale pour un tournage plus facile qui n’aura pas de vrille interne. La préparation des boules est très importante aussi mais trop longue à décrire. Ce qu’il faut retenir c’est qu’il faut beaucoup d’attention pour préparer ses boules si on est débutant pour se faciliter la tâche. Après, cela va dépendre du tournage que l’on fait.
En ce qui me concerne, je tourne très fin et pour bien tendre les formes je fais une ou deux vagues au maximum et termine à l’estèque. De plus étant une femme je n’ai pas beaucoup de force et j’ai besoin de me ménager le dos.

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Le centrage. Le tour en occident tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Pour centrer la terre, il doit tourner plus vite car la vitesse nous aide. Le corps doit être bien calé en toutes circonstances et les pains travaillent ensemble. Le corps est sur la gauche (fesse droite un peu en l’air car en appui sur la gauche), on appuie le bras gauche sur la cuisse. Il est essentiel de se sentir à l’aise et de ne pas se crisper ni forcer. Les mains doivent effleurer la girelle mais ne pas traîner dessus pour ne pas se blesser. On tourne à la barbotine, qui permet de mieux “graisser” la terre sans la laver. Cela toujours dans un souci de travailler avec peu de gestes et très fin.
La main droite pousse grâce au poids du corps. Elle est devant. Selon la taille de la boule, la position varie. Pour une petite boule de 400 gr, par exemple, elle est grande et on utilisera le pouce, l’annulaire et l’auriculaire, l’index et le majeur resteront au dessus de la boule. Pour une boule plus grosse (800gr), c’est le pouce et l’index de la main droite qui seront approchés (comme sur le petit schéma).
Le bras est bien calé, le pouce est en bas. La paume est contre le bas de la boule, la main est sur le côté gauche de la boule. Il est essentiel de bien rester à gauche et de ne pas essayer à attraper la boule pour la maintenir sinon on se fait entraîner. Le corps ne s’appuie pas sur la boule, il reste bien calé, sinon il sera entraîné.
La main gauche est posée derrière contre la boule, contre la main droite pour travailler en un point et ne frotte pas sur la girelle pour ne pas se blesser. Mais le petit doigt ramasse bien le bas de la boule.  Son rôle est d’aider la main droite et de ramasser la terre en bas de la boule.
L’action des deux mains est de presser la terre en poussant avec la main droite, tirant avec la main gauche vers le centre pur mettre la terre au creux des mains.
Comme le corps a de bons appuis, les bras ne bougent pas, la pression juste permet de caler la terre et de la mettre au centre.
Pour centrer, c’est une décision, on doit donner l’impulsion d’énergie nécessaire. Sans notre action la boule restera sur le tour tranquillement. On s’implique dans le tournage, et parfois ce n’est pas facile parce que chaque geste pas encore acquis se voit tout de suite. L’essentiel est de se connecter à ce qui se passe, à faire attention à faire chaque phase l’une après l’autre en prenant ses appuis, en étant détendu…. facile à dire ;=) C’est un voyage intérieur et lorsque l’on rentre vraiment en relation avec la terre, la vitesse, soi même, c’est une danse agile qui procure une joie immense. La patience, la vigilance, l’attention, la douceur sont autant de qualités que le tournage nous demande de développer.

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Le creusage  Le corps est au milieu, le appuis sont sur les deux cuisses. Les bras sont de chaque côté de la boule, les mains sont de part et d’autre de la boule. Sur le schéma on voit le pouce de la main gauche posé sur la boule. Il va servir d’appui à l’index droit qui plonge au cœur de la boule accompagné du pouce. Les doigts extérieurs de la main droite tiennent la boule. La main gauche est bien posée sur la girelle et permet de garder la stabilité pour ne pas décentrer la boule ou cruser de travers. Une légère inclinaison est nécessaire pour ouvrir la boule. La position dépend bien sûr de la taille de la boule, de la forme que l’on souhaite obtenir. On ne va pas creuser de la même façon pour un bol et pour une assiette. On laisse un peu moins d’un centimètre de fonds.
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Le fond plat se fait après le creusage pour préparer le mur. A partir du moment où la terre est creusée, c’est toujours la main gauche qui sera dans le pot pour ne pas aller à contre sens de la terre dont la paroi va s’affiner de plus en plus.
Le majeur, l’annulaire, l’auriculaire de la main gauche sont donc dans le pot, majeur et annulaire au même niveau, c’est eux qui vont aplatir la terre en s’appuyant sur le fonds et en allant vers la droite. Les deux doigts appuient sur le fonds tandis que la face externe du majeur crée la paroi. Ce n’est pas seulement le bout des doigts qui travaillent mais tout le doigt. L’index est en l’air, en dehors du pot, il aide à l’équilibre. La main droite se pose contre le pouce de la main gauche pour pousser et exercer une pression avec la main gauche qui va empêcher la boule de s’élargir trop et bien sûr maintenir l’équilibre pour ne pas décentrer. Le défaut le plus courant est de monter trop vite le mur sans avoir fait un fonds suffisamment large. Il est alors difficile de monter la vague et cela fait des pots très lourds. Pour cela, bien rester en bas de la boule jusqu’à ce que l’épaisseur tout en bas ne dépasse pas 1,5 cm . C’est un défaut que je rencontre souvent chez les débutant, de ne pas terminer un geste et de passer au suivant, d’aller plus vite pour monter que la vitesse du tour, ce qui fait une vis, de rester trop longtemps, ce qui assèche la terre, de mettre trop de barbotine, ce qui fatigue la terre.. Si cela vous arrive, vous pourrez comme ça tenter de les corriger…

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Le mur. Le mur est la continuité du fonds plat. Il sert à prépare la vague. Au début, on peut décomposer; Après plus d’expérience les deux gestes se font l’un à la suite de l’autre dans un même élan. Suivant la forme que l’on veut obtenir on ne lui donnera bien sûr pas la même forme. C’est une pression exercée qui va faire monter la terre. On forme comme une pince entre le pouce de la main gauche (à l’extérieur du pot) et le majeur (à l’intérieur) et la main droite appuyée sert de support pour éviter l’évasement et le décentrage. L’index de la main gauche est en dehors du pot ou dedans selon la taille de la boule, tandis que les autres doigts sont dedans. Le majeur est à plat contre la paroi, c’est ce qui va former un mur. De par la vitesse et la force centrifuge la terre va monter. Les mouvements doivent être réguliers, la pression régulière, la vitesse de montée proportionnelle à la vitesse du tour, les doigts bien barbotinés et c’est parti !!!!!!!!!
Les deux mains sont toujours jointes dans toutes les phases, tournage, tournassage, coupe, tant que la boule a la taille de la main. Après, avec des boules plus grosses on va trouver des appuis avec le corps.
On travaille toujours en un point et on ne descend jamais
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La vague  Elle sert à monter la terre et à donner la forme. L’intervalle entre les deux doigts va déterminer l’épaisseur de la paroi.
C’est une pincée très fine en un point très précis. Le contact avec la terre doit être très précis pour ne pas assécher la barbotine et bien monter la terre.
Elle part bien d’en bas et se prépare avec le majeur de la main droite qui prépare un petit creux dans lequel le pouce à l’envers va pouvoir se caler. C’est très difficile à décrire comme position, excusez moi. J’essaierai de trouver des photos qui montrent cette position. La main droite est retournée vers l’extérieur, paume en l’air. Le pouce et l’index sont joints. On se couche sur l’avant bras droit pour être bien calé, on pose le pouce à l’envers dans le creux préparé, l’index contre la paroi et on va caler le majeur de la main gauche à l’intérieur du pot au dessus du pouce de la main droite et on pince. On part bien du bas. Dès que la vague est formée par la pincée on peut monter la terre. Comme toujours, la vitesse de montée doit être proportionnelle à la vitesse du tour, les mains et la paroi sont bien barbotinées, et surtout on garde la même position jusqu’en haut sans tourner les mains. On peut selon la consistance de la terre desserrer un peu la pression entre les deux doigts en arrivant en haut mais en aucun cas lâcher la position des mains. On peut respirer quand la vague est terminée. Travail en apnée recommandé ;-)
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Pour couper : On tient le bord de la paroi avec les doigts pleins de barbotine pour que la terre n’accroche pas et on approche doucement la pointe du couteau jusqu’à toucher l’index qui se trouve en face de la pointe. Lorsque la pointe a traversé la paroi, elle est coupée et on peut retirer l’anneau de terre qui se détache tout seul. Les défauts les plus courants sont d’enfoncer la pointe de façon trop forte, ce qui déforme la paroi, de tirer l’anneau qui se détache avant que la terre soit coupée complètement, ce qui arrache le haut ou fait vriller la paroi, de ne pas avoir le doigt en face de la pointe ou du couteau. Si vous n’arrivez pas bien à couper, vérifiez si vous faîtes bien ces gestes.

Ne pas tirer, ne pas appuyer trop fort, ne pas approcher trop vite la pointe. Tout dans le tournage est une question d’équilibre et de douceur et de centration… Pas de précipitation au risque de voir s’écrouler le travail.

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Formation 60 heures terres sigillées . Prochain module de 60 heures du 16 au 19 avril et du 30 avril au 3 mai 2019

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 Prochain module

Du 16 au 19 avril et du 30 avril au 3 mai 2019
COMPLET


Ces stages peuvent rentrer dans le cadre d'un CIF, DIF, chambre des métiers, artistes, artisans,... L'atelier est datadocké, il fait partie de la qualité formation

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C'est un grand moment de l'année, la terre sigillée, c'est trop beau...

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Les pièces terminées avant la cuisson...

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avant et après le biscuit

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 Après les premiers polissages, c'est la préparation des terres sigillées... On peut obtenir les sigillées de plusieurs façons. Lévigation, décantation. Pour obtenir rapidement une terre sigillée, on ajoute un peu de silicate de soude et on agite bien. Il faut laisser tomber les particules lourdes d'argile au fond du seau pendant 24 heures puis siphonner pour garder le liquide du dessus.
Chaque stagiaire apportera une terre ramassée et nous préparerons une sigillée avec et de la terre à modeler.
Nous irons faire une cueillette d'argile pour apprendre à les reconnaître sur le terrain

Une page de ce blog est destinée à la fabrication de la terre sigillée avec les recettes, les façons de l’appliquer….

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Pose des sigillées, pièces avant enfournement dans le four à gaz pour un défournement des pièces en fusion, lustrage avec un plastique fin ou un chiffon très doux entre chaque couche de terre sigillée

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Polissage avec des engobes de porcelaine. C’est très difficile de polir ces engobes de façon régulière et c’est un excellent apprentissage pour ne plus faire de marques…

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Lorsque les poteries sont sèches le four est rempli
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Puis ouvert en fusion pour défourner et enfumer quelques sigillées …

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Sous le regard curieux des ânes
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Pour ceux et celles qui le connaissent, pensez à lui, il s'est perdu la semaine dernière. Trop triste :(((

Pendant ce temps, cuisson dans le four à bois; D’abord on enfourne…
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Puis c’est la mise à feu

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Moment toujours très convivial...

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Ca monte en température..Le feu en bas, le feu en haut.... Chacun prend son quart, on a une bonne centaine de photos de la fumée qui sort de la cheminée :) et nous finissons par atteindre rapidement la température escomptée

Le défournement des poteries cuites au bois
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 On voit bien la différence entre la cuisson au bois et la cuisson oxydante au gaz !!!

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Puis les pièces cuites seront enfumées dans des copeaux, du papier, de l’herbe…
Préparation des papillotes...

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Réserves de porcelaine dans les papillotes, avant et après enfumage
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Ambiance enfumage...

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Le nettoyage pour découvrir les effets du feu sur les pièces engobées et les terres sigillées
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Engobes de porcelaine…

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Terres sigillées

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 Tous les renseignements sont sur les sites

http://laterreenfeu.fr/les-terres-sigillees-
http://laterreenfeu.fr/formations-pro/contenu-pedagogique/

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Pour voir le programme des stages et formations :

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Il est indispensable de téléphoner avant  en raison des activités multiples extérieures
Il y a aussi une exposition vente.